Conseils consultatifs & comités : audit consolidé
Date : 2026-04-05 Catégorie : Concertation sociale & conseils consultatifs Statut proposé : 🟠 Réformé : une Woestijnwet belge : de ±250 à maximum 50 organes Remplace : 6 audits individuels (CNT, CCE, CSF, CSE, CSS, Autres conseils consultatifs)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. Le système consultatif belge : ampleur et structure
Au niveau fédéral, la Belgique compte, selon les estimations, plus de 250 organes consultatifs conseils, comités, commissions et conseils supérieurs. En comptant tous les niveaux de pouvoir (Régions, Communautés, local), on arrive à plus de 600 (OCDE, Policy Coherence Scan of Belgium, 2023).
À titre de comparaison : les Pays-Bas ont 34 collèges consultatifs pour 17,9 millions d'habitants. La Belgique en a 250+ pour 11,6 millions. Plus de 7 fois plus par habitant.
Les cinq grands conseils consultatifs fédéraux :
| Conseil | Création | Membres | Personnel | Budget | Président |
|---|---|---|---|---|---|
| CNT (Conseil national du Travail) | 1952 | 26 paritaires | ±40 | ±5-7 M€/an | Indépendant |
| CCE (Conseil central de l'Économie) | 1948 | 54 + 6 experts | 50 (44,4 ETP) | Non public | Indépendant |
| Conseil supérieur des Finances | 1936 | ±12 par section | 10 | Sous le SPF Fin. | Ministre des Finances |
| Conseil supérieur de l'Emploi | 1995 | 21 | 0 (aucun propre) | 0 (aucun propre) | Ministre de l'Emploi |
| Conseil Supérieur de la Santé | 1849 | ±70 experts | ±40 | Sous le SPF Santé publique | Indépendant |
En outre : des centaines d'organes plus petits, dispersés sur tous les SPF :
- SPF Sécurité sociale : au moins 5 conseils consultatifs (CCFA, CSNPH, CSV, etc.)
- SPF Emploi : au moins 6 conseils + 98 commissions paritaires et 66 sous-commissions (5.240 mandats)
- SPF Économie : au moins 9 (Conseil de la Consommation, CSIPME avec ±180 organisations, etc.)
- SPF Santé publique : Comité de bioéthique, comité consultatif de l'AFSCA, etc.
- Divers : CFDD, Conseil de l'Égalité des Chances, CFPS, CIDD, et des dizaines d'autres
Il n'y a pas de loi-cadre, pas de registre central et pas de règles uniformes pour la création, l'évaluation ou la suppression. Certains conseils ont été créés par une loi, d'autres par un AR, d'autres encore par un arrêté ministériel. Les coûts ne sont visibles séparément nulle part. Ils sont dispersés dans les budgets des SPF.
1B. Que fait-il en pratique ?
Les cinq grands conseils :
- CNT : conclut les CCT interprofessionnelles (plus de 170 à ce jour), rend des avis sur le droit du travail. Actif : 300+ réunions par an, 100+ dossiers par an. Mais : en grande partie les mêmes membres que le CCE, pas d'experts indépendants, pas de mesure d'impact.
- CCE : calcule la norme salariale (Rapport technique), rend des avis sur l'économie. Critique : la loi de 1996 (« loi de blocage des salaires ») réduit la marge de manœuvre à parfois 0,0 %. Personnel en recul : 66 (2015) → ±49 (2025).
- CSF : rend des avis sur le budget, la fiscalité, le vieillissement. Critique : le ministre des Finances en est le président, seulement 10 collaborateurs (contre 169 au CPB néerlandais), n'a pas pu terminer son rapport sur la réforme fiscale sous Vivaldi à cause des divisions.
- CSE : publie 1 à 2 rapports sur le marché du travail par an. Critique : chevauchement avec le CCE, le Bureau du Plan et la BNB. Pas de personnel ni de budget propres. Le ministre en est le président.
- CSS : avis scientifique sur la santé publique. Fonctionne relativement bien sur le plan de l'expertise, mais avec une structure vieillie.
Les ±245 autres organes :
- Beaucoup se réunissent rarement ou produisent peu d'avis
- Les avis ne sont pas contraignants et sont régulièrement ignorés
- Le chevauchement est structurel : le CFDD, la CIDD, le Bureau du Plan et le CSF rendent tous des avis sur le développement durable
- Commissions paritaires : parmi les 98 commissions, certaines sont inactives depuis des décennies ou concernent des secteurs comptant très peu de travailleurs
- Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois
- Pas d'évaluation systématique de la production ni de l'impact
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : la Woestijnwet (1997)
L'exemple radical. En 1997, les Pays-Bas ont adopté deux lois :
- Herzieningswet adviesstelsel (« Woestijnwet », loi du désert) : presque tous les collèges consultatifs existants ont été supprimés d'un seul coup
- Kaderwet adviescolleges (loi-cadre sur les collèges consultatifs) : un seul cadre légal pour tous les organes consultatifs, avec une catégorisation (permanent, temporaire, ponctuel) et une surveillance de la prolifération
Résultat : de 119 organes consultatifs (1995) à seulement 34 collèges consultatifs (2024). Le SER et le WRR ont subsisté. Chaque création exige le contreseing du ministre de l'Intérieur. Rapport annuel Bedrijfsvoering Rijk.
Le SER (165 collaborateurs, 17,2 M€ de budget, financé par le monde des entreprises) combine ce qui, en Belgique, est fait séparément par le CNT et le CCE. Avec 11 membres indépendants nommés par la Couronne (kroonleden) qui garantissent l'intérêt général. Ce que la Belgique n'a pas.
Le CPB (169 collaborateurs) combine ce qui, en Belgique, est fait par le CSF et le Bureau du Plan, avec une indépendance légale et le chiffrage des programmes électoraux.
Suisse : un cycle d'évaluation obligatoire
- 106 commissions extraparlementaires (2024), en baisse
- ±1.600 membres, nommés par le Conseil fédéral
- Une évaluation obligatoire tous les 4 ans : la nécessité, les missions et la composition sont réexaminées
- Les commissions qui ne sont plus nécessaires disparaissent
- Un registre central public sur admin.ch
- En avril 2024, le Conseil national a voté la suppression d'un quart des commissions d'ici fin 2026
Allemagne : une expertise ciblée
- Un nombre limité de Sachverständigenräte indépendants (5 à 7 membres, tous professeurs d'université)
- Sachverständigenrat für Wirtschaft : 5 « Wirtschaftsweise », totalement indépendants, réaction obligatoire du gouvernement dans les 8 semaines
- Tarifautonomie : employeurs et syndicats négocient librement, sans organe consultatif institutionnel à la manière du CNT
- L'accent sur la qualité, pas sur la quantité
Danemark : DØRS
- 4 professeurs indépendants (les « sages ») à la présidence
- Un secrétariat propre de 30 économistes
- 3 rapports par an (Belgique, CSE : 1 à 2)
- Combine la fonction d'IFI (gendarme budgétaire) avec l'analyse de productivité
- Un impact public bien plus élevé que les équivalents belges
Suède : la flexibilisation
- Les commissions permanentes sont de plus en plus souvent remplacées par des commissions à personne unique (särskild utredare)
- Une mission ciblée, un rapport, terminé
- Plus rapide, moins cher, plus indépendant
- L'IFAU évalue scientifiquement la politique du marché du travail
1D. Problèmes : analyse du système
Le problème n'est pas qu'il existe des conseils consultatifs. Le problème, c'est le système :
Prolifération sans loi-cadre : de nouveaux conseils sont créés, les anciens rarement supprimés. Pas de clauses de caducité. L'OCDE a explicitement pointé le manque de rationalisation.
Pas de registre central : personne ne sait précisément combien il y a d'organes consultatifs. Les estimations vont de 250 à 600+. C'est en soi déjà la preuve d'un manque de transparence.
Chevauchement structurel : le CNT et le CCE traitent des thèmes apparentés avec en grande partie les mêmes membres. Le CSE chevauche le CCE, le Bureau du Plan et la BNB. Le CFDD, la CIDD et le CSF se chevauchent sur la durabilité. Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois.
Pas d'indépendance : au CSF, le ministre des Finances est président. Au CSE, le ministre de l'Emploi. Le CCE est financé par les pouvoirs publics qu'il conseille. Nulle part de membres nommés par la Couronne ni d'académiques indépendants.
Pas de mesure d'impact : pas de KPI, pas d'obligation d'évaluation, pas de comply-or-explain. Personne ne mesure combien d'avis sont suivis ni ce qu'ils rapportent.
Coûts cachés : les frais de structure totaux (secrétariats, jetons de présence, infrastructure de réunion) sont dispersés dans les budgets des SPF. Estimation : des dizaines de millions d'euros par an, mais impossibles à quantifier précisément.
Comités inactifs : parmi les 98 commissions paritaires, certaines ne se réunissent plus depuis des décennies. Les comités provinciaux pour le travail sont superflus du fait de la régionalisation.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Beaucoup de conseils rendent des avis sur des compétences partiellement régionalisées. Les comités provinciaux sont dépassés. Fédéral, régional et local ont chacun leurs propres conseils consultatifs, sans coordination. |
| 2 | Transparence | ❌ | Pas de registre central. Des coûts dispersés et invisibles. Le citoyen ne peut pas voir qui conseille, ce que cela coûte ni ce que cela rapporte. Des ministres président des conseils censés les contrôler. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Les coûts sont dispersés dans les budgets des SPF, sans visibilité distincte. Le CSF dépend du SPF Finances. Le CSE n'a pas de budget propre. Le CCE est financé par les pouvoirs publics qu'il conseille (aux Pays-Bas, le monde des entreprises finance lui-même le SER). |
| 4 | Simplicité | ❌ | 250+ organes, c'est d'une complexité absurde. La séparation CNT/CCE n'est explicable à personne. Des chevauchements partout. Aucun jeune de 16 ans. Ni aucun adulte. Ne peut comprendre ce système. |
| 5 | Taille critique | ❌ | CSF : 10 collaborateurs pour 6 gouvernements et un budget de 250 Mds €. CSE : 0 collaborateur propre. Beaucoup de petits conseils sont trop petits pour travailler professionnellement, mais assez grands pour générer des frais de structure. En même temps : le CNT et le CCE réunis comptent ±90 ETP pour un travail que le SER néerlandais fait avec 165. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Pas de place pour l'innovation régionale en matière de concertation sociale. Le CNT opère de haut en bas. Pas de concertation structurelle entre conseils consultatifs fédéraux et régionaux. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI. Pas d'obligation d'évaluation. Pas de clauses de caducité. Pas de comply-or-explain. Des conseils qui ne produisent rien continuent d'exister. L'impact n'est mesuré nulle part. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Pas de plateforme numérique centrale. Chaque organe publie séparément (ou pas). Pas d'open data, pas d'API, pas de tableaux de bord interactifs. Le registre des commissions paritaires est vieilli. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | La Belgique est une exception au niveau international. Pays-Bas (34 conseils, loi-cadre), Suisse (106, évaluation tous les 4 ans), Allemagne (une poignée de Sachverständigenräte) : partout plus rationalisé. Le modèle belge à 250+ organes n'est répliqué nulle part. |
Synthèse : 0 × ✅ | 2 × ⚠️ | 7 × ❌
Les plus grands gains se situent au niveau de la Simplicité (rationalisation), de la Transparence (registre central), de l'Orientation résultats (obligation d'évaluation + clauses de caducité) et de la Taille critique (mise en commun dans des organes plus forts).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé L'ensemble du système consultatif est assaini en profondeur via une loi-cadre et une Woestijnwet belges.
3B. Proposition concrète
Étape 1 : une loi-cadre belge sur les organes consultatifs Un seul cadre légal pour tous les organes consultatifs fédéraux, avec trois catégories :
- Permanent-stratégique (pour les grands conseils : SER, CPB, CSS)
- Temporaire (maximum 4 ans, prolongeable après évaluation)
- Ponctuel (mission ciblée, rapport, terminé. Modèle suédois)
Chaque création exige le contreseing du ministre de la Fonction publique/BOSA.
Étape 2 : une Woestijnwet belge Tous les ±250 organes consultatifs fédéraux existants sont supprimés, sauf s'ils démontrent dans les 12 mois qu'ils :
- Rendent au moins 3 avis par an
- Ne font pas double emploi avec un autre organe
- Ont un impact démontrable sur les politiques
Objectif : maximum 40 à 50 organes consultatifs fédéraux.
Concrètement, pour les cinq grands conseils :
- CNT + CCE → fusion en un SER belge (sur le modèle néerlandais, avec des membres nommés par la Couronne, financé par le monde des entreprises)
- CSF + Bureau du Plan → fusion en un CPB belge (indépendant, 150+ collaborateurs, comply-or-explain)
- CSE → supprimé, ses missions vont au CPB belge (analyse) et au SER (avis)
- CSS → maintenu comme permanent-stratégique sous la loi-cadre, avec obligation d'évaluation
- Commissions paritaires → divisées par deux : de 162 à ±50. Les commissions inactives sont fusionnées ou supprimées
Étape 3 : un registre numérique central (adviesraden.belgium.be)
- Tous les organes consultatifs, leur composition, leur fréquence de réunion, leurs avis et leurs coûts sur une seule plateforme
- Open data : chaque citoyen peut rechercher qui siège où, ce que cela coûte et ce que cela rapporte
- Rapport annuel au Parlement sur l'ensemble du système consultatif
Étape 4 : des viviers d'expertise plutôt que des conseils permanents Pour les thèmes spécialisés (bioéthique, propriété intellectuelle, développement durable) : un vivier d'experts consultés ad hoc. Sur le modèle suédois : de petites task forces qui écrivent un rapport et en restent là. Plus rapide, moins cher, plus indépendant.
Économie estimée : 15 à 25 millions d'euros par an de frais de structure directs (secrétariats, jetons de présence, infrastructure de réunion). Le gain indirect (décisions plus rapides, moins de chevauchements, meilleure qualité) est plus difficile à quantifier, mais probablement bien plus important.
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : voter la loi-cadre + mettre en place le registre + inventorier tous les organes
- Année 2 : tour d'évaluation. Chaque organe prouve son droit d'existence ou est supprimé
- Année 3 : système rationalisé opérationnel avec 40 à 50 organes
- Année 4+ : cycle d'évaluation quadriennal (modèle suisse)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Conseils consultatifs & comités. Réformé Une « Woestijnwet » (loi du désert) belge : de ±250 à maximum 50 organes, avec loi-cadre, obligation d'évaluation et registre public. Sur le modèle néerlandais de 1997.
Partie B : l'explication
Aujourd'hui
La Belgique compte plus de 250 conseils consultatifs, comités et commissions fédéraux. 7 fois plus par habitant que les Pays-Bas (34 collèges consultatifs pour 17,9 millions d'habitants). Dispersés sur tous les services publics fédéraux : SPF Sécurité sociale au moins 5, SPF Emploi au moins 6 plus 98 commissions paritaires et 66 sous-commissions, SPF Économie au moins 9. En comptant tous les niveaux de pouvoir : 600+ organes consultatifs. Il n'y a pas de registre central, pas de loi-cadre, pas de clauses de caducité. De nouveaux conseils sont créés, mais les anciens sont rarement supprimés. L'OCDE a explicitement pointé le manque de rationalisation. Les coûts ne sont visibles séparément nulle part.
Les cinq grands conseils consultatifs fédéraux. Le Conseil national du Travail, le Conseil central de l'Économie, le Conseil supérieur des Finances, le Conseil supérieur de l'Emploi, le Conseil Supérieur de la Santé. Illustrent le problème. Le CNT et le CCE traitent des thèmes apparentés avec en grande partie les mêmes membres, mais depuis deux institutions séparées. Au Conseil supérieur des Finances, le ministre des Finances préside l'organe qui doit le contrôler. Avec seulement 10 collaborateurs (Pays-Bas : 169). Le Conseil supérieur de l'Emploi n'a ni personnel propre ni budget propre, et fait double emploi avec au moins trois autres institutions. Nulle part de membres indépendants nommés par la Couronne. Nulle part de mesure d'impact. Nulle part d'obligation d'évaluation.
HART
Étape 1 : une loi-cadre belge sur les organes consultatifs avec trois catégories : permanent-stratégique, temporaire (max 4 ans), ponctuel. Chaque création exige le contreseing du ministre de la Fonction publique.
Étape 2 : une Woestijnwet belge. Tous les ±250 organes sont supprimés, sauf s'ils démontrent dans les 12 mois qu'ils rendent au moins 3 avis par an, ne font pas double emploi et ont un impact démontrable sur les politiques. Objectif : max 40-50 organes. Concrètement : le CNT et le CCE fusionnent en un seul SER belge avec des membres nommés par la Couronne (modèle néerlandais). Le Conseil supérieur des Finances et le Bureau du Plan fusionnent en un CPB belge doté d'une indépendance légale et de 150+ collaborateurs. Le Conseil supérieur de l'Emploi est supprimé, ses tâches vont au CPB et au SER. Les commissions paritaires sont divisées par deux : de 162 à ±50. Les commissions inactives sont fusionnées ou supprimées.
Étape 3 : un registre numérique central (adviesraden.belgium.be) avec open data, communiqué chaque année au Parlement. Chaque citoyen peut rechercher quels conseils existent, qui y siège, ce que cela coûte et si les avis sont suivis.
Étape 4 : des viviers d'expertise plutôt que des conseils permanents pour les thèmes spécialisés (modèle suédois). De petites task forces qui écrivent un rapport et en restent là. Plus rapide, moins cher, plus indépendant.
Pourquoi
Personne ne sait combien il y a de conseils consultatifs, ce qu'ils coûtent ni ce qu'ils rapportent. De nouveaux sont créés, les anciens rarement supprimés. Pas de clauses de caducité. L'OCDE a explicitement pointé le manque de rationalisation. Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois, des commissions paritaires ne se réunissent plus depuis des décennies. Pas d'évaluation, pas de KPI, pas de transparence. Les Pays-Bas ont assaini en 1997 avec la Woestijnwet pour revenir à 34 conseils. La Suisse évalue toutes ses commissions tous les 4 ans. Et le Conseil national a voté en 2024 pour en supprimer encore un quart. La Belgique en a 250+. Économie : 15 à 25 millions d'euros par an, plus une quantité incalculable de décisions plus rapides et de doublons en moins.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| 1 | OESO. Policy Coherence Scan of Belgium | https://www.oecd.org/en/publications/oecd-policy-coherence-scan-of-belgium_6a99d969-en.html | 250+ fédéraux, 600+ au total, critique de la prolifération |
| 2 | FOD Sociale Zekerheid. Adviesraden | https://socialsecurity.belgium.be/nl/sociaal-beleid-mee-vorm-geven/adviesraden | Liste des conseils consultatifs du SPF Sécurité sociale |
| 3 | FOD Werkgelegenheid. Paritaire comités | https://werk.belgie.be/nl/themas/paritaire-comites-en-collectieve-arbeidsovereenkomsten-caos/paritaire-comites | 98 CP + 66 sous-CP, 5.240 mandats |
| 4 | FOD Werkgelegenheid. NAR | https://werk.belgie.be/nl/themas/sociaal-overleg/interprofessioneel-niveau/nationale-arbeidsraad-nar | Structure et missions du CNT |
| 5 | NAR Activiteitenrapport 2021-2022 | https://cnt-nar.be/sites/default/files/activity_reports/nl/Activiteitenrapport%202021-2022_0.pdf | 300+ réunions, personnel en recul |
| 6 | CRB. Opdrachten en samenstelling | https://www.ccecrb.fgov.be/p/nl/757/opdrachten-samenstelling-en-interne-werking | Structure du CCE, norme salariale |
| 7 | Infocenter Belgium. CRB personeelsdata | https://infocenter.belgium.be/nl/statistieken/centrale-raad-voor-het-bedrijfsleven | 50 collaborateurs, en baisse vers ±49 |
| 8 | KB 23 mei 2018. HRF | https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-23-mei-2018_n2018012383.html | CSF : 10 membres de secrétariat, ministre = président |
| 9 | HRW officiële website | https://hrw.belgie.be/nl/home/opdracht-samenstelling | CSE : 21 membres, pas de personnel ni de budget propres |
| 10 | SER Nederland Jaarverslag 2024 | https://publicaties.ser.nl/ser_jaarverslag_2024/financien | 17,2 M€, 165 collaborateurs, membres nommés par la Couronne |
| 11 | CPB Nederland | https://www.cpb.nl/en/about-cpb | 169 collaborateurs, chiffrage des programmes |
| 12 | Platform Overheid NL. Woestijnwet | https://platformoverheid.nl/adviescolleges-en-commissies-vroeger-en-nu/ | De 119 à 34 collèges consultatifs |
| 13 | Kennisbank Openbaar Bestuur NL | https://www.kennisopenbaarbestuur.nl/themas/o/organisatie-rijksoverheid/andere-organisatievormen/adviescolleges-en-commissies | Nombre actuel de collèges consultatifs |
| 14 | Eerste Kamer NL. Kaderwet | https://www.eerstekamer.nl/wetsvoorstel/24503_kaderwet_adviescolleges | Texte de la loi-cadre |
| 15 | Zwitserse Bondsraad. Kommissionen | https://www.admin.ch/gov/de/start/dokumentation/ausserparlamentarische-kommissionen.html | 106 commissions, évaluation tous les 4 ans |
| 16 | Nationalrat CH. Commissies stutzen (2024) | https://www.parlament.ch/de/services/news/Seiten/2024/20240415182129773194158159026_bsd127.aspx | Motion : supprimer un quart des commissions |
| 17 | Sachverständigenrat Duitsland | https://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/en/about-us/objectives.html | 5 sages, réaction obligatoire du gouvernement |
| 18 | DØRS Denemarken | https://dors.dk/english | 4 sages, 30 économistes, fonction d'IFI |
| 19 | ACLVB. Loonnormwet | https://www.aclvb.be/nl/artikels/wet-van-96-onverenigbaar-met-vrijheid-van-onderhandelen | Avis de l'OIT sur la loi sur la norme salariale |
| 20 | FRDO-CFDD | https://frdo-cfdd.be/en/the-council/ | Composition et missions du CFDD |
| 21 | Wikipedia. Paritair comité | https://nl.wikipedia.org/wiki/Paritair_comit%C3%A9 | Structure des commissions paritaires |
| 22 | CEPR. Independence fiscal councils EU | https://cepr.org/voxeu/columns/independence-fiscal-councils-eu | Problème d'indépendance en Belgique |
Note
Cet audit remplace les six audits individuels du 2026-03-30 :
- CNT (Conseil national du Travail)
- CCE (Conseil central de l'Économie)
- Conseil supérieur des Finances
- Conseil supérieur de l'Emploi
- Conseil Supérieur de la Santé
- Autres conseils consultatifs (CFDD, CNC, etc.)
Les audits individuels restent disponibles comme documentation de fond. Le site est mis à jour avec cet item consolidé.