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Bruxelles Fiscalité : audit 2026-03-31

Catégorie : Région bruxelloise. Institutions Statut proposé : 🟡 Fusion : intégration dans une seule administration fiscale belge Auditeur : Audit HART Réforme de l'État (automatisé)


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Service public régional de Bruxelles Fiscalité (SPRB Bruxelles Fiscalité / Bruxelles Fiscalité)

Base juridique : Opérationnel depuis le 1er janvier 2012. Le cadre juridique figure dans le Code bruxellois de procédure fiscale (ordonnance du 6 mars 2019) et dans le Code des finances publiques de la Région de Bruxelles-Capitale (ordonnance du 4 avril 2024). La base constitutionnelle des impôts régionaux propres est l'article 170, §2 de la Constitution. La loi spéciale de financement du 16 janvier 1989 détermine quels sont les impôts régionaux (article 3) et prévoit que l'autorité fédérale les perçoit gratuitement, sauf si la Région reprend elle-même le service par groupe d'impôts (article 5, §3).

Date de création : 1er janvier 2012 (comme partie du Service public régional de Bruxelles). Depuis le 1er janvier 2017, Bruxelles Fiscalité est un service public régional autonome.

Niveau de pouvoir : Région de Bruxelles-Capitale

Personnel : 333 membres du personnel fin 2024, répartis sur 9 directions.

Budget : Bruxelles Fiscalité a perçu en 2024 au total 1,58 milliard d'euros d'impôts et d'amendes, répartis entre la Région, l'agglomération et les communes ; le précompte immobilier (avec les centimes additionnels communaux) en a rapporté plus de 1,3 milliard d'euros. Les impôts régionaux que le SPF Finances perçoit pour la Région (notamment les droits d'enregistrement et de succession et la taxe sur les jeux et paris) sont estimés à 1,36 milliard d'euros dans le budget 2026. Au total, la Région estime pour 2026 ses recettes à 5,74 milliards d'euros hors emprunts et opérations de dette (Cour des comptes). Le budget de fonctionnement du service lui-même n'est pas publié séparément, mais fait partie du budget régional.

Tutelle : Relève de la compétence du ministre bruxellois des Finances et du Budget. Dispose de son propre directeur général.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales :

Chevauchements avec d'autres institutions :

Public : contribuables bruxellois (particuliers et entreprises), 19 communes (reversement des centimes additionnels), autres administrations bruxelloises.

Indicateurs de performance :

Audit ou évaluation la plus récente : Aucun rapport spécifique de la Cour des comptes sur Bruxelles Fiscalité n'a été trouvé dans les publications publiques. La Cour des comptes publie bien chaque année un livre des comptes de la Région de Bruxelles-Capitale, mais des audits détaillés de l'administration fiscale ne sont pas disponibles publiquement.

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. Belastingdienst + bureaux fiscaux communaux Les Pays-Bas ont un Belastingdienst national centralisé (Rijksbelastingdienst) pour tous les impôts nationaux. Les impôts et redevances communaux (OZB, taxe d'égouttage, taxe sur les déchets) sont perçus par des bureaux fiscaux communaux ou par des structures de coopération (comme le Noordelijk Belastingkantoor). Les communes néerlandaises budgétisent pour 2026 15,3 milliards d'euros de redevances, dont 6,3 milliards d'euros d'impôt sur les biens immobiliers (OZB) (CBS). Le système est plus simple : le citoyen a affaire au Belastingdienst et à un bureau fiscal local, et non à trois administrations (fédérale, Région, commune) comme à Bruxelles.

Allemagne. Finanzamt (administrations fiscales des entités fédérées) 507 Finanzämter (2025) avec environ 97.000 collaborateurs, gérés par les entités fédérées (Länder), perçoivent tant les impôts des entités fédérées que les grands impôts fédéraux (impôt sur les salaires et le revenu, TVA, impôt des sociétés) pour le compte du Bund : un seul bureau perçoit pour le Bund et pour l'entité fédérée. La Grundsteuer (comparable au précompte immobilier) est levée par les communes mais calculée par les Finanzämter. Depuis le 1er janvier 2025, une Grundsteuer réformée s'applique ; les entités fédérées peuvent, via une opening clause, appliquer un modèle de calcul propre. Cela montre comment un cadre fédéral et les choix des entités fédérées peuvent aller de pair.

Danemark. SKAT (aujourd'hui Skatteforvaltningen) Le 1er novembre 2005, les administrations fiscales des communes et l'administration nationale des douanes et des impôts ont été fusionnées en SKAT. L'objectif : un seul point de contact pour les citoyens et les entreprises pour tous les impôts et toutes les dettes publiques (Rigsrevisionen). La plupart des Danois n'ont pas de déclaration à remplir : les employeurs, les banques et d'autres institutions transmettent directement les données, le citoyen se contente de vérifier. Après de graves problèmes, notamment dans le recouvrement des dettes, SKAT a été scindée le 1er juillet 2018 en sept agences spécialisées sous Skatteforvaltningen ; une seule administration fiscale nationale pour tous les niveaux est restée le principe.

Suisse. Kantonale Steuerämter Chaque canton a sa propre administration fiscale, qui établit et perçoit tant les impôts cantonaux que l'impôt fédéral direct, pour le compte et sous la surveillance de la Confédération (ESTV). Chaque canton a sa propre déclaration numérique ; à Zurich, environ la moitié des contribuables utilisent la déclaration en ligne ZHprivateTax (2026). Le modèle suisse montre que l'autonomie fiscale des entités fédérées est compatible avec un seul guichet pour le citoyen.

1D. Problèmes et critiques

  1. Impôts régionaux répartis entre deux administrations : Bruxelles Fiscalité perçoit une partie des impôts régionaux, le SPF Finances le reste (droits d'enregistrement et de succession et autres, au total 1,36 milliard d'euros dans le budget 2026). Deux systèmes pour un seul contribuable. La Flandre a opté avec Vlabel pour son propre service, mais il existe ainsi en Belgique quatre administrations fiscales côte à côte, chacune avec ses propres systèmes informatiques et ses propres frais de structure.

  2. Problèmes de paiement chez les citoyens : Le nombre croissant de demandes de délai ou de plan d'apurement (près de 58.000 en 2023, près de 73.000 en 2025) révèle un problème structurel : la pression fiscale à Bruxelles est ressentie comme élevée, et la capacité de recouvrement est sous pression.

  3. MyTax ne couvre pas tous les impôts : La plateforme numérique regroupe 12 impôts régionaux, mais pas les droits d'enregistrement et de succession ni les taxes communales. L'ambition « once only » (le citoyen ne transmet ses informations qu'une seule fois) est encore lointaine.

  4. Mesure incomplète des performances : Le rapport annuel donne des chiffres d'activité (taux de réalisation, rappels, contraintes, utilisation de MyTax), mais pas de coût par euro perçu, pas de taux de recouvrement sur plusieurs années et pas de comparaison avec d'autres administrations fiscales. Le citoyen ne peut pas voir avec quelle efficience le service travaille.

  5. Pression budgétaire : La dette consolidée de la Région bruxelloise a augmenté de 3,5 milliards d'euros entre 2023 et 2025, pour atteindre 16,1 milliards d'euros fin 2025 ; la Cour des comptes l'estime à 17,7 milliards d'euros fin 2026. Le budget 2026 prévoit 505 millions d'euros de charges d'intérêts sur la dette directe, pour un déficit SEC de 957 millions d'euros. Cela met l'administration fiscale sous pression pour percevoir davantage avec moins de moyens.

  6. Exode fiscal : Les revenus plus élevés quittent Bruxelles pour le Brabant flamand et le Brabant wallon, ce qui érode la base imposable. Bruxelles Fiscalité ne peut pas compenser cela. C'est un problème structurel qui limite l'autonomie fiscale régionale.

  7. Environnement institutionnel complexe : Bruxelles Fiscalité opère à côté du SPF Finances et de 19 services fiscaux communaux. Le citoyen n'a aucune idée de qui perçoit quoi.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ La Région décide à juste titre elle-même de ses taux, mais la perception est morcelée : une partie chez Bruxelles Fiscalité, une partie au SPF. La perception relève de l'exécution et ne doit pas se faire au même niveau que la décision. Les 19 communes, comme niveau fiscal distinct, créent aussi une couche supplémentaire.
2 Transparence ⚠️ Il y a un rapport annuel avec des chiffres d'activité (taux de réalisation, rappels, contraintes), mais pas de coût par euro perçu, pas de taux de recouvrement sur plusieurs années et pas de benchmarking. Le citoyen ne peut pas voir avec quelle efficience l'argent de ses impôts est perçu.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Bruxelles perçoit elle-même une partie de ses impôts, mais pour les droits d'enregistrement et de succession, l'argent transite par le SPF. Le fiscal gap est important : la Région dépense plus qu'elle ne perçoit elle-même. Dette consolidée : 16,1 Mds € (fin 2025).
4 Simplicité ❌ Trois niveaux de perception des impôts (fédéral, Région, commune) pour les citoyens bruxellois. Deux administrations différentes (Bruxelles Fiscalité + SPF Finances) pour les impôts régionaux. Le citoyen doit s'adresser à deux guichets.
5 Taille critique ⚠️ 333 membres du personnel (fin 2024) pour plus de 1,25 million d'habitants, c'est praticable, mais l'échelle limitée rend difficile de consentir les mêmes investissements numériques que le SPF Finances (20.470 collaborateurs en 2025). Quatre administrations fiscales construisent chacune leurs propres systèmes.
6 Compétences concurrentes ⚠️ Bruxelles dispose de l'autonomie fiscale et peut fixer ses propres taux (p. ex. droits d'enregistrement de 12,5 % avec un abattement sur les premiers 200.000 € pour la seule habitation propre, contre 2 % en Flandre depuis le 1er janvier 2025). Cette autonomie ne dépend pas de qui perçoit : elle subsiste si un seul service perçoit pour tous les niveaux.
7 Orientation résultats ❌ Le rapport annuel rend compte de l'activité, pas du résultat : pas d'objectifs par indicateur, pas de benchmarking avec d'autres Régions ou avec des services étrangers. Le nombre croissant de problèmes de paiement n'est pas relié à une évaluation de la politique menée.
8 Numérique d'abord ⚠️ MyTax est un bon début (depuis 2019, 12 impôts), mais ne couvre pas tous les impôts. Pas de principe once only. Pas de déclarations préremplies sur le modèle danois.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ Le Danemark (un seul service national pour tous les impôts), l'Allemagne et la Suisse (un seul bureau perçoit les impôts fédéraux et ceux des entités fédérées) montrent que l'on peut faire mieux : un seul guichet, même dans un pays fédéral. Bruxelles ne suit de manière conséquente aucun de ces modèles.

Synthèse : 2× ❌ (Simplicité, Orientation résultats) et 7× ⚠️. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (tous les impôts, de tous les niveaux, via un seul service), de la transparence (des KPI publics) et de l'orientation résultats (publier le benchmarking et le taux de recouvrement).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟡 Fusion Bruxelles Fiscalité s'intègre, avec Vlabel et le SPW Fiscalité, dans une seule administration fiscale belge qui perçoit les impôts de tous les niveaux. L'entité fédérée bruxelloise continue de décider elle-même de ses taux.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Une seule administration fiscale belge : Bruxelles Fiscalité fusionne avec le SPF Finances, Vlabel et le SPW Fiscalité en une seule administration fiscale. Elle perçoit tous les impôts bruxellois : le précompte immobilier, les taxes de circulation, les droits d'enregistrement et de succession et les autres impôts de l'entité fédérée. Plus de transfert distinct des droits d'enregistrement et de succession vers Bruxelles Fiscalité : cela développerait encore un système bruxellois distinct, alors que l'objectif est précisément un seul système pour tout le pays.

  2. Bruxelles décide, un seul service perçoit : L'entité fédérée bruxelloise fixe elle-même son taux d'impôt des personnes physiques, dans une fourchette fédérale autour d'un taux de référence, ainsi que l'assiette et le taux de ses propres impôts, comme le précompte immobilier et les droits d'enregistrement, sauf l'évaluation des biens immobiliers, qu'une seule administration fiscale effectue pour tous les pouvoirs publics (art. 52 à 54 de la Constitution HART ; modèle allemand). Qui décide du taux en rend aussi compte ; la perception relève de l'exécution et est assurée par un seul service pour tout le pays.

  3. Une seule plateforme numérique pour tout : MyTax est intégré dans le portail de l'administration fiscale belge, qui affiche tous les impôts (fédéraux, de l'entité fédérée, de la ville). Principe once only : le citoyen ne transmet ses données qu'une seule fois. Sur le modèle danois : des déclarations préremplies là où c'est possible.

  4. KPI publics : Publication annuelle du taux de recouvrement, du délai de traitement moyen, de la satisfaction des usagers et du coût par euro perçu, par entité fédérée. Benchmarking avec des services étrangers (données ISORA de l'OCDE).

  5. Centraliser la perception communale : Dans la ligne de la proposition de HART de fusionner les 19 communes bruxelloises en une seule administration urbaine avec 8 à 10 districts élus, l'administration fiscale belge perçoit aussi les impôts de la ville. L'administration urbaine fixe les taux (centimes additionnels), la perception et le recouvrement se font de manière centralisée. Plus de 19 services de perception distincts.

Quel niveau : Fédéral (perception par l'administration fiscale belge) ; l'entité fédérée bruxelloise et l'administration urbaine bruxelloise fixent leurs propres taux.

Modèle international : Le modèle danois (un seul service national pour tous les impôts, déclarations préremplies) pour la perception, combiné au modèle allemand (les entités fédérées fixent les taux dans un cadre fédéral) pour l'autonomie. L'Allemagne et la Suisse montrent qu'un seul bureau pour les impôts fédéraux et ceux des entités fédérées fonctionne aussi dans un pays fédéral.

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Bruxelles Fiscalité. Fusion dans une seule administration fiscale belge Une seule administration fiscale pour tous les impôts de tous les niveaux, entièrement numérique, avec des indicateurs de performance publics. Bruxelles décide elle-même de ses taux ; un seul service perçoit. Fini les tracas entre le fédéral, la Région et la commune.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Bruxelles Fiscalité est l'administration fiscale de la Région de Bruxelles-Capitale. Créé en 2012 et autonome depuis 2017, ce service gère, avec 333 membres du personnel (fin 2024), une partie des impôts régionaux bruxellois : le précompte immobilier (depuis 2018), les taxes de circulation (depuis 2020), la taxe touristique et les amendes LEZ. En 2024, le service a perçu 1,58 milliard d'euros, pour la Région et les communes ensemble. Pour les droits d'enregistrement (à l'achat d'un logement) et les droits de succession (lors d'un héritage), c'est le SPF Finances fédéral qui perçoit pour le compte de la Région : avec les autres impôts régionaux que le SPF perçoit, il s'agit de 1,36 milliard d'euros (budget 2026). Par-dessus cela, les 19 communes bruxelloises lèvent leurs propres taxes via leurs propres services. Le résultat : un Bruxellois a affaire à trois administrations fiscales pour trois niveaux.

Ce qui ne va pas

Premièrement, les impôts régionaux sont répartis entre deux administrations. Bruxelles Fiscalité en perçoit une partie, le SPF Finances le reste. La Flandre a opté avec Vlabel pour son propre service, la Wallonie a le SPW Fiscalité. Il existe ainsi en Belgique quatre administrations fiscales côte à côte, chacune avec ses propres systèmes informatiques, ses propres procédures et ses propres frais de structure, pour le même travail : percevoir des impôts.

Deuxièmement, il y a trop peu de transparence sur les performances. Le rapport annuel donne des chiffres d'activité, mais pas de coût par euro perçu, pas de taux de recouvrement sur plusieurs années et pas de comparaison avec d'autres administrations fiscales. À Bruxelles, personne ne sait avec quelle efficience le service travaille.

Troisièmement, il y a la plateforme numérique MyTax. En soi une bonne avancée : 12 impôts y figurent. Mais pas les droits d'enregistrement et de succession ni les taxes communales, il n'y a pas de déclarations préremplies, et le principe once only (ne transmettre ses données qu'une seule fois) n'existe pas. En 2025, près de 73.000 Bruxellois ont demandé un délai de paiement ou un plan d'apurement pour leur précompte immobilier, contre près de 58.000 en 2023. Cela révèle une pression sur les citoyens et sur le service.

Quatrièmement, il y a la complexité de 19 communes qui perçoivent chacune leurs propres taxes. C'est 19 fois les mêmes frais de structure pour une Région de plus de 1,25 million d'habitants. À titre de comparaison : aux Pays-Bas, c'est la commune ou une structure de coopération de communes qui perçoit toutes les taxes locales.

Comment cela fonctionne ailleurs

Le Danemark a fusionné le 1er novembre 2005 les administrations fiscales des communes et l'administration fiscale nationale en un seul service (SKAT), avec un seul point de contact pour tous les impôts. La plupart des Danois n'ont pas de déclaration à remplir : les employeurs et les banques transmettent directement les données, le citoyen se contente de vérifier. Après des problèmes dans le recouvrement des dettes, le service a été scindé en 2018 en agences spécialisées, mais une seule administration fiscale nationale pour tous les niveaux est restée le principe.

En Suisse, chaque canton perçoit tant les impôts cantonaux que l'impôt fédéral direct via un seul bureau fiscal cantonal (Steueramt), pour le compte et sous la surveillance de la Confédération. Le citoyen a un seul guichet pour les deux niveaux.

En Allemagne, les 507 Finanzämter (2025) perçoivent tant les impôts des entités fédérées que les impôts fédéraux. La Grundsteuer (comparable au précompte immobilier) est levée par les communes mais calculée par les Finanzämter. Depuis le 1er janvier 2025, les entités fédérées peuvent appliquer, via une opening clause, un modèle de calcul propre. Un seul bureau perçoit, les entités fédérées et les communes font leurs propres choix.

Ce que HART propose

  1. Une seule administration fiscale belge. Bruxelles Fiscalité fusionne avec le SPF Finances, Vlabel et le SPW Fiscalité. Un seul service perçoit tous les impôts, y compris les droits d'enregistrement et de succession. Plus de transfert bruxellois distinct, plus quatre systèmes informatiques côte à côte.

  2. Bruxelles décide, un seul service perçoit. L'entité fédérée bruxelloise fixe elle-même son taux d'impôt des personnes physiques, dans une fourchette fédérale, ainsi que l'assiette et le taux de ses propres impôts, comme le précompte immobilier et les droits d'enregistrement, sur la base d'une seule évaluation immobilière pour tous les pouvoirs publics. Qui décide du taux en rend aussi compte.

  3. Une seule plateforme numérique. MyTax est intégré dans un seul portail pour tous les impôts : fédéraux, de l'entité fédérée et de la ville. Des déclarations préremplies là où c'est possible. Once only : vous ne transmettez vos données qu'une seule fois.

  4. Centralisation de la perception communale. Lorsque les 19 communes deviennent une seule administration urbaine avec 8 à 10 districts, la ville fixe ses taux et l'administration fiscale belge perçoit tout de manière centralisée. Fini les 19 services distincts pour le même travail.

  5. Des indicateurs de performance publics. Chaque année, l'administration fiscale belge publie son taux de recouvrement, son délai de traitement, la satisfaction des usagers et son coût par euro perçu, par entité fédérée. Benchmarking avec le modèle néerlandais et le modèle danois et avec les standards ISORA de l'OCDE.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
Brussel Fiscaliteit. Officiële website (be.brussels) https://be.brussels/nl/over-het-gewest/structuur-en-organisatie/overheden-en-instellingen-het-gewest/brussel-fiscaliteit Histoire, création, mission, missions, jalons
Brussel Fiscaliteit. Jaarverslag 2024 (Rapport annuel) https://admin.be.brussels/sites/default/files/2025-07/RAPPORT%20ANNUEL%20BF%202024.pdf Personnel (333 fin 2024), perceptions 2024 (1,58 Mds €), taux de réalisation, rappels et contraintes, MyTax (12 impôts, 29 % des demandes)
Brussel Fiscaliteit. Talent.brussels https://www.talent.brussels/nl/werkgevers/brussel-fiscaliteit-115 Organisation en 9 directions
Brussel Fiscaliteit. Great Place to Work (10 november 2025) https://be.brussels/en/taxes-finances/brussels-fiscality-can-call-itself-great-place-work Label Great Place to Work
MyTax. Officieel platform https://fisc.brussels/mytax/nl/ Plateforme numérique, impôts disponibles
be.brussels. Registratierechten https://be.brussels/en/taxes-finances/taxes/property-related-taxes/registration-duties Perception par le SPF Finances, taux de 12,5 %, abattement sur les premiers 200.000 €
Vlaamse Codex. Programmadecreet bij de begroting 2025 (20 december 2024), artikel 35 https://codex.vlaanderen.be/PrintDocument.ashx?id=1040519&geannoteerd=true Droit de vente de la seule habitation propre en Flandre : 2 % depuis le 1er janvier 2025
Rekenhof. Ontwerpordonnanties houdende de begrotingen 2026 van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (maart 2026) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2026_17_BegrotingenBHG2026.pdf Recettes 2026 (5,74 Mds €), impôts régionaux perçus par le SPF (1,36 Mds €), dette (16,1 Mds € fin 2025, 17,7 Mds € fin 2026), charges d'intérêts (505 M€)
Grondwet, artikel 170 https://www.senate.be/doc/const_nl.html Base constitutionnelle des impôts régionaux
Bijzondere wet van 16 januari 1989 betreffende de financiering van de Gemeenschappen en de Gewesten https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=nl&la=N&cn=1989011630&table_name=wet Impôts régionaux (art. 3) et service des impôts (art. 5, §3)
Brusselse Codex Fiscale Procedure (ordonnantie 6/3/2019) https://etaamb.openjustice.be/nl/beschikking-van-06-maart-2019_n2019030195.html Base juridique
Codex Openbare Financiën BHG (ordonnantie 4/4/2024) https://etaamb.openjustice.be/nl/beschikking-van-04-april-2024_n2024003460.html Base juridique
BRUZZ. Onroerende voorheffing betalingsproblemen (4 februari 2026) https://www.bruzz.be/actua/economie/brusselaars-hebben-steeds-meer-moeite-om-hun-onroerende-voorheffing-te-betalen-2026 Demandes de délai ou de plan d'apurement (près de 58.000 en 2023, environ 65.000 en 2024, près de 73.000 en 2025 ; 106 M€)
IBSA. Gemeentelijke opcentiemen https://bisa.brussels/wist-je-dat/2-940-gemeentelijke-opcentiemen-worden-gemiddeld-in-brussel-geheven-op-de-onroerende-voorheffing Fiscalité communale
SKAT (Denemarken): Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/SKAT_(tax_agency) Création le 1er novembre 2005, scission le 1er juillet 2018
Rigsrevisionen. Report on the merger of the Danish national and municipal tax administration (II), februari 2012 https://cdn.rigsrevisionen.dk/rigsrevisionen/Media/F/3/7-2011%20(2).pdf Fusion de 2005 : un seul point de contact pour tous les impôts
Life in Denmark (borger.dk). A general introduction to the Danish tax system https://lifeindenmark.borger.dk/money-and-tax/the-danish-tax-system/a-general-introduction-to-the-danish-tax-system Déclaration préremplie : la plupart des Danois n'ont rien à remplir
Taxation in Germany. Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Taxation_in_Germany Modèle allemand du Finanzamt, Grundsteuer réformée depuis le 1er janvier 2025
Bundesministerium der Finanzen. Die Steuerverwaltung in Deutschland, editie 2026 https://www.bundesfinanzministerium.de/Content/DE/Downloads/Broschueren_Bestellservice/steuerverwaltung-in-deutschland.pdf?__blob=publicationFile&v=8 507 Finanzämter et environ 97.000 collaborateurs (2025) ; les Finanzämter perçoivent les impôts fédéraux et ceux des entités fédérées
ESTV. Direkte Bundessteuer https://www.estv.admin.ch/de/direkte-bundessteuer Les cantons établissent et perçoivent l'impôt fédéral direct
Kanton Zürich. Digitale Steuererklärung: ZHprivateTax (6 januari 2026) https://www.zh.ch/de/news-uebersicht/medienmitteilungen/2026/01/digitale-steuererklaerung-kanton-zuerich-setzt-auf-den-online-kanal-zhprivatetax.html Déclaration en ligne, environ la moitié des contribuables
Rijksoverheid.nl. Gemeentelijke belastingen https://www.rijksoverheid.nl/themas/overheid-en-democratie/financien-gemeenten-en-provincies/belastinginkomsten-en-specifieke-uitkeringen-gemeenten-en-provincies/gemeentelijke-belastingen Modèle néerlandais
CBS. Gemeenten begroten 15,3 miljard euro aan heffingsopbrengsten https://www.cbs.nl/nl-nl/nieuws/2026/06/gemeenten-begroten-15-3-miljard-euro-aan-heffingsopbrengsten Redevances communales néerlandaises 2026
CBS. Gemeentebegrotingen heffingen per gemeente https://www.cbs.nl/nl-nl/cijfers/detail/83642NED Chiffres des taxes communales néerlandaises
VLABEL. Wikipedia https://nl.wikipedia.org/wiki/Vlaamse_Belastingdienst Vlabel perçoit les droits d'enregistrement et de succession depuis le 1er janvier 2015
OECD. Fiscal Decentralisation Database, Tax Autonomy Indicators: Explanatory Annex (februari 2024) https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-sub-issues/fiscal-federalism-network/explanatory-annex-tax-autonomy-indicators.pdf Indicateurs d'autonomie fiscale
European Commission. Annual Report on Taxation 2024, SWD(2024) 172 https://www.europarl.europa.eu/RegData/docs_autres_institutions/commission_europeenne/swd/2024/0172/COM_SWD(2024)0172_EN.pdf Performances et numérisation des administrations fiscales dans l'UE

Métadonnées