Enseignement francophone à Bruxelles : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : Enseignement francophone à Bruxelles, de la FWB Section : Région de Bruxelles-Capitale. Nouveau (proposition de HART) Statut : 🔵 Transféré + 🟠 Réformé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Sujet : enseignement francophone en Région de Bruxelles-Capitale. Transfert de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) vers le concordat francophone, dans lequel l'entité fédérée bruxelloise siège avec un membre francophone de son gouvernement, dans le modèle HART.
Base juridique actuelle :
- Constitution art. 24 (liberté d'enseignement), art. 127 (compétence communautaire en matière d'enseignement)
- Loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles
- Décret du 24 juillet 1997 (« Décret Missions »)
- Décret spécial du 7 février 2019 portant création de WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement)
- Pacte pour un Enseignement d'excellence (agenda de réforme depuis 2017, mis en œuvre par des décrets successifs)
La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), officiellement la Communauté française, est la seule autorité compétente pour l'enseignement francophone, tant en Wallonie qu'à Bruxelles. La FWB décide des programmes d'études, des objectifs finaux, du statut du personnel, des salaires des enseignants, de l'inspection et des moyens de fonctionnement pour toutes les écoles francophones, qu'elles se trouvent à Namur, à Liège ou à Molenbeek-Saint-Jean.
Niveaux de pouvoir concernés par l'enseignement francophone à Bruxelles :
- FWB : missions principales : programmes d'études, objectifs finaux, inspection, salaires des enseignants, moyens de fonctionnement, contrôle de la qualité
- WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement) : pouvoir organisateur d'environ 500 établissements dans l'ensemble de la FWB (écoles, internats, centres PMS, hautes écoles et autres), créé en 2019 comme organisme public autonome
- AGE (Administration Générale de l'Enseignement) : administration faîtière, partie du ministère de la FWB
- COCOF (Commission communautaire française) : compétente pour la formation professionnelle (transférée par la Communauté française) et elle-même pouvoir organisateur d'une série d'écoles, surtout sur le campus CERIA à Anderlecht
- 19 communes bruxelloises comme pouvoirs organisateurs de l'enseignement communal (réseau officiel subventionné)
- Région de Bruxelles-Capitale : permis d'urbanisme, contrats école, perspective.brussels pour la planification des capacités
- Autorité fédérale : début et fin de l'obligation scolaire, conditions minimales pour les diplômes, régime de pension du personnel enseignant, emploi des langues dans l'enseignement à Bruxelles
Ampleur (année scolaire 2023-2024) :
- ~204.000 élèves dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire francophone à Bruxelles (selon la situation de l'école ; FWB, Les Indicateurs de l'enseignement 2025)
- Cela représente 78 % des 260.844 élèves bruxellois de l'enseignement maternel, primaire et secondaire. L'enseignement néerlandophone accueille les 22 % restants (~57.000) (perspective.brussels)
- Quelques centaines d'implantations scolaires, tous réseaux confondus
- Près d'un quart (23 %) des 883.528 élèves de la FWB se trouvent à Bruxelles, les 77 % restants en Wallonie
- Enseignement supérieur : une large offre d'universités et de hautes écoles francophones (notamment ULB, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles et ICHEC)
Financement :
- En 2024, la FWB a dépensé 10,7 milliards d'euros pour l'enseignement (73 % de l'ensemble de ses dépenses). La part bruxelloise est estimée à environ 2,5 milliards d'euros (estimation dérivée, proportionnelle à la part des élèves bruxellois)
- La FWB ne lève aucun impôt propre : ses recettes sont presque entièrement des dotations via la loi spéciale de financement (une part de TVA, répartie sur la base du nombre d'élèves, et une part de l'impôt des personnes physiques)
- La FWB est confrontée à un déficit budgétaire d'environ 1,5 milliard d'euros par an (budget ajusté 2025 : 1,49 milliard d'euros ; budget 2026 : 1,6 milliard d'euros) et à une dette de 14,2 milliards d'euros (fin 2025, estimation de la Cour des comptes)
- 72 % des dépenses d'enseignement (hors universités) vont directement aux salaires : 7,6 milliards d'euros en 2024
- Infrastructure scolaire : en 2023, le Parlement de la FWB a adopté un plan d'investissement exceptionnel de 1 milliard d'euros pour les bâtiments scolaires, réparti sur des appels à projets successifs. Selon le gouvernement de la FWB lui-même, la rénovation de tous les bâtiments scolaires exige 8 à 9 milliards d'euros
1B. Que fait-il en pratique ?
Réseaux d'enseignement à Bruxelles :
L'enseignement francophone à Bruxelles compte les mêmes quatre réseaux qu'en Wallonie :
- WBE (officiel organisé) : écoles organisées directement par la FWB via WBE
- Officiel subventionné (CECP/CPEONS) : écoles communales et provinciales. À Bruxelles, les 19 communes en sont les principaux pouvoirs organisateurs
- Libre subventionné confessionnel (SeGEC) : majoritairement catholique, le plus grand réseau, avec près de la moitié de tous les élèves de la FWB
- Libre subventionné non confessionnel (FELSI) : réseau plus petit
Missions principales vs. réalité :
Le système fonctionne, mais avec des problèmes structurels fondamentaux, particulièrement aigus à Bruxelles :
Une politique identique pour deux contextes radicalement différents : Bruxelles est multilingue, internationale, superdiverse et démographiquement différente de la Wallonie. Pourtant, les mêmes programmes d'études, normes d'inspection et statuts du personnel valent pour une école multiculturelle de grande ville à Anderlecht et pour une école de village en Ardenne. Il n'existe aucun mécanisme spécifiquement bruxellois dans la politique de l'enseignement.
Pénurie d'enseignants, aiguë à Bruxelles : 86 % des directions d'école de la FWB déclarent que la pénurie d'enseignants nuit à la qualité de l'enseignement (questionnaire école de PISA 2022 ; en 2015, c'était 56 %). Selon l'OCDE, 2,6 % des postes d'enseignants restent vacants et 12,7 % des enseignants ne sont pas pleinement qualifiés, soit plus du double de la Flandre (4,8 % ; Education at a Glance 2025). Le nombre de nouvelles inscriptions dans les formations d'enseignants est tombé en 2024-2025 à 3.562, soit 18 % de moins qu'un an plus tôt (4.340) et 43 % de moins que dix ans plus tôt (ARES). Environ un tiers des enseignants débutants quitte le métier dans les cinq ans. À Bruxelles, la pression est telle que 17 écoles maternelles et primaires néerlandophones sont passées en 2025-2026 à une semaine scolaire de quatre jours pour attirer des enseignants ; l'enseignement francophone dans la ville souffre de la même pénurie de grande ville, notamment en enseignants de néerlandais.
Manque de places : la population scolaire bruxelloise a fortement augmenté après le pic de naissances de 2007-2012. Le nombre d'élèves de maternelle baisse depuis 2016-2017 et le nombre d'élèves du primaire depuis 2020-2021, mais dans le secondaire, le nombre d'élèves continue d'augmenter. C'est là que trouver une place à l'école reste le plus difficile, et il existe un déficit structurel d'infrastructure scolaire.
Bâtiments délabrés : sur les plus de 13.000 bâtiments scolaires de la FWB, la moitié nécessite une rénovation et 500 devraient être démolis (enquête de la RTBF, 2023). C'est le résultat de près de 40 ans de sous-investissement. À Bruxelles, avec de nombreux vieux bâtiments scolaires et peu d'espace libre, la situation est particulièrement précaire.
Étranglement financier : la FWB porte un déficit budgétaire d'environ 1,5 milliard d'euros par an et une dette de 14,2 milliards d'euros (fin 2025). Chaque série d'économies touche l'enseignement. Le budget 2025 contenait 110 millions d'euros d'économies, dont 2 % de moins pour les bâtiments scolaires (3,4 millions d'euros par an). Le budget 2026 économise 86,7 millions d'euros sur l'enseignement, notamment en faisant donner aux enseignants du degré supérieur du secondaire 22 heures de cours par semaine au lieu de 20 : cela représente environ 1.500 postes à temps plein en moins par attrition naturelle.
Indicateurs de performance (PISA 2025) :
| Domaine | FWB | Moyenne OCDE | Flandre | Écart FWB-FL |
|---|---|---|---|---|
| Mathématiques | 467 | 463 | 489 | -22 points |
| Lecture | 466 | 461 | 467 | -1 point |
| Sciences | 482 | 482 | 496 | -14 points |
La FWB se situe au niveau de la moyenne de l'OCDE, mais en dessous de la Flandre en mathématiques (22 points) et en sciences (14 points). En lecture, l'écart a presque disparu, surtout à cause de la forte baisse flamande (dans PISA 2022, il était encore de 9 points). L'inégalité sociale reste grande : en lecture, les 25 % d'élèves les plus favorisés obtiennent 78 points de plus que les 25 % les moins favorisés (PISA 2025). La FWB a longtemps été désignée comme l'un des systèmes d'enseignement les plus inégalitaires ; depuis 2006, l'écart social (mesuré en sciences) a toutefois diminué d'environ un quart.
Redoublement : 35 % des jeunes de 15 ans de la FWB ont redoublé au moins une fois (PISA 2025), après un pic de 46 à 48 % dans les cycles PISA de 2009 à 2015. Cela reste très élevé : les pays les plus performants recourent peu au redoublement.
Décrochage scolaire : dans la Région bruxelloise, le taux de décrochage scolaire est de 9,8 % (2024), le plus élevé des trois Régions (Wallonie 8,1 %, Belgique 7 %).
1C. Comparaison internationale
Le problème : comment organiser un enseignement de qualité pour le groupe linguistique majoritaire dans une capitale multilingue, sans que cela dépende d'une entité en difficulté financière et dépourvue d'impôts propres ?
Pays-Bas : un modèle de pouvoirs organisateurs et de communes
- Aux Pays-Bas, la responsabilité première revient aux pouvoirs organisateurs (des centaines dans l'enseignement fondamental, en baisse en raison des fusions). Le ministère fixe les cadres (« le quoi »), les pouvoirs organisateurs déterminent « le comment ».
- Les communes sont légalement responsables du logement des écoles dans l'enseignement fondamental, secondaire et spécial ; les pouvoirs organisateurs se chargent de l'entretien des bâtiments.
- Il n'existe pas de niveau intermédiaire à la FWB. Le ministère pilote au niveau national, les pouvoirs organisateurs exécutent localement.
- Résultat : un modèle de gouvernance clair. Dans PISA 2025, les Pays-Bas obtiennent un score nettement supérieur à la moyenne de l'OCDE en mathématiques (483 contre 463), mais inférieur en lecture (441 contre 461) : une gouvernance claire est une condition, pas une garantie.
- Pertinence pour Bruxelles : la preuve que l'enseignement peut fonctionner sans niveau de pouvoir supplémentaire entre le national et le local. Dans le modèle HART, le concordat francophone fixe les cadres, avec des pouvoirs organisateurs autonomes comme exécutants.
Danemark : l'autonomie communale
- Les 98 communes danoises (kommuner) sont propriétaires et gestionnaires de l'enseignement fondamental (Folkeskolen). Elles gèrent les écoles, engagent le personnel, déterminent le curriculum local dans les cadres nationaux et financent l'infrastructure.
- Le ministère national fixe les objectifs d'apprentissage et les normes minimales d'heures, mais la commune décide de l'organisation et de la pédagogie.
- Chaque école a un conseil d'école (skolebestyrelse) composé de parents (majoritaires), d'élèves et de personnel.
- Résultat : une responsabilité claire et un fort contrôle démocratique local.
- Pertinence : dans le modèle HART, l'entité fédérée bruxelloise jouerait le rôle de la commune danoise : proche du citoyen, avec sa propre responsabilité financière.
Allemagne : Bildungsföderalismus
- En Allemagne, l'enseignement est une compétence des 16 Bundesländer. Chaque Land a son propre ministre de l'Enseignement, ses propres programmes d'études, ses propres règles d'examen.
- La coordination passe par la Kultusministerkonferenz (KMK, depuis 2024 avec une conférence distincte des ministres de l'Enseignement) : les Länder y coopèrent volontairement, les accords doivent être transposés par chaque Land lui-même.
- Berlin, en tant que ville-État, gère elle-même l'ensemble du système d'enseignement pour ses 3,7 millions d'habitants (fin 2025).
- Pertinence : Berlin prouve qu'une grande ville peut gérer son enseignement comme entité fédérée, y compris avec une population scolaire multilingue. Dans le modèle HART, Bruxelles le fait avec les entités fédérées wallonnes, dans un seul concordat francophone, de sorte qu'il reste un seul système par langue.
Suisse : l'autonomie cantonale
- Les 26 cantons suisses sont compétents en priorité pour l'enseignement. Le niveau fédéral a un rôle de coordination limité.
- Dans les cantons multilingues comme Fribourg (68 % de français et 25 % d'allemand comme langue principale, 2024), il existe des systèmes scolaires séparés par langue, pilotés par une seule administration cantonale.
- Bruxelles, comme entité fédérée bilingue, suit dans le modèle HART un modèle comparable : deux systèmes d'enseignement (français et néerlandais), chacun dans le concordat de son groupe linguistique, avec un seul gouvernement bruxellois qui siège dans les deux.
1D. Problèmes et critiques
Critique structurelle du système actuel :
La FWB est une entité sans argent et sans avenir : avec une dette de 14,2 milliards d'euros (fin 2025) et aucun impôt propre, la FWB est structurellement incapable de financer correctement l'enseignement francophone. Les séries d'économies successives touchent l'enseignement le plus durement, car il représente près de trois quarts (73 %) des dépenses de la FWB.
Bruxelles n'a pas voix au chapitre dans son propre enseignement : l'enseignement francophone à Bruxelles est piloté depuis un Parlement de la FWB qui n'est pas élu directement. Il se compose des membres du Parlement wallon plus les membres francophones du Parlement bruxellois. Bruxelles y est minoritaire (~20 % des sièges). Les besoins bruxellois sont systématiquement subordonnés aux priorités wallonnes.
Pas de sur-mesure bruxellois : la FWB conçoit la politique d'enseignement pour près de 900.000 élèves (883.528 en 2023-2024) répartis sur deux régions radicalement différentes. Bruxelles, avec son multilinguisme, sa population internationale, sa plus grande diversité et son marché du travail spécifique, reçoit la même réglementation que la Wallonie rurale. Il n'existe aucun mécanisme pour une politique spécifiquement bruxelloise.
Une structure à quatre réseaux comme vestige historique : la répartition en quatre réseaux (WBE, communal, catholique, libre) est un héritage du Pacte scolaire de 1958. Chaque réseau a sa propre fédération, son administration, ses services d'accompagnement et ses bâtiments. À Bruxelles, cela signifie quatre systèmes parallèles qui partagent le même espace urbain, avec les inefficiences correspondantes en matière de planification des capacités et d'infrastructure.
Une pénurie d'enseignants sans leviers bruxellois : le statut du personnel, les barèmes salariaux et les exigences de diplôme sont fixés pour l'ensemble de la FWB. Bruxelles ne peut pas introduire elle-même une prime de grande ville, ni appliquer des exigences de diplôme plus souples pour les matières en pénurie, ni mener ses propres campagnes de recrutement.
L'infrastructure scolaire comme bombe à retardement : le déficit structurel d'entretien des bâtiments scolaires de la FWB, après près de 40 ans de sous-investissement, est particulièrement problématique à Bruxelles en raison des prix immobiliers plus élevés, du terrain disponible plus limité et des procédures de permis plus complexes (Région de Bruxelles-Capitale).
Pacte pour un Enseignement d'excellence, ambitieux mais lent : l'agenda de réforme fixé en 2017 (tronc commun, réforme de l'enseignement qualifiant, pilotage des écoles) est ambitieux sur le fond, mais la mise en œuvre est lente : le tronc commun n'est déployé dans le secondaire qu'à partir de 2026, et les économies minent l'exécution. En mars 2025, dix ans après le début du processus du Pacte, l'Institut d'Administration Scolaire (INAS, UMons) a dressé un bilan critique de la réforme de la gouvernance scolaire lors d'une journée d'étude.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ Échec | La politique d'enseignement pour 204.000 élèves bruxellois est déterminée par la FWB, une entité où Bruxelles est minoritaire (~20 % des sièges parlementaires). Les besoins bruxellois (multilinguisme, diversité, contexte de grande ville) ne sont pas traduits dans la politique. |
| 2 | Transparence | ❌ Échec | Le citoyen ne peut pas déterminer qui est responsable. La FWB fixe les règles, WBE organise une partie des écoles, l'AGE gère l'administration, les communes sont pouvoir organisateur d'une autre partie, la COCOF a des compétences complémentaires, la Région bruxelloise délivre les permis. Au moins six pouvoirs publics concernés. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ Échec | La FWB décide de l'enseignement mais ne lève aucun impôt propre. Ses moyens sont presque entièrement des dotations fédérales. Fiscal gap classique : la FWB décide de 10,7 milliards d'euros de dépenses d'enseignement (2024) mais ne perçoit elle-même pas un centime. La dette (14,2 milliards d'euros fin 2025) et le déficit annuel d'environ 1,5 milliard d'euros montrent que le système est financièrement intenable. |
| 4 | Simplicité | ❌ Échec | Quatre réseaux d'enseignement, six niveaux de pouvoir concernés, plusieurs couches administratives (AGE, WBE, fédérations, COCOF). Une structure de gouvernance exceptionnellement complexe pour une ville de 1,26 million d'habitants. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ Partiel | Avec près de 900.000 élèves, la FWB est assez grande pour une gestion professionnelle. Mais le segment bruxellois (~204.000) est géré comme un accessoire d'une entité tournée en premier lieu vers la Wallonie. Dans le concordat francophone, Bruxelles pèse selon ses ~204.000 élèves, près du double de tout le Luxembourg (113.416 élèves dans l'enseignement fondamental et secondaire, 2023-2024), et l'échelle d'un seul système par langue est maintenue. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ Échec | Il n'y a aucune place pour l'innovation bruxelloise. Le cadre de la FWB s'applique intégralement. Bruxelles ne peut pas mettre en place de projets pilotes multilingues, ni développer un curriculum adapté aux élèves internationaux, ni mener une politique propre pour les enseignants. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ Partiel | La FWB mesure les résultats via la réforme du Pacte (contrats d'objectifs pour chaque école), mais la mise en œuvre est lente. Les KPI spécifiques à Bruxelles font défaut. Le système ne mesure pas de façon structurelle ce que l'enseignement bruxellois réalise dans son ensemble, indépendamment de l'enseignement wallon. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ Partiel | Dans son budget 2025, la FWB a prévu 3,9 millions d'euros supplémentaires pour des applications numériques (enseignement à distance pour élèves malades, gestion administrative). Les inscriptions sont en partie numérisées. Mais une plateforme numérique intégrale pour la planification des capacités, la gestion du personnel et le suivi de la qualité, spécifique à Bruxelles, fait défaut. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ Échec | Le modèle dans lequel une communauté sans compétence fiscale propre et sans base territoriale gère l'enseignement de deux régions radicalement différentes à la fois n'existe nulle part au monde. Les Pays-Bas, le Danemark, l'Allemagne et la Suisse organisent chaque fois l'enseignement à un niveau de pouvoir doté d'un territoire propre et d'une responsabilité claire pour les moyens. |
Synthèse : 6× ❌, 3× ⚠️, 0× ✅. Aucun principe n'est pleinement rempli. Le plus grand gain se trouve du côté de la subsidiarité (Bruxelles codécide au conseil communautaire et décide elle-même de ses bâtiments scolaires), de la responsabilité = financement (compétence fiscale propre) et de la simplicité (une seule autorité de régulation au lieu de six).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔵 Transféré + 🟠 Réformé : l'enseignement francophone à Bruxelles est transféré de la FWB (qui est supprimée) vers le concordat francophone, dans lequel l'entité fédérée bruxelloise siège avec un membre francophone de son gouvernement (art. 6 et 31 de la Constitution HART), avec des réformes fondamentales de la gouvernance et du financement.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Le concordat francophone, avec Bruxelles comme membre : l'enseignement francophone à Bruxelles relève du concordat francophone des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles (art. 31 de la Constitution HART). Bruxelles y adhère par loi de l'entité fédérée et siège au conseil communautaire avec un membre francophone de son gouvernement (art. 6). Le conseil décide à la majorité des voix pondérées et des membres et siège en public ; le poids de vote suit le nombre d'élèves que chaque entité fédérée finance. Les compétences dispersées entre la FWB, WBE, l'AGE, la COCOF et les communes sont réunies auprès du concordat et de l'entité fédérée bruxelloise. L'AGE devient l'administration unique du concordat.
Répartition des tâches entre le concordat et Bruxelles :
- Programmes d'études et objectifs finaux : un seul cadre par groupe linguistique, avec une marge pour adapter le curriculum au contexte bruxellois : didactique du plurilinguisme renforcée (néerlandais, anglais), programmes adaptés pour les primo-arrivants et les élèves internationaux, et compétences spécifiquement bruxelloises (compétences interculturelles, citoyenneté de grande ville)
- Politique des enseignants : dans le statut des enseignants du concordat, une prime bruxelloise pour les enseignants (pour compenser le désavantage de grande ville), des exigences de diplôme assouplies pour les matières en pénurie et un paquet de départ plus attractif pour les débutants ; Bruxelles peut mener ses propres campagnes de recrutement
- Construction scolaire et planification des capacités : auprès de l'entité fédérée bruxelloise : un guichet unique qui intègre planification, permis et construction, en collaboration avec les services d'aménagement du territoire de l'entité fédérée bruxelloise
- Inspection et contrôle de la qualité : l'inspection du concordat, avec des benchmarks bruxellois, complétés par une comparaison à l'échelle de l'entité fédérée et entre entités fédérées
- Moyens de fonctionnement : financement direct par l'entité fédérée bruxelloise, par élève selon une seule formule pour tout le concordat
Un seul cadre d'enseignement public, avec libre choix de l'école : les quatre réseaux (officiel organisé, communal, catholique, libre) fusionnent en un seul cadre d'enseignement public par groupe linguistique, dans le concordat francophone (art. 16 de la Constitution HART), avec une seule réglementation, une seule inspection, un seul système d'inscription et une seule échelle barémique. Toutes les écoles deviennent des établissements autonomes au sein de ce cadre ; le libre choix de l'école et le caractère philosophique des écoles sont maintenus. Les bâtiments scolaires du réseau catholique ne sont pas expropriés, mais intégrés au cadre par emphytéose ou concession. Le concordat devient la seule autorité de régulation ; chaque entité fédérée finance ses propres élèves. WBE n'est pas scindé : les écoles de WBE à Bruxelles et en Wallonie sont intégrées dans le même cadre public.
Financement :
- Qui décide, paie : dans le modèle HART, l'entité fédérée bruxelloise obtient une compétence fiscale propre (art. 53 et 54 de la Constitution HART) et paie pour ses élèves francophones avec ses propres moyens, selon une formule uniforme par élève et par niveau d'enseignement ; les charges des pensions des enseignants vont à un fonds commun du concordat
- La solidarité entre les entités fédérées passe par une péréquation sur la base du potentiel imposable (modèle suisse NFA), avec une formule publique (art. 55)
- En complément : fonds européens, financement de projets, coopération avec les universités et les entreprises
Fusion progressive des réseaux : le concordat réalise la transition vers un seul cadre par étapes. D'abord, les mêmes objectifs finaux, la même inspection et les mêmes tests valent pour tous les réseaux, avec des bâtiments scolaires partagés, une planification commune des capacités et un point d'inscription central unique pour tout Bruxelles. Ensuite vient la fusion complète en un seul cadre public.
Reprise des réformes du Pacte : les réformes de fond du Pacte pour un Enseignement d'excellence (tronc commun, pilotage des écoles, réforme de l'enseignement qualifiant) sont reprises et mises en œuvre plus rapidement par le concordat, avec des adaptations bruxelloises.
Garanties de qualité :
- Les diplômes restent reconnus dans toute la Belgique et dans l'UE, via un concordat volontaire sur les diplômes entre les entités fédérées, sur le modèle suisse HarmoS (art. 32 de la Constitution HART)
- Audit externe de la qualité tous les deux ans par une commission indépendante
- Publication obligatoire des résultats (tableau de bord de KPI) : capacité, pénurie d'enseignants, performances des élèves, décrochage scolaire, mobilité sociale
- Benchmarking entre entités fédérées (comparaison avec les entités fédérées wallonnes, l'enseignement néerlandophone et Ostbelgien)
Modèle international : combinaison du modèle néerlandais (pouvoirs organisateurs forts avec responsabilité locale, pas de couche intermédiaire) et du modèle suisse des concordats (les cantons harmonisent le noyau de leur enseignement dans le concordat HarmoS), avec des garanties linguistiques constitutionnelles sur l'exemple du Tyrol du Sud.
Gain d'efficience estimé :
- Une seule autorité de régulation au lieu de six → simplification drastique
- Compétence fiscale propre → fin du fiscal gap structurel et de la spirale de la dette de la FWB
- Politique des enseignants spécifique à Bruxelles → approche plus ciblée de la pénurie dramatique
- Planification intégrée des capacités → réalisation plus rapide de nouvelles places scolaires
- Curriculum adapté → meilleure adéquation avec le marché du travail bruxellois et la réalité multilingue
- Sur le plan budgétaire : l'économie découlant de la disparition de la couche FWB (parlement, gouvernement, administration) est calculée dans l'audit de la FWB comme niveau de pouvoir et n'est pas comptée une seconde fois ici. Ce que l'enseignement francophone à Bruxelles peut lui-même organiser plus efficacement (moins de structures de réseaux parallèles, un seul système d'inscription, des bâtiments partagés) retourne à l'enseignement : enseignants, remédiation et bâtiments scolaires. Cet audit ne retient donc aucune économie propre
Trajet de mise en œuvre :
- Fondement dans la Constitution HART : Bruxelles dans le concordat francophone (art. 6 et 31) et le concordat qui détermine quelles écoles sont financées publiquement (art. 16, pour la fusion des réseaux) ; Bruxelles y adhère par loi de l'entité fédérée et règle ses institutions dans son statut organique (art. 43)
- Exige la suppression de la FWB comme niveau de pouvoir (proposition HART distincte, déjà auditée)
- Phase de transition de 5 à 7 ans : transfert progressif des compétences, du personnel et des moyens
- Concordat volontaire sur les diplômes entre les entités fédérées pour la reconnaissance des diplômes (art. 32 de la Constitution HART)
- Protection sociale pour les quelque 30.000 membres du personnel de l'enseignement francophone à Bruxelles (environ 23 % des 130.331 membres du personnel de l'enseignement francophone, 2024-2025) : transfert avec maintien du statut, sans licenciements
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Enseignement francophone à Bruxelles : transféré de la FWB vers le concordat francophone
L'enseignement francophone à Bruxelles entre dans le concordat francophone, que Bruxelles porte avec les cinq entités fédérées wallonnes. Un seul cadre et une seule administration remplacent la mosaïque de six pouvoirs publics ; Bruxelles paie par élève avec ses propres moyens, codécide au conseil communautaire et planifie elle-même ses bâtiments scolaires, avec un enseignement sur mesure pour une capitale multilingue.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'enseignement francophone à Bruxelles compte quelque 204.000 élèves, 78 % de tous les écoliers bruxellois. Il est piloté par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), une institution qui gère aussi l'enseignement de toute la Wallonie. La FWB fixe les programmes d'études, paie les salaires des enseignants et organise l'inspection. S'y ajoutent quatre réseaux d'enseignement (officiel, communal, catholique et libre), la COCOF pour des compétences complémentaires, les 19 communes comme pouvoirs organisateurs locaux, et la Région bruxelloise pour les permis. Au total, au moins six pouvoirs publics sont concernés par l'enseignement de chaque enfant francophone à Bruxelles. Le budget annuel de l'enseignement pour la part bruxelloise est estimé à environ 2,5 milliards d'euros.
Ce qui ne va pas
La FWB est financièrement en faillite. Avec une dette de 14,2 milliards d'euros (fin 2025) et un déficit annuel d'environ 1,5 milliard d'euros, elle s'épuise en économies, y compris dans l'enseignement : moins d'argent pour l'entretien des bâtiments scolaires, et des enseignants du secondaire supérieur qui doivent donner plus d'heures de cours, ce qui représente environ 1.500 postes à temps plein en moins. Pendant ce temps, la moitié de tous les bâtiments scolaires de la FWB a besoin d'une rénovation ; 500 devraient être démolis. La pénurie d'enseignants est dramatique : 86 % des directions disent qu'elle nuit à la qualité, et 12,7 % des enseignants ne sont pas pleinement qualifiés.
Et le pire : Bruxelles n'a aucun levier. La FWB fait les mêmes règles pour une école de Molenbeek que pour une école d'un village ardennais. Bruxelles ne peut pas développer de curriculum multilingue, ni introduire de prime de grande ville pour les enseignants, ni planifier des bâtiments scolaires sans passer par six guichets. Le résultat : les scores PISA de la FWB sont au niveau de la moyenne de l'OCDE et, en mathématiques, 22 points sous la Flandre (PISA 2025), l'écart entre élèves défavorisés et favorisés reste grand, et 35 % des jeunes de 15 ans ont déjà redoublé au moins une fois, bien plus que dans les pays les plus performants.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, la responsabilité revient aux pouvoirs organisateurs et aux communes, pas à une couche intermédiaire. Le ministère fixe les cadres, les écoles exécutent. Pas de FWB, pas de COCOF, pas de six pouvoirs publics. Simplement, on sait clairement qui fait quoi. Au Danemark, les 98 communes sont responsables de l'enseignement fondamental : elles gèrent les écoles, engagent le personnel et financent l'infrastructure. Berlin, une ville-État de 3,7 millions d'habitants, gère en tant que Bundesland son propre système d'enseignement complet, de l'école maternelle à l'université. Dans les trois cas, les parents savent exactement qui est responsable des résultats.
Ce que HART propose
HART place l'enseignement francophone à Bruxelles dans le concordat francophone, que Bruxelles porte avec les cinq entités fédérées wallonnes (art. 31 de la Constitution HART). Bruxelles siège au conseil communautaire avec un membre francophone de son gouvernement et pèse selon le nombre d'élèves qu'elle finance ; le conseil décide en public, à la majorité des voix pondérées et des membres. Une seule administration, l'AGE, gère le statut des enseignants, les objectifs finaux et l'inspection. Dans ce cadre, il y a de la place pour la didactique du plurilinguisme et le sur-mesure bruxellois, une prime de grande ville dans le statut des enseignants et un tableau de bord de KPI public. Bruxelles planifie et construit elle-même ses bâtiments scolaires via un guichet unique.
Le libre choix de l'école reste garanti. Les quatre réseaux fusionnent pas à pas en un seul cadre d'enseignement public par groupe linguistique (art. 16 de la Constitution HART), avec une seule inspection, un seul système d'inscription et une seule échelle barémique ; les écoles conservent leur caractère philosophique, et les bâtiments scolaires catholiques ne sont pas expropriés mais apportés par emphytéose ou concession. Les bons éléments du Pacte pour un Enseignement d'excellence sont repris et déployés plus rapidement. Les diplômes restent reconnus dans toute la Belgique via un concordat volontaire sur les diplômes entre les entités fédérées (art. 32). Le droit à un enseignement francophone à Bruxelles est ancré dans la Constitution : Bruxelles siège dans le concordat francophone (art. 6 et 31).
Crucial : l'entité fédérée bruxelloise obtient une compétence fiscale propre et paie par élève pour ses élèves francophones, selon une formule pour tout le concordat (art. 53 de la Constitution HART). Qui décide de l'enseignement en apporte aussi les moyens. Plus de montagne de dettes d'une FWB sans recettes propres. Plus de déficit auprès d'une communauté sans base fiscale : chaque entité fédérée paie pour ses propres élèves. Moyens propres, responsabilité propre, résultats propres.
Ce que cela rapporte
Une seule autorité de régulation au lieu de six : le concordat, avec Bruxelles comme membre. Un système d'enseignement avec de la place pour Bruxelles : multilingue, diversifié, international, avec un sur-mesure bruxellois au sein d'un seul cadre par langue. Une politique des enseignants capable de s'attaquer à la pénurie dramatique, avec une prime de grande ville. Une infrastructure scolaire qui peut enfin être planifiée et construite via un guichet bruxellois unique. La fin de l'étau financier de la dette de la FWB. Et surtout : le contrôle démocratique bruxellois. Quand des parents se demandent pourquoi leur enfant n'a pas d'enseignant, ils savent exactement à qui s'adresser : au membre bruxellois du conseil communautaire, choisi par le parlement bruxellois élu directement et entendu publiquement par le conseil de contrôle francophone. Pas à un Parlement de la FWB où ils sont à peine représentés.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | perspective.brussels. De onderwijsactoren in Brussel | https://perspective.brussels/nl/be-school/de-school-brussel/de-onderwijsactoren-brussel | 2025 | Structure du paysage éducatif bruxellois, réseaux et pouvoirs organisateurs |
| 2 | perspective.brussels. L'évolution de la population scolaire à Bruxelles | https://perspective.brussels/fr/be-ecole/panorama-de-lecole-bruxelles/levolution-de-la-population-scolaire-bruxelles | 2023-2024 | 260.844 élèves, 78 % francophones et 22 % néerlandophones ; évolution par niveau d'enseignement |
| 3 | FWB. Les Indicateurs de l'enseignement 2025 | https://www.enseignement.be/fileadmin/portail_age/uploads/Systeme_educatif/Chiffres-cles/Indicateurs/indicateurs-enseignement_2025.pdf | 2025 | Dépenses d'enseignement 10,7 Mds € et 73 % des dépenses de la FWB (2024), salaires 72 %, 883.528 élèves dont ~204.300 à Bruxelles, 130.331 membres du personnel |
| 4 | Cour des comptes. Budget 2026 de la Communauté française | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_46_BudgetCF_2016I.pdf | nov. 2025 | Déficit budgétaire et dette de la FWB |
| 5 | La Libre. Budget 2025 enseignement FWB | https://www.lalibre.be/belgique/2024/11/26/qualifiant-reseaux-emploi-batiments-que-prevoit-vraiment-le-budget-2025-de-la-federation-wallonie-bruxelles-en-matiere-denseignement-YC4VFMIGHVHO3EHHVUSDRRQW3I/ | nov. 2024 | Bâtiments scolaires -2 % (3,4 M€ par an), 3,9 M€ pour des applications numériques |
| 6 | RTBF. Schoolgebouwen: helft heeft renovatie nodig, 500 af te breken | https://www.rtbf.be/article/investigation-la-moitie-des-batiments-scolaires-de-la-federation-wallonie-bruxelles-necessitent-des-travaux-500-devraient-etre-detruits-11173997 | avr. 2023 | État de l'infrastructure scolaire de la FWB |
| 7 | La DH. Trouver un professeur de néerlandais est devenu quasiment impossible | https://www.dhnet.be/actu/belgique/2024/02/16/la-penurie-denseignants-atteint-des-sommets-trouver-un-professeur-neerlandais-est-devenu-quasiment-impossible-VVXBAZFZBBDZBBE3EQZBC7YJ3Q/ | févr. 2024 | Pénurie d'enseignants dans l'enseignement francophone, aussi à Bruxelles, notamment d'enseignants de néerlandais |
| 8 | Ligue de l'Enseignement. Pénurie professorale | https://ligue-enseignement.be/education-enseignement/articles/actualites/penurie-professorale-la-priorite-de-la-rentree | 2024 | 86 % des directions : la pénurie nuit à la qualité (PISA 2022 ; 56 % en 2015) ; un tiers des enseignants débutants arrête dans les cinq ans |
| 9 | Moustique. 1.500 postes menacés écoles francophones | https://www.moustique.be/notre-epoque/les-infos/2025/10/13/1500-postes-menaces-dans-les-ecoles-francophones-le-gouvernement-va-t-il-trop-loin-dans-les-economies-demandees-6WTSU7EFGNBXLHGJ63AUTSR4UU/ | oct. 2025 | 22 heures au lieu de 20 dans le degré supérieur du secondaire : environ 1.564 ETP en moins par attrition naturelle |
| 10 | OECD. Education at a Glance 2025, landennota België | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/09/education-at-a-glance-2025-country-notes_9749f4ff/belgium_3d277682/0fbd3865-en.pdf | sept. 2025 | Pénurie d'enseignants : 2,6 % de postes vacants, 12,7 % pas pleinement qualifiés (Flandre 4,8 %) |
| 11 | EU. Education and Training Monitor 2025: Belgium | https://op.europa.eu/webpub/eac/education-and-training-monitor/en/country-reports/belgium.html | 2025 | Décrochage scolaire 2024 : Bruxelles 9,8 %, Wallonie 8,1 %, Belgique 7 % |
| 12 | ULiège (aSPe). Résultats de PISA 2025 en FWB, synthèse et slides | https://www.pisa-fwb.uliege.be/cms/c_13724472/fr/pisa2025-synthese-et-slides | sept. 2026 | Redoublement 35 %, écart social en lecture 78 points, évolution de l'égalité depuis 2006 |
| 13 | Universiteit Gent. Vlaams Rapport PISA 2025 | https://www.pisa.ugent.be/uploads/files/Vlaams-Rapport-PISA-2025.pdf | sept. 2026 | Scores PISA FWB, Flandre, moyenne de l'OCDE, Pays-Bas |
| 14 | Eurydice. Netherlands education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/netherlands/administration-and-governance-central-andor-regional-level | 2025 | Modèle néerlandais : pouvoirs organisateurs comme autorité compétente |
| 15 | Rijksoverheid. Huisvesting onderwijs | https://www.rijksoverheid.nl/themas/onderwijs/financiering-onderwijs/huisvesting-onderwijs | 2026 | Communes responsables du logement, pouvoirs organisateurs de l'entretien |
| 16 | Eurydice. Denmark education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/denmark/organisation-and-governance | 2025 | Modèle danois : communes propriétaires et gestionnaires de la Folkeskole |
| 17 | Børne- og Undervisningsministeriet. Skolebestyrelsen i folkeskolen | https://www.uvm.dk/folkeskolen/organisering-og-ledelse/skolens-ledelse/skolebestyrelsen | 2026 | Composition du conseil d'école : parents majoritaires, élèves, personnel |
| 18 | Eurydice. Germany education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/germany/ongoing-reforms-and-policy-developments | 2025 | Bildungsföderalismus allemand, KMK et réforme de 2024 |
| 19 | Amt für Statistik Berlin-Brandenburg. Bevölkerungsfortschreibung 2025 | https://www.statistik-berlin-brandenburg.de/presse/2026/73-bevoelkerungsfortschreibung-2025-berlin/ | 2026 | Berlin : 3.700.577 habitants fin 2025 |
| 20 | Eurydice. Switzerland education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/switzerland/organisation-and-governance | 2025 | Modèle cantonal suisse |
| 21 | Etat de Fribourg. Langues et religions | https://www.fr.ch/deef/ssd/statistiques-par-themes/langues-et-religions | 2024 | Fribourg : 68,3 % de français, 25,1 % d'allemand comme langue principale |
| 22 | Pacte pour un Enseignement d'excellence. Officiële site | https://pactepourunenseignementdexcellence.cfwb.be/ | 2026 | Agenda de réforme de la FWB depuis 2017, tronc commun dans le secondaire à partir de 2026 |
| 23 | UMons/INAS. 10 jaar Pacte d'excellence | https://web.umons.ac.be/semf/2025/03/21/dix-ans-du-pacte-pour-un-enseignement-dexcellence-bilan-et-perspectives/ | mars 2025 | Journée d'étude sur dix ans de réforme de la gouvernance scolaire |
| 24 | Gouvernement FWB. Budget 2025 | https://gouvernement.cfwb.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse/presses/un-budget-2025-responsable-et-prudent.html | nov. 2024 | 110 M€ d'économies dans le budget 2025 |
| 25 | RTBF. Budget FWB: où les économies seront-elles faites | https://www.rtbf.be/article/budget-de-la-federation-wallonie-bruxelles-ou-les-economies-seront-elles-faites-11614016 | 2025 | 86,7 M€ d'économies sur l'enseignement à partir de 2026, 22 heures dans le degré supérieur du secondaire |
| 26 | BX1. Budget 2025 FWB adopté | https://bx1.be/categories/news/federation-wallonie-bruxelles-le-budget-2025-adopte-au-lendemain-de-la-greve-des-enseignants/ | nov. 2024 | Adoption du budget après la grève des enseignants |
| 27 | La Libre. Le nombre d'inscrits dans les filières pédagogiques à nouveau en net recul | https://www.lalibre.be/belgique/enseignement/2024/11/29/le-nombre-dinscrits-dans-les-filieres-pedagogiques-a-nouveau-en-net-recul-cette-annee-QB6NMCLO7RG45M5TXDIEO52YN4/ | nov. 2024 | Nouvelles inscriptions dans les formations d'enseignants 4.340 (2023-2024) à 3.562 (2024-2025), -18 % ; -43 % en dix ans (ARES) |
| 28 | RTBF. 17 écoles néerlandophones optent pour la semaine à 4 jours à Bruxelles | https://www.rtbf.be/article/penurie-de-profs-17-ecoles-neerlandophones-optent-pour-la-semaine-a-4-jours-a-bruxelles-11592937 | 2025 | Semaine scolaire de quatre jours dans des écoles bruxelloises néerlandophones (2025-2026) |
| 29 | RTBF. Bâtiments scolaires: le milliard d'investissement exceptionnel | https://www.rtbf.be/article/batiments-scolaires-en-fwb-lancement-du-1er-appel-a-projets-dans-le-cadre-du-milliard-dinvestissement-exceptionnel-11208488 | juin 2023 | Plan d'investissement pour les bâtiments scolaires 1 Md € ; besoin total de rénovation 8 à 9 Mds € |
| 30 | COCOF. Enseignement | https://ccf.brussels/nos-services/enseignement/ | 2026 | COCOF comme pouvoir organisateur d'écoles sur le campus CERIA |
| 31 | SeGEC. En chiffres | https://enseignement.catholique.be/decouvrir-penser-lenseignement-catholique/decouvrir/en-chiffres/ | 2026 | Élèves de l'enseignement catholique (près de la moitié des élèves de la FWB) |
| 32 | Décret spécial du 7 février 2019 (WBE) | https://etaamb.openjustice.be/fr/decret-special-du-07-fevrier-2019_n2019040588.html | 2019 | Création de WBE |
| 33 | Wallonie-Bruxelles Enseignement (Wikipédia) | https://fr.wikipedia.org/wiki/Wallonie-Bruxelles_Enseignement | 2026 | WBE : environ 500 établissements (écoles, internats, centres PMS, hautes écoles et autres) |
| 34 | MENJE Luxemburg. Les chiffres de la rentrée 2023/2024 | https://men.public.lu/fr/actualites/communiques-conference-presse/2023/09/11-chiffres-rentree-23-24.html | sept. 2023 | Luxembourg : 113.416 élèves dans l'enseignement fondamental et secondaire |
| 35 | PFWB. Institutioneel landschap België | https://www.pfwb.be/het-institutionele-landschap-belgie-haar-geschiedenis | 2025 | Compétence d'enseignement des communautés, exceptions fédérales |
| 36 | PFWB. Le paysage institutionnel belge | https://www.pfwb.be/le-paysage-institutionnel-belge | 2026 | Composition du Parlement de la FWB : 75 membres wallons et 19 membres bruxellois |
| 37 | Constitution belge (Sénat) | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | 2026 | Art. 24, 127 et 129 : liberté d'enseignement, exceptions fédérales et emploi des langues dans l'enseignement à Bruxelles |
| 38 | BX1. La fusion entre l'UCLouvain et l'Université Saint-Louis sera effective dès septembre 2023 | https://bx1.be/categories/news/la-fusion-entre-luclouvain-et-luniversite-saint-louis-sera-effective-des-septembre-2023/ | 2023 | Saint-Louis est UCLouvain Saint-Louis Bruxelles depuis 2023 |
Métadonnées
- Économie estimée : aucun montant propre. L'économie sur la couche FWB est comptée dans l'audit de la FWB comme niveau de pouvoir ; le gain d'efficience au sein de l'enseignement est réinvesti dans l'enseignement.
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)