Enseignement néerlandophone à Bruxelles : audit
Date : 2026-03-31 Statut : 🟠 Réformé Catégorie : Région de Bruxelles-Capitale. Nouveau (proposition de HART)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Sujet : enseignement néerlandophone en Région de Bruxelles-Capitale. Dans le modèle HART, les écoles néerlandophones de Bruxelles suivent le concordat néerlandophone (art. 31 de la Constitution HART).
Base juridique : article 127 de la Constitution belge (compétence communautaire en matière d'enseignement). La Communauté flamande est compétente pour l'enseignement néerlandophone à Bruxelles. La Commission communautaire flamande (VGC) mène à Bruxelles une politique complémentaire de l'enseignement, comme institution décentralisée de la Communauté flamande.
Niveaux de pouvoir concernés par l'enseignement néerlandophone à Bruxelles :
- Communauté flamande missions principales : objectifs minimaux (eindtermen), inspection de l'enseignement, salaires des enseignants, moyens de fonctionnement, construction scolaire (via AGION, l'agence flamande de l'infrastructure scolaire), réglementation
- VGC politique complémentaire : extension des capacités, construction scolaire, Brede Scholen (écoles ouvertes sur leur quartier), soutien et recrutement des enseignants, soutien linguistique, le système d'inscription (inschrijveninbrussel.be)
- Région de Bruxelles-Capitale rôle limité : contrats école (un programme régional de rénovation urbaine pour les écoles et leur quartier, par séries depuis 2018), permis d'urbanisme
- Communes bruxelloises comme pouvoirs organisateurs de l'enseignement communal (fédération OVSG)
- Autorité fédérale début et fin de l'obligation scolaire, conditions minimales de délivrance des diplômes, régime de pension du personnel enseignant, emploi des langues dans l'enseignement à Bruxelles
Ampleur (année scolaire 2024-2025) :
- 53.613 élèves dans l'enseignement obligatoire (maternel : 14.149 ; primaire : 20.727 ; secondaire à temps plein : 17.014 ; spécialisé : 1.408 ; secondaire professionnel à temps partiel : 315)
- ±150 écoles maternelles et primaires, ±60 implantations d'enseignement secondaire
- ±43.000 étudiants dans l'enseignement supérieur néerlandophone à Bruxelles (43.102 en 2023-2024)
- ±34.000 inscriptions dans l'enseignement pour adultes (34.336 en 2023-2024)
- Croissance ralentie à +0,7 % en 2024-2025 (elle était de +3,2 % en 2018-2019)
Financement :
- Communauté flamande : de loin le premier bailleur. Frais de personnel, moyens de fonctionnement, subventions AGION pour l'infrastructure. Le budget flamand de l'enseignement s'élève à 17,25 milliards d'euros (budget 2026, crédits d'engagement ; ensemble de la Flandre et de Bruxelles). La part bruxelloise n'est pas publiée séparément ; les plus de 53.600 élèves représentent environ 4,4 % des plus de 1,2 million d'élèves de la Communauté flamande. Une estimation approximative de HART aboutit à 800 millions à 1 milliard d'euros (salaires et fonctionnement pour l'enseignement obligatoire, plus l'enseignement supérieur).
- VGC : recettes d'environ 219 millions d'euros (2025), dont l'enseignement est un pilier central : construction scolaire, extension des capacités, soutien et recrutement des enseignants, Brede Scholen (moyens de fonctionnement relevés de 1,4 à 2,6 millions d'euros par an d'ici 2025).
- Région bruxelloise : dotation à la VGC (environ 100 millions d'euros par an en 2025, sans affectation spécifique à l'enseignement). En complément : les contrats école pour les écoles bruxelloises.
- Moyens flamands pour la VGC : environ 50 millions d'euros par an (2025). Dans le budget flamand 2026, ils ont baissé de 2,7 millions d'euros, notamment de 3,75 % sur la dotation générale d'environ 30 millions d'euros.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles : Le système offre un enseignement entièrement néerlandophone, alors que seuls 5 % de ses élèves parlent exclusivement le néerlandais à la maison (2023-2024). Il fonctionne en même temps comme un instrument d'intégration : 61 % des élèves ne parlent pas du tout le néerlandais à la maison (2023-2024), contre 54 % en 2014-2015. En 1992, moins de 3 % des élèves de l'enseignement secondaire venaient encore d'une famille allophone.
Pouvoirs organisateurs :
- Enseignement communautaire GO! (de la Communauté flamande)
- Écoles catholiques (fédération Katholiek Onderwijs Vlaanderen)
- Écoles communales (les communes bruxelloises comme pouvoir organisateur, fédération OVSG)
- Écoles de la VGC (les anciennes écoles provinciales du Brabant, depuis 1995 : enseignement spécialisé Kasterlinden et Zaveldal, plus le CLB)
Chevauchements et morcellement : Le problème tient moins au chevauchement qu'au morcellement des responsabilités :
- Objectifs minimaux, inspection, salaires → Communauté flamande (l'administration flamande siège à Bruxelles, mais la réglementation est faite pour toute la Flandre)
- Construction scolaire et extension des capacités → VGC + AGION (double guichet)
- Permis d'urbanisme pour les bâtiments scolaires → Région bruxelloise + communes
- Moyens complémentaires → VGC, mais dépendants de dotations venant à la fois de la Flandre et de la Région bruxelloise
- Enseignement communal → communes distinctes avec chacune sa propre politique
Problèmes cruciaux :
Manque de capacité : nombre record de demandes d'inscription dans l'enseignement secondaire en 2025. Pour la première année A, 3.563 enfants se sont inscrits pour 2.932 places ; 807 enfants n'ont provisoirement obtenu de place nulle part. Dans l'enseignement fondamental, 2.437 enfants ont été provisoirement refusés. La demande d'enseignement néerlandophone reste supérieure à l'offre, et l'infrastructure ne suit pas.
Pénurie d'enseignants, Bruxelles en tête : dans l'enseignement fondamental, à peine 6 enseignants sur 10 ont le diplôme requis ; dans le secondaire, moins de la moitié disposaient du titre de capacité requis (chiffres de la VGC, 2025). Dans l'enseignement fondamental, il manque environ 10 % des enseignants nécessaires, contre environ 4 % à Anvers et à Gand : plus du double. Dans le secondaire, il en manque plus de 7 % (département de l'Enseignement, 2025). La plupart des enseignants font la navette : en 2023-2024, seuls 15,8 % des enseignants qui enseignent à Bruxelles habitaient aussi dans la Région. Habiter à Bruxelles coûte cher (prix médian d'une maison en 2025 : 510.000 €, contre 317.100 € en Région flamande), et une population scolaire multilingue exige davantage des enseignants.
« Bruxelles n'est pas la Flandre » : la politique flamande de l'enseignement est conçue pour un contexte où la grande majorité des élèves parlent le néerlandais à la maison (dans l'enseignement fondamental ordinaire, environ un quart a une autre langue parlée à la maison, 26,4 % en 2022-2023). À Bruxelles, 61 % des élèves ne parlent pas du tout le néerlandais à la maison et seuls 5 % le parlent exclusivement. Pourtant, les mêmes objectifs minimaux, les mêmes normes d'inspection et les mêmes mécanismes de financement s'appliquent. Il n'y a pratiquement pas de place pour une adaptation bruxelloise.
Spaghetti de gouvernance : pour une seule école néerlandophone à Bruxelles, 5 niveaux de pouvoir sont potentiellement concernés. Aucune instance n'a une vue d'ensemble et ne peut corriger le tir.
Évaluation externe :
- Aucun audit de la Cour des comptes portant spécifiquement sur l'écosystème de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles n'a été trouvé.
- L'inspection flamande de l'enseignement contrôle les écoles individuellement, mais il n'existe pas d'audit systémique de l'ensemble.
- Le BRIO (Brussels Informatie-, Documentatie- en Onderzoekscentrum) publie régulièrement des chiffres, mais pas d'évaluations de politiques.
1C. Comparaison internationale
Le problème : comment organiser un enseignement de qualité pour une communauté linguistique minoritaire dans une grande ville multilingue, avec un maximum d'autonomie et un minimum de frais de structure bureaucratiques ?
Tyrol du Sud (Italie) : le modèle de référence
- La Province autonome de Bozen/Bolzano gère trois systèmes scolaires séparés : germanophone, italophone et ladin (trilingue).
- Chaque groupe linguistique dispose de son propre Schulamt (direction de l'enseignement, ancrée à l'article 19 du Statut d'autonomie) sous la direction politique d'un assesseur issu de son propre groupe linguistique. L'enseignement est dispensé dans la langue maternelle des élèves, par des enseignants ayant la même langue maternelle.
- La province a une compétence législative primaire pour l'enseignement maternel, la construction scolaire et la formation professionnelle, et une compétence secondaire (partagée) pour l'enseignement primaire et secondaire, dans le respect des principes de la législation de l'État italien.
- La province répartit ses moyens à des fins sociales et culturelles selon l'importance et les besoins de chaque groupe linguistique (article 15 du Statut d'autonomie) ; l'importance ressort du recensement linguistique décennal (2024 : allemand 68,6 %, italien 27,0 %, ladin 4,4 %).
- Résultat : les écoles germanophones ont obtenu à PISA 2022 de meilleurs résultats que la moyenne italienne en mathématiques (492 contre 471) et en sciences (509 contre 477) ; à PISA 2025, le Tyrol du Sud se situe dans les trois domaines au-dessus de la moyenne italienne et de la moyenne de l'OCDE. Le système est internationalement reconnu comme un modèle de référence pour la protection des minorités par l'enseignement.
- Pertinence pour Bruxelles : la preuve qu'une communauté linguistique peut organiser un excellent enseignement si elle obtient l'autonomie sur le curriculum, le personnel et l'infrastructure, sans dépendre d'une autorité centrale « lointaine ».
Finlande : autonomie communale
- Les communes sont responsables de l'organisation et du financement de l'enseignement fondamental.
- L'autorité nationale fixe les cadres (objectifs d'apprentissage, qualifications), mais les communes déterminent elles-mêmes l'organisation, la politique du personnel et les moyens complémentaires.
- Pas de tradition de tests nationaux obligatoires pendant la scolarité obligatoire, pas d'inspection scolaire. Confiance dans l'autonomie professionnelle des enseignants.
- Pertinence : le modèle finlandais montre que l'autonomie locale et la confiance dans les professionnels donnent de meilleurs résultats qu'une méfiance pilotée depuis le centre.
Suède : autonomie communale avec libre choix
- Depuis la décentralisation des années 1990, les communes (kommun) sont les principaux organisateurs de l'enseignement, de l'accueil de la petite enfance au secondaire supérieur, et employeurs du personnel.
- Les parents ont le libre choix de l'école.
- Pertinence : cela montre que la décentralisation fonctionne, mais que des garanties nationales de qualité sont nécessaires : la Suède a créé en 2008 une inspection scolaire nationale distincte (Skolinspektionen) pour contrôler les écoles communales et libres.
Suisse : canton de Fribourg (bilingue)
- Canton bilingue (langue principale français 68 %, allemand 25 % ; 2024) avec des systèmes scolaires séparés par langue.
- Une seule administration cantonale qui pilote les deux systèmes.
- Pas de double structure de commissions. Le canton est lui-même l'autorité compétente.
- Pertinence : la preuve qu'une région bilingue peut organiser l'enseignement sans couche de pouvoir supplémentaire comme la VGC.
1D. Problèmes et critiques
Critiques structurelles :
Le one-size-fits-all flamand : dans des opinions publiées (notamment dans Knack), la critique selon laquelle « Bruxelles n'est pas la Flandre » résonne depuis des années. Le modèle flamand d'enseignement ne convient pas à une ville où la majorité des élèves sont allophones. Il y a trop peu de place pour une didactique multilingue, un soutien linguistique intensif et une adaptation bruxelloise.
Personne n'est propriétaire du système : la Communauté flamande fait les règles, la VGC complète, la Région bruxelloise délivre les permis, les communes font tourner une partie des écoles. Personne n'est « propriétaire » de l'écosystème de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles dans son ensemble.
Dépendance financière : pour son budget de l'enseignement, la VGC dépend de deux dotations (Flandre + Région bruxelloise) qui peuvent toutes deux fluctuer. Dans le budget flamand 2026, au moins 20 millions d'euros ont été économisés sur Bruxelles, tous domaines politiques confondus, dont 2,7 millions d'euros sur les moyens de la VGC. Cela crée une incertitude structurelle.
Besoin de capacité vs. permis : la VGC veut construire des bâtiments scolaires, mais elle dépend de la Région bruxelloise pour les permis d'urbanisme et les terrains disponibles. Deux pouvoirs publics avec des priorités potentiellement contradictoires.
Une pénurie d'enseignants sans levier bruxellois : la politique des enseignants (salaires, exigences de diplôme, statut) est entièrement flamande. Bruxelles ne peut pas instaurer elle-même une prime salariale pour les enseignants ni des exigences de diplôme plus souples, alors que le contexte est radicalement différent. La VGC ne peut qu'accompagner (salons de l'emploi, remboursement des frais d'études pour les enseignants en reconversion, accompagnement des enseignants débutants).
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ Échec | La politique de l'enseignement pour Bruxelles est déterminée par la Communauté flamande, une administration sur laquelle les Bruxellois n'ont qu'une influence négligeable (6 des 124 sièges au Parlement flamand). Les décisions sur les objectifs minimaux, l'inspection et la politique du personnel sont prises en fonction de la réalité flamande (environ trois quarts des élèves parlent le néerlandais à la maison), pas de la réalité bruxelloise (61 % ne parlent pas le néerlandais à la maison). |
| 2 | Transparence | ❌ Échec | Le citoyen ne peut pas comprendre qui est responsable. Est-ce le ministre flamand de l'Enseignement ? Le président du Collège de la VGC ? Le ministre bruxellois compétent pour l'enseignement néerlandophone ? La commune comme pouvoir organisateur ? AGION pour la construction scolaire ? Cinq réponses possibles à la même question. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ Partiel | La Communauté flamande paie le plus (salaires, moyens de fonctionnement) et détermine la politique. Mais la VGC supporte des coûts complémentaires considérables (construction scolaire, capacité) sans pouvoir fixer elle-même les règles du jeu. Fiscal gap classique : qui paie ne décide pas toujours. Et qui décide ne paie pas tout. |
| 4 | Simplicité | ❌ Échec | Cinq niveaux de pouvoir pour un seul système scolaire. Deux guichets pour la construction scolaire (AGION + VGC). Trois flux de financement (Communauté flamande, dotation flamande à la VGC, dotation de la Région bruxelloise à la VGC). C'est le contraire de la simplicité. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ Partiel | Avec plus de 53.600 élèves dans l'enseignement obligatoire, le système est assez grand pour une gestion professionnelle. Mais les communes comme pouvoirs organisateurs distincts créent un morcellement d'échelle : chaque commune organise à petite échelle ses propres écoles néerlandophones. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ Échec | Il n'y a aucune place pour l'innovation bruxelloise. Le cadre flamand de l'enseignement s'applique intégralement. Bruxelles ne peut pas lancer de projets pilotes multilingues, ni mener sa propre politique des enseignants, ni introduire des programmes d'études adaptés. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ Partiel | Il n'existe pas de KPI accessibles au public pour le système d'enseignement néerlandophone bruxellois dans son ensemble. Les écoles sont inspectées individuellement, mais il n'y a pas de suivi systémique qui intègre capacité, qualité, pénurie d'enseignants et performances des élèves. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ Partiel | Les inscriptions passent par inschrijveninbrussel.be (numérique, positif). Mais pour le reste, il n'existe pas de plateforme numérique intégrée reliant parents, écoles et pouvoirs publics pour la planification des capacités, le reporting ou le suivi. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ Échec | Le modèle actuel, dans lequel une communauté gère l'enseignement à distance dans une ville où elle est minoritaire, via un niveau intermédiaire sans réelle autonomie, n'existe nulle part dans les pays comparés. Le Tyrol du Sud, la Finlande et la Suisse montrent que l'enseignement fonctionne mieux près de la communauté. |
Synthèse : 4× ❌, 4× ⚠️, 0× ✅. Aucun principe n'est pleinement rempli. Les gains les plus importants se situent au niveau de la subsidiarité (Bruxelles codécide au sein du conseil communautaire du concordat et décide elle-même de la construction scolaire et des capacités), de la simplicité (un seul guichet pour la construction scolaire et les capacités) et des compétences concurrentes (de la place pour une adaptation bruxelloise au sein du cadre unique du concordat).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : l'enseignement néerlandophone à Bruxelles suit le concordat néerlandophone, où Bruxelles siège avec un membre néerlandophone du gouvernement (art. 6 et 31 de la Constitution HART) : un système scolaire propre par groupe linguistique, comme au Tyrol du Sud. La VGC disparaît, et l'entité fédérée bruxelloise devient le guichet unique pour la construction scolaire et les capacités.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Le concordat néerlandophone, avec Bruxelles à la table : les écoles néerlandophones de Bruxelles suivent le concordat néerlandophone des cinq entités fédérées flamandes et de Bruxelles (art. 31 de la Constitution HART). Bruxelles siège au conseil communautaire avec un membre néerlandophone du gouvernement (art. 6), comme l'un des six membres. Une décision requiert une majorité des voix pondérées et des membres, de sorte que les petites entités fédérées ne soient pas mises en minorité. La VGC disparaît : ses missions d'enseignement passent à l'entité fédérée bruxelloise, et ce que règle le concordat passe au concordat.
Qui fait quoi :
- Programmes d'études : le concordat laisse de la place pour adapter le cadre commun au contexte multilingue bruxellois (p. ex. modules intensifs de NT2, didactique multilingue comme norme)
- Politique des enseignants : dans le statut des enseignants du concordat, une prime bruxelloise pour les enseignants et des exigences de diplôme assouplies pour les matières en pénurie ; l'entité fédérée bruxelloise mène sa propre politique de recrutement
- Construction scolaire et planification des capacités : un seul guichet auprès de l'entité fédérée bruxelloise, qui délivre aussi les permis d'urbanisme (remplace AGION + la construction scolaire de la VGC)
- Inspection : l'inspection unique du concordat, avec des benchmarks par entité fédérée, y compris pour Bruxelles
- Moyens de fonctionnement : financement direct par l'entité fédérée bruxelloise, par élève, selon la même formule que dans les entités fédérées flamandes
Garanties linguistiques constitutionnelles : le droit à un enseignement néerlandophone à Bruxelles est inscrit dans la Constitution : Bruxelles fait partie du concordat néerlandophone et du concordat francophone (art. 31) et siège au conseil communautaire néerlandophone avec un membre néerlandophone du gouvernement (art. 6). Aucune majorité bruxelloise future ne peut le supprimer ni le vider de sa substance. Comparable à la protection de l'enseignement germanophone à l'article 19 du Statut d'autonomie du Tyrol du Sud.
Financement :
- Bruxelles paie, comme chaque entité fédérée du concordat, pour ses élèves sur ses propres recettes, selon une formule uniforme par élève. Ainsi l'argent suit l'élève, comparable à la manière dont le Tyrol du Sud répartit les moyens selon l'importance et les besoins de chaque groupe linguistique. La péréquation des charges socio-démographiques indemnise les charges bruxelloises selon une formule publique (art. 55).
- En complément, l'entité fédérée bruxelloise peut mobiliser des fonds européens et du financement de projets.
Garanties de qualité :
- Les diplômes sont ceux du concordat néerlandophone et restent reconnus dans toute la Belgique et dans l'UE (via le concordat interrégional sur les diplômes, sur le modèle suisse HarmoS, un concordat volontaire des entités fédérées, art. 32 de la Constitution HART)
- Audit de qualité externe tous les deux ans par une commission indépendante
- Publication obligatoire des résultats, des chiffres de capacité et des chiffres de satisfaction (tableau de bord KPI)
Modèle international : le Tyrol du Sud, où chaque groupe linguistique dispose de son propre système scolaire et de son propre Schulamt (direction de l'enseignement), et où la province autonome est compétente pour la construction scolaire.
Gain d'efficience estimé :
- Un seul guichet pour la construction scolaire au lieu de deux → réalisation plus rapide, moins de frais de structure administratifs
- Une politique des enseignants propre à Bruxelles → une approche plus ciblée de la pénurie (objectif : réduire la pénurie de moitié en 5 ans)
- Des programmes d'études adaptés au contexte multilingue → de meilleurs résultats d'apprentissage, moins de décrochage scolaire
- Pas d'économie chiffrable en euros. Le gain se situe dans de meilleurs résultats et une prise de décision plus rapide
Trajet de mise en œuvre :
- Requis : art. 6 et 31 de la Constitution HART (Bruxelles fait partie des deux concordats et siège au conseil communautaire néerlandophone avec un membre néerlandophone du gouvernement) ; Bruxelles adhère par loi de l'entité fédérée au concordat néerlandophone (art. 31 §2) et règle le fonctionnement de ses institutions dans son statut organique (art. 43)
- Période de transition de 3 à 5 ans : transfert progressif des missions d'enseignement de la VGC vers l'entité fédérée bruxelloise
- Normes de qualité et benchmarks partagés dans le concordat néerlandophone lui-même, sans accord de coopération distinct ; reconnaissance des diplômes via le concordat interrégional sur les diplômes (art. 32 de la Constitution HART)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Enseignement néerlandophone à Bruxelles : Réformé
Les écoles néerlandophones de Bruxelles suivent le concordat néerlandophone, où Bruxelles codécide avec un membre du gouvernement. La VGC disparaît et l'entité fédérée bruxelloise devient le guichet unique pour la construction scolaire et les capacités, au lieu de la mosaïque actuelle de cinq niveaux de pouvoir. Avec des garanties linguistiques constitutionnelles et un enseignement à la mesure d'une ville multilingue.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'enseignement néerlandophone à Bruxelles compte 53.613 élèves (année scolaire 2024-2025), répartis sur quelque 150 écoles fondamentales et près de 60 implantations d'enseignement secondaire. Il est populaire et a connu pendant des années une forte croissance. De plus en plus de parents bruxellois choisissent délibérément une école néerlandophone, même s'ils ne parlent pas le néerlandais à la maison. Mais derrière cette popularité se cache un chaos administratif. La Communauté flamande fixe les objectifs minimaux et paie les salaires des enseignants. La Commission communautaire flamande (VGC) s'occupe de la construction scolaire et de la politique complémentaire. La Région bruxelloise délivre les permis d'urbanisme. Les communes font tourner une partie des écoles. Et le niveau fédéral fixe le début et la fin de l'obligation scolaire et les conditions minimales pour les diplômes. Cinq pouvoirs publics, aucun propriétaire.
Ce qui ne va pas
Le système craque. Lors des inscriptions de 2025, 807 enfants n'ont provisoirement pas trouvé de place en première année de l'enseignement secondaire néerlandophone, et dans l'enseignement fondamental 2.437 enfants ont été provisoirement refusés. Dans l'enseignement fondamental bruxellois, à peine 6 enseignants sur 10 ont le diplôme requis, et la pénurie d'enseignants est plus du double de celle d'Anvers ou de Gand. La cause est structurelle : le modèle flamand d'enseignement est conçu pour un environnement où environ trois quarts des élèves parlent le néerlandais à la maison. À Bruxelles, 61 % ne parlent pas du tout le néerlandais à la maison, et seuls 5 % le parlent exclusivement. Pourtant, les mêmes objectifs minimaux et les mêmes normes d'inspection s'appliquent. Bruxelles ne peut pas instaurer elle-même une prime pour les enseignants, ne peut pas lancer de projets pilotes multilingues, ne peut pas planifier elle-même des bâtiments scolaires sans passer par deux guichets. Résultat : un système qui réussit malgré sa structure administrative, pas grâce à elle.
Comment cela fonctionne ailleurs
Au Tyrol du Sud (Italie), chaque groupe linguistique (germanophone, italophone, ladin) a sa propre direction de l'enseignement (Schulamt) dotée d'une large autonomie. La minorité germanophone gère ses propres écoles, avec des enseignants dont la langue maternelle est celle de l'école, et adapte les programmes d'études dans le cadre de la province autonome, qui est aussi compétente pour la construction scolaire. Résultat : les écoles germanophones obtiennent à PISA de meilleurs résultats que la moyenne italienne (en 2022 : 492 contre 471 en mathématiques). En Finlande, les communes sont entièrement responsables de l'organisation de l'enseignement. L'autorité nationale fixe les cadres, mais l'administration locale décide de l'organisation et de la politique du personnel. Pas de méfiance centrale, mais une responsabilité locale. Les deux modèles le prouvent : l'enseignement fonctionne mieux quand les décisions sont prises par ceux qui connaissent la réalité locale.
Ce que HART propose
HART propose que les écoles néerlandophones de Bruxelles suivent le concordat néerlandophone des cinq entités fédérées flamandes et de Bruxelles, où Bruxelles codécide au sein du conseil communautaire, avec un membre néerlandophone du gouvernement. La VGC disparaît : l'entité fédérée bruxelloise devient le guichet unique pour la construction scolaire et les capacités, et délivre elle-même les permis. Au sein du cadre unique du concordat, les écoles bruxelloises obtiennent de la place pour la didactique multilingue, et le statut des enseignants du concordat comprend une prime bruxelloise pour les enseignants. Le droit à un enseignement néerlandophone est inscrit dans la Constitution, comparable à la manière dont le Tyrol du Sud protège le droit à un enseignement germanophone dans son statut d'autonomie. Les diplômes sont ceux du concordat et restent reconnus dans toute la Belgique via le concordat interrégional sur les diplômes entre les entités fédérées. Tous les deux ans, un audit de qualité indépendant avec des résultats publics.
Ce que cela rapporte
Une répartition claire des tâches au lieu de cinq niveaux de pouvoir : le concordat pour les objectifs minimaux, l'inspection et le statut des enseignants, l'entité fédérée bruxelloise pour la construction scolaire et les capacités. Un enseignement qui laisse de la place à la réalité bruxelloise, où 61 % des élèves ne parlent pas le néerlandais à la maison, au sein d'un seul système néerlandophone dans lequel Bruxelles codécide. Une politique des enseignants capable de s'attaquer à la pénurie avec des instruments bruxellois. Une construction scolaire sans double administration, donc de nouvelles places plus rapidement. Et surtout : si quelque chose ne va pas dans l'enseignement néerlandophone à Bruxelles, les parents, les enseignants et les responsables politiques savent exactement à qui s'adresser.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | VGC. Nederlandstalig onderwijs in Brussel | https://www.vgc.be/wie-zijn-wij/actief-beleid-brussel/onderwijs/nederlandstalig-onderwijs-brussel | 2026 | Structure : ±150 écoles maternelles et primaires, ±60 implantations secondaires |
| 2 | Onderwijs in Brussel. Cijfers | https://www.onderwijsinbrussel.be/pers/cijfers-over-het-nederlandstalig-onderwijs-brussel | oct. 2025 | 53.613 élèves (2024-2025) par niveau, croissance +0,7 % (2018-2019 : +3,2 %), enseignement supérieur 43.102 et enseignement pour adultes 34.336 (2023-2024) |
| 3 | VRT NWS. Recordaantal inschrijvingen secundair | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/05/15/recordaantal-inschrijvingen-secundair-voor-800-kinderen-voorlop/ | 15 mai 2025 | Première année A du secondaire : 3.563 demandes pour 2.932 places, 807 enfants provisoirement sans place |
| 4 | VRT NWS. Lerarentekort Brussel | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/06/13/lerarentekort-brussel-amper-zes-op-tien-leerkrachten-hebben-ver/ | 13 juin 2025 | Enseignement fondamental : 6 enseignants sur 10 avec le diplôme requis ; secondaire moins de la moitié (chiffres de la VGC) |
| 5 | VRT NWS. Lerarentekort becijferd | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/08/25/lerarentekort-becijferd-en-verklaring-demir/ | 25 août 2025 | Pénurie à Bruxelles ±10 % fondamental et plus de 7 % secondaire, Anvers et Gand ±4 % (département de l'Enseignement) |
| 6 | BRUZZ. Kansarmoede onderwijs stijgt | https://www.bruzz.be/actua/analyse/kansarmoede-onderwijs-stijgt-grote-verschillen-tussen-scholen-en-gemeenten-2025-09-01 | 1 sept. 2025 | Langue parlée à la maison : 61 % pas de néerlandais (2023-2024 ; 54 % en 2014-2015), 5 % exclusivement le néerlandais |
| 7 | BRUZZ. Vlaanderen bespaart minstens €20 miljoen op Brussel | https://www.bruzz.be/actua/politiek/vlaanderen-bespaart-minstens-20-miljoen-op-brussel-2025-09-24 | 24 sept. 2025 | Économie du budget 2026 : au moins 20 M€ sur Bruxelles ; dotation VGC ±30 M€, -3,75 % |
| 8 | BRUZZ. Leerkrachten Nederlandstalig onderwijs besteden lesuren aan andere taken | https://www.bruzz.be/actua/onderwijs/leerkrachten-nederlandstalig-onderwijs-spenderen-meer-dan-100000-lesuren-aan-andere | 25 août 2025 | Bruxelles en tête : pénurie de plus de 10 % fondamental, plus de 7 % secondaire |
| 9 | Knack. Brussel is Vlaanderen niet (opiniestuk) | https://www.knack.be/nieuws/belgie/onderwijs/brussel-is-vlaanderen-niet-waarom-doet-ons-onderwijs-dan-alsof/ | s.d. | Critique du one-size-fits-all flamand |
| 10 | BRIO. Nederlandstalig onderwijs barst uit voegen | https://www.briobrussel.be/node/17323 | 2021 | Croissance 2005-2020 ; secondaire 1992 : moins de 3 % issus d'une famille allophone |
| 11 | Autonome Provinz Bozen. Autonomiestatut (art. 8, 9, 15, 19) | https://www.provinz.bz.it/lpa/download/statut_dt.pdf | 2026 | Compétences en matière d'enseignement, répartition des moyens par groupe linguistique, Schulamt, enseignement dans la langue maternelle |
| 12 | Autonomy Experience. South Tyrol | https://www.autonomyexperience.org/en/south-tyrol/ | 2024 | Modèle d'autonomie du Tyrol du Sud, proportionnalité (proporz) |
| 13 | EURAC. Minority and education in a future South Tyrol | https://www.eurac.edu/en/blogs/midas/minority-and-education-in-a-future-south-tyrol | 28 oct. 2024 | Systèmes scolaires séparés par groupe linguistique |
| 14 | Cairn.info. South Tyrol's Education System | https://www.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2012-1-page-399.htm | 2012 | Modèle d'enseignement monolingue par groupe linguistique |
| 15 | ASTAT. Ergebnisse Sprachgruppenzählung 2024 | https://astat.provinz.bz.it/de/publikationen/ergebnisse-sprachgruppenzahlung-2024 | 2024 | Allemand 68,61 %, italien 26,98 %, ladin 4,41 % |
| 16 | Autonome Provinz Bozen. PISA 2022, bericht Duitstalige school | https://news.provincia.bz.it/de/news/pisa-2022-ausfuhrlicher-bericht-fur-deutschsprachige-schule-liegt-vor | 7 juin 2024 | Mathématiques 492 (Italie 471), sciences 509 (Italie 477) |
| 17 | ORF Südtirol. PISA 2025: Stabiler Abwärtstrend | https://suedtirol.orf.at/stories/3370636 | 10 sept. 2026 | Tyrol du Sud au-dessus de la moyenne italienne et de la moyenne de l'OCDE |
| 18 | PMC. The governors of school markets? (Finland en Zweden) | https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6287247/ | 2018 | Autonomie communale en Finlande et en Suède ; en Finlande, pas de tests nationaux ni d'inspection scolaire |
| 19 | Eurydice. Sweden education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/sweden/administration-and-governance-local-andor-institutional-level | 2025 | Communes suédoises comme principaux organisateurs et employeurs |
| 20 | Skolinspektionen. The Swedish Schools Inspectorate in brief | https://www.skolinspektionen.se/globalassets/other-languages/the-swedish-schools-inspectorate.pdf | s.d. | Inspection scolaire distincte depuis 2008 |
| 21 | Kanton Fribourg. Langues et religions | https://www.fr.ch/deef/ssd/statistiques-par-themes/langues-et-religions | 2024 | Langue principale français 68,3 %, allemand 25,1 % |
| 22 | VGC. Bestuursakkoord 2026-2029 | https://www.vgc.be/nieuws/vgc-bestuursakkoord-2026-2029-brussel-dat-zoveel-meer-2026-03-10 | mars 2026 | Priorités de la VGC pour l'enseignement |
| 23 | VGC. Daling leerkrachtentekort | https://www.vgc.be/persberichten/daling-leerkrachtentekort-brussel | 4 oct. 2024 | Mesures de la VGC : salons de l'emploi, remboursement des frais d'études pour les enseignants en reconversion, accompagnement |
| 24 | Tracé Brussel. Bestuursakkoord VGC 2026-2029 | https://trace.brussels/nieuws/bestuursakkoord-vgc-2026-2029 | mars 2026 | Cadres politiques de la VGC |
| 25 | VGC. VGC als schoolbestuur | https://www.vgc.be/wie-zijn-wij/actief-beleid-brussel/onderwijs/vgc-als-schoolbestuur | 2026 | Écoles de la VGC Kasterlinden et Zaveldal, CLB N-Brussel |
| 26 | BRUZZ. Werkingsmiddelen Brusselse Brede Scholen bijna verdubbeld | https://www.bruzz.be/onderwijs/werkingsmiddelen-van-brusselse-brede-scholen-wordt-bijna-verdubbeld-2023-01-27 | 27 janv. 2023 | Brede Scholen : de 1,4 à 2,6 M€ par an d'ici 2025 |
| 27 | BRUZZ. De begroting van de VGC kleurt roze | https://www.bruzz.be/actua/politiek/de-begroting-van-de-vgc-kleurt-roze-2025-07-01 | 1 juil. 2025 | Recettes de la VGC 219 M€ ; dotations de la Région bruxelloise (±100 M€) et de la Flandre (±50 M€) |
| 28 | Raad VGC. Bulletin van Vragen en Antwoorden 2025-2026 nr. 1 | https://www.raadvgc.be/docs/wp-content/uploads/2026/01/BVA-2025-2026-Nr.-1.pdf | 22 janv. 2026 | Économie flamande 2026 sur la VGC : 2,7 M€ |
| 29 | Vlaams Parlement. Verslag Commissie Onderwijs, uitgavenbegroting 2026 | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2246988 | 2025 | Budget de l'enseignement 17,25 Mds € (budget 2026) |
| 30 | Statistiek Vlaanderen. Schoolbevolking basis- en secundair onderwijs | https://www.vlaanderen.be/statistiek-vlaanderen/onderwijs-en-vorming/schoolbevolking-basis-en-secundair-onderwijs | 2025-2026 | Plus de 1,2 million d'élèves dans la Communauté flamande |
| 31 | Vlaamse Regering. Beleidsnota Onderwijs en Vorming 2024-2029 | https://publicaties.vlaanderen.be/view-file/70877 | 2024 | Langue parlée à la maison autre que le néerlandais : 26,4 % fondamental ordinaire, 21,5 % secondaire ordinaire (2022-2023) |
| 32 | Statbel. Vastgoedprijzen 2025 | https://statbel.fgov.be/fr/nouvelles/prix-de-limmobilier-2025 | 30 avr. 2026 | Prix médian d'une maison Bruxelles 510.000 €, Région flamande 317.100 € (2025) |
| 33 | perspective.brussels. Schoolcontracten | https://perspective.brussels/nl/stadsprojecten/schoolcontracten | 2026 | Programme régional de rénovation urbaine pour les écoles (séries depuis 2018) |
| 34 | Inschrijven in Brussel | https://inschrijveninbrussel.be | 2026 | Système d'inscription des écoles néerlandophones, initiative de la VGC |
| 35 | Vlaams Parlement. Nieuwe minimumdoelen voor het basisonderwijs | https://www.vlaamsparlement.be/nl/nieuwe-minimumdoelen-voor-het-basisonderwijs | 2025 | Le décret fixe les objectifs minimaux ; les prestataires d'enseignement élaborent les programmes d'études |
| 36 | Senaat. De Belgische Grondwet (artikelen 127 en 129) | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | 2026 | Exceptions fédérales en matière d'enseignement ; compétence communautaire à Bruxelles ; emploi des langues dans l'enseignement |
| 37 | BRUZZ. Meer dan 2.000 Brusselse kinderen geweigerd in Nederlandstalig basisonderwijs | https://www.bruzz.be/actua/onderwijs/meer-dan-2000-brusselse-kinderen-geweigerd-nederlandstalig-basisonderwijs-2025-04 | 24 avr. 2025 | Enseignement fondamental : 7.774 demandes, 2.437 enfants provisoirement refusés |
| 38 | BRUZZ. Demir: geen Brusselpremie, wel andere maatregelen tegen lerarentekort | https://www.bruzz.be/actua/onderwijs/demir-gooit-deur-dicht-geen-brusselpremie-wel-andere-maatregelen-tegen-lerarentekort-2026-08-27 | 27 août 2026 | 15,8 % des enseignants qui enseignent à Bruxelles habitent dans la Région (2023-2024) |
Métadonnées
- Économie estimée : aucun montant propre. Le gain se situe dans de meilleurs résultats et une prise de décision plus rapide ; l'économie liée à la disparition de la VGC comme couche de pouvoir distincte est comptabilisée dans l'audit de la VGC.
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)