Ministère de la Défense : audit de la réforme de l'État
Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé Ligne : ministère de la Défense. ±22.100 militaires (estimation OTAN 2025)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : ministère de la Défense nationale, en abrégé la Défense (le seul département fédéral qui s'appelle encore « ministère » au lieu de « SPF »)
Base juridique : article 167 de la Constitution (le Roi commande les forces armées), loi du 28 février 2007 (statut des militaires du cadre actif), arrêté royal du 2 décembre 2018 (structure générale du ministère de la Défense nationale, en remplacement de l'AR du 21 décembre 2001). Les opérations à l'étranger se déroulent sous mandat international (ONU, OTAN, UE).
Date de création : 1830 (naissance de l'armée belge lors de l'indépendance). Le ministère unifié date de la réforme de 2002, lorsque les quatre armes traditionnelles ont été transformées en « composantes ». En 2025, elles ont de nouveau reçu les noms d'armée de terre, de force aérienne et de marine.
Niveau de pouvoir : exclusivement fédéral. La Défense est constitutionnellement une compétence fédérale. Aucune entité fédérée n'a de compétences militaires.
Budget :
- 2024 : 7,9 Mds € de dépenses de défense selon l'OTAN (1,27 % du PIB) ; le budget de la Défense (section 16) a liquidé 6,05 Mds €
- 2025 : 12,8 Mds € (2,00 % du PIB, estimation OTAN) ; budget de la Défense : 12,85 Mds € d'engagements, 10,43 Mds € de liquidations
- 2026 : 13,3 Mds € (2,00 % du PIB, estimation OTAN) ; budget initial de la Défense : 20,11 Mds € d'engagements, 10,77 Mds € de liquidations
- 2026-2034 : environ 34 Mds € d'engagements d'investissement dans la Vision stratégique pour la Défense 2025
- Norme OTAN : 2 % du PIB (sommet du pays de Galles, 2014) ; 5 % du PIB d'ici 2035, dont au moins 3,5 % de défense de base (sommet de La Haye, 2025)
Personnel :
- ±22.100 militaires (estimation OTAN 2025 ; 30.500 en 2014)
- Contingent légal 2026 : maximum 30.300 militaires, dont 26.050 du cadre actif et élèves, 300 hors enveloppe de personnel et 3.950 réservistes
- Réservistes : 6.659 inscrits au 1er janvier 2024, dont 3.363 actifs
- Objectif de la Vision stratégique pour la Défense 2025 d'ici 2035 : 34.500 militaires + 8.500 civils + 12.800 réservistes
Tutelle :
- Le Roi commande constitutionnellement les forces armées, sous responsabilité ministérielle
- Le ministre de la Défense porte la responsabilité politique
- Le Chef de la Défense (CHOD) dirige les forces armées en tant que plus haut militaire
- Siège : Evere (Quartier Reine Élisabeth)
1B. Que fait-il en pratique ?
Cinq composantes :
- Composante terre Brigades et Special Operations Regiment. Équipée de Griffon, Jaguar et Serval (programme CaMo avec la France). Plus aucun char depuis 2014.
- Composante air 34 F-35A commandés en 2018, complétés en 2025 par la décision d'en acheter 11 de plus (45 au total), avions de transport A400M, hélicoptères NH90. Les trois premiers F-35 se sont posés à Florennes le 13 octobre 2025.
- Composante marine 2 frégates ASW commandées dans le programme NL-BE (premier navire belge au plus tôt vers 2034, une troisième prévue), 6 chasseurs de mines de classe City (le premier livré en novembre 2025), patrouilleurs.
- Composante médicale Hôpital militaire, déployable en opérations extérieures.
- Cyber Force Créée en octobre 2022 sous le nom de Cyber Command au sein du service de renseignement militaire (SGRS), depuis 2025 une cinquième composante autonome sous le nom de Cyber Force. La Belgique appartient à la catégorie la plus élevée (Tier 1) de l'ITU Global Cybersecurity Index 2024.
Missions principales :
- Défense collective (article 5 de l'OTAN)
- Gestion de crise (opérations internationales)
- Protection des citoyens et des intérêts belges
- Appui à la nation (aide intérieure en cas de crise)
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Chevauchement limité : la Défense est exclusivement fédérale
- Points de contact avec : la Police fédérale (sécurité intérieure, Operation Vigilant Guardian en 2015-2021), la Sûreté de l'État (VSSE) et le SGRS (renseignement), le SPF Affaires étrangères (nexus diplomatie-défense), la Protection civile (lutte contre les catastrophes)
Indicateurs de performance :
- L'OTAN situe la Belgique à 2,00 % du PIB en 2025 : la norme des 2 % de 2014 est atteinte pour la première fois (1,27 % en 2024)
- Attrition du personnel : 4 recrues sur 10 ont arrêté pendant la formation en 2024 (54 % en 2022)
- Disposition à défendre le pays : 19 % (WIN/Gallup International, 2015), l'une des plus faibles d'Europe
- Réservistes : un système qui fonctionne à peine (en 2023, seulement 243 recrutements pour un besoin de 474)
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas
- Structure : ministère de la Défense avec 7 unités organisationnelles : état-major central, 4 armes (armée de terre, armée de l'air, marine, maréchaussée), Joint Support Command, commandement du matériel et de l'informatique
- Budget : 26,4 Mds € (2025, estimation OTAN), 2,53 % du PIB ; la norme des 2 % a été atteinte en 2024 (2,02 %)
- Personnel : 46.936 militaires de carrière, 29.245 civils et 9.859 réservistes (1er septembre 2026)
- Comparaison : les Pays-Bas comptent plus d'une fois et demie plus d'habitants que la Belgique (18,1 contre 11,9 millions, 2026), mais deux fois plus de militaires (45.100 contre 22.100, estimation OTAN 2025). La structure organisationnelle est comparable, mais les Pays-Bas ont la maréchaussée comme quatrième arme (la Belgique n'en a pas). Les Pays-Bas ont publié en avril 2025 la stratégie de défense pour l'industrie et l'innovation 2025-2029 (Defensie Strategie voor Industrie en Innovatie 2025-2029), avec plus d'un milliard d'euros pour leur propre industrie de défense. La Belgique a depuis 2022 la Defence, Industry and Research Strategy (DIRS), mais les licences d'exportation relèvent des Régions.
Allemagne (Bundeswehr)
- Structure : restructurée en 2024-2025 : les commandements opérationnel et territorial ont été fusionnés en un seul commandement opérationnel. Quatre composantes (Heer, Luftwaffe, Marine, Cyber- und Informationsraum), les services de soutien et médicaux étant placés sous un seul commandement.
- Budget : 99,3 Mds € (2025, estimation OTAN, fonds spécial compris), 2,22 % du PIB
- Personnel : environ 184.200 militaires et 82.000 civils (fin 2025)
- Comparaison : l'Allemagne a accéléré la prise de décision en fusionnant des commandements. La Zeitenwende (2022) a donné lieu à un fonds spécial de 100 Mds €. En 2025, environ 25.000 nouveaux militaires ont été recrutés, le meilleur résultat depuis la suspension du service militaire en 2011. La Belgique peut s'inspirer de la structure de commandement centralisée et de l'offensive de recrutement.
Danemark
- Structure : appareil de défense compact sous le ministère de la Défense. Armée de terre, armée de l'air et marine royales danoises + Home Guard (volontaires).
- Budget : plus de 3 % du PIB en 2025 et 2026 (3,27 % en 2025, estimation OTAN), après un fonds d'accélération de 50 Mds DKK (accord de février 2025)
- Personnel : ±18.000 militaires (estimation OTAN 2025) + ±45.000 volontaires dans la Home Guard, dont ±15.000 actifs
- Comparaison : le Danemark investit plus lourdement que la Belgique (plus de 3 % du PIB contre 2 %). Depuis le 1er juillet 2025, le service militaire s'applique aussi aux femmes, et la durée du service passe de quatre à onze mois. La Home Guard, avec environ 45.000 volontaires, montre comment un petit pays peut bâtir une grande réserve volontaire. Précisément ce qui manque à la Belgique.
Autriche (Bundesheer)
- Structure : ministère de la Défense nationale avec le Bundesheer. Zentralstellenreform de 2019 : moins de généraux, commandements supérieurs ramenés de quatre à deux, administration centrale plus légère et plus de moyens pour les troupes.
- Budget : 4,74 Mds € (2025) et 5,18 Mds € (2026), autorisations budgétaires comprises. Objectif : 2 % du PIB d'ici 2032.
- Personnel : croissance nette de 695 personnes en 2025.
- Comparaison : l'Autriche (pays neutre, non membre de l'OTAN) a réformé avec moins de généraux et moins de frais de structure. Une leçon pour la Belgique, où la structure de commandement est lourde. Le plan Bundesheer 2032+ combine numérisation, renouvellement du matériel et simplification structurelle.
1D. Problèmes et critiques
Programme CaMo : rapport accablant de la Cour des comptes (2025)
La Cour des comptes a publié en 2025 un rapport accablant sur le remplacement des véhicules blindés (programme CaMo avec la France) : les coûts du cycle de vie s'élèvent à au moins 14,7 Mds €. Le Parlement avait reçu lors de la décision de 2018 une estimation d'environ 1,57 Md €, qui ne couvrait que l'achat des 382 premiers Griffon et de 60 Jaguar. L'entretien (environ 60 M€ par an sur 25 ans), les munitions, les casernes et les frais de fonctionnement n'y figuraient pas. La Cour des comptes a qualifié d'essentielle une information correcte du gouvernement et du Parlement. Le retour économique pour la Belgique est resté bloqué fin 2023 à 626 M€, contre 910 M€ promis. Defensieblog l'a résumé ainsi : « La France décide, la Belgique paie. »
Crise du personnel
- 4 recrues sur 10 ont arrêté pendant la formation en 2024 (54 % en 2022)
- La réforme des pensions proposée a mis la rétention sous pression : les militaires pouvaient partir à la retraite vers 56 ans, la proposition de fin 2024 relevait cet âge à 67 ans. Fin 2024, 28 pilotes ont présenté leur démission pour sauvegarder leurs droits à la pension
- Projection de la Défense (fin 2024) : l'effectif passe d'environ 24.000 à 22.000 militaires d'ici 2035 si la rétention ne s'améliore pas, alors que le matériel commandé est calculé pour 31.000 militaires
Programme F-35
- 34 appareils commandés en 2018 pour environ 3,6 Mds € ; en 2025, décision d'en acheter 11 de plus pour environ 1,67 Mds €
- Retards de livraison de Lockheed Martin (problèmes logiciels TR-3)
- En 2023, la Belgique a temporairement refusé des appareils dotés de la nouvelle configuration TR-3 tant qu'elle n'était pas entièrement testée
- Retour industriel très inférieur à la promesse : en 2018, 3,6 à 4 Mds € avaient été annoncés, en 2022 environ 700 M€ étaient réalisés. L'estimation révisée parle de 66 M€ par an, soit environ 2,6 Mds € sur 40 ans. Contrairement à CaMo, le coût de l'ensemble de la capacité de combat aérien a bien été calculé sur plusieurs années
Problèmes structurels
- Le ministère de la Défense est le seul département qui s'appelle encore « ministère » au lieu de SPF. Un symbole de lenteur institutionnelle
- Un état-major lourd à Evere ; la part du personnel et du budget qui va à l'état-major et au soutien, et celle qui va aux unités opérationnelles, n'est pas rapportée publiquement
- Il existe depuis 2022 une Defence, Industry and Research Strategy (DIRS), mais les instruments de soutien à l'industrie de la défense sont dispersés : les licences d'exportation relèvent des Régions
- Les licences d'exportation d'armes sont morcelées depuis 2003 entre trois Régions (sauf pour l'armée et la police) ; dans les pays voisins, un seul pouvoir national décide
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | La défense relève exclusivement du niveau fédéral. C'est correct et ancré dans la Constitution. Aucune entité fédérée ne doit recevoir de compétence ici. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le dossier CaMo (coûts du cycle de vie d'au moins 14,7 Mds €, alors que le Parlement avait reçu une estimation d'achat de 1,57 Md €) montre un échec fondamental du contrôle parlementaire. Le retour industriel du F-35 reste très inférieur à la promesse et est difficile à contrôler. Le budget est souvent présenté politiquement en engagements (12,85 Mds € en 2025), alors que le budget de la Défense a liquidé cette année-là 10,43 Mds € ; cela rend les dépenses réelles difficiles à suivre. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | L'autorité fédérale décide et paie. C'est exact. Mais les licences d'exportation d'armes sont morcelées entre trois Régions, si bien que des ministres régionaux décident d'intérêts fédéraux de défense. C'est incohérent. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La structure à cinq composantes est logique. Mais les frais de structure sont lourds : de grands états-majors à Evere, une administration des achats compliquée (MRMP), et le fait qu'il soit le seul département à s'appeler encore « ministère » au lieu de SPF. L'Autriche a réformé avec moins de généraux et moins d'administration. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | L'armée belge est petite (±22.100 militaires, estimation OTAN 2025) mais tente de porter seule une armée à spectre complet. Cela ne fonctionne pas à cette taille. La solution n'est pas une spécialisation monoculturelle (qui crée une non-pertinence politique dans les scénarios hors de la niche choisie), mais l'intégration multinationale : conserver un large éventail de capacités où chaque programme partage les coûts via un ancrage bilatéral ou européen (NL-BE pour le maritime et l'air, CaMo pour la terre, ESSI pour la défense aérienne). Cette logique existe bien en Belgique dans quelques programmes, mais elle n'est pas appliquée de manière systémique. Le Danemark (±18.000 militaires + ±45.000 volontaires dans la Home Guard) montre comment un petit pays peut monter en échelle plus intelligemment, par la masse volontaire. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Sans objet. La défense est et doit rester exclusivement fédérale. Pas de concurrence entre niveaux de pouvoir. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | 4 recrues sur 10 ont abandonné en 2024 pendant la formation. Les coûts du cycle de vie de CaMo sont près de dix fois supérieurs à l'estimation d'achat reçue par le Parlement. Le retour du F-35 est structurellement inférieur à la promesse. Aucun KPI sérieux sur la rétention du personnel, la maîtrise des coûts ou la disponibilité opérationnelle n'est rapporté publiquement. C'est la Cour des comptes qui doit révéler les scandales après coup, au lieu que la Défense rapporte en toute transparence au préalable. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | La Cyber Force (Cyber Command depuis 2022, depuis 2025 une cinquième composante autonome) est un point positif. La Belgique obtient de bons résultats en cybersécurité (ITU Global Cybersecurity Index 2024 : Tier 1). Mais l'informatique interne et l'administration des achats sont dépassées. Le recrutement et les processus RH restent largement analogiques comparés aux standards du secteur privé. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | La Belgique suit des modèles internationaux (F-35, CaMo/Scorpion, interopérabilité OTAN) et a depuis 2022 une stratégie pour l'industrie de la défense (DIRS), mais ne regroupe pas les instruments comme les Pays-Bas, où un seul ministre décide de l'exportation d'armes. La Home Guard danoise, la simplification structurelle autrichienne et l'offensive de recrutement allemande ne sont pas systématiquement prises comme exemples. |
Synthèse : les trois principes offrant le plus grand gain :
- Transparence : le contrôle parlementaire des dépenses de défense doit être fondamentalement renforcé (coûts du cycle de vie, pas seulement coûts d'acquisition)
- Orientation résultats : les KPI sur la rétention, la maîtrise des coûts et la disponibilité opérationnelle doivent devenir publics et contraignants
- Éprouvé à l'étranger et cohérence stratégique : s'inspirer du Danemark (Home Guard), de l'Allemagne (recrutement), de l'Autriche (réduction des frais de structure) et des Pays-Bas (stratégie industrielle), et appliquer le principe d'intégration (Institut Egmont) : un large éventail de capacités avec un ancrage multinational comme alternative à la spécialisation monoculturelle
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : la Défense reste fédérale (c'est correct), mais elle doit être fondamentalement réformée sur la transparence, la gestion des coûts, la politique du personnel et la stratégie industrielle.
3B. Proposition concrète
Ce qui change précisément :
Rapport obligatoire sur les coûts du cycle de vie. Tout grand programme d'achat (>100 M€) devra désormais être soumis au Parlement avec le coût total du cycle de vie, y compris l'entretien, les munitions, les coûts de formation et le retour économique. Plus de débâcle CaMo. Sur le modèle du processus néerlandais d'acquisition de matériel de défense (Defensie Materieelproces), qui informe le Parlement à chaque étape d'un grand programme d'achat, complété par une validation indépendante des coûts.
Tableau de bord public des KPI pour la Défense. Rapporté chaque année au Parlement : effectif par rapport à l'objectif, taux d'abandon des recrues, disponibilité opérationnelle par composante, budget par catégorie (personnel/matériel/opérations/frais de structure) et retour industriel par grand contrat.
Refédéralisation des licences d'exportation d'armes. Le morcellement entre trois Régions est stratégiquement absurde : dans les pays voisins, un seul pouvoir national décide. Une seule autorité fédérale de licence, sur le modèle néerlandais (un ministre, un guichet, un contrôle au regard du droit international humanitaire).
Stratégie nationale pour l'industrie de la défense. La Belgique a des entreprises de défense de classe mondiale (FN Browning, John Cockerill, Sonaca) et, depuis 2022, la Defence, Industry and Research Strategy (DIRS), mais pas de stratégie qui regroupe tous les instruments. HART développe la DIRS sur le modèle néerlandais (Defensie Strategie voor Industrie en Innovatie 2025-2029) : une seule stratégie qui coordonne les marchés publics, le soutien à l'exportation, le financement bancaire, les moyens européens et les investissements en R&D.
Réduction des frais de structure sur le modèle autrichien. Moins de généraux, moins de personnel d'état-major à Evere, plus de troupes opérationnelles. Ratio visé : au minimum 70 % d'opérationnel contre 30 % de frais de structure. Ce ratio n'est pas publié ; le tableau de bord des KPI le rend visible.
Force de réserve sur le modèle danois et polonais. Un système de réserve qui fonctionne, avec 50.000 volontaires actifs en dix ans, jusqu'à 100.000 en quinze ans. Fondé sur la Home Guard danoise (environ 45.000 volontaires) et sur le wGotowości polonais. Entraînements de week-end gratuits, système d'appel numérique, unités attribuées à l'avance. Pas de service militaire obligatoire.
Programme de rétention. Faire reculer les abandons (4 recrues sur 10 en 2024) : salaires compétitifs, promotions plus rapides, budget de formation par militaire, parcours de carrière flexibles (entrée et sortie du secteur privé).
Niveau de pouvoir : fédéral (inchangé, c'est le bon niveau).
Modèle international : combinaison des Pays-Bas (stratégie industrielle, licences), du Danemark (Home Guard), de l'Autriche (réduction des frais de structure) et de l'Allemagne (offensive de recrutement).
Gain d'efficience estimé :
- Rapport sur les coûts du cycle de vie : évite la répétition du scénario CaMo (potentiellement des milliards de coûts imprévus)
- Réduction des frais de structure : gain d'efficience direct (moins de personnel d'état-major, moins de bâtiments) de 100 à 250 M€/an (estimation HART). Avec une norme OTAN fixe, cet argent reste au sein de la Défense et va à la capacité opérationnelle : ce n'est pas une économie pour le Trésor. Il en va de même pour le déplacement plus large de 5 à 10 % du budget vers la capacité opérationnelle (0,6 à 1,3 Mds € pour 12,8 Mds € en 2025)
- Refédéralisation de l'exportation d'armes : un seul régime, des délais de traitement plus courts et plus de prévisibilité pour l'industrie belge
- Force de réserve : 50.000 volontaires pour une fraction du coût de 50.000 militaires de métier
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : instaurer le tableau de bord des KPI + le rapport sur les coûts du cycle de vie (AR + résolution parlementaire)
- Années 1-2 : élaborer la stratégie pour l'industrie de la défense (interministérielle, fédérale)
- Année 2 : refédéralisation des licences d'exportation d'armes (base : art. 27 §1 de la Constitution HART, qui rend fédérales l'importation et l'exportation d'armes)
- Années 1-3 : réduction des frais de structure et réforme de la structure (réorganisation interne)
- Années 1-10 : construire la force de réserve jusqu'à 50.000 (cadre légal + infrastructure), puis la faire croître jusqu'à 100.000 en quinze ans
- Années 2-3 : mettre en œuvre les mesures de rétention (révision du statut des militaires)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Ministère de la Défense. Réformé
La Belgique a enfin atteint en 2025 la norme OTAN de 2 % du PIB, mais elle perd le contrôle de milliards par manque de transparence, par des frais de structure lourds et par une politique du personnel dans laquelle 4 recrues sur 10 abandonnent. HART veut une armée qui dépense intelligemment : coûts du cycle de vie obligatoires, moins de généraux et plus de soldats, une véritable force de réserve de 50.000 volontaires, et une seule licence fédérale d'exportation d'armes au lieu de trois licences régionales.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le ministère de la Défense est le seul département fédéral qui s'appelle encore « ministère » : un vestige du passé. Selon l'OTAN, il comptait environ 22.100 militaires en 2025, auxquels s'ajoutent du personnel civil et des réservistes, répartis en cinq composantes : Terre, Air, Marine, Médicale et Cyber Force (créée en 2022 sous le nom de Cyber Command, depuis 2025 une composante à part entière). Le Chef de la Défense dirige depuis le quartier général d'Evere.
En 2025, la Belgique a de nouveau atteint 2 % du PIB selon l'OTAN, pour la première fois depuis la norme des 2 % de 2014 : environ 12,8 milliards d'euros. En 2014, c'était 0,97 %, en 2024 encore 1,27 %. La Vision stratégique pour la Défense 2025 prévoit environ 34 milliards d'euros d'engagements d'investissement pour 2026-2034 : 11 avions de combat F-35 supplémentaires (45 au total), des centaines de véhicules blindés (programme CaMo avec la France), de nouvelles frégates et de nouveaux chasseurs de mines, des drones et un système de défense aérienne reconstruit.
Ce qui ne va pas
L'argent est mal géré. La Cour des comptes a constaté en 2025 que les coûts du cycle de vie du programme de véhicules blindés CaMo s'élèvent à au moins 14,7 milliards d'euros. Le Parlement avait reçu lors de la décision de 2018 une estimation de 1,57 milliard d'euros, qui ne couvrait que l'achat des premiers véhicules. L'entretien, les munitions, les casernes et les frais de fonctionnement n'avaient tout simplement pas été comptés. Le retour économique pour la Belgique est resté bloqué fin 2023 à 626 millions d'euros, contre 910 millions d'euros promis. « La France décide, la Belgique paie », a résumé Defensieblog.
Pour le F-35, le coût de l'ensemble de la capacité de combat aérien a bien été calculé sur plusieurs années, mais le retour industriel reste très inférieur à la promesse. En 2018, 3,6 à 4 milliards d'euros avaient été annoncés ; en 2022, environ 700 millions d'euros étaient réalisés, et l'estimation révisée parle de 66 millions d'euros par an.
Quatre recrues sur dix abandonnent. En 2024, 40 % de ceux qui avaient commencé la formation ont arrêté (54 % en 2022). Une analyse de la Défense prévoyait fin 2024 que, sans intervention, l'effectif tomberait à 22.000 militaires d'ici 2035, alors que le matériel commandé est calculé pour 31.000. On achète des armes avec lesquelles personne ne peut tirer.
Les licences d'exportation d'armes sont organisées de façon absurde. Depuis 2003, chaque Région décide séparément de l'exportation d'armes des entreprises établies sur son territoire, avec son propre régime et ses propres procédures. Dans les pays voisins, un seul pouvoir national décide. FN Herstal (Liège) et John Cockerill exportent dans le monde entier, mais les entreprises belges relèvent de trois régimes différents selon leur lieu d'établissement. C'est stratégiquement intenable : un pays doté d'une seule armée doit avoir une seule politique d'exportation.
Trop de frais de structure, trop peu de troupes. L'état-major d'Evere est lourd, et la Défense ne publie pas la part du personnel et du budget qui va à l'état-major et au soutien. L'Autriche a réformé en 2019 : moins de généraux, moins de couches administratives, plus de moyens vers les troupes.
Comment cela fonctionne ailleurs
Le Danemark compte environ 18.000 militaires (estimation OTAN 2025), pour moitié moins d'habitants que la Belgique. À cela s'ajoute la Home Guard, qui compte environ 45.000 volontaires, dont environ 15.000 actifs. Le Danemark consacre plus de 3 % du PIB à la défense (3,27 % en 2025, estimation OTAN). Un petit pays qui voit grand.
Les Pays-Bas ont publié en avril 2025 la stratégie de défense pour l'industrie et l'innovation 2025-2029, avec plus d'un milliard d'euros pour leur propre industrie de défense. Un seul ministre décide de l'exportation d'armes, pas trois Régions.
L'Allemagne a obtenu en 2025 son meilleur résultat de recrutement depuis la suspension du service militaire en 2011 : environ 25.000 nouveaux militaires. En même temps, elle a accéléré la prise de décision en fusionnant les commandements opérationnel et territorial en un seul commandement opérationnel.
L'Autriche a réformé en 2019 la structure centrale de son Bundesheer : moins de généraux, moins de couches administratives et plus de moyens pour les troupes. Une leçon simple : moins d'état-major, plus de soldats.
Ce que HART propose
Rapport obligatoire sur les coûts du cycle de vie. Tout grand contrat de défense (>100 M€) est désormais soumis au Parlement avec les coûts totaux sur toute la durée de vie. Entretien, munitions, formation et retour économique compris. Fini les coûts « oubliés ». Une instance indépendante valide les chiffres avant que le Parlement ne vote.
Tableau de bord public des KPI. Chaque année, la Défense rend compte au Parlement et au public : effectif par rapport à l'objectif, taux d'abandon, disponibilité opérationnelle par composante, budget par catégorie et retour industriel par contrat. La transparence comme norme, pas comme exception.
Refédéralisation des licences d'exportation d'armes. Une seule autorité fédérale de licence remplace les trois systèmes régionaux. Un ministre, un guichet, un contrôle. L'industrie belge de la défense et de la sécurité (892 entreprises, dont FN Browning, John Cockerill et Sonaca ; ensemble 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 16.300 emplois directs selon Agoria, 2025) mérite des pouvoirs publics qui ne se mettent pas en travers de son chemin.
Stratégie nationale pour l'industrie de la défense. La Defence, Industry and Research Strategy (DIRS, 2022) devient un plan cohérent unique qui coordonne les marchés publics, le financement européen (prêts SAFE d'environ 8,3 milliards d'euros), le soutien à l'exportation et le financement bancaire des entreprises de défense. La Belgique a des entreprises de classe mondiale, mais les instruments pour les soutenir sont dispersés entre les pouvoirs publics fédéraux et régionaux. C'est comme une équipe de football avec des vedettes mais sans entraîneur.
Force de réserve de 50.000 volontaires en dix ans, 100.000 en quinze ans. Entraînements de week-end gratuits dans les casernes (sur le modèle danois et polonais), système d'appel numérique et unités attribuées à l'avance. Volontaire, sans service militaire. Un petit investissement qui fait plus que décupler le nombre de réservistes déployables.
Programme de rétention : faire reculer les abandons. Quatre recrues sur dix ont abandonné en 2024. Des salaires compétitifs alignés sur le secteur privé, des parcours de promotion plus rapides, un budget de formation par militaire et des parcours de carrière flexibles.
Réduction des frais de structure. Moins de généraux, un état-major plus léger, plus de troupes opérationnelles. Ratio visé : 70 % d'opérationnel, 30 % de soutien. Chaque euro qui passe d'un bureau à Evere à un soldat sur le terrain rend notre armée plus forte.
Ce que cela rapporte
- Fini les surprises à plusieurs milliards grâce au rapport obligatoire sur les coûts du cycle de vie. Pas de répétition du scénario CaMo, où les coûts du cycle de vie (au moins 14,7 Mds €) étaient près de dix fois supérieurs à l'estimation d'achat reçue par le Parlement
- 100 à 250 M€/an de gain d'efficience grâce à moins de personnel d'état-major et de frais de structure, qui va au sein de la Défense à la capacité opérationnelle (comme le déplacement plus large de 0,6 à 1,3 Mds €). Avec une norme OTAN fixe, c'est un réemploi, pas une économie pour le Trésor
- 50.000 réservistes formés pour une fraction du coût de militaires de métier : plus de dix fois les 3.363 réservistes actifs de début 2024
- Une industrie belge plus forte grâce à un guichet fédéral unique et rapide pour les licences d'exportation
- Moins d'abandons, une meilleure rétention : chaque recrue que nous gardons est un investissement de formation qui n'est pas perdu
- Une armée capable d'expliquer au citoyen où va son argent : la transparence comme base du soutien de la société
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Belgische Defensie. Over Defensie | https://www.mil.be/nl/over-defensie/ | Cinq composantes (Terre, Air, Marine, Médicale, Cyber Force) |
| Wikipedia. Landmacht (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Landmacht_(Belgi%C3%AB) | Changement de nom de la composante terre en armée de terre (2025), Special Operations Regiment |
| Wikipedia. Defensie van België | https://nl.wikipedia.org/wiki/Defensie_van_Belgi%C3%AB | Historique (1830) |
| Etaamb. KB van 2 december 2018 (algemene structuur Ministerie van Landsverdediging) | https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-02-december-2018_n2018015479.html | Base juridique ; abrogation de l'AR du 21 décembre 2001 (art. 51) |
| NAVO. Defence Expenditure of NATO Countries (2014-2026), juli 2026 | https://www.nato.int/content/dam/nato/webready/documents/finance/def-exp-2026-en.xlsx | Dépenses et % du PIB de la Belgique, des Pays-Bas, de l'Allemagne et du Danemark (tableaux 1 et 3) ; personnel militaire (tableau 7) |
| NAVO. Defence expenditures and NATO's 5 % commitment | https://www.nato.int/en/what-we-do/introduction-to-nato/defence-expenditures-and-natos-5-commitment | Norme des 2 % (pays de Galles, 2014), 5 % d'ici 2035 (La Haye, 2025) |
| Kamer. DOC 56 1280/001, Globaal overzicht begroting 2026 | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1280/56K1280001.pdf | Section 16 : engagements et liquidations 2025 et 2026, exécution 2024 |
| VRT NWS. België haalt 2 % van het bbp | https://www.vrt.be/vrtnws/en/2026/03/27/belgium-meets-natos-2-of-gdp-defence-spending-target/ | 2 % en 2025, 1,27 % en 2024 |
| VRT NWS. Belgisch leger mag groeien tot 30.300 | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/11/21/belgisch-leger-mag-volgend-jaar-maximaal-30-300-militairen-telle/ | Maximum de 30.300 militaires en 2026 ; objectifs de 34.500 militaires, 8.500 civils et 12.800 réservistes |
| Kamer. DOC 56 1201/001, Wetsontwerp legercontingent 2026 | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1201/56K1201001.pdf | Contingent légal 2026 : 30.300, dont 26.050 du cadre actif et élèves, 300 hors enveloppe de personnel, 3.950 réservistes |
| VRT NWS. Defensieplan (Strategische Visie Defensie 2025) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/06/24/defensieplan-strategische-visie-francken-f35/ | Investissements d'environ 34 Mds € |
| DSEI. Belgium unveils €33bn defence plan | https://dsei-gateway.com/en/news/budget-investment/belgium-unveils-eur33bn-defence-spending-plan/ | Vision stratégique pour la Défense 2025 : programme 2026-2034, 1,67 Mds € pour 11 F-35 |
| Koninklijk Hoger Instituut voor Defensie. Het op peil brengen van de effectieven in crisis: een rol voor de Reserve (december 2024) | https://www.defence-institute.be/wp-content/uploads/2024/12/RMB%2028%20Gerrie%20VANDERBRUGGEN.pdf | Réservistes au 1er janvier 2024 (6.659, dont 3.363 actifs) ; 243 recrutements pour un besoin de 474 (2023) |
| VRT NWS. 4 op de 10 rekruten gestopt met opleiding | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/02/22/defensie-rekruten-4-op-de-10-gestopt-met-opleiding/ | Abandons de recrues : 54 % (2022), 40 % (2024) |
| WIN/Gallup International 2015, via Brilliant Maps | https://brilliantmaps.com/europe-fight-war/ | Disposition à défendre le pays : 19 % |
| Rekenhof. Wederuitrusting van de gemotoriseerde capaciteit van Defensie (2025) | https://www.ccrek.be/nl/publicatie/wederuitrusting-van-de-gemotoriseerde-capaciteit-van-defensie | CaMo : coûts du cycle de vie d'au moins 14,7 Mds € |
| VRT NWS. Rekenhof vernietigend over CaMo | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/04/21/rekenhof-vernietigend-voor-defensie-vervanging-zware-pantservoe/ | Estimation d'achat 1,57 Md € (2018), entretien 60 M€ par an, retour économique de 910 M€ promis et de 626 M€ réalisés |
| VRT NWS. Chef Defensie reageert op CaMo-rapport | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/04/28/reactie-vansina-thys-pantservoertuigen-defensie-frankrijk/ | Coût du remplacement des F-16 bien calculé sur plusieurs années |
| Defensieblog. CaMo Rekenhof analyse | https://defensieblog.com/2025/06/09/dossier-camo-rekenhof-analyse/ | « La France décide, la Belgique paie » ; estimation limitée à 382 Griffon et 60 Jaguar |
| VRT NWS. Pensioenhervorming dreigt personeelstekort | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/12/02/voorgestelde-pensioenhervorming-militairen-dreigt-defensie-op-te/ | Projection de 24.000 à 22.000 militaires (2035), matériel pour 31.000, 28 pilotes, proposition d'âge de la pension à 67 ans (fin 2024) |
| EUROMIL. Belgian Military Pension System | https://euromil.org/review-of-the-belgian-military-pension-system/ | Âge de la pension militaire de 56 ans |
| Belgische Defensie. Eerste drie F-35's geland in Florennes | https://www.mil.be/nl/news/de-eerste-drie-f-35s-zijn-geland-in-florennes/ | Arrivée le 13 octobre 2025 |
| Brussels Times. Why Belgium can't back out of its F-35 deal (maart 2025) | https://www.brusselstimes.com/1487099/why-belgium-cant-back-out-of-its-costly-f-35-fighter-jet-deal | Achat de 34 F-35 pour environ 3,6 Mds € ; retour de 66 M€ par an sur 40 ans |
| Army Recognition. Belgium 11 more F-35s | https://www.armyrecognition.com/news/aerospace-news/2025/belgium-to-finally-order-11-additional-f-35-fighter-jets-from-the-us-after-new-coalition-agreement/ | 11 F-35 supplémentaires ; retour réalisé de 700 M€ (2022) contre 3,6 à 4 Mds € promis |
| Defense News. Belgium to add F-35s | https://www.defensenews.com/global/europe/2025/07/21/belgium-to-add-f-35s-spend-billions-on-anti-air-in-defense-catch-up/ | 11 F-35 supplémentaires pour environ 1,67 Mds €, défense aérienne |
| Flight Global. Belgium delays F-35 deliveries (augustus 2023) | https://www.flightglobal.com/fixed-wing/belgium-delays-acceptance-of-new-f-35-deliveries/154458.article | Configuration TR-3 non acceptée |
| VRT NWS. Vertraging fregatten (mei 2026) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/05/23/fregatten-vertraging-defensie-marine/ | Première frégate ASW belge au plus tôt vers 2034 |
| ADIV. De Cybercomponent: een verhaal zonder einde? (oktober 2023) | https://www.sgrs.be/nl/2023/10/19/de-cybercomponent-een-verhaal-zonder-einde/ | Cyber Command créé au sein du SGRS le 19 octobre 2022, comme marchepied vers une cinquième composante |
| CCB. Belgium world top for cyber resilience | https://ccb.belgium.be/news/belgium-world-top-cyber-resilience | ITU Global Cybersecurity Index 2024 : Tier 1 |
| FOD Buitenlandse Zaken. Export control of strategic goods | https://diplomatie.belgium.be/en/policy/policy-areas/peace-and-security/arms-control-disarmament-and-non-proliferation/export-control-strategic-goods | Licences d'exportation d'armes auprès des trois Régions, sauf pour l'armée et la police |
| Koninklijk Hoger Instituut voor Defensie. Defence, Industry and Research Strategy | https://www.defence-institute.be/en/defence-industry-and-research-strategy/ | DIRS (2022) |
| Agoria. Belgische defensie- en veiligheidsindustrie | https://www.agoria.be/nl/themas/standpunten/federaal/agoria-belgische-defensie-en-veiligheidsindustrie-moet-verdubbelen-in-omvang-en-kan-8000-jobs-creeren | 892 entreprises, 5 Mds € de chiffre d'affaires, 16.300 emplois directs |
| Brussels Times. Belgium set to receive €8.34 billion SAFE loan (mei 2026) | https://www.brusselstimes.com/belgium/2161098/belgium-set-to-receive-e8-34-billion-loan-from-eu-to-invest-in-defence/ | Prêts SAFE pour la Belgique |
| Netherlands MoD. Organisation | https://english.defensie.nl/organisation | Structure néerlandaise : 7 unités organisationnelles |
| Defensie.nl. Aantallen personeel | https://www.defensie.nl/onderwerpen/o/overdefensie/aantallen-personeel | Personnel néerlandais au 1er septembre 2026 |
| Defensie.nl. Defensie Strategie voor Industrie en Innovatie 2025-2029 | https://www.defensie.nl/documenten/2025/04/04/defensie-strategie-voor-industrie-en-innovatie-2025-2029 | Stratégie industrielle néerlandaise (avril 2025) |
| OSW. Plan for restructuring the Bundeswehr | https://www.osw.waw.pl/en/publikacje/analyses/2024-04-11/plan-restructuring-bundeswehr | Restructuration allemande |
| Bundeswehr. Personalbilanz 2025 | https://www.bundeswehr.de/de/organisation/personal/personalbilanz-2025-bundeswehr-wuchs-6059472 | 184.200 militaires, 82.000 civils, environ 25.000 recrutements (2025) |
| Danish MoD. Defence agreement >3 % of GDP | https://www.fmn.dk/en/news/2025/agreement-putting-denmark-at-more-than-3-pct.-of-gdp-allocated-for-defence-in-2025-and-2026/ | Danemark plus de 3 % du PIB, fonds d'accélération de 50 Mds DKK |
| Danish MoD. Hjemmeværnet | https://www.fmn.dk/da/ministeriet/ministeromradet/hjemmevarnet/ | Home Guard : environ 15.000 volontaires actifs et 30.000 volontaires de réserve |
| Wikipedia. Conscription in Denmark | https://en.wikipedia.org/wiki/Conscription_in_Denmark | Service militaire pour les femmes depuis le 1er juillet 2025, allongement de quatre à onze mois |
| Parlament Österreich. Doppelbudget 2025/26 (PK0564, juni 2025) | https://www.parlament.gv.at/aktuelles/pk/jahr_2025/pk0564 | Autriche : 4,74 et 5,18 Mds € autorisations comprises, 2 % du PIB d'ici 2032 |
| Bundesministerium für Landesverteidigung. Zentralstellenreform (februari 2019) | https://www.bmlv.gv.at/cms/artikel.php?ID=9889 | Moins de généraux, commandements supérieurs de quatre à deux |
| Bundesheer. Zielbild ÖBH 2032+ (2024) | https://www.bundesheer.at/aktuelles/2024/zielbild-oebh2032 | Aufbauplan Bundesheer 2032+ |
| Bundesministerium für Landesverteidigung. Nettopersonalzuwachs 2025 (OTS) | https://www.ots.at/presseaussendung/OTS_20260208_OTS0001/bundesheer-nettopersonalzuwachs-von-695-personen-im-jahr-2025 | Croissance nette de 695 personnes |
| HART Partijpunten. Defensie | Document interne | Positions HART existantes |
Métadonnées
- Auditeur : audit HART de la réforme de l'État (automatisé)
- Classification : 🟠 Réformé
- Principes offrant le plus grand gain : Transparence (❌), Orientation résultats (❌), Éprouvé à l'étranger (⚠️)
- Prochaine étape : mise à jour du site avec le texte de la phase 4
- Économie estimée : aucune pour le Trésor ; le gain d'efficience de 100 à 250 millions d'euros par an grâce à moins de frais de structure (estimation HART) reste, avec une norme OTAN fixe, au sein de la Défense et va à la capacité opérationnelle
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)