Dépt. Omgeving (aménagement du territoire) : audit
Date : 2026-03-30 Ligne : Dépt. Omgeving (aménagement du territoire) Catégorie : Flandre. Compétences régionales Statut : 🟠 Réformé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Departement Omgeving (autorité flamande)
Base juridique : le Département Omgeving a été créé le 1er avril 2017 par la fusion de deux anciens départements : le Departement Leefmilieu, Natuur en Energie (LNE, environnement, nature et énergie) et Ruimte Vlaanderen (l'ancien département de l'Aménagement du territoire, de la Politique du logement et du Patrimoine immobilier). La base juridique se trouve dans l'arrêté du Gouvernement flamand relatif à l'organisation de l'administration flamande.
La réglementation principale que le département met en œuvre en matière d'aménagement du territoire :
- Vlaamse Codex Ruimtelijke Ordening (VCRO) : le texte décrétal de base pour l'aménagement du territoire en Flandre
- Décret relatif au permis d'environnement (25 avril 2014) : remplace les anciens permis d'urbanisme et d'environnement distincts ; d'application depuis le 23 février 2017 pour la Région flamande et les provinces, et depuis le 1er janvier 2018 dans toutes les communes
- Verzameldecreet Omgeving (décret du 17 mai 2024, largement en vigueur depuis le 20 juillet 2024) : modifie 22 décrets et lois relatifs à l'environnement, à la nature et à l'aménagement du territoire, avec notamment une obligation de compensation planologique
- Décret sur la procédure modulaire de permis d'environnement et l'arrêté d'environnement (17 mai 2024) : rend la procédure de permis plus souple ; la date d'entrée en vigueur est fixée par le Gouvernement flamand
Niveau de pouvoir : Région flamande (depuis la réforme de l'État de 1980, l'aménagement du territoire est une compétence régionale)
Personnel : le Département Omgeving comptait 847 collaborateurs (têtes, fin 2021). Le domaine politique Omgeving au sens large (avec notamment l'ANB, l'INBO, l'OVAM, le VEKA, la VLM, la VMM, Onroerend Erfgoed et Wonen in Vlaanderen) compte un peu plus de 4.000 ETP (2025).
Budget : le budget pluriannuel flamand 2025-2029 a imposé au domaine politique Omgeving un effort d'économies de 116 millions d'euros en 2025 et de 214 à 217 millions d'euros par an à partir de 2026 (surtout par l'imputation des investissements dans l'eau et de la Mijn VerbouwPremie).
Tutelle : le département relève du ministre flamand compétent pour l'Environnement. Le secrétaire général dirige le département. Le département travaille sous l'autorité directe du ministre et assure la préparation et l'appui de la politique.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales en matière d'aménagement du territoire :
- Préparation de la politique : élaboration du Beleidsplan Ruimte Vlaanderen (plan de politique spatiale de la Flandre, successeur du Ruimtelijk Structuurplan Vlaanderen)
- Planification spatiale : visions spatiales stratégiques, plans d'exécution spatiale (RUP), attestations planologiques
- Permis d'environnement : traitement des projets régionaux (niveau flamand) et des recours contre les décisions de la députation, appui aux communes et aux provinces
- Maintien du droit : contrôle des infractions urbanistiques, action en réparation
- Développement territorial : projets territoriaux complexes, projets stratégiques
- Numérisation : développement de l'Omgevingsloket (plateforme numérique des permis)
7 divisions :
- Développement des politiques et appui juridique (BJO)
- Équipe de numérisation
- Développement territorial, planification de l'environnement et projets (GOP)
- Maintien du droit
- Partenariats avec les administrations et la société (PBM)
- Stratégie, politique internationale et bien-être animal (SID)
- Vlaams Planbureau voor Omgeving (VPO, bureau flamand de planification pour l'environnement)
Chevauchements avec d'autres institutions : Le domaine politique Omgeving est un écosystème composé d'un département et de plusieurs agences qui gèrent chacune une partie de la politique de l'environnement :
- VMM (Vlaamse Milieumaatschappij) : eau, qualité de l'air
- OVAM (Openbare Vlaamse Afvalstoffenmaatschappij) : déchets, sols
- ANB (Agentschap voor Natuur en Bos) : nature, forêts
- VLM (Vlaamse Landmaatschappij) : aménagement rural, ruralité
- INBO (Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek) : recherche scientifique
- Wonen in Vlaanderen : politique du logement (depuis 2023, fusion de Wonen-Vlaanderen et de la VMSW)
- Onroerend Erfgoed : monuments, paysages
- VEKA (Vlaams Energie- en Klimaatagentschap) : énergie et climat
Cela conduit à une concertation complexe. En 2022, le Gouvernement flamand avait déjà décidé de fusionner les services d'inspection et de maintien du droit de l'OVAM, de la VMM, de la VLM, de l'ANB et la division Maintien du droit du Département Omgeving, ce qui revient à reconnaître le morcellement.
Indicateurs de performance des permis d'environnement (demandes 2024) :
- Délai moyen de traitement en première instance : 91 jours (communes : 89 jours, provinces : 139 jours, Région flamande : 149 jours)
- Délai moyen de traitement du recours (dernière instance) : 159 jours après la décision contestée
- 92 % de toutes les demandes sont traitées par les communes
- Délais légaux de décision en première instance : 60 jours dans la procédure simplifiée, 105 jours dans la procédure ordinaire (120 jours avec l'avis de la commission des permis d'environnement), prolongeables de 60 jours dans certains cas
- Au Raad voor Vergunningsbetwistingen (Conseil pour les contestations des autorisations) : en moyenne 10,7 mois par dossier (année judiciaire 2024-2025, contre 12 mois en 2023-2024)
Audit Vlaanderen. Audit thématique sur les permis d'environnement (juillet 2020 à septembre 2021) : Auprès de 15 administrations locales, 7 points d'amélioration ont été relevés :
- Instruments d'appui insuffisants
- Gestion de l'information et partage des connaissances limités
- Contrôles de qualité insuffisants
- Absence de gestion structurée des connaissances
- Accords insuffisants sur l'indépendance du fonctionnaire communal de l'environnement (GOA)
- Monitoring insuffisant
- Besoin d'une numérisation plus poussée
1C. Comparaison internationale
Les Pays-Bas. Omgevingswet (2024)
- Les Pays-Bas ont introduit l'Omgevingswet le 1er janvier 2024 : 26 lois (en tout ou en partie) regroupées en un seul cadre légal, détaillé dans 4 décrets généraux et un règlement ministériel
- Un seul guichet numérique (Omgevingsloket/DSO) pour toutes les demandes de permis, où toute la réglementation applicable est consultable par adresse
- Les communes établissent un seul plan d'aménagement pour l'ensemble de leur territoire (il remplace les plans d'affectation)
- Délai de décision dans la procédure ordinaire : 8 semaines, prolongeable une fois de 6 semaines au maximum
- Les communes reçoivent plus de liberté politique pour concevoir leurs plans de manière « plus globale et plus souple »
Différence avec la Flandre : les Pays-Bas ont intégré toute la législation de l'environnement dans un seul cadre, avec un seul système numérique. La Flandre dispose certes d'un permis d'environnement (depuis 2017-2018), mais l'aménagement du territoire reste éparpillé entre plusieurs décrets et le guichet numérique de l'environnement est moins intégré. Le délai flamand moyen (91 jours en 2024) est plus long que le délai légal néerlandais dans la procédure ordinaire (8 semaines = 56 jours).
L'Allemagne. Raumordnung (fédéral + Länder)
- Système à trois niveaux : cadre fédéral (Raumordnungsgesetz/ROG + Baugesetzbuch), plans des entités fédérées, plans d'affectation communaux
- Les Länder élaborent leur propre législation de planification dans le cadre fédéral : le modèle des compétences concurrentes que HART propose
- Le Raumordnungsgesetz fédéral a été modifié en 2023 pour accélérer les procédures de planification et de permis : un délai contraignant de six mois pour l'évaluation spatiale, une participation numérique et une meilleure articulation entre la planification spatiale et les permis
- Les permis de bâtir sont traités au niveau local (par le service de contrôle des constructions du Kreis ou des grandes villes), selon le règlement de construction de l'entité fédérée
Différence avec la Flandre : en Allemagne, il existe une hiérarchie claire (fédéral → entité fédérée → commune) avec des compétences concurrentes. En Belgique, l'aménagement du territoire est entièrement régional, sans la moindre coordination fédérale, ce qui conduit à trois systèmes totalement séparés (Flandre, Wallonie, Bruxelles).
Le Danemark. Planlov et la réforme de 2007
- En 2007, le Danemark a mené une réforme communale drastique : 271 communes → 98, les 13 provinces (amter) remplacées par 5 régions
- La planification spatiale est en grande partie décentralisée vers le niveau communal, avec un pilotage par l'autorité centrale
- La couche de pouvoir provinciale (counties) a été supprimée comme autorité de planification ; les régions n'établissent que des plans de développement non contraignants
- Tous les plans figurent dans un seul registre numérique national des plans (PlansystemDK, depuis 2018 Plandata.dk), légalement obligatoire en vertu de la Planlov
- Résultat : une couche de planification en moins et les communes comme acteur central de la planification
Différence avec la Flandre : le Danemark a supprimé les provinces comme niveau de planification et a tout transféré à des communes plus fortes (fusionnées). HART choisit aussi des communes plus fortes et une couche en moins, mais parce que la province devient une entité fédérée, sans Région au-dessus. La Flandre a toujours les provinces comme niveau de délivrance des permis (projets avec des établissements de classe 1 et recours administratif contre les décisions communales), ce qui crée une couche de pouvoir supplémentaire.
1D. Problèmes et critiques
1. Morcellement de la politique spatiale Le domaine politique Omgeving comprend un département et au moins huit agences. Le Département Omgeving prépare la politique, mais l'exécution est éparpillée. Pour un permis d'environnement, l'OVAM (sols), la VMM (eau), l'ANB (nature) et le département lui-même (aménagement du territoire) peuvent tous devoir rendre un avis, chacun depuis son propre silo.
2. Un bouwshift trop lent Le « stop béton » (2016), rebaptisé plus tard « bouwshift », devait réduire de moitié l'espace supplémentaire consommé, de 6 hectares par jour (2015) à 3 hectares par jour en 2025, et le ramener à 0 d'ici 2040. La mise en œuvre accuse du retard :
- L'artificialisation a encore progressé de 3,8 hectares par jour entre 2019 et 2025 (après 5 hectares par jour en 2013-2019) : l'objectif intermédiaire de 3 hectares par jour n'a pas été atteint
- Le Conseil d'État a formulé des avis critiques sur les projets de décret (2021 et 2023) ; ce n'est qu'en mai 2023 que le Parlement flamand a adopté l'Instrumentendecreet et le décret sur les zones de réserve d'habitat
- La VVSG (Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten, association des villes et communes flamandes) a qualifié les coûts d'« impayables » pour les communes
- Le fonds bouwshift (depuis 2023, 100 millions d'euros par an) n'indemnise que partiellement les communes pour les moins-values de planification ; le reste reste à la charge des communes
- L'objectif zéro pour 2040 reste un objectif politique sans mécanisme exécutoire
3. Complexité du permis d'environnement Même si l'intégration du permis d'urbanisme et du permis d'environnement (2017-2018) a constitué un pas en avant, la procédure reste complexe :
- Plusieurs niveaux de pouvoir compétents (commune, province, Région) selon le projet, avec en plus un recours administratif auprès de la députation ou du Gouvernement flamand
- Le Raad voor Vergunningsbetwistingen reçoit chaque année environ 1.100 à 1.200 nouveaux dossiers (1.168 pour l'année judiciaire 2024-2025)
- Les délais de traitement aux niveaux provincial (139 jours) et régional (149 jours) sont longs ; il s'agit de dossiers plus lourds, souvent avec enquête publique
4. Héritage historique d'un désordre spatial La Belgique n'a eu un régime légal général d'aménagement du territoire qu'avec la loi du 29 mars 1962. Pendant la vague de construction de l'après-guerre, on pouvait bâtir pratiquement partout. Le résultat : une urbanisation en ruban, un territoire morcelé, un modèle de bâti plus dispersé qu'aux Pays-Bas malgré une densité de population comparable. En 2025, un tiers de la Flandre était artificialisé (32,7 %, 445.660 hectares). En 2011, seuls 36 % de l'extension prévue de la nature dans le Ruimtelijk Structuurplan Vlaanderen et 22 % de l'extension forestière avaient été réalisés.
5. Numérisation et échange de données insuffisants L'audit thématique d'Audit Vlaanderen a pointé une gestion de l'information limitée, un manque de partage des connaissances entre niveaux de pouvoir et un appui numérique insuffisant. Le guichet flamand de l'environnement fonctionne, mais il est moins intégré que le DSO néerlandais.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | L'aménagement du territoire est correctement situé au niveau régional et communal, mais la répartition à trois niveaux (commune-province-Région) pour les permis est superflue. Les provinces comme niveau intermédiaire pour les projets de classe 1 et comme instance de recours ajoutent une couche inutile. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le guichet de l'environnement offre une transparence numérique aux citoyens, mais la dispersion entre un département et 8 agences rend opaque la question de savoir qui est compétent pour quoi. La procédure du bouwshift est floue pour les propriétaires de terrains à bâtir. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Les communes reçoivent toujours plus de missions (92 % des permis) mais dépendent financièrement des centimes additionnels et des dotations. Le bouwshift met d'énormes coûts de compensation à charge des communes ; le fonds bouwshift (100 millions d'euros par an) n'en couvre qu'une partie. Problème classique de fiscal gap. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Un département + 8 agences dans le domaine politique. Trois niveaux de pouvoir pour les permis. Plusieurs décrets (VCRO, décret sur le permis d'environnement, Verzameldecreet). Inexplicable à un jeune de 16 ans. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Beaucoup de petites communes n'ont pas la capacité de traiter des dossiers d'environnement complexes. L'audit d'Audit Vlaanderen a montré une gestion des connaissances et un contrôle de qualité déficients. Des communes plus grandes (après fusion) travailleraient de manière plus professionnelle. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Aucune coordination fédérale entre les trois Régions. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles ont chacune un système entièrement propre. Pas de benchmarking, pas d'échange de best practices, pas de normes minimales. Le Raumordnungsgesetz allemand offre un cadre fédéral assorti d'une liberté pour les entités fédérées. Cela manque en Belgique. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Le Département Omgeving mesure les délais de traitement via indicatoren.omgeving.vlaanderen.be. Mais le bouwshift n'a pas de KPI contraignants assortis de conséquences. Le stop béton était un objectif sans mécanisme exécutoire. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le guichet de l'environnement existe et fonctionne, mais l'audit thématique a montré des lacunes dans la gestion de l'information et l'appui numérique auprès des administrations locales. Avec le DSO/Omgevingsloket, les Pays-Bas ont une longueur d'avance en matière d'intégration complète (toute la réglementation par adresse, one-stop-shop). |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Les Pays-Bas (Omgevingswet), le Danemark (Planlov + fusions de communes) et l'Allemagne (Raumordnung + compétences concurrentes) montrent tous trois de meilleurs modèles. La Flandre en a repris des éléments (le permis d'environnement) mais pas le cadre intégré. |
Synthèse : 0 fois ✅, 5 fois ⚠️, 4 fois ❌. Les gains les plus importants sont à réaliser sur la simplicité (moins d'institutions et de couches), la responsabilité = financement (qui décide, paie) et l'éprouvé à l'étranger (reprendre le modèle néerlandais ou danois).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : le Département Omgeving subsiste comme service commun des cinq entités fédérées flamandes (art. 32 de la Constitution HART), mais il est fondamentalement simplifié et intégré.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ?
Le Département Omgeving comme coupole politique. Le Département Omgeving devient la coupole politique au-dessus de deux organisations d'exécution : l'Agence flamande Omgeving (VOA, fusion de l'ANB, de l'OVAM, de la VLM et de la VMM-air ; voir l'audit ANB + OVAM) et l'Agence flamande de l'eau (VMM-eau, coordination de la CIW et contrôle d'Aquafin ; voir l'audit VMM). Fini les quatre agences distinctes pour l'environnement et la nature à côté du département, place à deux agences puissantes sous un seul département politique, avec des services d'appui partagés.
Une couche en moins dans la chaîne des permis. La province devient une entité fédérée, sans Région au-dessus (art. 2 de la Constitution HART) : il reste deux niveaux de délivrance des permis, la commune et l'entité fédérée. Les projets avec des établissements de classe 1 que la députation traite en première instance passent aux communes fusionnées et renforcées ou, pour les dossiers stratégiques, à l'entité fédérée ; le recours administratif contre les décisions communales va à l'entité fédérée. Cela suit le modèle danois de 2007 : des communes fortes et une couche de planification en moins.
Un Omgevingsloket 2.0 sur le modèle néerlandais. Une seule plateforme entièrement numérique où, par adresse, toute la réglementation, les plans et le statut des permis sont visibles, dans l'unique application et le site web de l'autorité publique et sur le système de permis de l'entreprise informatique commune des communes et des entités fédérées (plan de numérisation). Un one-stop-shop à l'exemple du DSO/Omgevingsloket néerlandais. Délai légal de décision de 60 jours, contre un délai moyen de traitement de 91 jours (2024) et des délais légaux allant jusqu'à 105 à 120 jours dans la procédure ordinaire.
Un cadre fédéral de normes spatiales minimales. Sur le modèle allemand (Raumordnungsgesetz), un cadre fédéral léger fixe des normes minimales pour les douze entités fédérées : préservation de l'espace ouvert, usage des sols, coordination transfrontalière. Les entités fédérées conservent une pleine liberté politique à l'intérieur de ce cadre (compétences concurrentes).
Un bouwshift contraignant, avec financement. Le bouwshift reçoit des objectifs durs et mesurables, assortis d'un mécanisme légalement contraignant et d'un modèle de financement à part entière. Les communes qui protègent l'espace ouvert sont récompensées financièrement ; celles qui manquent leurs cibles voient leurs dotations réduites.
Modèle international : combinaison des Pays-Bas (Omgevingswet intégrée + guichet numérique), du Danemark (une couche de planification en moins, communes fortes) et de l'Allemagne (cadre fédéral + compétences concurrentes).
Gain d'efficience estimé :
- Moins de frais de structure grâce à la consolidation de cinq entités (département, ANB, OVAM, VLM, VMM) en trois (département, VOA, Agence de l'eau) : économie estimée à 10-15 % sur les coûts de management et de structure. Cette économie n'est comptée qu'une fois, dans l'audit ANB + OVAM
- Des permis plus rapides grâce à un délai légal de 60 jours, un seul guichet numérique et une couche intermédiaire en moins (la province devient une entité fédérée, sans Région au-dessus) : délai de traitement de 91 jours en moyenne à 60 jours au maximum
- Une meilleure protection de l'espace ouvert grâce à un bouwshift contraignant
- Un seul guichet numérique évite le double travail chez les communes et les citoyens
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : fusion des agences en VOA + Agence de l'eau (en parallèle, voir les audits ANB+OVAM et VMM), mise à niveau du guichet numérique
- Années 2-3 : transfert de la compétence de permis de la province et de la Région vers les communes et l'entité fédérée (les provinces deviennent des entités fédérées, art. 2 de la Constitution HART)
- Années 3-4 : cadre fédéral de normes spatiales minimales
- Années 4-5 : bouwshift contraignant opérationnel
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Dépt. Omgeving (aménagement du territoire) : réformé Un seul Département de l'Environnement devient la coupole politique au-dessus de deux agences puissantes, au lieu d'une mosaïque d'agences distinctes pour l'environnement et la nature. La chaîne des permis perd une couche : la province devient une entité fédérée, sans Région au-dessus. Un guichet de l'environnement entièrement numérique, sur le modèle néerlandais, remplace les procédures morcelées.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Département flamand Omgeving (créé en 2017, 847 collaborateurs fin 2021) est responsable de l'aménagement du territoire, des permis d'environnement et du développement territorial. Mais le département n'est qu'un acteur parmi d'autres dans un domaine politique d'un peu plus de 4.000 ETP (2025), réparti entre le département et au moins huit agences, dont l'OVAM (déchets/sols), la VMM (eau/air), l'ANB (nature/forêt), la VLM (ruralité), l'INBO (recherche), le VEKA (énergie), Wonen in Vlaanderen et Onroerend Erfgoed. Pour un permis d'environnement, plusieurs de ces instances peuvent devoir rendre un avis, chacune depuis sa propre organisation et son propre budget.
Les permis sont traités à trois niveaux : les communes traitent 92 % des dossiers (89 jours en moyenne), les provinces traitent les projets avec des établissements de classe 1 et les recours contre les décisions communales (139 jours en première instance) et la Région flamande traite les projets régionaux (149 jours) (demandes 2024). Celui qui s'adresse ensuite au Raad voor Vergunningsbetwistingen attend en moyenne 10,7 mois une décision (année judiciaire 2024-2025).
Ce qui ne va pas
Premièrement : le morcellement. Neuf organisations dans un seul domaine politique, cela signifie neuf directions, chacune avec ses propres services d'appui. Un audit thématique d'Audit Vlaanderen (2020-2021) auprès de 15 communes a relevé une gestion de l'information déficiente, un partage des connaissances insuffisant, de faibles contrôles de qualité et trop peu d'appui numérique. L'autorité flamande reconnaît elle-même le problème : en 2022, elle avait déjà décidé de fusionner les services d'inspection et de maintien du droit de cinq entités.
Deuxièmement : la couche intermédiaire provinciale. Les provinces sont à la fois autorité délivrant les permis et instance de recours. Leurs dossiers sont plus lourds, mais durent aussi en moyenne 50 jours de plus que ceux des communes (139 contre 89 jours), et chaque couche supplémentaire signifie une procédure supplémentaire, sans valeur ajoutée évidente.
Troisièmement : l'échec du bouwshift. La Belgique n'a eu un régime général d'aménagement du territoire qu'avec la loi du 29 mars 1962 ; pendant la vague de construction de l'après-guerre, on pouvait bâtir pratiquement partout. Le résultat : une urbanisation en ruban, un territoire morcelé, un tiers de la Flandre artificialisé, et entre 2019 et 2025 encore 3,8 hectares d'espace ouvert qui disparaissent chaque jour. Le « stop béton » (2016) devait réduire de moitié l'espace supplémentaire consommé, à 3 hectares par jour en 2025, et le ramener à 0 d'ici 2040. L'objectif intermédiaire n'a pas été atteint. Le Conseil d'État a émis des avis critiques, la VVSG a qualifié les coûts d'« impayables » pour les communes et les décrets ne sont arrivés qu'en 2023. Il y a un objectif, mais aucun mécanisme exécutoire, et le fonds bouwshift de 100 millions d'euros par an ne couvre qu'une partie des coûts.
Quatrièmement : aucune coordination entre les Régions. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles ont chacune un système spatial entièrement propre. Il n'existe aucune norme minimale belge pour la préservation de l'espace ouvert ou l'usage des sols, ce qui existe bel et bien en Allemagne, via le Raumordnungsgesetz fédéral.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas ont introduit l'Omgevingswet le 1er janvier 2024 : 26 lois regroupées en un seul cadre, avec 4 décrets généraux et un règlement ministériel. Une seule plateforme numérique (l'Omgevingsloket/DSO) montre, par adresse, toutes les règles en vigueur, les plans et le statut des permis. Dans la procédure ordinaire, il faut décider dans les 8 semaines. L'objectif : moins de charge réglementaire, des procédures plus rapides, plus de transparence pour les citoyens et les entreprises.
Le Danemark a mené une réforme radicale en 2007 : 271 communes ont fusionné en 98, les provinces ont été supprimées comme autorité de planification. La planification spatiale est passée à des communes fortes, avec une coordination nationale légère. Ainsi, une couche de planification entière a disparu.
L'Allemagne dispose d'un cadre fédéral (Raumordnungsgesetz) qui fixe des normes minimales, à l'intérieur desquelles les 16 Länder mènent leur propre politique spatiale. Ce modèle des « compétences concurrentes » évite que les régions n'opèrent dans un vide.
Ce que HART propose
Le Département Omgeving comme coupole politique. Le département devient la coupole au-dessus de deux organisations d'exécution : l'Agence flamande Omgeving (VOA) pour la nature, les sols, les déchets, l'air et l'érosion, et l'Agence flamande de l'eau pour toutes les missions liées à l'eau. L'ANB, l'OVAM, la VLM et la VMM n'existent plus comme quatre agences distinctes : deux agences sous un seul département politique, avec une ICT, des RH et des finances partagées.
Une couche en moins dans la chaîne des permis. La province devient une entité fédérée, sans Région au-dessus. Les projets avec des établissements de classe 1 vont aux communes renforcées (fusionnées) ou, pour les dossiers stratégiques, à l'entité fédérée ; le recours administratif contre les décisions communales va à l'entité fédérée. Une couche intermédiaire en moins.
Un Omgevingsloket numérique 2.0. À l'exemple néerlandais : par adresse, toute la réglementation, les plans et le statut des permis visibles sur une seule plateforme. Délai légal de décision de 60 jours. Once only : le citoyen ne communique ses informations qu'une seule fois.
Un cadre spatial fédéral. Sur le modèle allemand, une loi fédérale légère fixe des normes minimales pour la préservation de l'espace ouvert et l'usage des sols. Les entités fédérées conservent une pleine liberté politique, mais n'opèrent plus dans un vide. Les projets transfrontaliers (par exemple autour de Bruxelles) reçoivent un mécanisme de coordination clair.
Un bouwshift contraignant. L'objectif (0 hectare d'artificialisation supplémentaire d'ici 2040) reçoit un mécanisme légalement contraignant, avec des objectifs intermédiaires mesurables et un véritable modèle de financement. Les communes qui protègent l'espace ouvert sont récompensées. Les communes qui restent à la traîne voient leurs dotations réduites.
Un benchmarking annuel. Le Département flamand Omgeving fait chaque année l'objet d'un benchmarking avec les services wallons et bruxellois de l'aménagement du territoire, via le Bureau du Plan renforcé. Les compétences concurrentes comme moteur d'amélioration.
Ce que cela rapporte
- Des permis plus rapides : de 91 jours en moyenne (2024) à 60 jours au maximum, grâce à un délai légal, un niveau intermédiaire en moins et une meilleure numérisation
- Moins de frais de structure : la fusion de quatre agences en deux permet d'économiser, selon les estimations, 10 à 15 % sur le management, l'informatique et les services d'appui (l'économie n'est comptée qu'une fois, dans l'audit ANB + OVAM)
- Une meilleure protection du territoire : un bouwshift contraignant met fin à la perte quotidienne d'espace ouvert (3,8 hectares par jour entre 2019 et 2025)
- Plus de transparence : un seul guichet numérique où chaque citoyen peut voir en 5 minutes ce qui est autorisé ou non sur sa parcelle
- Une coordination entre entités fédérées : un cadre fédéral empêche que douze entités fédérées gèrent indépendamment les unes des autres le territoire belge, qui est rare
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Departement Omgeving : officiële website | https://omgeving.vlaanderen.be/nl | Missions, structure, divisions |
| Wikipedia : Departement Omgeving (Vlaanderen) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Departement_Omgeving_(Vlaanderen) | Création (1er avril 2017), historique de la fusion, 7 divisions |
| Wikipedia : Structuur van de Vlaamse overheid | https://nl.wikipedia.org/wiki/Lijst_van_Vlaamse_ministeries_en_agentschappen | Entités du domaine politique Omgeving |
| Housing Europe: Wonen in Vlaanderen | https://www.housingeurope.eu/meet-the-new-governmental-agency-for-housing-in-the-flemish-region-of-belgium/ | Fusion de Wonen-Vlaanderen et de la VMSW (janvier 2023) |
| Personeelsplan 2022-2024 Dept. Omgeving | https://omgeving.vlaanderen.be/sites/default/files/2023-02/OP%202023_Bijlage%202%20-%20PEP%2022-24.pdf | 847 têtes au 31 décembre 2021 |
| Vlaamse begroting 2025-2029 (30 september 2024) | https://publicaties.vlaanderen.be/view-file/69523 | Effort d'économies du domaine politique Omgeving (tableau 2-7 : 116 M€ en 2025, 217 M€ en 2026, 214 M€ par an en 2027-2029) |
| Statistiek Vlaanderen: personeel Vlaamse overheid | https://www.vlaanderen.be/en/statistics-flanders/public-finances/staff-of-flemish-public-administration | Un peu plus de 4.000 ETP dans le domaine politique Omgeving (2025) |
| Indicatoren Dept. Omgeving: doorlooptijden | https://indicatoren.omgeving.vlaanderen.be/indicatoren/doorlooptijd-van-omgevingsvergunningen-en-meldingen | Délais de traitement de 91/89/139/149 jours, 159 jours en dernière instance, 92 % dans les communes (demandes 2024) |
| Provincie Oost-Vlaanderen: omgevingsvergunning in eerste aanleg | https://oost-vlaanderen.be/wonen-en-leven/vergunningen/omgevingsvergunning-in-eerste-aanleg.html | Compétence de la députation (classe 1, recours) |
| Provincie Antwerpen: welke vergunningsprocedure? | https://www.provincieantwerpen.be/nl/infopunt-omgevingsvergunningen/welke-vergunningsprocedure | Délais légaux de décision 60/105/120 jours |
| Wikipedia: Omgevingsvergunning | https://nl.wikipedia.org/wiki/Omgevingsvergunning | Introduction le 23 février 2017 et le 1er janvier 2018 |
| Departement Omgeving: Verzameldecreet Omgeving | https://omgeving.vlaanderen.be/nl/verzameldecreet-omgeving | Décret du 17 mai 2024, en vigueur le 20 juillet 2024 |
| Decreet modulaire omgevingsvergunningsprocedure (17 mei 2024) | https://codex.vlaanderen.be/PrintDocument.ashx?id=1040051&geannoteerd=undefined | Procédure modulaire et arrêté d'environnement |
| Audit Vlaanderen: thema-audit Omgevingsvergunningen (2021) | https://www.auditvlaanderen.be/lokale-besturen/auditrapporten/auditrapporten/globaal-rapport-thema-audit-omgevingsvergunningen | 15 administrations, 7 points d'amélioration, 16 bonnes pratiques |
| DBRC: kerncijfers werkjaar 2024-2025 | https://www.dbrc.be/sites/default/files/2025-10/20251016_OZ_Kerncijfers_2425.pdf | RvVb : 1.168 nouveaux dossiers (2024-2025), 1.100 (2023-2024) |
| DBRC: persbericht openingszitting (17 oktober 2025) | https://www.dbrc.be/persbericht-openingszitting-dbrc-en-zijn-vlaamse-bestuursrechtscolleges | RvVb : délai de traitement de 10,7 mois (2024-2025), 12 mois (2023-2024) |
| Departement Omgeving: ruimtebeslag (19 juni 2026) | https://omgeving.vlaanderen.be/nl/ruimtebeslag-in-vlaanderen-blijft-toenemen-verharding-gestabiliseerd-in-2024 | 3,8 ha par jour (2019-2025), 5 ha par jour (2013-2019), 32,7 % d'artificialisation (2025), objectif 0 en 2040 |
| Departement Omgeving: 3,8 ha extra open ruimte per dag (2024) | https://omgeving.vlaanderen.be/nl/vlaanderen-neemt-elke-dag-gemiddeld-38-ha-extra-open-ruimte-in | Objectif intermédiaire 3 ha par jour, 6 ha par jour en 2015 |
| Vlaams Parlement: totstandkoming bouwshiftdecreten | https://www.vlaamsparlement.be/nl/bouwshift-de-totstandkoming-van-het-instrumentendecreet-en-het-decreet-woonreservegebieden | Avis du Conseil d'État (2021, 2023), adoption le 24 mai 2023 |
| VRT NWS: Vlaams Parlement keurt bouwshift goed (2023) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2023/05/24/vlaams-parlement-neemt-cruciale-horde-voor-bouwshift/ | Fonds bouwshift 100 M€ par an |
| KennisWest: wet van 29 maart 1962 | https://www.kenniswest.be/publicatie/wet-van-29-maart-1962-houdende-organisatie-van-de-ruimtelijke-ordening-en-van-de-stedebouw/28633 | Loi du 29 mars 1962 organisant l'aménagement du territoire et l'urbanisme |
| Bond Beter Leefmilieu: Belgische RO (2011) | https://www.bondbeterleefmilieu.be/artikel/slechte-punten-voor-belgische-ruimtelijke-ordening | Modèle de bâti dispersé, comparaison avec les Pays-Bas, 36 % d'extension de la nature et 22 % d'extension forestière |
| VRT NWS: bouwshift/betonstop (2020) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2020/12/16/debat-bouwshift-betonstop/ | Critique sur les coûts pour les communes |
| VRT NWS: conceptnota BRV (2025) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/07/15/vlaamse-regering-conceptnota-beleidsplan-ruimte-vlaanderen-jo-br/ | Ne plus prendre de nouvel espace ouvert d'ici 2040 |
| VRT NWS: VVSG over betonstop (2020) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2020/12/12/vereniging-van-vlaamse-steden-en-gemeenten-over-betonstop-onbe/ | « Impayable » pour les communes |
| VILT: fusie Vlaamse milieudiensten (2022) | https://vilt.be/nl/nieuws/fusie-op-komst-van-vlaamse-milieudiensten | Décision de fusionner les services d'inspection et de maintien du droit de cinq entités |
| Nederland: Omgevingswet (IPLO) | https://iplo.nl/regelgeving/omgevingswet/english-environment-and-planning-act/ | Entrée en vigueur le 1er janvier 2024, DSO |
| Nederland: Omgevingswet in het kort (IPLO) | https://iplo.nl/regelgeving/omgevingswet/introductie/omgevingswet-kort/ | 4 AMvB et un règlement ministériel, plan d'aménagement |
| Nederland: reguliere procedure omgevingsvergunning (IPLO) | https://iplo.nl/regelgeving/overzicht-procedures/procedure-aanvraag-omgevingsvergunning-regulier/ | Délai de décision de 8 semaines, prolongeable une fois de 6 semaines |
| Nederland: Government.nl Omgevingswet | https://www.government.nl/topics/spatial-planning-and-infrastructure/revision-of-environment-planning-laws/ | 26 lois, intégration, moins de charge réglementaire |
| Duitsland: Umweltbundesamt Spatial Planning | https://www.umweltbundesamt.de/en/spatial-planning-law | ROG, BauGB, modèle fédéral et entités fédérées |
| Duitsland: Deutscher Bundestag, wijziging Raumordnungsgesetz (3 maart 2023) | https://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2023/kw09-de-raumordnungsgesetz-936012 | Modification du ROG : délai de six mois, participation numérique, articulation avec les permis |
| Duitsland Instituut: ruimtelijke ordening | https://duitslandinstituut.nl/naslagwerk/183/ruimtelijke-ordening-en-regionaal-beleid | Compétences des Länder |
| Beiers ministerie voor Wonen, Bouw en Verkeer: bouwtoezicht | https://www.stmb.bayern.de/buw/bauherreninfo/ansprechpartner/index.php | Services locaux de contrôle des constructions (Landratsamt, villes) |
| Denemarken: Planning Act (geconsolideerd, 21 juni 2007) | https://slks.dk/fileadmin/user_upload/kulturarv/english/dokumenter/Planning_Act_2007.pdf | Planlov |
| Denemarken: MLIT Overview | https://www.mlit.go.jp/kokudokeikaku/international/spw/general/denmark/index_e.html | Fusion de communes 271→98, planification après 2007 |
| Lex.dk. Strukturreformen | https://lex.dk/Strukturreformen | 271 communes à 98, les 13 amter supprimés et remplacés par 5 régions (2007) |
| Denemarken: Plandata.dk | https://www.plandata.dk/om-plandatadk-og-dets-opbygning | Registre numérique national des plans (successeur de PlansystemDK), déclaration légalement obligatoire |
| Energi & Miljø: Plandata.dk endelig i luften | https://energiogmiljo.dk/nyhedsbrev/Plandata+dk+endelig+i+luften+ | PlansystemDK définitivement remplacé par Plandata.dk le 1er octobre 2018 |
| Vlaamse Codex Ruimtelijke Ordening | https://codex.vlaanderen.be/portals/codex/documenten/1018245.html | VCRO : texte décrétal de base |
| Decreet omgevingsvergunning (2014) | https://codex.vlaanderen.be/Portals/Codex/documenten/1024690.html | Base juridique du permis d'environnement |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)