BRF (Belgischer Rundfunk) : audit
Date : 2026-03-31 Statut : 🟢 Maintenu (avec des réformes) Catégorie : Communauté germanophone, institutions Compétence actuelle : Communauté germanophone
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Belgischer Rundfunk (BRF) Base juridique : décret du 27 juin 1986 sur le Belgisches Rundfunk- und Fernsehzentrum der Deutschsprachigen Gemeinschaft (décret BRF), qui fixe les missions de base. La mission concrète, l'évaluation et la dotation figurent dans un contrat de gestion (Geschäftsführungsvertrag) entre le gouvernement de la Communauté germanophone et la BRF, conclu pour la durée d'une législature. Le cadre général des médias est le décret sur les médias du 1er mars 2021 relatif aux services de médias et aux représentations cinématographiques. La BRF est une institution publique de la Communauté germanophone. Date de création : les émissions de radio germanophones ont débuté le 1er octobre 1945 via l'Institut national de radiodiffusion (NIR/INR). En 1977, le service germanophone a été détaché de la RTB et de la BRT et la BRF est devenue un radiodiffuseur autonome dont le siège est à Eupen. Niveau de pouvoir : Communauté germanophone (compétence complète sur les médias, matière communautaire) Budget : dotation de la Communauté germanophone de 6,783 millions d'euros (2026, gelée au niveau de l'année précédente ; 2024 : 6,793 millions d'euros). Budget total d'environ 8 millions d'euros (2025 : 7,955 millions d'euros, dont 0,2 million d'euros de dotation en capital) ; recettes publicitaires d'environ 0,5 million d'euros (2024). Personnel : 75 membres du personnel, soit 52,93 équivalents temps plein (2025) Tutelle : le Verwaltungsrat (conseil d'administration), élu par le Parlement de la Communauté germanophone : huit membres avec droit de vote et un membre avec voix consultative, avec au moins un membre votant par groupe reconnu. Directeur : Alain Kniebs. Contrôle des médias par le Medienrat der Deutschsprachigen Gemeinschaft (créé en 2000 comme organe consultatif, régulateur des médias indépendant doté de la personnalité juridique propre depuis 2005, il travaille depuis 2021 sous le décret sur les médias).
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Information, éducation et divertissement pour les 79.515 habitants de la Communauté germanophone (1er janvier 2026)
- Trois programmes de radio : BRF1 (info + musique pop), BRF2 (Schlager/musique populaire), BRF-DLF (coopération avec Deutschlandfunk depuis 2001)
- Une chaîne de télévision : BRF Fernsehen (magazine « Blickpunkt », hebdomadaire depuis janvier 2026 au lieu de quotidien ; disponible via le câble et la télévision numérique, en ligne via brf.be et Auvio)
- Offre numérique : brf.be, médiathèque, podcasts, réseaux sociaux
- Pas de station commerciale propre : la station privée 100,5 Das Hitradio (depuis 1998, lancée dans le bâtiment de radiodiffusion de la BRF à Eupen) a été créée avec la BRF comme actionnaire majoritaire (51 %) ; la Communauté germanophone y détient encore via Proma AG une participation minoritaire de 40,8 %
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Chevauchement limité : la BRF est le seul radiodiffuseur public germanophone de Belgique. La BRF collabore toutefois avec la RTBF (notamment Auvio pour BRF Fernsehen) et la VRT.
- Partenaires de coopération internationaux : SWR (Trèves), Deutschlandfunk (Cologne), 100,7 (Luxembourg), RTR (Coire, Suisse) et RAI Südtirol (Bolzano, Italie).
Public : les 79.515 habitants de la Communauté germanophone (1er janvier 2026 ; Eupen, Sankt Vith et environs), ainsi que les Belges germanophones de Bruxelles et d'ailleurs.
Indicateurs de performance : la BRF publie un rapport d'activité annuel (Tätigkeitsbericht) avec le budget, le résultat budgétaire, le compte de résultats, le personnel et l'audience. Selon une enquête représentative (printemps 2025, 750 personnes), la BRF touche chaque jour 79 % des habitants d'Ostbelgien avec la radio, la télévision et le web ; BRF1 atteint 42 % d'audience quotidienne, BRF2 33 %. Le contrat de gestion règle l'évaluation des performances et prévoit un comité d'accompagnement. On n'a toutefois trouvé ni objectifs chiffrés publics et mesurables par législature, ni audit public indépendant de performance. Le Medienrat contrôle le respect du décret sur les médias (protection de la jeunesse, publicité, accessibilité), mais n'évalue pas les performances de la BRF.
Plan d'économies 2026 (Sparplan) : Début novembre 2025, le Verwaltungsrat a approuvé à l'unanimité un plan d'économies comportant plus de 20 mesures, en vigueur depuis janvier 2026 :
- Le magazine télévisé « Blickpunkt » passe du quotidien à l'hebdomadaire (vendredi + week-end)
- Suppression du format de divertissement « Doheem is Karneval »
- Forte réduction de la présence en direct à l'Eupen Music Marathon
- Coupure de la fréquence FM 95.2 MHz à Bruxelles (plus que le DAB+)
- Départs naturels au sein du personnel : les partants ne sont pas remplacés, ou seulement en partie
- Les moyens ainsi libérés sont réinvestis dans des formats numériques
1C. Comparaison internationale
RTR, Radiotelevisiun Svizra Rumantscha (Suisse)
- Dessert les Suisses romanchophones, un groupe linguistique de quelques dizaines de milliers de personnes (0,6 % de la population de 15 ans et plus a le romanche pour langue principale, 2017) : comparable à la BRF par la taille du public
- Fait partie de la SRG SSR (coupole nationale de radiodiffusion), ce n'est pas une institution distincte
- ±90 minutes de production télévisée propre par semaine, sur les chaînes de SRF et de RSI
- Radio 24 heures sur 24 en romanche
- Siège à Coire, bureaux régionaux dans les vallées
- Avantage : profite des avantages d'échelle du système SRG (technique, distribution, service juridique) tout en restant autonome sur le contenu
RAI Südtirol (Italie/Tyrol du Sud)
- Service germanophone de la RAI depuis Bolzano, pour les Sud-Tyroliens germanophones (68,6 % de la population du Tyrol du Sud, recensement des groupes linguistiques 2024)
- Chaîne de radio et chaîne de télévision propres ; radio depuis 1945, télévision depuis 1966 ; ancrée dans la loi dans le prolongement du deuxième statut d'autonomie (1973 par décret, 1975 par loi)
- Depuis 2012, la province autonome de Bolzano finance entièrement les programmes en allemand et en ladin
- Mars 2026 : la rédaction germanophone a proclamé à l'unanimité l'état de protestation en raison d'un manque de personnel et du refus de la direction de la RAI à Rome d'autoriser des postes supplémentaires ; un parti régional a alors de nouveau demandé un radiodiffuseur sud-tyrolien autonome
- RAS (Rundfunkanstalt Südtirol) : réseau d'émetteurs distinct financé par la province (26 collaborateurs, 2023) qui retransmet des programmes autrichiens, allemands et suisses
Danemark (DR)
- Modèle national, pas directement comparable en termes d'échelle
- Mais pertinent pour le modèle de financement : la redevance a été supprimée progressivement entre 2019 et 2022 ; depuis 2022, le radiodiffuseur public est payé via l'impôt sur les revenus
- Forte transformation numérique, plusieurs plateformes
Différence essentielle : la RTR (Suisse) montre qu'une petite communauté linguistique peut organiser son radiodiffuseur comme une unité autonome au sein d'un système national de radiodiffusion plus large, en conservant son indépendance sur le contenu mais avec un back-office partagé. La BRF est déjà entièrement autonome, mais elle passe de ce fait à côté des avantages d'échelle.
1D. Problèmes et critiques
Pas d'adhésion à l'UER : contrairement à la VRT et à la RTBF, la BRF n'est pas membre de l'Union européenne de radio-télévision (UER). Cela limite l'accès aux coproductions internationales, à l'échange d'informations et à la coopération technique.
Pression budgétaire : avec une dotation gelée de 6,783 millions d'euros (2026) et des frais de personnel et de matériel en hausse, la BRF est structurellement vulnérable. Le plan d'économies 2026 taille dans la programmation visible (Blickpunkt du quotidien à l'hebdomadaire).
Problème d'échelle : environ 53 équivalents temps plein (2025) doivent produire trois chaînes de radio, une chaîne de télévision, un site web, des podcasts et des réseaux sociaux pour une communauté d'environ 79.500 personnes. Les frais fixes de technique, d'informatique et d'administration pèsent donc lourdement par habitant.
Évaluation externe limitée : la BRF publie un rapport d'activité annuel et la Cour des comptes contrôle les comptes, mais on n'a trouvé aucune évaluation publique indépendante de l'efficience du radiodiffuseur. Le Medienrat garde un œil sur la régulation des médias, mais n'évalue pas l'efficience du radiodiffuseur lui-même.
Transition numérique sous pression : le passage de la télévision linéaire au numérique est nécessaire, mais il se fait sous pression budgétaire, pas comme un choix stratégique. La coupure de la FM à Bruxelles est une économie, pas une modernisation.
Coût par habitant : la dotation représente environ 85 euros par habitant de la Communauté germanophone (2026). C'est le prix d'un radiodiffuseur propre pour une petite communauté linguistique, et c'est précisément pour cela que l'efficience doit être démontrable.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Les médias sont une compétence communautaire. La Communauté germanophone est le niveau de pouvoir le plus proche de la population germanophone. La BRF se situe au bon niveau. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | La BRF publie un rapport d'activité annuel avec le budget, le compte de résultats, le personnel et les chiffres d'audience. Mais il n'y a pas d'objectifs chiffrés publics ni de coût par service ou par programme : le citoyen voit où va la dotation de 6,783 M€, pas ce qu'elle rapporte au regard d'un objectif. |
| 3 | Responsabilité = financement | ✅ | La Communauté germanophone décide et paie via la dotation. Pas de fiscal gap. Qui décide, finance. |
| 4 | Simplicité | ✅ | Un seul radiodiffuseur, un seul régulateur (le Medienrat), un seul niveau de pouvoir. Aucun chevauchement ni structure en double. |
| 5 | Taille critique | ❌ | Environ 53 ETP et 6,8 M€ de dotation pour environ 79.500 habitants, c'est structurellement trop peu pour porter seul la technique, l'informatique et le back-office d'une radio + télévision + numérique. À comparer à la RTR (Suisse), qui exploite les avantages d'échelle au sein de la SRG SSR. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | La BRF opère de manière totalement autonome, mais il n'existe aucun mécanisme de concurrence ni benchmarking avec les autres radiodiffuseurs belges. Aucun incitant à innover par la comparaison. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Il existe un contrat de gestion par législature avec une évaluation et un comité d'accompagnement, et la BRF mesure chaque année son audience. Mais le contrat décrit surtout des missions et des projets, sans objectifs chiffrés publics et mesurables, et il n'y a pas d'audit externe de performance. Le plan d'économies est réactif (pression budgétaire), pas proactif (piloté par les résultats). |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | La transition numérique est amorcée (DAB+, Auvio, podcasts, réseaux sociaux), mais sous pression budgétaire et non comme priorité stratégique. Le passage d'une télévision quotidienne à une télévision hebdomadaire est une mesure d'urgence, pas une stratégie digital-first. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | Le modèle RTR (Suisse) montre que de petits radiodiffuseurs linguistiques peuvent travailler plus efficacement au sein d'une coupole plus large. La BRF n'est pas membre de l'UER et exploite insuffisamment les possibilités de coopération avec la VRT et la RTBF. |
Synthèse : les gains les plus importants se situent dans la taille critique (coopération structurelle avec la VRT et la RTBF pour le back-office), l'orientation résultats (KPI et contrat de performance) et le numérique d'abord (transformation numérique stratégique au lieu d'économies d'urgence).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟢 Maintenu avec des réformes structurelles
La BRF remplit un rôle essentiel comme unique radiodiffuseur public germanophone de Belgique. Sa suppression laisserait une communauté linguistique d'environ 79.500 personnes sans information publique propre. Mais son fonctionnement peut être nettement plus efficient.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Du contrat de gestion au contrat de performance : le contrat de gestion existant (Geschäftsführungsvertrag) avec le gouvernement d'Ostbelgien, qui court par législature, reçoit des KPI mesurables et publics : audience (% du public cible), croissance numérique, production journalistique, efficience des coûts par habitant. Rapport annuel et évaluation externe.
Option de coopération avec la VRT et la RTBF : possibilité de services de back-office partagés (technique, infrastructure informatique, service juridique, achat de droits) via un accord (art. 32 de la Constitution HART). La BRF reste autonome à 100 % sur le contenu. La coopération est possible et encouragée, pas obligatoire. Modèle : la RTR au sein de la SRG SSR.
Adhésion à l'UER : la BRF demande son adhésion à l'Union européenne de radio-télévision (comme membre à part entière, ou comme membre associé si la BRF ne remplit pas les conditions d'une adhésion à part entière). Cela ouvre la porte aux coproductions internationales, à l'échange d'informations et à la coopération technique.
Stratégie de priorité au numérique : le passage de la télévision linéaire à l'offre à la demande et au numérique comme choix stratégique, pas comme mesure d'économie. Investissement dans le podcast, les réseaux sociaux et les formats interactifs pour des publics plus jeunes. Les moyens libérés par la télévision vont à la production numérique, pas à des économies génériques.
Transparence : le rapport d'activité est complété par les KPI du contrat de performance, le coût par service et les résultats de l'évaluation externe, le tout sur brf.be. Le citoyen doit pouvoir voir ce que rapportent les 6,8 M€ d'argent public.
Gouvernance indépendante : le conseil d'administration, que le Parlement de la Communauté germanophone compose par groupe, est nommé sur la base des compétences via une procédure transparente, comme HART le propose aussi pour la VRT et la RTBF.
Niveau de pouvoir : reste à Ostbelgien, qui, comme entité fédérée, règle elle-même le radiodiffuseur public par loi de l'entité fédérée (art. 31 de la Constitution HART) ; la VRT et la RTBF relèvent des concordats de leur groupe linguistique.
Modèle international : la RTR (Suisse) : une rédaction autonome sur le contenu au sein d'un système de radiodiffusion plus large pour les services partagés.
Gain d'efficience estimé : de 500.000 à 800.000 euros par an sont possibles avec un back-office partagé avec la VRT et la RTBF (informatique, droits, infrastructure technique), une estimation de HART de 6 à 10 % d'un budget total d'environ 8 millions d'euros. Aucune économie sur la mission journalistique de base : le gain retourne à la production journalistique et à l'innovation numérique et ne compte donc pas comme économie budgétaire.
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : rédiger le contrat de performance (lors du prochain contrat de gestion), demander l'adhésion à l'UER
- Année 2 : accord sur le back-office avec la VRT et la RTBF (art. 32)
- Année 3 : stratégie de priorité au numérique opérationnelle, première évaluation externe
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
BRF (Belgischer Rundfunk) : maintenu avec des réformes Le seul radiodiffuseur public germanophone de Belgique subsiste, mais il reçoit un contrat de performance et une gouvernance indépendante, peut partager ses frais de back-office avec la VRT et la RTBF et bascule vers une stratégie de priorité au numérique.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La BRF est le radiodiffuseur public de la Communauté germanophone, établi à Eupen avec des studios à Sankt Vith et à Bruxelles. Avec 75 membres du personnel (environ 53 équivalents temps plein, 2025), une dotation de 6,783 millions d'euros (2026) et un budget total d'environ 8 millions d'euros, la BRF produit trois chaînes de radio (BRF1, BRF2, BRF-DLF en collaboration avec Deutschlandfunk), une chaîne de télévision et du contenu numérique. La BRF dessert les quelque 79.500 habitants d'Ostbelgien et est ainsi l'un des plus petits radiodiffuseurs publics d'Europe. Son audience est grande : chaque jour, 79 % des habitants (2025). Le conseil d'administration est élu par le Parlement de la Communauté germanophone, avec au moins un membre votant par groupe.
Ce qui ne va pas
La BRF est confrontée à un problème d'échelle structurel. Une petite équipe doit faire tourner radio, télévision, site web, podcasts et réseaux sociaux pour une communauté d'environ 79.500 personnes, avec tous les frais fixes de technique, d'informatique et d'administration à sa charge. La dotation représente environ 85 euros par habitant (2026). En novembre 2025, le conseil d'administration a approuvé un plan d'économies : le magazine télévisé quotidien « Blickpunkt » a été ramené à une fois par semaine, la fréquence FM à Bruxelles a été coupée et un format de divertissement populaire a été supprimé. Ces économies sont réactives : dictées par la pression budgétaire, pas par une vision stratégique.
De plus, la BRF n'est pas membre de l'Union européenne de radio-télévision, contrairement à la VRT et à la RTBF. Cela coupe le radiodiffuseur des coproductions internationales, de l'échange d'informations et de la coopération technique. Et bien que la BRF publie chaque année un rapport d'activité chiffré, il manque des objectifs mesurables : le citoyen voit ce que coûtent près de 7 millions d'euros par an, mais pas si cela produit ce qui a été convenu.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Suisse, la RTR (Radiotelevisiun Svizra Rumantscha) dessert les Suisses romanchophones, un groupe linguistique de quelques dizaines de milliers de personnes : une échelle comparable. La RTR est totalement autonome sur le contenu, mais fait organisationnellement partie du système national de radiodiffusion SRG SSR. Cela signifie que la RTR utilise l'infrastructure technique, les systèmes informatiques, les services juridiques et l'achat de droits partagés du système plus large, tandis que la rédaction décide seule du contenu. Le résultat : un radiodiffuseur professionnel qui peut se consacrer à ses programmes, parce que les avantages d'échelle du système plus large soutiennent le petit radiodiffuseur linguistique.
Ce que HART propose
La BRF subsiste comme radiodiffuseur public germanophone autonome. Les Ostbelgiens méritent leur propre information dans leur propre langue. Mais nous réformons son fonctionnement sur quatre points :
Contrat de performance : le contrat de gestion avec le gouvernement d'Ostbelgien, qui court déjà par législature, devient un véritable contrat de performance assorti d'objectifs mesurables et publics : audience, croissance numérique, volume de production et coût par habitant. Rapport annuel et évaluation indépendante tous les cinq ans.
Gouvernance indépendante : le conseil d'administration est nommé sur la base des compétences via une procédure transparente. Pas de nominations politiques. C'est le même principe de gouvernance que HART propose aussi pour la VRT et la RTBF : des administrateurs dotés d'une expertise en médias, en technologie et en culture, pas d'une carte de parti.
Option de back-office partagé : la BRF peut collaborer, via un accord (art. 32 de la Constitution HART), avec la VRT et la RTBF pour l'infrastructure informatique, les services techniques, l'achat de droits et le soutien juridique. La rédaction reste indépendante à 100 %. La coopération est possible et encouragée, pas obligatoire. Sur le modèle de la RTR au sein de la SRG SSR en Suisse.
Numérique d'abord : le passage de la télévision linéaire aux plateformes numériques devient un choix stratégique, pas une mesure d'économie. Investissement dans les podcasts, la vidéo à la demande, les formats interactifs et les réseaux sociaux. En visant surtout les jeunes générations de Belges germanophones.
En outre, la BRF demande son adhésion à l'Union européenne de radio-télévision, ce qui ouvre la porte à la coopération internationale et au partage de connaissances.
Ce que cela rapporte
Si la BRF opte pour des services de back-office partagés avec la VRT et la RTBF, cela peut représenter, selon l'estimation de HART, une économie de 500.000 à 800.000 euros par an sur la technique, l'informatique et l'achat de droits. Des moyens qui retournent à la production journalistique et à l'innovation numérique. Le contrat de performance garantit que le citoyen peut voir ce qu'il advient de son argent public. Et la transition numérique rend la BRF prête pour l'avenir, pour une génération qui ne regarde plus la télévision de manière linéaire mais consomme l'information via le smartphone et les réseaux sociaux.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Wikipedia, Belgischer Rundfunk | https://en.wikipedia.org/wiki/Belgischer_Rundfunk | Histoire (1945, détachement de la RTB et de la BRT en 1977), chaînes, pas d'adhésion à l'UER |
| BRF, Tätigkeitsbericht 2025 | https://u.brf.be/wp-content/uploads/sites/5/2026/02/202601-brf-taetigkeitsbericht-2025la3-1komprimiert.pdf | Budget 2025 (7,955 M€), dotation 2024 (6,793 M€), recettes publicitaires 2024, 75 membres du personnel et 52,93 ETP (2025), audience quotidienne de 79 % (2025), 100,5 comme concurrent, rôle de la Cour des comptes |
| BRF Unternehmen, Über uns | https://u.brf.be/profil/ | Mission, chaînes, studios d'Eupen, de Sankt Vith et de Bruxelles, partenaires de coopération |
| BRF Unternehmen, Struktur | https://u.brf.be/organisation/struktur/ | Verwaltungsrat élu par le Parlement (8 membres votants, au moins un par groupe), directeur, contrat de gestion par législature |
| Ostbelgien Live, Geschäftsführungsvertrag BRF 2021-2024 | https://ostbelgienlive.be/desktopdefault.aspx/tabid-255/620_read-60783 | Décret BRF du 27 juin 1986, contenu du contrat de gestion, évaluation, dotations 2021-2024 |
| Ostbelgien Direkt, BRF kündigt Sparplan an | https://ostbelgiendirekt.be/brf-kuendigt-sparplan-an-429069 | Dotation 2026 de 6,783 M€ (gelée au niveau de l'année précédente), mesures du plan d'économies |
| Radioszene, BRF Sparplan 2026 | https://www.radioszene.de/207648/brf-sparplan-2026.html | Dotation gelée, plus de 20 mesures, coupure de la FM à Bruxelles, Blickpunkt du quotidien à l'hebdomadaire |
| BRF Nachrichten, BRF kündigt Sparplan 2026 an | https://brf.be/regional/2022196/ | Couverture du plan d'économies par la BRF elle-même (novembre 2025, en vigueur en janvier 2026) |
| Wikipedia, 100'5 Das Hitradio | https://de.wikipedia.org/wiki/100%E2%80%995_Das_Hitradio | Station privée depuis 1998, BRF à 51 % au départ, Communauté germanophone via Proma AG à 40,8 % |
| Radioszene, 25 Jahre 100,5 Das Hitradio | https://www.radioszene.de/180616/25-jahre-1005-das-hitradio.html | Lancement de 100,5 le 19 octobre 1998 dans le bâtiment de radiodiffusion de la BRF à Eupen |
| Medienrat DG, Der Medienrat | https://www.medienrat.be/medienrat/ | Régulateur des médias : organe consultatif depuis 2000, régulateur doté de la personnalité juridique depuis 2005, décret sur les médias 2021 |
| Medienrat DG, Gesetzgebung | https://www.medienrat.be/gesetzgebung/ | Décret sur les médias du 1er mars 2021 |
| Ostbelgien Statistik, Bevölkerungsstruktur | https://ostbelgienstatistik.be/desktopdefault.aspx/tabid-2569/4686_read-32765/ | Population de la Communauté germanophone : 79.515 habitants (1er janvier 2026) |
| ZOG, BRF turns 75 | https://www.geschichte.be/en/travel-through-time/100-years-projects/brf-turns-75/ | Contexte historique : émissions germanophones depuis 1945 |
| EBU, Our Members | https://www.ebu.ch/about/members | Confirmation : la BRF n'est pas membre de l'UER ; la VRT et la RTBF le sont |
| Wikipedia, Radiotelevisiun Svizra Rumantscha | https://en.wikipedia.org/wiki/Radiotelevisiun_Svizra_Rumantscha | La RTR comme modèle de comparaison : filiale de la SRG SSR, siège à Coire, 90 min de télévision par semaine |
| Lia Rumantscha, Sprachgeografie | https://www.liarumantscha.ch/de/raetoromanisch/sprachgeografie | 0,6 % de la population de 15 ans et plus a le romanche pour langue principale (2017) |
| Wikipedia, SRG SSR | https://nl.wikipedia.org/wiki/SRG_SSR | Modèle de radiodiffusion suisse, quatre divisions linguistiques |
| Wikipedia, Rai Südtirol | https://de.wikipedia.org/wiki/Rai_S%C3%BCdtirol | Radio depuis 1945, télévision depuis 1966, ancrage légal 1973 et 1975 après le deuxième statut d'autonomie, financement intégral par la province depuis 2012 |
| ASTAT, Sprachgruppenzählung 2024 | https://astat.provinz.bz.it/de/publikationen/ergebnisse-sprachgruppenzahlung-2024 | Groupe linguistique allemand : 68,6 % de la population du Tyrol du Sud (2024) |
| Salto.bz, RAI ruft Protestzustand aus | https://salto.bz/de/article/07032026/rai-ruft-protestzustand-aus | État de protestation de la rédaction germanophone, 5 mars 2026, en raison d'un manque de personnel |
| UnserTirol24, Protest bei RAI Südtirol | https://www.unsertirol24.com/2026/03/10/protest-bei-rai-suedtirol-forderung-nach-autonomem-sender/ | Appel d'un parti régional à un radiodiffuseur sud-tyrolien autonome (mars 2026) |
| Wikipedia, Rundfunk-Anstalt Südtirol | https://de.wikipedia.org/wiki/Rundfunkanstalt_S%C3%BCdtirol | RAS : réseau d'émetteurs provincial, 26 collaborateurs (2023) |
| Wikipedia, DR (broadcaster) | https://en.wikipedia.org/wiki/DR_(broadcaster) | Redevance remplacée entre 2019 et 2022 par un financement via l'impôt général |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)