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Plateforme eHealth : audit de la réforme de l'État

Date : 2026-03-29 Statut : Maintenu + Réformé Classification : 🟠 Nouveau/réformé. Réorganiser en profondeur


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : plateforme eHealth (en toutes lettres : la plateforme eHealth en tant qu'institution publique de sécurité sociale)

Base juridique : loi du 21 août 2008 relative à l'institution et à l'organisation de la plateforme eHealth (M.B. 13 octobre 2008). Modifiée à plusieurs reprises depuis, notamment par la loi du 23 novembre 2023 (M.B. 6 décembre 2023).

Création : 2008. Le premier plan stratégique (2011-2013) a été approuvé en décembre 2010.

Niveau de pouvoir : fédéral. La plateforme eHealth est une institution publique de sécurité sociale (IPSS) dotée de la personnalité juridique. Les ministres de tutelle sont les ministres fédéraux compétents pour la Santé publique, les Affaires sociales et l'Informatisation de l'État.

Gouvernance :

Personnel et exécution informatique : la plateforme eHealth dispose elle-même d'un effectif propre limité et fait aussi appel, pour des fonctions administratives, à du personnel détaché de Smals. Le développement informatique et la gestion sont largement sous-traités à Smals ASBL, l'association ICT des institutions de sécurité sociale et de santé, qui travaille pour 345 institutions publiques. Smals affichait en 2025 un chiffre d'affaires de 578,9 millions d'euros et, fin 2025, 2.350 travailleurs ; en outre, plus de 1.000 spécialistes informatiques externes travaillent directement pour les membres via Smals.

Budget : la plateforme eHealth a dépensé 14,5 millions d'euros en 2021 et 15,3 millions d'euros en 2022. Elle est financée presque entièrement par l'INAMI (14,6 millions d'euros en 2022), avec une petite contribution du SPF Santé publique (0,1 million d'euros). Les comptes annuels sont contrôlés par la Cour des comptes. Un contrat d'administration avec l'autorité fédérale fixe les objectifs.

Intégrateur de services : la plateforme eHealth est l'un des six intégrateurs de services officiels belges (source : belgif.be/page/integrators), aux côtés de FSB/BOSA (fédéral), BCSS (sécurité sociale), MAGDA/Digitaal Vlaanderen (flamand), BCED/eWBS (wallon) et Fidus/Paradigm (bruxellois). En tant qu'intégrateur de services, eHealth gère l'infrastructure d'échange de données du secteur des soins de santé.

Figure clé : Frank Robben. Depuis 1991 administrateur général de la BCSS (Banque Carrefour de la Sécurité sociale), depuis 2008 administrateur général de la plateforme eHealth et depuis 2004 administrateur délégué de Smals ASBL (situation 2026). Plus à ce sujet dans les problèmes.

1B. Que fait-il en pratique ?

La plateforme eHealth a 10 missions légales :

  1. Développer une vision et une stratégie pour l'e-santé
  2. Fixer des normes et standards ICT (architecture ouverte)
  3. Enregistrer les logiciels de dossiers patients électroniques
  4. Gérer une plateforme de collaboration avec des services de base gratuits
  5. Convenir de normes de qualité avec les secteurs de soins
  6. Coordonner des programmes qui créent de la valeur ajoutée
  7. Gérer l'échange de données pour les dossiers patients et les prescriptions
  8. Assurer l'anonymisation comme tiers indépendant pour la recherche
  9. Être le moteur du changement pour la transformation numérique des soins
  10. Organiser la coopération intergouvernementale avec les autres pouvoirs publics

Services de l'écosystème eHealth (tous ne sont pas gérés par la plateforme eHealth elle-même) :

Service Fonction
eHealthBox Échange électronique sécurisé de messages entre prestataires de soins
MyCareNet Échange d'informations avec les mutualités (facturation, régime du tiers payant), géré par les mutualités
Recip-e Prescription électronique de médicaments, gérée par une ASBL ; obligatoire depuis le 1er janvier 2020 pour les prescriptions de médicaments hors hôpital
eBirth Déclaration électronique des naissances
MaSanté.be Portail citoyen pour consulter son propre dossier de santé, de l'INAMI et du SPF Santé publique avec eHealth et Smals ; depuis mars 2026 aussi sous forme d'application
Sumehr Résumé structuré du dossier médical
Vaccinnet Enregistrement des vaccinations (autorité flamande)
Système hub-métahub Connexion entre les quatre hubs (CoZo, Vlaams Ziekenhuisnetwerk KU Leuven, Abrumet et Réseau Santé Wallon)

Volume de transactions : plus de 19 milliards de transactions électroniques par an (2025, selon Smals).

Score UE : la Belgique obtient 100 %, le score maximal, à l'EU Digital Decade eHealth Indicator Study de 2024 (devant le Danemark et l'Estonie, 98 % chacun) et à nouveau dans celle de 2025 (moyenne de l'UE 83 %). Mais : ce score mesure si les citoyens ont techniquement accès à leurs données, pas l'expérience utilisateur.

Chevauchements avec d'autres institutions :

1C. Comparaison internationale

Danemark : Sundhed.dk

Le modèle danois est la référence absolue en matière d'e-santé :

Différence avec la Belgique : le Danemark a un seul portail, une seule architecture, une seule stratégie. La Belgique a un métahub fédéral qui relie quatre hubs, et un citoyen qui trouve ses données dispersées entre MaSanté.be, les portails patients des hubs et des applications régionales comme Vitalink.

Estonie : EHIS + Digilugu

Différence avec la Belgique : l'Estonie a construit à partir de zéro sur une seule couche de plateforme (X-Road). La Belgique a construit par-dessus un paysage fragmenté de systèmes existants.

Allemagne : Telematikinfrastruktur (TI)

Différence avec la Belgique : l'Allemagne a longtemps été à la traîne mais rattrape rapidement son retard avec un modèle opt-out et une obligation légale d'utilisation. La Belgique avait autrefois une bonne infrastructure mais rate la percée vers une expérience utilisateur intégrée.

Pays-Bas : Nictiz + AORTA

Différence avec la Belgique : les Pays-Bas mettent fortement l'accent sur la standardisation et l'interopérabilité. Le système néerlandais est moins centralisé que le modèle danois ou estonien, comparable à l'approche belge par hubs, avec des standards nationaux de Nictiz, même si leur utilisation est largement volontaire (OCDE, 2022).

1D. Problèmes et critiques

1. Expérience utilisateur : techniquement forte, fragmentée pour le citoyen

La Belgique obtient le score maximal à l'indicateur de l'UE, mais en pratique :

2. Stabilité et fiabilité

En 2018, Domus Medica et le Syndicat général des médecins de Belgique ont adressé des lettres ouvertes au ministre fédéral de la Santé publique :

Smals prévoit pour les services de base de la plateforme eHealth une infrastructure distincte à haute disponibilité et une page de statut publique avec les incidents (status.ehealth.fgov.be). Smals mentionne une disponibilité garantie de plus de 99,9 % (rapport d'activité 2025), mais un rapport de disponibilité public, mesuré de manière indépendante, fait défaut.

3. Gouvernance : concentration du pouvoir autour de Frank Robben

Frank Robben cumule (situation 2026) :

Le magazine francophone Wilfried l'a qualifié en 2020 d'« homme totalitaire, extraordinairement puissant » et a écrit qu'il « pourrait à lui seul faire tomber un gouvernement » (tel que cité par VRT NWS).

Le problème central : il était à la fois utilisateur de données à caractère personnel (via la BCSS et eHealth) et autorité de contrôle (via l'APD), selon des critiques « braconnier et garde-chasse à la fois ». La Commission européenne a ouvert à ce sujet une procédure contre la Belgique ; en février 2022, il a démissionné du Centre de connaissances de l'APD. Le cumul BCSS + eHealth + Smals subsiste.

En avril 2021, il a été formellement invité pour la première fois à la Chambre, après un article du Soir sur un prétendu projet informatique secret.

4. Rapport du KCE (2021) : les services d'e-santé chez les médecins généralistes

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE, rapport 337A) a évalué l'utilisation d'eHealth par les médecins généralistes (données 2017-2018) :

5. Dépendance structurelle à l'égard de Smals

La plateforme eHealth dépend largement de Smals ASBL pour son développement informatique. Cela crée :


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ✅ eHealth comme plateforme fédérale est logique : les soins de santé ne s'arrêtent pas aux frontières linguistiques ou régionales. Un patient dans un hôpital wallon doit être visible pour un médecin généraliste flamand. Le niveau fédéral est le bon niveau.
2 Transparence ⚠️ Les comptes annuels sont contrôlés par la Cour des comptes, qui en rend compte publiquement (dépenses de 15,3 millions d'euros en 2022), mais les flux financiers avec Smals sont opaques : la Cour des comptes a trouvé une avance inutilisée de 2,5 millions d'euros depuis 2013 et des soldes non rapprochés. Les citoyens ne voient pas ce que coûte un service, qui fait les choix informatiques ni comment les performances sont mesurées. Le cumul de fonctions dirigeantes à la BCSS, à eHealth et chez Smals renforce ce problème.
3 Responsabilité = financement ⚠️ La plateforme eHealth est financée au niveau fédéral (presque entièrement par l'INAMI), mais les quatre hubs sont payés en partie par les entités fédérées et les hôpitaux (la Région wallonne accorde par exemple au Réseau Santé Wallon un financement fixe de 0,6 million d'euros par an, 2026). L'autorité fédérale fixe les standards, d'autres paient une partie de l'exécution. Il n'existe aucune vue claire du coût total sur tous les niveaux.
4 Simplicité ❌ Le système est trop complexe : un métahub fédéral + 4 hubs + des dizaines de fournisseurs de logiciels + Smals + INAMI + BCSS. eHealth n'est en outre qu'un des six intégrateurs parallèles de Belgique, chacun avec sa propre plateforme, sa propre gouvernance et ses propres accords. Ce n'est pas de la simplicité. Le citoyen voit MaSanté.be, mais derrière se cachent au moins 5 couches organisationnelles.
5 Taille critique ✅ Plus de 19 milliards de transactions par an (2025) montrent que la plateforme opère à l'échelle. Mais : le raccordement direct des institutions de santé à un protocole commun (modèle X-Road) est plus efficient qu'un raccordement via une couche d'intégrateur sectorielle.
6 Compétences concurrentes ❌ Six intégrateurs parallèles (FSB, BCSS, MAGDA, BCED, Fidus, eHealth) ne créent pas d'innovation par la concurrence, surtout du morcellement. Les quatre hubs (CoZo, Vlaams Ziekenhuisnetwerk KU Leuven, Abrumet, Réseau Santé Wallon) renforcent ce phénomène : chaque Région son propre système, aucun mécanisme qui permette à la meilleure approche de se diffuser.
7 Orientation résultats ❌ La Belgique obtient 100 % à l'indicateur de l'UE, mais celui-ci mesure l'accès technique, pas l'usage. Il n'existe pas de KPI publics, mesurés de manière indépendante, sur la disponibilité, la satisfaction des utilisateurs ou l'adoption numérique. La Cour des comptes a formulé des recommandations sur les comptes annuels, mais il n'y a pas de mesure structurelle des résultats.
8 Numérique d'abord ⚠️ Techniquement, la plateforme est numérique d'abord, mais pour le citoyen elle est fragmentée : MaSanté.be, les portails des hubs et des applications régionales côte à côte. Le modèle X-Road sans intégrateurs distincts, où les institutions de santé se raccordent directement à un protocole commun, est la référence internationale. Les règles propres à la santé (vie privée, HL7 FHIR, autorisations) sont imposées via le protocole, pas via une couche d'intégrateur distincte.
9 Éprouvé à l'étranger ✅ L'Estonie a 0 intégrateur de services. L'Estonian Health Information System (EHIS) tourne sur le même X-Road que tous les autres services publics. Le Danemark a depuis 2003 un seul portail Sundhed.dk pour toutes les informations de santé. La Belgique a été un early mover (2008), mais la couche d'intégrateur sectorielle est dépassée.

Synthèse : 3x ✅, 3x ⚠️, 3x ❌. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (trop de couches), de l'orientation résultats (pas de KPI utilisateurs) et de la transparence (gouvernance et structure des coûts).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé. eHealth perd son rôle d'intégrateur. Les institutions de santé se raccordent directement au X-Road belge. La plateforme eHealth est réformée sur la gouvernance, l'expérience utilisateur et l'intégration régionale.

3B. Proposition concrète

1. Démanteler le rôle d'intégrateur. Raccordement via X-Road

2. Démêler la gouvernance

3. Un seul portail citoyen intégré. Sur le modèle danois

4. Intégrer les hubs

5. Transparence et accessibilité

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre (conforme au point du programme Administration numérique, position 2) :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Plateforme eHealth. Réformé Techniquement, la Belgique dispose de l'une des meilleures infrastructures d'e-santé d'Europe, mais le citoyen n'en voit pas grand-chose. HART réforme la gouvernance, intègre les systèmes régionaux et construit un seul portail de santé convivial qui fonctionne vraiment, dans l'application unique des pouvoirs publics.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La plateforme eHealth est depuis 2008 la colonne vertébrale numérique des soins de santé belges. Elle relie les hôpitaux, les médecins généralistes, les pharmaciens et les mutualités via une plateforme fédérale qui traite plus de 19 milliards de transactions électroniques par an (2025). La Belgique obtient ainsi 100 %, le score maximal, à l'indicateur européen eHealth de 2024 et de 2025. La plateforme coûte environ 15 millions d'euros par an (15,3 millions d'euros en 2022) et est payée presque entièrement par l'INAMI. En coulisses, le développement informatique passe en grande partie par Smals ASBL, l'association ICT des institutions de sécurité sociale et de santé, avec un chiffre d'affaires de 578,9 millions d'euros et 2.350 travailleurs (2025).

Ce qui ne va pas

Les scores techniques ne racontent pas toute l'histoire. Le score européen mesure si vos données sont techniquement accessibles, pas si vous travaillez facilement avec. Celui qui cherche ses propres données de santé doit passer par MaSanté.be, le portail patient de son hub et des applications régionales comme Vitalink. Une application de MaSanté n'est arrivée qu'en mars 2026. Et personne ne mesure de manière indépendante et publique la satisfaction des citoyens et des prestataires de soins.

En 2018, les médecins généralistes se sont plaints ouvertement des pannes du système. Domus Medica a écrit une lettre ouverte au ministre de la Santé publique : « Il est inacceptable pour nous que le système soit parfois à l'arrêt pendant des heures ou plusieurs jours. » Les pharmaciens ne peuvent alors pas consulter les prescriptions électroniques. Dans un système de soins qui tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, c'est inacceptable. Smals promet plus de 99,9 % de disponibilité, mais une mesure indépendante et publique fait défaut.

À cela s'ajoute un problème de gouvernance. Une seule personne dirige depuis 2008 en même temps la plateforme eHealth, la Banque Carrefour de la Sécurité sociale et Smals ASBL (situation 2026). C'est comme si le donneur d'ordre et le fournisseur étaient la même personne. Des critiques l'ont qualifié de « braconnier et garde-chasse à la fois », parce qu'il siégeait aussi au Centre de connaissances de l'autorité de contrôle de la vie privée ; il y a démissionné en 2022. La Cour des comptes a trouvé dans les comptes d'eHealth une avance de 2,5 millions d'euros versée à Smals qui n'avait pas été utilisée depuis 2013. La Chambre ne l'a invité formellement pour la première fois qu'en 2021.

Enfin, le système fonctionne comme une mosaïque : un métahub fédéral qui relie quatre hubs (CoZo et le Vlaams Ziekenhuisnetwerk KU Leuven en Flandre, Abrumet à Bruxelles, le Réseau Santé Wallon en Wallonie), et chaque Région a son propre système. Le citoyen voit un seul site web, mais derrière se cachent au moins cinq couches organisationnelles. Une seule suffirait.

Comment cela fonctionne ailleurs

Le Danemark a construit Sundhed.dk : depuis 2003, un seul portail de santé central, porté ensemble par l'État, les régions et les communes. Un seul login, une seule vue d'ensemble : dossier, médication, vaccinations, résultats d'analyses, rendez-vous. Une seule identité numérique (MitID) comme clé. En moyenne 5,5 millions de messages numériques par mois circulent entre 150 systèmes. Sans la moindre couture.

L'Estonie a construit depuis 2008 l'Estonian Health Information System (EHIS) sur la même infrastructure X-Road que tous les autres services publics. Chaque patient a un dossier numérique national, que les patients consultent environ 2,7 millions de fois par mois. Gouvernance claire, clarté juridique, règles d'échange standardisées. Une seule plateforme, sans stations intermédiaires régionales.

L'Allemagne a longtemps été à la traîne mais a opéré un rattrapage : depuis janvier 2025, chaque assuré légal reçoit automatiquement un dossier patient électronique (opt-out), environ 70 millions de dossiers, et depuis octobre 2025, les médecins doivent l'utiliser. Gematik, l'organisation qui le gère, a une structure de propriété claire : 51 % pour les pouvoirs publics, 49 % pour les caisses d'assurance maladie et les prestataires de soins. Transparente et responsable.

Ce que HART propose

Un : démanteler le rôle d'intégrateur. eHealth est l'un des six intégrateurs parallèles de Belgique, chacun avec sa propre plateforme et sa propre gouvernance pour son propre secteur ou sa propre Région. Dans le modèle HART à 0 intégrateur, les hôpitaux, les médecins généralistes et les pharmaciens se raccordent directement au X-Road belge. Sans intermédiaire sectoriel. Les règles propres à la santé (vie privée, standards, autorisations) sont imposées via le protocole. Le personnel rejoint l'agence GovTech et l'opérateur de X-Road.

Deux : démêler la gouvernance. Le dirigeant de la plateforme eHealth ne peut pas diriger en même temps le fournisseur informatique. Qui commande ne livre pas. Un conseil de surveillance indépendant avec un président externe est inscrit dans la loi.

Trois : un seul portail de santé convivial sur le modèle danois. MaSanté devient une partie de l'application unique et du site web unique pour tous les pouvoirs publics, sur le X-Road belge ; les données restent à la source. Un seul login via itsme ou l'eID, un seul écran avec tout : dossier, médication, vaccinations, rendez-vous. Disponibilité d'au moins 99,9 %, mesurée de manière indépendante. Mesure obligatoire de la satisfaction des utilisateurs, rapportée publiquement.

Quatre : intégrer les quatre hubs. CoZo, le Vlaams Ziekenhuisnetwerk KU Leuven, Abrumet et le Réseau Santé Wallon doivent obligatoirement utiliser les mêmes standards techniques (HL7 FHIR). Dans les six ans du déploiement de X-Road : intégration complète dans l'architecture X-Road.

Cinq : transparence et accessibilité. Rapport public annuel. WCAG 2.1 AA obligatoire. Multilingue. Alternative physique pour ceux qui ne peuvent pas suivre le numérique.

Ce que cela rapporte

Le démantèlement des six intégrateurs fait économiser 40 à 80 millions d'euros par an (voir l'audit SPF BOSA, compté une seule fois). L'intégration des hubs apporte surtout de la simplicité ; le gain budgétaire est faible et n'est pas compté séparément. Un portail citoyen qui fonctionne réduit les appels téléphoniques et la paperasse. Et surtout : un citoyen qui peut consulter ses propres informations de santé sans frustration, comme les Danois le font depuis des années via Sundhed.dk.


Phase 5 : sources

Source URL Date Utilisé pour
Wet van 21 augustus 2008 (oprichting eHealth-platform), geconsolideerde tekst https://www.ehealth.fgov.be/ehealthplatform/nl/wet-van-21-augustus-2008-houdende-oprichting-en-organisatie-van-het-ehealth-platform 2008, dernière modification 2023 Base juridique, statut IPSS, ministres de tutelle, lois modificatives, composition du comité de gestion (président + 31 membres) et du comité de concertation (32 membres)
eHealth-platform. Opdrachten https://www.ehealth.fgov.be/ehealthplatform/nl/opdrachten s.d. 10 missions légales
eHealth-platform. Organisatie https://www.ehealth.fgov.be/ehealthplatform/nl/organisatie s.d. Comité de gestion et comité de concertation
KB van 17 november 2009 (overlegcomité met de gebruikers) https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-17-november-2009_n2010200056.html 2009 Composition du comité de concertation, représentation des patients
Rekenhof. 180e Boek, deel II: Boek 2023 over de Sociale Zekerheid (hoofdstuk eHealth-platform, jaarrekeningen 2021 en 2022) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/180e_b_II_SocZk.pdf novembre 2023 Dépenses de 14,5 et 15,3 M€, financement INAMI, avance de 2,5 M€ à Smals, personnel Smals détaché
Smals. Activiteitenverslag 2025 https://www.smals.be/sites/default/files/2026-06/Activiteitenverslag%20Smals%202025.pdf 2026 Chiffre d'affaires de 578,9 M€, 2.350 travailleurs, spécialistes ICT externes, 345 membres, plus de 19 milliards de transactions eHealth, disponibilité, page de statut
Belgif (FOD BOSA). Wat is een dienstenintegrator? https://www.belgif.be/page/integrators.nl.html s.d. Six intégrateurs de services
EU Digital Decade eHealth Indicator Study 2024 https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/library/digital-decade-2024-ehealth-indicator-study 2024 Belgique 100 %, Danemark et Estonie 98 %
EU Digital Decade eHealth Indicator Study 2025 https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/library/digital-decade-2025-ehealth-indicator-study 2025 Moyenne de l'UE 83 %, ce que mesure l'indicateur
ICT&health. Belgium maximum score https://www.icthealth.org/news/belgium-achieves-maximum-score-in-eu-ehealth-indicator-study 2024 Contexte du score UE
KCE Rapport 337A. eGezondheidsdiensten Belgische huisartsen https://kce.fgov.be/sites/default/files/2021-12/KCE_337A_eGezondheidsdiensten_Belgische_huisartsen_Synthese.pdf 2021 Utilisation par les médecins généralistes (données 2017-2018), problèmes
Recip-e. Elektronisch voorschrijven https://recip-e.be/nl/nieuws/algemene-info-elektronisch-voorschrijven-informatie-voor-de-patient/ s.d. Prescription électronique obligatoire depuis le 1er janvier 2020
RIZIV. De nieuwe mobiele applicatie Mijngezondheid https://www.riziv.fgov.be/nl/pers/de-nieuwe-mobiele-applicatie-mijngezondheid-een-middel-om-uw-gezondheid-in-eigen-handen-te-nemen mars 2026 Application MaSanté, gestionnaires du portail
CoZo. Verschil tussen CoZo en andere portalen https://www.cozo.be/ehealthportalen s.d. Plusieurs portails côte à côte (MaSanté, hubs, Vitalink)
Domus Medica. Digitale communicatie met de ziekenhuizen: hubs https://www.domusmedica.be/expertisedomein/ict/digitale-communicatie-met-de-ziekenhuizen-hubs s.d. Quatre hubs, rôle du métahub
WeLink.Care. Le Réseau Santé Wallon devient plateforme officielle https://welink.care/actualites/2026/07/wallonie-le-reseau-sante-wallon-devient-plateforme-officielle/ juillet 2026 Financement du Réseau Santé Wallon : 0,6 M€ par an
VRT NWS. Huisartsen problemen eHealth https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2018/08/10/vlaamse-huisartsen-zijn-pannes-van-overheidsplatform-e-health-be/ 2018-08-10 Pannes du système, lettres ouvertes, plaintes des médecins et des pharmaciens
VRT NWS. Frank Robben "Big Brother of pragmaticus" https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/04/26/big-brother-of-pragmaticus-waarom-de-ict-paus-van-de-overheid-a/ 2021-04-26 Cumul de fonctions, citation de Wilfried, première invitation formelle à la Chambre
VRT NWS. Robben neemt ontslag bij Gegevensbeschermingsautoriteit https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2022/02/08/topambtenaar-frank-robben-neemt-ontslag-bij-gegevensbeschermings/ 2022-02-08 Démission du Centre de connaissances de l'APD, procédure européenne
Frank Robben. Current professional activities https://www.frankrobben.be/about-me/current-professional-activities/ s.d. Fonctions à la BCSS (depuis 1991), chez eHealth (depuis 2008) et chez Smals (depuis 2004)
Cumuleo. Frank Robben mandaten https://www.cumuleo.be/nl/mandataris/2616-frank-robben.php 2024 13 mandats, fonctions et professions
Healthcare Denmark. Digital Infrastructure https://healthcaredenmark.dk/national-strongholds/digitalisation/digital-infrastructure/ s.d. 5,5 millions de messages par mois entre 150 systèmes, registre CPR
Interoperable Europe. Danish eHealth portal Sundhed.dk https://interoperable-europe.ec.europa.eu/collection/ehealth/document/danish-ehealth-portal-sundheddk-sdk s.d. Sundhed.dk : lancement en 2003, partenariat de tous les pouvoirs publics de santé
e-Estonia. E-Health Records https://e-estonia.com/solutions/e-health-2/e-health-records/ s.d. Dossier national pour chaque patient, 2,7 millions de consultations par mois
EU. Estonian Central Health Information System https://ec.europa.eu/digital-building-blocks/sites/pages/viewpage.action?pageId=533365863 s.d. EHIS depuis 2008, X-Road, facteurs de succès
gesund.bund.de. Telematikinfrastruktur https://gesund.bund.de/en/telematics-infrastructure 2025 Modèle TI allemand, ePA pour tous les assurés dès janvier 2025
Joep Lange Institute. Germany ePA https://www.joeplangeinstitute.org/data_and_health/electronic-patient-record-germany/ 2025 Modèle opt-out de l'ePA, environ 70 millions de dossiers, obligation d'utilisation en octobre 2025
Bundesministerium für Gesundheit. ePA für alle startet morgen https://www.bundesgesundheitsministerium.de/presse/pressemitteilungen/epa-fuer-alle-startet-morgen-pm-28-04-2025 2025-04-28 Déploiement national de l'ePA le 29 avril 2025, obligation d'utilisation pour les prestataires de soins dès le 1er octobre 2025
gematik. Gremien und Gesellschafter https://www.gematik.de/ueber-uns/gremien-gesellschafter s.d. Structure de propriété de gematik (51 % ministère fédéral de la Santé)
OECD. Towards an Integrated Health Information System in the Netherlands https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2022/02/towards-an-integrated-health-information-system-in-the-netherlands_72e82a0a/a1568975-en.pdf 2022 Modèle néerlandais, rôle de Nictiz
VZVZ. AORTA-LSP https://www.vzvz.nl/diensten/afsprakenstelsels/aorta-lsp s.d. AORTA et le Landelijk Schakelpunt
Protocolakkoord Actieplan e-Gezondheid 2022-2024 https://www.riziv.fgov.be/SiteCollectionDocuments/actieplan_2022_2024_egezondheid.pdf 2022 Plan d'action interfédéral
eGezondheid. Actieplan eGezondheid 2026-2029 https://www.ehealth.fgov.be/nl/page/actieplan-egezondheid-2026-2029 2026 Plan d'action interfédéral suivant

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