FNRS (Fonds de la Recherche Scientifique) : audit
Date : 2026-03-31 Catégorie : institutions de la FWB. Redistribuées Statut : 🟠 Réformé : fusion en un fonds scientifique national avec des piliers par entité fédérée
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le F.R.S.-FNRS (Fonds de la Recherche Scientifique) est l'organisme central de financement de la recherche scientifique fondamentale au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). C'est le pendant francophone du FWO flamand (Fonds Wetenschappelijk Onderzoek).
Historique : le Fonds national de la Recherche scientifique d'origine (NFWO en néerlandais, FNRS en français) a été créé le 27 avril 1928 comme fondation d'utilité publique, par des scientifiques et des industriels sous la direction d'Émile Francqui, à la suite de l'appel du roi Albert Ier dans son discours de Seraing (1er octobre 1927). C'était un fonds belge unitaire qui a constitué pendant des décennies le socle du financement de la science en Belgique. En 1992, les statuts ont été modifiés et le fonds s'est scindé selon la langue en deux entités indépendantes : une néerlandophone (FWO) et une francophone (F.R.S.-FNRS).
Base juridique : le FNRS est une fondation privée d'utilité publique, financée à plus de 90 % par des fonds publics, surtout ceux de la FWB. La FWB règle ce financement par décret depuis 2013. Depuis la communautarisation de la politique scientifique, il relève de la compétence du ministre de la Recherche scientifique de la FWB.
Budget (2025) :
- Dépenses totales : 293,5 millions d'euros (2024 : 270,2 millions d'euros)
- Ressources totales : 278,9 millions d'euros (2024 : 262,2 millions d'euros)
- Subsides publics : 253,7 millions d'euros (91 % des ressources), dont la FWB 182,8 millions d'euros (environ deux tiers de l'ensemble des ressources), l'autorité fédérale 40,8 millions d'euros (y compris l'IISN), la Région wallonne 22,8 millions d'euros et la Loterie Nationale 7,3 millions d'euros
- Dons et legs : 24,7 millions d'euros, dont 10,0 millions d'euros du Télévie
- Télévie (collecte annuelle pour la recherche sur le cancer) : record de 13,35 millions d'euros récoltés en 2025
Répartition des dépenses (2025) :
- Rémunération des chercheurs (doctorants, postdoctorants, mandataires permanents) + crédits de fonctionnement : 162,9 millions d'euros
- Projets, crédits et autres instruments : 103,2 millions d'euros
- Recherche internationale et mobilité : 12,4 millions d'euros
- Administration et logistique : 13,6 millions d'euros (2024 : 15,3 millions d'euros)
Personnel :
- Administration : environ 80 collaborateurs (situation en 2026)
- Chercheurs avec une bourse ou un mandat FNRS : 2.749 (2025) : doctorants (Aspirants, boursiers FRIA, FRESH et Télévie), chercheurs postdoctoraux et mandataires permanents (chercheurs qualifiés, maîtres de recherches, directeurs de recherches)
Tutelle : conseil d'administration avec des représentants des universités de la FWB et de la vie économique, sociale et politique ; des commissions scientifiques évaluent les demandes. Un secrétaire général dirige le fonctionnement quotidien.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Financement de la recherche fondamentale individuelle via des mandats (doctorat, postdoctorat, permanent)
- Financement de projets et de crédits de recherche
- Coopération et mobilité internationales en matière de recherche
- Gestion de 5 fonds spécialisés (« fonds spécialisés » : FRIA, FRESH, FRFS, FRArt et IISN) pour des domaines de recherche spécifiques
- FRIA (Fonds pour la formation à la Recherche dans l'Industrie et l'Agriculture) : recherche industrielle et agricole (depuis 1994)
- FRESH : recherche en sciences humaines et sociales (depuis 2012)
- Télévie : collecte publique pour la recherche sur le cancer, avec RTL (depuis 1989 ; environ 280 millions d'euros récoltés jusqu'en 2026)
Chevauchements avec d'autres institutions :
- BELSPO (politique scientifique fédérale) : finance également de la recherche, mais axée sur les compétences fédérales. Chevauchement dans la coopération internationale.
- FWO (Flandre) : fait exactement la même chose, mais pour la Communauté flamande. La principale coopération structurelle est le programme EOS (Excellence of Science), le grand instrument commun par-delà la frontière linguistique.
- Agences régionales d'innovation (VLAIO, SPW Recherche) : chevauchement pour la recherche appliquée et la valorisation.
Performance : le FNRS publie des rapports annuels et, après chaque appel, une analyse avec les chiffres de demandes et de réussite. Les KPI d'impact exacts sont toutefois moins structurés que ceux du FWO, qui, selon le décret flamand sur la politique scientifique et d'innovation, est évalué de l'extérieur tous les cinq ans (évaluation de 2023).
1C. Comparaison internationale
| Pays | Institution | Budget | Personnel/mandats | Structure |
|---|---|---|---|---|
| Belgique (fr.) | FNRS | 294 M€ (2025) | 2.749 bourses et mandats (2025) | Fonds communautaire, 1 communauté linguistique |
| Belgique (nl.) | FWO | ±470 M€ (2024, crédits d'engagement de l'autorité flamande) | Comparable | Fonds communautaire, 1 communauté linguistique |
| Pays-Bas | NWO | plus de 1,3 Md € (2025) | 18,1 millions d'habitants | National, 4 domaines |
| Allemagne | DFG | 3,9 Mds € (2024) | 30.944 projets | National, environ 69 % fédéral + 30 % Länder |
| Suisse | SNSF | 1,2 Md CHF (2025) | 9,1 millions d'habitants | National, multilingue |
| Danemark | DFF (IRFD) | 2,2 Mds DKK (±295 M€, 2026) | 6,0 millions d'habitants | National, 5 conseils |
Observation cruciale : la Belgique est le seul pays de cette comparaison à avoir scindé son fonds scientifique selon des frontières linguistiques. Les Pays-Bas (de taille comparable) ont un seul NWO. La Suisse, quadrilingue et fédérale, a un seul SNSF. L'Allemagne, avec 16 Länder, a une seule DFG. La scission belge entraîne des désavantages d'échelle.
Conséquences concrètes de la scission :
- Le FNRS dessert la Communauté française (environ 4,8 millions d'habitants, 2025) ; le FWO la Communauté flamande (près de 6,9 millions d'habitants en Région flamande en 2026, plus les Bruxellois néerlandophones). Ensemble, ils formeraient un fonds d'environ 740 millions d'euros (2024) : plus du double du fonds indépendant danois et plus de la moitié du SNSF suisse.
- Peer review : les deux fonds doivent composer séparément des panels internationaux. Double travail, double administration.
- Visibilité internationale : la Belgique n'a pas de « single voice » dans les réseaux de recherche européens. Le FNRS et le FWO interviennent séparément.
- Programme EOS : le principal instrument commun (créé en 2016, 30 millions d'euros par an au départ) : un cautère sur une jambe de bois.
1D. Problèmes et critiques
Pression budgétaire sur la FWB : la FWB est confrontée à un déficit budgétaire structurel (en avril 2025, un trou imprévu de 350 millions d'euros est apparu). La FWB a réduit en 2025 le subside annuel au FNRS et a décidé en octobre 2025 de maintenir cette réduction jusqu'en 2029. Cela menace la capacité de recherche.
Désavantage d'échelle dû à la scission : le FNRS est trop petit pour peser sur la scène internationale. Avec 294 millions d'euros (2025), son budget représente une fraction de celui de fonds nationaux comparables (NWO : plus de 1,3 Md €, DFG : 3,9 Mds €, SNSF : 1,2 Md CHF).
Peu de coopération structurelle avec le FWO : en dehors du programme EOS, il y a peu de coopération structurelle. Dans un petit pays comme la Belgique, c'est absurde. Des chercheurs de l'ULB et de la VUB (des campus voisins à Bruxelles) doivent introduire leur demande auprès de fonds différents.
Dépendance à un seul niveau de pouvoir : environ deux tiers des ressources proviennent de la FWB (182,8 millions d'euros sur 278,9 millions d'euros en 2025). Si la FWB opère des économies structurelles, comme en 2025, le FNRS est touché de manière disproportionnée. Il y a peu de tampon ou de diversification.
Critique européenne du morcellement : le rapport par pays de l'EER de la Commission européenne sur la Belgique (2023) indique que l'autorité fédérale, les Communautés et les Régions agissent en politique de recherche de manière totalement autonome et que la coopération ne repose que sur une concertation volontaire. La coordination via la Conférence interministérielle de la Politique scientifique (CIMPS) est insuffisante.
Chevauchement avec BELSPO et les agences régionales : il n'existe aucune délimitation claire entre la recherche fondamentale (FNRS/FWO), la politique scientifique fédérale (BELSPO) et la politique régionale d'innovation (VLAIO, SPW). Les chercheurs naviguent dans un labyrinthe.
Culture de l'évaluation : selon le décret, le FWO est évalué de l'extérieur tous les cinq ans à la demande de l'autorité flamande (évaluation de 2023). Pour le FNRS, aucun cycle d'évaluation comparable, publié publiquement, n'est disponible du côté de la FWB.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La recherche fondamentale ne connaît pas de frontière linguistique. Elle est par définition internationale. Une organisation au niveau communautaire est un contresens. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le FNRS publie des rapports annuels, mais il n'y a pas de cycle d'évaluation externe publié publiquement comme pour le FWO. Le citoyen ne sait pas ce que rapportent ces 294 M€ (2025). |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | La FWB décide du budget mais ne porte aucune responsabilité fiscale. Elle vit de dotations. L'écart fiscal est maximal. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Un chercheur belge doit naviguer entre le FNRS/FWO, BELSPO, le VLAIO/SPW, les programmes européens et 5 fonds spécialisés du FNRS. Kafkaïen. |
| 5 | Taille critique | ❌ | 294 M€ (2025) pour 4,8 millions d'habitants. Comparez : NWO plus de 1,3 Md € pour 18,1 M, SNSF 1,2 Md CHF pour 9,1 M. Trop petit pour atteindre une masse critique. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Sans objet dans le modèle actuel. La compétence est exclusivement communautaire. Mais c'est précisément ici qu'un cadre national avec différenciation régionale fonctionnerait mieux. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Il existe des analyses par appel et des taux de réussite, mais pas de KPI d'impact systématiques ni de cycles d'évaluation externes publics. Aucune culture du « what works ». |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Les demandes se font par voie numérique, mais les systèmes du FNRS et du FWO sont séparés. Pas de portail belge de la recherche intégré. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Chaque pays comparable (NL, DE, CH, DK, AT, SE, FI) dispose d'un fonds scientifique national. La Belgique est l'exception. |
Synthèse : le FNRS échoue sur la taille critique (trop petit du fait de la scission), la simplicité (trop de structures qui se chevauchent), la responsabilité = financement (la FWB n'a pas de fiscalité propre) et le principe éprouvé à l'étranger (aucun pays comparable n'a ce modèle). Le gain le plus important réside dans une refusion en un fonds national.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Le FNRS est regroupé avec le FWO et le financement de la recherche de BELSPO en un nouveau Fonds scientifique national belge (BNWF), sur le modèle suisse (SNSF).
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
FNRS + FWO + budgets de recherche de BELSPO → Fonds scientifique national belge (BNWF)
- Un seul fonds, avec le néerlandais et le français comme langues de travail et l'anglais pour l'évaluation internationale, sur le modèle du SNSF
- Budget combiné : environ 740 millions d'euros (2024 : FNRS 270 M€ + FWO ±470 M€), complété par les moyens de recherche de BELSPO
- C'est plus de la moitié du SNSF suisse (1,2 Md CHF, 2025) et du NWO néerlandais (plus de 1,3 Md €, 2025), au lieu de deux fonds qui ne pèsent chacun qu'une fraction
Structure :
- Conseil national de la Recherche (sur le modèle DFG/SNSF) : organe de gestion indépendant composé de scientifiques de toutes les universités
- 4 domaines (sur le modèle NWO) : sciences exactes, sciences de la vie, sciences humaines et sociales, technologie et innovation
- Un seul système de peer review : des panels internationaux, pas de double travail
- Un seul portail numérique : les chercheurs introduisent une seule demande, quelles que soient leur université et leur langue
Piliers par entité fédérée :
- Chacune des douze entités fédérées (art. 2 de la Constitution HART) peut financer des programmes thématiques complémentaires via le BNWF
- Sur le modèle allemand (DFG) : le fonds national gère, les entités fédérées peuvent cofinancer
- Cela préserve les accents régionaux sans renoncer aux avantages d'échelle
Télévie : devient une entité de collecte de fonds distincte qui finance des projets via le BNWF. Aucune modification de structure nécessaire.
Modèle international : la Suisse (SNSF) : multilingue, fédérale, un seul fonds. Complété par des éléments de la DFG (cofinancement des Länder) et du NWO (structure par domaines).
Gain d'efficience estimé :
- Élimination de la double administration (2 fois des panels, 2 fois des systèmes informatiques, 2 fois une représentation internationale) : 5 à 10 millions d'euros par an (estimation de HART : 15 à 30 % des quelque 35 millions d'euros que les deux fonds consacrent ensemble à la gestion ; FNRS 15,3 millions d'euros et FWO 19,3 millions d'euros en 2024)
- Meilleur positionnement international → davantage de moyens européens Horizon captés
- Des viviers d'évaluateurs plus larges → un peer review de meilleure qualité
- Un seul point de contact pour les entreprises qui veulent collaborer avec les universités
Trajet de mise en œuvre :
- Pas de loi spéciale : un concordat des entités fédérées crée le BNWF comme institution commune, et la fédération lui confie, par accord, les moyens de recherche de BELSPO (art. 32 de la Constitution HART)
- Période de transition de 3 à 5 ans pour l'harmonisation des règlements
- Le personnel existant du FNRS et du FWO est intégré
- Le programme EOS devient la norme, et non l'exception
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
FNRS (Fonds de la Recherche Scientifique) : réformé Le FNRS est regroupé avec le FWO et les moyens de recherche de BELSPO en un seul Fonds scientifique national belge. Aucun pays comparable ne scinde le financement de sa science selon des frontières linguistiques ; même la Suisse quadrilingue a un seul fonds national. Cela nous rend plus petits et plus chers que nécessaire.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le FNRS est le fonds scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il finance la recherche fondamentale dans les universités francophones : bourses de doctorat, mandats postdoctoraux, projets de recherche et coopération internationale. Le FNRS a dépensé 294 millions d'euros en 2025. Plus de 90 % des ressources sont de l'argent public ; environ deux tiers viennent de la FWB, le reste notamment de l'autorité fédérale et de la Région wallonne. Le pendant flamand est le FWO, avec environ 470 millions d'euros de crédits d'engagement de l'autorité flamande (2024). Ensemble, il s'agit d'environ 740 millions d'euros par an (2024) de financement de la science, mais via deux organisations entièrement séparées.
Ce qui ne va pas
Aucun pays européen comparable ne scinde son fonds scientifique selon des frontières linguistiques. Les Pays-Bas ont un seul NWO (plus de 1,3 milliard d'euros en 2025). La Suisse, quadrilingue et fédérale, a un seul SNSF (1,2 milliard de CHF en 2025). L'Allemagne, avec 16 Länder, a une seule DFG (3,9 milliards d'euros en 2024). Les conséquences sont concrètes :
- Double administration : deux organisations distinctes, avec chacune ses propres systèmes informatiques, commissions d'évaluation, représentation internationale et règlements. Ensemble, le FNRS et le FWO consacrent environ 35 millions d'euros par an à la gestion (2024) ; avec un seul fonds, on peut en économiser selon les estimations 5 à 10 millions d'euros par an.
- Échelle trop petite : avec 294 millions d'euros (2025), le FNRS est trop petit pour peser sur la scène internationale. Les chercheurs des universités francophones disposent de moins de moyens que leurs collègues de pays comparables.
- Peu de coopération : des chercheurs de l'ULB et de la VUB, sur des campus voisins à Bruxelles, doivent introduire leur demande auprès de fonds différents. Le principal programme commun (EOS, créé en 2016) est un cautère sur une jambe de bois.
- Vulnérabilité budgétaire : le FNRS tire environ deux tiers de ses ressources de la FWB, qui est confrontée à un déficit budgétaire structurel. La FWB a réduit le subside en 2025 et maintient cette réduction jusqu'en 2029. La science devient l'otage d'un niveau de pouvoir défaillant.
Le rapport par pays de l'EER de la Commission européenne sur la Belgique (2023) indique que l'autorité fédérale, les Communautés et les Régions agissent en politique de recherche de manière totalement autonome et que la coopération ne repose que sur une concertation volontaire. La coordination entre les niveaux fédéral, communautaire et régional est insuffisante.
Comment cela fonctionne ailleurs
La Suisse est le meilleur modèle de référence : un pays fédéral et multilingue avec un seul fonds scientifique national (SNSF). Le SNSF a octroyé 1,2 milliard de CHF en 2025, finance de la recherche dans toutes les langues (allemand, français, italien, romanche) et dispose d'un seul système d'évaluation avec des panels internationaux. La Suisse occupe depuis des années la première place du Global Innovation Index de l'OMPI, y compris en 2025. La langue du chercheur ne joue aucun rôle. La qualité de la recherche, si.
L'Allemagne montre comment fonctionne le cofinancement : la DFG (3,9 milliards d'euros) est financée à environ 69 % par le fédéral et à 30 % par les Länder (2024). Les Länder conservent leurs accents, mais le fonds est national. Les Pays-Bas (NWO, plus de 1,3 milliard d'euros en 2025) montrent comment fonctionne une structure par domaines : quatre domaines scientifiques, chacun avec son propre conseil, mais sous un même toit.
Ce que HART propose
- Un seul Fonds scientifique national belge (BNWF) : regroupement du FNRS, du FWO et des moyens de recherche de BELSPO. Le budget du FNRS et du FWO réunis s'élève à lui seul à environ 740 millions d'euros (2024). Langues de travail : le néerlandais, le français et l'anglais (pour l'évaluation internationale).
- Quatre domaines scientifiques (sur le modèle NWO) : sciences exactes, sciences de la vie, sciences humaines et sociales, technologie et innovation. Chaque domaine avec un conseil indépendant de scientifiques de haut niveau.
- Un seul système de peer review : des panels d'évaluation internationaux, fini le double travail. La qualité comme seul critère, pas la langue ni l'origine.
- Des piliers par entité fédérée : chaque entité fédérée peut financer des programmes thématiques complémentaires via le BNWF. Sur le modèle allemand. Cela préserve les accents régionaux sans renoncer aux avantages d'échelle.
- Un seul portail numérique de la recherche : les chercheurs introduisent une seule demande, quelles que soient leur université et leur langue. Principe once only.
Ce que cela rapporte
- Selon les estimations, 5 à 10 millions d'euros par an économisés sur la double administration, l'informatique et les frais généraux
- Une plus grande capacité d'action internationale : un seul fonds belge qui joue dans la même cour que le NWO, la DFG et le SNSF, au lieu de deux petits fonds qui opèrent séparément
- Davantage de moyens européens : une meilleure coordination signifie plus de succès dans les demandes Horizon Europe
- Un meilleur peer review : des viviers d'évaluateurs plus larges, moins de risques de conflits d'intérêts dans un petit pays
- Stabilité budgétaire : un financement par le niveau fédéral et les entités fédérées répartit le risque. Plus de dépendance à un seul niveau de pouvoir fragile (la FWB)
- Simplicité pour les chercheurs : un seul guichet, un seul règlement, un seul portail. Faire de la science au lieu de naviguer dans l'administration.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| F.R.S.-FNRS. Le financement du FNRS : un engagement public pour la recherche | https://www.frs-fnrs.be/fr/propos/le-financement-du-fnrs-un-engagement-public-pour-la-recherche | 2025 | Ressources 278,9 M€, dépenses 293,5 M€, subsides publics 253,7 M€ par financeur, répartition des dépenses, 2.749 boursiers et mandataires (2025) ; comparaison avec 2024 |
| F.R.S.-FNRS. Les grandes étapes de l'histoire du FNRS | https://www.frs-fnrs.be/fr/propos/les-grandes-etapes-de-lhistoire-du-fnrs | s.d. | Création le 27 avril 1928, discours de Seraing 1927, scission 1992, décret de financement 2013, FRIA 1994, FRESH 2012, début d'EOS 2016 |
| F.R.S.-FNRS. Gouvernance et Fonds spécialisés | https://www.frs-fnrs.be/fr/propos/gouvernance-et-fonds-specialises | s.d. | Fondation privée d'utilité publique, conseil d'administration, secrétaire général, 5 fonds spécialisés |
| F.R.S.-FNRS. Analyse de l'appel Crédits & Projets 2024 | https://www.frs-fnrs.be/docs/Analyses/Analyse_appel_credits_2024_publication.html | 2024 | Analyse par appel avec chiffres de demandes et de réussite |
| F.R.S.-FNRS. Contacts | https://www.frs-fnrs.be/fr/contacts | 2026 | Administration d'environ 80 collaborateurs |
| F.R.S.-FNRS. L'opération Télévie | https://www.frs-fnrs.be/fr/propos/loperation-televie | 2025 | Télévie depuis 1989 avec RTL, record de 13,35 M€ en 2025 |
| Télévie. Nous sommes | https://televie.be/nous-sommes/ | 2026 | Environ 280 M€ récoltés depuis 1989 |
| RTBF. Budget FWB | https://www.rtbf.be/article/budget-de-la-federation-wallonie-bruxelles-un-trou-imprevu-de-350-millions-d-euros-11535692 | Avril 2025 | Trou imprévu de 350 M€ dans le budget de la FWB |
| RTBF. Besparingsmaatregelen FWB | https://www.rtbf.be/article/budget-de-la-federation-wallonie-bruxelles-ou-les-economies-seront-elles-faites-11614016 | Octobre 2025 | Réduction du subside au FNRS de 2025 maintenue jusqu'en 2029 |
| FWO. Jaarverslag 2024 | https://fwo.be/media/dslbztr3/jaarverslag-2024.pdf | 2024 | Crédits d'engagement de l'autorité flamande 470 M€, frais de gestion 19,3 M€ (2024) |
| IDEA Consult in opdracht van departement EWI. Evaluatie van het FWO, managementsamenvatting | https://www.ewi-vlaanderen.be/sites/default/files/2024-05/Evaluatie%20-%20FWO%20-%20managementsamenvatting%20-%202023.pdf | 2023 | Évaluation externe quinquennale du FWO selon le décret |
| La Libre. EOS-programma | https://www.lalibre.be/belgique/2016/12/14/le-nord-et-le-sud-du-pays-sassocient-pour-creer-un-fonds-de-recherche-collaborative-RNCSRXBXXJB7BFDNQPTZRDE5CA/ | 2016 | Début d'EOS, 30 M€ par an, gestion commune FNRS et FWO |
| Commission européenne. ERA Country Report Belgium | https://european-research-area.ec.europa.eu/index.php/country-report-belgium | 2023 | L'autorité fédérale, les Communautés et les Régions agissent de manière autonome ; coopération sur la base d'une concertation volontaire |
| NWO. Annual report | https://www.nwo.nl/en/annual-report | 2025 | Plus de 1,3 Md € de financement de la recherche (2025) |
| NWO. Domains | https://www.nwo.nl/en/domains | s.d. | Quatre domaines scientifiques |
| DFG. Jahresbericht 2024 | https://www.dfg.de/resource/blob/359464/dfg-jb2024.pdf | 2024 | 3,9 Mds € pour 30.944 projets ; recettes Bund 68,8 %, Länder 30,3 % (2024) |
| SNSF. Annual Report | https://www.snf.ch/en/PPHjxRR5rDBOB5F2/page/annual-report | 2025 | 1,2 Md CHF octroyés (2025) |
| Independent Research Fund Denmark | https://dff.dk/en/ | 2026 | 2,2 Mds DKK (2026), 5 conseils de la recherche |
| WIPO. Global Innovation Index 2025 | https://www.wipo.int/pressroom/en/articles/2025/article_0009.html | 2025 | Suisse première en 2024 et 2025 |
| BELSPO. Strategisch Plan 2022-2024 | https://www.belspo.be/belspo/organisation/about/doc/2022_2024_PlanStrat_nl.pdf | 2022 | Politique scientifique fédérale, concertation avec les Régions et les Communautés |
Métadonnées
- Économie estimée : selon les estimations 5 à 10 millions d'euros par an à vitesse de croisière (estimation de HART : moins de double administration grâce à la fusion du FNRS et du FWO en BNWF, 15 à 30 % de leurs frais de gestion communs d'environ 35 millions d'euros en 2024)
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)