SPF BOSA (Stratégie & Appui) : audit
Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé Catégorie : SPF (services publics fédéraux)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Service public fédéral Stratégie et Appui (SPF BOSA) est le prestataire de services interne de l'autorité fédérale belge. L'institution a été créée le 1er mars 2017 par l'arrêté royal du 22 février 2017, par la fusion de cinq organisations fédérales existantes :
- SPF Personnel et Organisation (P&O) politique RH
- SPF Budget et Contrôle de la gestion (B&CG) politique budgétaire
- Fedict services ICT fédéraux
- Selor bureau de sélection (depuis lors Travaillerpour.be)
- Empreva prévention et bien-être au travail
La fusion s'inscrivait dans la réforme plus large de l'administration fédérale entamée avec la réforme Copernic (2000).
Base juridique : AR du 22 février 2017 (Moniteur belge du 28 février 2017), entré en vigueur le 1er mars 2017
Niveau de pouvoir : fédéral
Budget (2024) : 262,7 millions d'euros de moyens de fonctionnement.
Personnel : 1.399 collaborateurs (mars 2026).
Ministres responsables : le ministre fédéral compétent pour la Fonction publique et la Numérisation, et le ministre fédéral du Budget.
Implantation : boulevard Simon Bolivar 30, WTC III, 1000 Bruxelles
Structure organisationnelle : 6 directions générales
| DG | Mission principale |
|---|---|
| DG Budget, Maîtrise stratégique & Intégrité | Préparation, suivi et contrôle du budget de l'autorité fédérale |
| DG Simplification & Numérisation | Architecture ICT fédérale, CSAM, intégration eID, services numériques |
| DG Recrutement & Développement | Travaillerpour.be (ex-Selor), sélections, tests linguistiques, accompagnement de carrière |
| DG PersoPoint | Administration du personnel et des salaires pour 82.698 dossiers (2024) |
| DG Comptable fédéral & Marchés publics | Système comptable FEDCOM, facturation électronique (Mercurius), marchés publics |
| DG Appui interne | Services facilitaires pour BOSA lui-même |
1B. Que fait-il en pratique ?
Le SPF BOSA est l'« administration interne de l'administration ». Il fournit des services horizontaux à tous les autres SPF, aux parastataux et aux institutions fédérales. Concrètement :
Recrutement (Travaillerpour.be), chiffres 2024 :
- 19.944 candidats attirés pour les sélections générales en 2024
- Médiane de 13 candidats par offre d'emploi (contre 10 en 2023)
- Délai moyen de traitement : 92 jours calendrier (client), 43 jours (candidat)
- 8.132 certificats linguistiques délivrés
- ±27.000 candidats évalués sur leurs compétences linguistiques
Administration des salaires (PersoPoint) :
- 82.698 dossiers du personnel gérés (fin 2024)
- Calcul des salaires, allocations, chèques-repas (6 € par jour ouvré, délivrés pour la première fois en février 2024)
- Ancien moteur salarial (SLR4) remplacé progressivement depuis 2020 par le nouveau moteur salarial PersoPay
- Dossier du personnel numérique, consultable par les collaborateurs eux-mêmes
Services numériques :
- CSAM : la passerelle vers les services publics (authentification)
- Infrastructure eFed
- Plateforme de facturation électronique Mercurius : 2.777.102 factures électroniques traitées en 2024 (+44 % par rapport à 2023), plus de 3.000 services publics, 74.955 fournisseurs
- Système comptable FEDCOM : 3.726 utilisateurs
Gestion budgétaire (2024) :
- 2.698 dossiers traités (2.107 dossiers budgétaires + 591 dossiers pharmaceutiques)
- Délai de paiement moyen : 22 jours (norme légale : 30 jours)
Chevauchements et problèmes :
- BOSA gère l'architecture informatique fédérale, mais chaque SPF dispose aussi de ses propres services informatiques
- Six intégrateurs de services fonctionnent côte à côte, chacun avec sa propre gouvernance, sa propre plateforme et ses propres standards : le FSB (BOSA, fédéral), la BCSS (sécurité sociale), MAGDA (Digitaal Vlaanderen), la BCED (eWBS, Wallonie), Fidus (CIRB/Paradigm, Bruxelles), eHealth (soins de santé). Il existe des liens et un cadre d'interopérabilité commun (Belgif), mais pas d'architecture commune.
- La loi fédérale Only Once (loi du 5 mai 2014) ne vaut pas pour les Régions et les communes. Les entités fédérées ont leurs propres règles (Bruxelles par exemple une ordonnance du 17 juillet 2020), mais il n'existe pas de règle once only contraignante pour tous les niveaux de pouvoir.
- La Cour des comptes a constaté que l'inventaire du consulting que BOSA doit tenir depuis juillet 2024 est incomplet : les prestations informatiques et une partie des organisations fédérales en sont exclues.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : Logius + SSC-ICT + BZK
Les Pays-Bas regroupent des fonctions comparables sous le Ministerie van Binnenlandse Zaken en Koninkrijksrelaties (BZK) :
- Logius : gère les briques numériques communes à l'ensemble des pouvoirs publics (DigiD, MijnOverheid, Digipoort, Digikoppeling). Les communes, les provinces et l'État utilisent les mêmes briques. DigiD a été utilisé 645 millions de fois en 2025.
- SSC-ICT (Shared Service Center ICT) : services informatiques centralisés pour l'administration de l'État.
- P-Direkt : administration centrale RH et salariale pour l'administration de l'État. Comparable à PersoPoint mais pour tout l'État dans un seul système.
- UBR (Uitvoeringsorganisatie Bedrijfsvoering Rijk) : services partagés pour le facilitaire, les achats et l'informatique.
Différence avec la Belgique : aux Pays-Bas, tous les niveaux de pouvoir travaillent en grande partie sur la même infrastructure numérique de base, la Generieke Digitale Infrastructuur (GDI). Il n'existe pas de GDI parallèle par province ou par commune, et la Wet digitale overheid (entrée en vigueur par phases depuis le 1er juillet 2023) impose des standards communs à tous les organes administratifs, de l'État aux communes.
Allemagne : ITZBund + BVA
- ITZBund (Informationstechnikzentrum Bund) : centre central de services informatiques pour l'État fédéral. Environ 4.600 collaborateurs sur 12 implantations. Créé le 1er janvier 2016 dans le cadre de la consolidation informatique fédérale.
- BVA (Bundesverwaltungsamt) : le service administratif central de l'Allemagne, avec environ 6.400 collaborateurs, qui exécute plus de 150 missions pour les ministères fédéraux. De l'administration des salaires aux allocations.
- L'Allemagne compte toutefois aussi 16 Länder dotés de leurs propres systèmes informatiques, ce qui produit des problèmes de fragmentation comparables à ceux de la Belgique.
Danemark : Digitaliseringsstyrelsen
- Agency for Digital Government (Digitaliseringsstyrelsen) : environ 400 collaborateurs, créée en 2011 au sein du ministère des Finances et rattachée plus tard au ministère compétent pour la numérisation.
- Une seule agence coordonne la numérisation pour tous les niveaux de pouvoir : État, régions et communes.
- Responsable de MitID (5,5 millions d'utilisateurs, 2025), de Digital Post (4,86 millions de destinataires, 2026), de NemKonto et de NemHandel.
- L'économie liée à la boîte aux lettres numérique obligatoire était estimée à environ 1 milliard de couronnes danoises (environ 130 millions d'euros) par an. La Cour des comptes danoise a jugé en 2016 que cette économie était improbable : en 2015, les crédits de l'administration centrale n'avaient été réduits que d'environ un cinquième du montant estimé.
- Le Danemark est 1er de l'indice de développement de l'e-gouvernement de l'ONU (2024).
Différence avec la Belgique : le Danemark a une seule agence qui travaille pour tous les niveaux. La Belgique a six intégrateurs parallèles : FSB/BOSA (fédéral), BCSS (sécurité sociale), MAGDA/Digitaal Vlaanderen (FL), BCED (WL), Fidus (BXL), eHealth (soins de santé).
Suède : DIGG + Statens Servicecenter
- DIGG (Agency for Digital Government) : créée le 1er septembre 2018, coordonne et soutient la numérisation de l'ensemble du secteur public. Responsable de l'eID, de la facturation électronique, du courrier numérique, de l'accessibilité web et de l'open data.
- Statens Servicecenter : services partagés pour les salaires et l'administration RH, la comptabilité et l'e-commerce, pour 165 agences de l'État (2026). Comparable à PersoPoint mais plus large.
1D. Problèmes et critiques
Le scandale du consulting
La Cour des comptes a approuvé le 22 octobre 2025 un rapport accablant sur le recours au consulting par l'autorité fédérale (rendu public en novembre 2025) :
- 2,5 milliards d'euros (TVA comprise) dépensés en consulting (2020-2022, au total sur trois ans)
- 2 milliards d'euros (plus de 80 %) sont allés aux services informatiques
- Environ un quart (619 millions d'euros) est passé par des relations in house avec des organisations liées aux pouvoirs publics comme Smals, Egov Select et Ypto
- Pour 78,22 % des 101 contrats contrôlés, le recours à des consultants externes n'était pas ou insuffisamment justifié
- Pour 44,55 %, la valeur du marché n'avait pas été estimée de façon réaliste
- Pour 60,81 %, la sélection reposait sur des critères de sélection inadéquats
Exemples précis :
- Un accord-cadre estimé à 400.000 euros qui coûtera en réalité 10 millions d'euros. À ce montant, le ministre du Budget et le Conseil des ministres auraient dû l'approuver
- Un marché pour des « services de mécanographie » qui a couru pendant 52 ans (1972-2024), faute de personnel propre adéquat et en raison d'une dépendance technique
- Un marché pour un architecte logiciel, estimé à 55.000 euros (trois mois), qui est monté jusqu'à 1,1 million d'euros
- Un consultant qui a facturé 310 heures en un seul mois : environ 16 heures par jour ouvré
Les dépenses propres de BOSA : le SPF BOSA a lui-même consacré 134 millions d'euros (TVA comprise) au consulting (2020-2022). Il est ainsi le quatrième plus gros acheteur fédéral, après la SNCB (465 millions d'euros), Infrabel (319 millions d'euros) et le SPF Finances (185 millions d'euros), et le deuxième parmi les SPF. C'est paradoxal : l'institution qui doit soutenir l'administration en matière de RH et d'informatique sous-traite elle-même massivement à des forces externes.
L'accord-cadre GO 185 de BOSA : un accord-cadre commun pour des services de conseil tactiques et opérationnels (2024-2025), d'une valeur initiale estimée à 150 millions d'euros hors TVA. Accessible à toutes les organisations fédérales.
Lacunes structurelles
- Aucune vue d'ensemble centrale : il n'existe pas d'inventaire complet de toutes les dépenses de consulting. La Cour des comptes a dû interroger 137 organisations fédérales pour obtenir une image globale.
- Constructions de pantouflage : d'anciens fonctionnaires reviennent comme consultants. Lors de l'attribution de son propre accord-cadre de consulting, BOSA a découvert en 2024 trois cas de conflits d'intérêts, dont deux constructions de pantouflage : d'anciens fonctionnaires fédéraux qu'un soumissionnaire présentait comme consultants indépendants.
- Conflits d'intérêts : la Cour des comptes indique que les règles contre les conflits d'intérêts ne sont pas appliquées partout de la même manière, reposent surtout sur des déclarations non vérifiées et ne s'appliquent pas aux marchés in house.
- Dépendance : des économies linéaires sur les crédits de personnel, sans plan pour des talents informatiques propres, accroissent la dépendance au consulting plutôt qu'elles ne la réduisent.
Projets informatiques qui ont déraillé ailleurs dans l'administration
Ces projets ne relevaient pas de BOSA, mais montrent ce que coûtent un informatique morcelé et la dépendance à des fournisseurs externes :
- i-Police : programme de numérisation de la police d'environ 300 millions d'euros (226 millions d'euros prévus initialement pour Sopra Steria). Le contrat a été résilié fin décembre 2025 après le paiement d'environ 76 millions d'euros de factures, sans système utilisable.
- Cyberattaque contre la ville d'Anvers (décembre 2022) : les services numériques de la ville ont été paralysés pendant des semaines. La remise en état des applications touchées a coûté environ 11 millions d'euros ; un investissement supplémentaire de 84 millions d'euros dans la cybersécurité a suivi. Cela illustre la vulnérabilité d'un informatique morcelé et géré localement.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Les services d'appui horizontaux (RH, informatique, budget) relèvent logiquement du niveau où ils sont pilotés. Le fédéral pour les services fédéraux. Mais, du fait de la structure de l'État, il existe 6 intégrateurs parallèles (FSB/BOSA, BCSS, Digitaal Vlaanderen/MAGDA, BCED, Fidus, eHealth) qui remplissent la même fonction, chacun pour son propre niveau de pouvoir ou secteur. Le service se situe au bon niveau, mais l'architecture qui le porte est inutilement morcelée. |
| 2 | Transparence | ❌ | La Cour des comptes a dû interroger 137 organisations pour savoir combien est dépensé en consultants. L'inventaire que BOSA doit tenir laisse de côté les prestations informatiques. Il n'existe aucune vue d'ensemble centrale des dépenses informatiques, des contrats de consulting ou des indicateurs de performance par service. Le citoyen ne peut pas voir qui décide des dépenses informatiques ni qui en profite. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | BOSA gère des accords-cadres (GO 185 : initialement estimé à 150 M€) que toutes les organisations fédérales peuvent utiliser, mais les accords-cadres sont souvent fortement sous-estimés et le contrôle de leur usage et des dépassements de coûts est insuffisant. Qui décide (les SPF + les cabinets) n'est pas qui paie (le contribuable), et il n'existe aucune obligation de rendre des comptes qui soit exécutoire. À propos de la transformation numérique de la Justice, la Cour des comptes a relevé des consultants qui travaillent étroitement avec les décideurs politiques, avec un risque de conflits d'intérêts et de dépendance. |
| 4 | Simplicité | ❌ | La fusion de 2017 visait à simplifier, mais elle a créé 6 DG au sein de BOSA, à côté de structures parallèles dans les Régions. Le citoyen (et le fonctionnaire) est confronté au FSB/BOSA + la BCSS + Digitaal Vlaanderen/MAGDA + la BCED + Fidus + eHealth + les systèmes communaux. La loi once only ne vaut qu'au fédéral. Chaque couche de pouvoir construit ses propres solutions. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Avec environ 1.400 collaborateurs et 262,7 M€ de moyens de fonctionnement, BOSA est suffisamment grand pour le périmètre fédéral. Mais, en raison du morcellement entre niveaux de pouvoir, la Belgique passe à côté des avantages d'échelle que les Pays-Bas (P-Direkt : toute l'administration de l'État dans un seul système) et le Danemark (une seule agence pour tous les niveaux) atteignent bel et bien. PersoPoint gère 82.698 dossiers (2024). Beaucoup, mais seulement une fraction des quelque 1,1 million de travailleurs de l'administration et de l'enseignement (2025). |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | En théorie, la concurrence entre systèmes régionaux pourrait stimuler l'innovation. En pratique, chaque niveau construit son propre intégrateur, avec ses propres standards et des liens limités. Il n'existe aucun mécanisme pour reprendre obligatoirement les bonnes pratiques. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | La Cour des comptes a constaté que l'inventaire de consulting de BOSA est incomplet. Il n'existe pas de KPI accessibles au public par service. Les dépenses de consulting ne sont pas évaluées systématiquement sur leurs résultats. Des contrats courent pendant des décennies sans évaluation (contrat de 52 ans). Il n'existe aucun mécanisme de sanction en cas de contre-performance. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | BOSA gère de bonnes briques : CSAM, Mercurius (2,8 millions de factures électroniques en 2024), eFed. Mais le service numérique est fragmenté entre les niveaux de pouvoir. La Belgique se classe 56e à l'EGDI de l'ONU (2024 ; le Danemark 1er). Le principe once only ne vaut pas d'un niveau à l'autre. Plus de 80 % des dépenses fédérales de consulting vont à l'informatique : on sous-traite plus qu'on ne construit. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et l'Estonie démontrent qu'une infrastructure numérique centralisée et transversale aux niveaux de pouvoir est plus efficiente et moins chère. La Belgique a les briques mais pas l'architecture. Le modèle danois (une seule agence pour tous les niveaux) et le modèle estonien (X-Road, le once only inscrit dans la loi) ne sont pas suivis. |
Synthèse : le SPF BOSA obtient de mauvais résultats en matière de transparence, de responsabilité, de simplicité et d'orientation résultats. L'institution est le produit d'une bonne intention (une fusion pour simplifier) mais fonctionne dans un système qui reste structurellement morcelé. Les gains les plus importants sont à réaliser en (1) imposant une architecture numérique transversale aux niveaux de pouvoir, (2) réduisant structurellement la dépendance au consulting et (3) rendant obligatoires la transparence et la mesure des résultats.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Le SPF BOSA subsiste mais est fondamentalement transformé : d'un back-office purement fédéral, il devient le cœur d'une plateforme d'appui aux pouvoirs publics transversale aux niveaux de pouvoir.
3B. Proposition concrète
1. Du SPF BOSA à une Plateforme publique belge (BOP)
BOSA est transformé en une agence plus légère et orientée résultats, qui fournit des services horizontaux à tous les niveaux de pouvoir. Pas seulement au fédéral. BOSA perd son rôle d'intégrateur de services, mais conserve la conduite de la plateforme commune et son exécution : un gestionnaire indépendant exploite le X-Road, sous la conduite de BOSA. Sur le modèle danois (Digitaliseringsstyrelsen) et néerlandais (Logius + P-Direkt) :
- De 6 à 0 intégrateurs de services. Les six intégrateurs existants (FSB/BOSA, BCSS, MAGDA, BCED, Fidus, eHealth) sont absorbés en 6 ans dans un seul X-Road belge. Le X-Road est en substance le modèle de la BCSS mis à l'échelle : les données restent auprès de l'institution source, la plateforme achemine des requêtes sécurisées entre les systèmes. Pas de banque de données centrale, mais un protocole commun. La BCSS prouve depuis 1990 que cette architecture fonctionne en Belgique : environ 3.000 acteurs du secteur social via un seul protocole. La DG Simplification & Numérisation de BOSA est scindée : le personnel technique rejoint l'opérateur indépendant du X-Road et l'agence GovTech (voir point 2). CSAM et les services d'authentification migrent vers l'architecture X-Road.
- Un seul centre de services RH pour l'autorité fédérale : PersoPoint, sur le modèle suédois (Statens Servicecenter). Les entités fédérées et les communes travaillent avec les systèmes de personnel de leur entreprise informatique commune, et la participation est obligatoire (Plan de numérisation, brique 3).
- Une seule plateforme de recrutement : Travaillerpour.be devient l'unique plateforme de recrutement public pour tous les niveaux (c'est déjà une marque forte).
2. Réduire la dépendance au consulting
- Réduire de moitié la dépendance au consulting en cinq ans, et structurellement au maximum 10 % des budgets informatiques vers le consulting externe (en 2020-2022, plus de 80 % des 2,5 Mds € de consulting fédéral sont allés à l'informatique).
- Agence GovTech avec au moins 1.000 ingénieurs propres, spécialistes des données et de la cybersécurité, à des salaires alignés sur le marché. Sur l'exemple du corps numérique britannique (plus de 24.000 fonctionnaires dans la Government Digital and Data Profession) et de GovTech Singapour (des milliers de technologues internes), mis à l'échelle des proportions belges.
- Interdiction des contrats sans date de fin et évaluation obligatoire après 2 ans.
- Tableau de bord public reprenant toutes les dépenses de consulting par SPF, par contrat et par fournisseur.
3. Transparence et mesure des résultats
- KPI accessibles au public par service : délais de traitement, coût par transaction, satisfaction des usagers, disponibilité informatique.
- Spending review annuelle par la Cour des comptes, avec publication et débat parlementaire.
- Mécanisme de sanction : les services qui enfreignent les règles de consulting perdent leur autonomie budgétaire pour ces postes.
Modèle international : le Danemark (Digitaliseringsstyrelsen : une seule agence pour tous les niveaux), l'Estonie (X-Road : open source, 957 organisations connectées fin 2025), les Pays-Bas (Logius + P-Direkt : infrastructure partagée).
Renvois : la suppression des six intégrateurs est traitée en détail institution par institution : audit BCSS (plan directeur du protocole X-Road, découplage de la gouvernance), audit eHealth (fin du rôle d'intégrateur, règles de santé via le protocole), audit Smals (collaborateurs comme base de départ GovTech), audit Digitaal Vlaanderen (fin du rôle d'intégrateur de MAGDA, missions flamandes maintenues), audit BCED (la Wallonie profite d'une norme nationale), audit Fidus (Bruxelles profite le plus de la simplification). Voir aussi le point du programme Administration numérique, positions 2 et 4.
Gain d'efficience estimé :
- Élimination de six intégrateurs parallèles → économie nette sur le développement et la maintenance : 40 à 80 M€/an (estimation de HART, après le coût de fonctionnement de l'opérateur du X-Road ; les intégrateurs sont des silos verticaux par secteur, pas des doublons ; le personnel est redéployé). C'est le montant pour les six intégrateurs ensemble ; les autres audits d'intégrateurs ne le recomptent pas.
- Réduction de moitié du consulting informatique externe grâce à une capacité propre : 140 à 190 M€/an nets au niveau fédéral (le consulting informatique a coûté environ 560 millions d'euros par an hors TVA en 2020-2022 ; la moitié, soit 280 millions d'euros, moins le coût du personnel propre qui reprend ces tâches). Ce montant s'ajoute aux économies de la réforme de l'État.
- Avantages d'échelle des services partagés pour les entités fédérées et les communes (Travaillerpour.be, et les systèmes de personnel de leur entreprise informatique commune) : non chiffrés séparément, car l'entreprise informatique commune des communes et des entités fédérées ne relève pas de BOSA.
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : tableau de bord public du consulting, cadre de KPI, lancement de l'agence GovTech ; noyau du X-Road opérationnel, avec un pilote auprès de 3 SPF et 1 entité fédérée
- Années 3-4 : migration des liens existants vers le X-Road belge, les liens de la BCSS d'abord
- Années 3-5 : renégociation des accords-cadres
- Années 5-6 : suppression des six intégrateurs, intégration complète de l'infrastructure numérique de base entre tous les niveaux de pouvoir
Modifications légales requises :
- Extension de la loi fédérale Only Once (2014) à tous les niveaux de pouvoir : le once only figure à l'art. 44 de la Constitution HART, concrétisé dans une loi fédérale avec l'accord du Conseil des entités fédérées (art. 35)
- Loi fédérale sur l'infrastructure numérique de base, qui est fédérale (art. 27 de la Constitution HART), ou mise en œuvre contraignante de l'Interoperable Europe Act
- Adaptation de la législation sur les marchés publics : transparence et évaluation obligatoires du consulting
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
SPF BOSA (Stratégie & Appui) : Réformé
Le prestataire de services interne de l'autorité fédérale est transformé en une plateforme publique légère et transparente qui sert tous les niveaux de pouvoir. Avec des talents numériques propres au lieu de consultants coûteux.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le SPF BOSA est l'« administration derrière l'administration » : il fournit l'informatique, les RH, le recrutement, l'administration des salaires et la gestion budgétaire à tous les services fédéraux. L'institution est née en 2017 de la fusion de cinq organisations et compte environ 1.400 collaborateurs (1.399 en mars 2026), avec 262,7 millions d'euros de moyens de fonctionnement (2024). PersoPoint gère 82.698 dossiers du personnel (2024). Travaillerpour.be (l'ancien Selor) a attiré en 2024 près de 20.000 candidats pour des emplois publics. Mercurius a traité en 2024 2,8 millions de factures électroniques.
Ce qui ne va pas
Le problème de fond est double : le morcellement et la dépendance aux consultants externes.
La Belgique a six intégrateurs de services parallèles, chacun avec sa propre gouvernance : le FSB/BOSA (fédéral), la BCSS (sécurité sociale), MAGDA/Digitaal Vlaanderen (flamand), la BCED (wallonne), Fidus (bruxellois) et eHealth (soins de santé). Chacun construit sa propre plateforme, chacun paie ses propres fournisseurs, chacun gère ses propres normes. La loi fédérale Only Once de 2014 oblige les services publics à réutiliser les données au lieu de redemander au citoyen les mêmes informations. Mais cette loi ne vaut que pour les services fédéraux. Les entités fédérées ont chacune leurs propres règles, et une règle contraignante pour tous les niveaux de pouvoir n'existe pas. Résultat : la Belgique occupait en 2024 la 56e place de l'indice d'e-gouvernement de l'ONU, le Danemark la 1re.
Et puis il y a la facture du consulting. La Cour des comptes a publié en novembre 2025 un rapport accablant : l'autorité fédérale a dépensé 2,5 milliards d'euros (TVA comprise) en consulting en trois ans (2020-2022), dont 2 milliards d'euros en informatique. Dans près de 8 contrats contrôlés sur 10, le recours à des consultants externes n'était pas ou insuffisamment justifié. Dans 44 % des cas, l'estimation était irréaliste. Un accord-cadre estimé à 400.000 euros coûtera 10 millions d'euros. Un autre marché a couru pendant 52 ans. Un consultant a facturé 310 heures en un seul mois : environ 16 heures par jour ouvré. Le SPF BOSA, l'institution qui doit aider l'administration, a lui-même consacré 134 millions d'euros au consulting : après le SPF Finances, le plus gros acheteur parmi les SPF.
La Cour des comptes a constaté de graves infractions aux règles des marchés publics et des lacunes structurelles, et a pointé des conflits d'intérêts, des constructions de pantouflage (d'anciens fonctionnaires qui reviennent comme consultants) et l'absence de vue d'ensemble centrale. Personne ne sait précisément combien les pouvoirs publics dépensent en consultants, auprès de qui, et pour quel résultat.
Comment cela fonctionne ailleurs
Le Danemark a créé en 2011 une seule agence, la Digitaliseringsstyrelsen, qui coordonne la numérisation pour tous les niveaux de pouvoir : l'État, les régions et les communes. Une seule identité numérique (MitID, 5,5 millions d'utilisateurs en 2025), une seule boîte postale numérique (4,86 millions de destinataires en 2026), une seule architecture. Résultat : la première place à l'indice d'e-gouvernement de l'ONU (2024).
L'Estonie relie 957 organisations via X-Road (fin 2025) : une couche d'interopérabilité open source qui permet un échange sécurisé de données sans banque de données centrale. Il est interdit par la loi de constituer une banque de données pour des informations qui existent déjà dans une autre banque de données. Une déclaration fiscale y est faite en quelques minutes.
Les Pays-Bas ont P-Direkt pour l'administration du personnel et des salaires de toute l'administration de l'État dans un seul système (à comparer : PersoPoint traite 82.698 dossiers pour le seul niveau fédéral). Logius gère les briques numériques utilisées par tous les pouvoirs publics. DigiD a été utilisé 645 millions de fois en 2025.
Le Royaume-Uni a construit GOV.UK : plus de 1.880 sites web publics remplacés par une seule plateforme. Le pays compte plus de 24.000 fonctionnaires du numérique (Government Digital and Data Profession). Les seuls spend controls du Government Digital Service, un contrôle obligatoire des grandes dépenses informatiques, ont permis d'économiser environ 353 millions de livres en 2018/19. Singapour regroupe des milliers de technologues internes chez GovTech.
Ce que HART propose
De 6 à 0 intégrateurs de services. Les six intégrateurs (FSB/BOSA, BCSS, MAGDA, BCED, Fidus, eHealth) sont remplacés en 6 ans par un seul X-Road belge. Une couche d'échange de données open source sur le modèle estonien. Il ne s'agit pas de relier six silos par le haut, mais de rendre les silos eux-mêmes superflus. La BCSS prouve depuis 1990 que c'est possible : environ 3.000 acteurs via un seul protocole. Le personnel technique des intégrateurs rejoint l'agence GovTech et l'opérateur du X-Road. Pas de licenciements, mais un redéploiement. La loi Only Once est étendue aux entités fédérées, aux concordats et aux communes (art. 44 de la Constitution HART) : il devient légalement interdit de demander des données qui figurent déjà dans une source authentique.
Constituer des talents numériques propres. Une agence GovTech avec au moins 1.000 ingénieurs propres, spécialistes des données et de la cybersécurité remplace structurellement la dépendance à des spécialistes informatiques externes, qui coûtent en moyenne de 670 à 920 euros par jour (TVA comprise). La dépendance au consulting est réduite de moitié en cinq ans ; structurellement, au maximum 10 % des budgets informatiques peuvent aller au consulting externe. Sur l'exemple du corps numérique britannique et de GovTech Singapour, mis à l'échelle des proportions belges.
Totalement transparent. Un tableau de bord public montre, par SPF, par contrat et par fournisseur, combien est dépensé en consulting et pour quel résultat. Pas de contrat sans date de fin, pas de prolongation sans évaluation, pas de marché sans justification. Spending review annuelle par la Cour des comptes, avec débat parlementaire obligatoire.
Des services partagés qui fonctionnent. PersoPoint reste le centre de services RH de l'autorité fédérale ; les entités fédérées et les communes travaillent avec le système de personnel de leur entreprise informatique commune. Un seul système salarial pour toutes les entités fédérées et communes au lieu de dizaines de systèmes parallèles. Travaillerpour.be devient l'unique plateforme de recrutement public pour tous les niveaux.
Ce que cela rapporte
- 40 à 80 millions d'euros par an économisés nets par l'élimination de six intégrateurs parallèles (les intégrateurs sont des silos verticaux par secteur, pas des doublons ; le personnel est redéployé)
- 140 à 190 millions d'euros par an nets en remplaçant la moitié du consulting informatique externe par du personnel propre, qui coûte lui aussi un salaire
- Un service plus rapide et de meilleure qualité : moins de papier, pas de questions en double, une réponse plus rapide. Le Danemark avait estimé pour la seule boîte aux lettres numérique obligatoire une économie d'environ 130 millions d'euros par an ; la Cour des comptes danoise a jugé cette estimation trop optimiste et que les crédits n'avaient baissé que d'une fraction de ce montant. C'est pourquoi HART lie la numérisation à des objectifs mesurables et à un reporting public
- Transparence : pour la première fois, le citoyen (et le parlement) sait précisément combien coûte l'administration numérique et ce qu'elle rapporte
- De la 56e place (2024) au top 10 de l'indice d'e-gouvernement de l'ONU en dix ans, si la Belgique suit le modèle danois et le modèle estonien
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| FOD BOSA. Over de FOD BOSA | https://bosa.belgium.be/nl/over-de-fod-bosa | 2026 | 1.399 collaborateurs (mars 2026), six directions générales |
| FOD BOSA. Jaarverslag 2024 (Algemene cijfers) | https://bosa.belgium.be/nl/over-de-fod-bosa/jaarverslag-2024/algemene-cijfers-en-trends-2024 | 2024 | Moyens de fonctionnement 262,7 M€ |
| FOD BOSA. Jaarverslag 2024 (Werken bij de overheid) | https://bosa.belgium.be/nl/over-de-fod-bosa/jaarverslag-2024/werken-bij-de-overheid-2024 | 2024 | Chiffres de recrutement, PersoPoint 82.698 dossiers, certificats linguistiques, chèques-repas |
| FOD BOSA. Jaarverslag 2024 (Begroting en boekhouding) | https://bosa.belgium.be/nl/over-de-fod-bosa/jaarverslag-2024/begroting-en-boekhouding-2024 | 2024 | Mercurius 2.777.102 factures électroniques, FEDCOM, délais de paiement |
| FOD BOSA. De nieuwe loonmotor PersoPay | https://bosa.belgium.be/nl/de-nieuwe-loonmotor-persopay | 2023 | Remplacement de l'ancien moteur salarial SLR4 depuis 2020 |
| FOD BOSA. Mijn digitaal personeelsdossier | https://bosa.belgium.be/nl/themas/werken-bij-de-overheid/personeels-en-loonadministratie/mijn-dossier/pdd | 2026 | Dossier du personnel numérique |
| Wikipedia. FOD BOSA | https://nl.wikipedia.org/wiki/Federale_Overheidsdienst_Beleid_en_Ondersteuning | 2026 | Historique, fusion de 5 organisations, adresse |
| KB 22 februari 2017 oprichting FOD BOSA | https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-22-februari-2017_n2017010836.html | 2017 | Base juridique, MB du 28 février 2017, entrée en vigueur le 1er mars 2017 |
| Wet van 5 mei 2014 (Only Once-wet) | https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-05-mei-2014_n2014203384.html | 2014 | Principe once only fédéral |
| Brusselse ordonnantie van 17 juli 2020 (unieke gegevensinzameling) | https://etaamb.openjustice.be/nl/beschikking-van-17-juli-2020_n2020015248 | 2020 | Règle once only propre à la Région bruxelloise |
| Belgif. Wat is een dienstenintegrator? | https://www.belgif.be/page/integrators.nl.html | 2026 | Six intégrateurs de services, cadre d'interopérabilité commun |
| KSZ. Wat doet de KSZ en hoe doet ze het? | https://www.ksz-bcss.fgov.be/nl/over-de-ksz/ksz-in-het-kort/wat-doet-de-ksz-en-hoe-doet-ze-het | 2025 | Environ 3.000 acteurs |
| KSZ. Algemene gegevens | https://www.ksz-bcss.fgov.be/nl/over-de-ksz/ksz-in-het-kort/algemene-gegevens | 2025 | Créée par la loi du 15 janvier 1990 |
| Rekenhof. Inzet van consultancy door de federale overheid (verslag, goedgekeurd 22 oktober 2025) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_39_InzetConsultancyFederaleOverheid.pdf | 2025 | 2,5 Mds € de consulting, 2 Mds € d'informatique, 619 M€ in house, 78,22 % / 44,55 % / 60,81 %, exemples (400.000 € → 10 M€, 52 ans, 55.000 € → 1,1 M€, 310 heures), BOSA 134,2 M€ (tableau 1), GO 185 (150 M€), conflits d'intérêts, tarifs journaliers, inventaire incomplet |
| Rekenhof. The use of consultancy services by the federal State | https://www.ccrek.be/en/publication/the-use-of-consultancy-services-by-the-federal-state | 2025 | Résumé, date |
| VRT NWS. Rekenhof over consultancy (12 november 2025) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/11/12/rapport-rekenhof-consultancy/ | 2025 | Publication du rapport |
| Kamer. Verslag hoorzittingen i-Police (DOC 56 1490/001) | https://www.dekamer.be/FLWB/PDF/56/1490/56K1490001.pdf | 2026 | Budget du programme, factures payées, résiliation du contrat |
| Computable. Kosten cyberaanval Antwerpen | https://www.computable.be/artikel/nieuws/security/7518893/5440850/kosten-cyberaanval-antwerpen-tikken-100-miljoen-aan.html | 2023 | Remise en état 11 M€, investissement 84 M€ |
| Logius. About Logius | https://www.logius.nl/about-logius | 2026 | Briques numériques néerlandaises |
| Logius. DigiD-gebruik groeit naar 645 miljoen inlogacties | https://www.logius.nl/actueel/digid-gebruik-groeit-naar-645-miljoen-inlogacties | 2026 | Utilisation de DigiD en 2025 |
| Digitale Overheid (NL). Wet digitale overheid (Wdo) | https://www.digitaleoverheid.nl/overzicht-van-alle-onderwerpen/wetgeving/wet-digitale-overheid-wdo/ | 2026 | Entrée en vigueur par phases depuis le 1er juillet 2023, standards communs pour tous les organes administratifs |
| O&P Rijk, P-Direkt | https://www.p-direkt.nl/ | 2026 | Administration centrale RH et salariale de l'administration de l'État |
| Digitaliseringsstyrelsen Denemarken. About us | https://en.digst.dk/about-us/ | 2026 | Créée en 2011, environ 400 collaborateurs, tous les niveaux de pouvoir |
| Digitaliseringsstyrelsen. Numbers and statistics | https://en.digst.dk/numbers-and-statistics/ | 2025-2026 | MitID 5,5 M d'utilisateurs, Digital Post 4,86 M de destinataires |
| Rigsrevisionen. Savings potential of Digital Post (verslag 9/2015) | https://www.uk.rigsrevisionen.dk/audits-reports-archive/2016/jan/report-on-the-savings-potential-of-approx-dkk-1-billion-annually-associated-with-the-transition-to-the-mandatory-public-digital-mailbox-digital-post | 2016 | Économie estimée à environ 1 Md DKK par an, jugée improbable par la Cour des comptes ; crédits de l'administration centrale réduits en 2015 d'environ un cinquième du montant estimé |
| ITZBund. Über uns | https://www.itzbund.de/DE/dasitzbund/ueber-uns/ueber-uns.html | 2026 | Environ 4.600 collaborateurs, 12 implantations, créé le 1er janvier 2016 |
| BVA. Über das BVA | https://www.bva.bund.de/DE/Das-BVA/Ueber-das-BVA_node.html | 2026 | Environ 6.400 collaborateurs, plus de 150 missions |
| DIGG Zweden. About us | https://www.digg.se/en/about-us | 2026 | Modèle suédois d'administration numérique |
| Statens servicecenter. Tjänster för myndigheter | https://www.statenssc.se/myndighet.19.html | 2026 | Salaires, comptabilité et e-commerce pour 165 agences de l'État |
| RIA. X-tee factsheet (onderliggende statistieken) | https://www.x-tee.ee/factsheets/EE/js/data_v6.json | 2026 | 957 organisations connectées (décembre 2025) |
| UK Government. How a team with cardboard boxes for desks saved the taxpayer £60 million | https://gov.uk/government/speeches/how-team-with-cardboard-boxes-for-desks-saved-taxpayer-60-million | 2017 | GOV.UK a remplacé plus de 1.880 sites web |
| GDS. Spend controls: saving money and making things better | https://gds.blog.gov.uk/2019/07/16/spend-controls-saving-money-and-making-things-better/ | 2019 | 353 M£ économisés via les spend controls en 2018/19 |
| Government Campus. Government Digital and Data Profession | https://prospectus.governmentcampus.co.uk/04-professions/government-digital-and-data-profession/ | 2025 | Plus de 24.000 fonctionnaires du numérique |
| VN E-Government Survey 2024. Landenprofiel België | https://publicadministration.un.org/egovkb/en-us/Data/Country-Information/id/17-Belgium | 2024 | Belgique 56e, Danemark 1er |
| HART Partijpunten. Digitale Overheid | Lokaal (HART/partijpunten/Digitale Overheid.md) | 2026 | X-Road, agence GovTech, norme de consulting, once only |
- Économie estimée : 40 à 80 millions d'euros par an nets pour les six intégrateurs de services ensemble (comptés une seule fois, ici) ; en outre 140 à 190 millions d'euros par an nets en réduisant de moitié le consulting informatique externe, en plus des économies de la réforme de l'État
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)