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SPF Finances : audit de la réforme de l'État

Date : 2026-03-28 Ligne : SPF Finances. ±20.000 pers. Catégorie : SPF (services publics fédéraux) Statut proposé : 🟠 Réformé : réorganiser en profondeur


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Le Service public fédéral Finances (SPF Finances) est le plus grand service public fédéral de Belgique. Il est né en 1830 comme ministère des Finances, l'un des cinq ministères d'origine lors de la création de la Belgique, et a été transformé en SPF en 2002 dans le cadre de la réforme Copernic.

Base juridique : arrêté royal du 17 février 2002 (réforme Copernic) ; diverses lois organiques (Code des impôts sur les revenus 1992, Code de la TVA, Code des douanes, etc.)

Niveau de pouvoir : fédéral

Personnel : 20.470 collaborateurs (2025, rapport annuel du SPF Finances ; 21.133 en 2024). Selon la série statistique propre du SPF, l'effectif est passé d'environ 29.100 en 2012 à environ 20.000 en 2025, sous l'effet des départs à la retraite et d'un recrutement insuffisant.

Budget de fonctionnement 2025 (crédits de liquidation) :

Structure. 7 administrations générales :

  1. AGFisc (Fiscalité) : ±7.300 pers. (2025). Cœur de métier : établissement et contrôle des impôts sur les revenus et de la TVA
  2. AGD&A (Douanes et Accises) : ±3.200 pers. (2025). Cœur de métier : contrôle douanier, accises, contrôle aux frontières
  3. AGPR (Perception et Recouvrement) : cœur de métier : perception effective des impôts, recouvrement des arriérés
  4. AGISI (Inspection spéciale des impôts) : cœur de métier : lutte contre la fraude fiscale grave
  5. AGDP (Documentation patrimoniale) : cœur de métier : cadastre, enregistrement, hypothèques, domaines
  6. AG Trésorerie (Trésorerie) : cœur de métier : gestion de la trésorerie, dette publique, dépôts
  7. AGEAS (Expertise et Appui stratégiques) : cœur de métier : études et appui à la politique

S'y ajoutent les services d'encadrement (Personnel et Organisation, ICT, Budget et Contrôle de la gestion) et les services autonomes (Décisions anticipées, Conciliation fiscale, Audit interne).

Tutelle : le ministre des Finances + le président du comité de direction (haut fonctionnaire)

Siège : North Galaxy Towers, Bruxelles

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales :

Recettes fiscales : le SPF Finances perçoit la totalité des recettes fiscales sur base de caisse pour l'État belge, y compris les recettes qui sont ensuite transférées à d'autres pouvoirs publics. En 2025, 91,2 milliards d'euros sur les 153,1 milliards d'euros de recettes fiscales (environ 60 %) sont repartis immédiatement vers, entre autres, les Communautés et les Régions (58,5 milliards d'euros), la sécurité sociale (27,3 milliards d'euros) et l'Union européenne (4,2 milliards d'euros). Le SPF perçoit en outre 4,5 milliards d'euros de taxe communale additionnelle à l'impôt des personnes physiques pour les communes. Le SPF est donc en réalité le percepteur de tous les niveaux de pouvoir.

Chevauchements et morcellement :

Indicateurs de performance et audits :

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas : Belastingdienst

Comparaison avec la Belgique :

Suède : Skatteverket

Allemagne : Bundeszentralamt für Steuern (BZSt) + Finanzämter

Canada : Canada Revenue Agency (CRA)

Danemark : Skatteforvaltningen

1D. Problèmes et critiques

  1. Pénurie chronique de personnel : depuis plus d'une décennie, trop peu de personnes sont recrutées pour absorber la vague des départs à la retraite. D'environ 29.100 (2012) à environ 20.000 (2025) sans numérisation proportionnelle. Conséquence : retards, erreurs, rappels injustifiés.

  2. Écart fiscal (tax gap) :

    • La Commission européenne estime l'écart de conformité TVA belge à 12,3 % de la TVA due en 2023, soit 5,2 milliards d'euros (42,6 milliards d'euros dus, 37,4 milliards d'euros perçus) ; +0,6 point de pourcentage par rapport à 2022 et 10,4 % en 2018. Moyenne européenne : 9,5 % ; plus élevé qu'en France (5,6 %), aux Pays-Bas (7,0 %) et en Allemagne (9,7 %)
    • Il n'existe pas d'estimation officielle du tax gap total ; le FMI (2021) constate lui aussi que des estimations détaillées font défaut. Une étude pour le groupe S&D au Parlement européen (2019) arrivait à environ 30 milliards d'euros (données 2015)
    • Selon le FMI (2021), les pertes dues à l'activité informelle semblent importantes par rapport aux pays voisins ; des estimations académiques évaluent l'économie souterraine à environ 16 % du PIB (2022)
    • Faible « tax morale » (civisme fiscal) en raison de la complexité du système fiscal et de coûts de conformité (compliance) élevés (FMI 2021)
  3. Morcellement de la perception : le SPF perçoit pour tout le monde mais n'a aucune prise sur la politique fiscale des Régions et des communes. Les administrations fiscales régionales (Vlabel, SPW Fiscalité) créent des structures parallèles. Le citoyen ne s'y retrouve plus.

  4. Informatique dépassée : malgré les investissements dans Tax-on-web et MyMinfin, des problèmes informatiques structurels subsistent. Le principe once only est ancré dans la loi depuis la loi du 5 mai 2014, mais ne fonctionne pas partout dans la pratique : les citoyens doivent encore souvent fournir les mêmes informations à différentes administrations. Critique de l'absence d'un cadre juridique pour les services numériques.

  5. Complexité de la législation fiscale : la Cour des comptes constate à plusieurs reprises que la législation est compliquée, évolue régulièrement et comporte des imprécisions. Cela rend le contrôle et l'application plus coûteux et plus difficiles.

  6. Cadastre dépassé : la documentation patrimoniale (cadastre, enregistrement) fonctionne encore en partie avec des systèmes obsolètes. Le visualiseur CadGIS connaît des problèmes techniques récurrents.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Partiel La perception relève à juste titre du fédéral pour les impôts fédéraux, mais le morcellement avec les services régionaux (Vlabel, SPW) mine le principe de subsidiarité. Qui perçoit quoi et pour qui reste opaque.
2 Transparence ❌ Échec Le citoyen ne peut pas voir qui perçoit quel impôt, qui reçoit l'argent et qui est responsable des erreurs. Environ 60 % des recettes fiscales (2025) sont reversées immédiatement à d'autres pouvoirs publics. Le flux financier est invisible.
3 Responsabilité = financement ❌ Échec Écart fiscal (fiscal gap) énorme : le SPF perçoit pour tous les niveaux, mais ces niveaux déterminent eux-mêmes leur politique fiscale sans supporter les coûts de perception. Aucun lien direct entre qui décide et qui paie l'exécution.
4 Simplicité ❌ Échec 7 administrations générales, des services d'encadrement, des services autonomes, plus les administrations fiscales régionales. La Cour des comptes qualifie elle-même la législation de « compliquée ». Un jeune de 16 ans (ou un adulte) ne peut pas expliquer ce système.
5 Taille critique ⚠️ Partiel Le SPF lui-même est assez grand, mais la scission avec les services régionaux crée des unités trop petites. Vlabel, le SPW Fiscalité et Bruxelles Fiscalité sont séparés. Échelle sous-optimale pour les investissements informatiques.
6 Compétences concurrentes ❌ Échec Aucune place pour l'innovation régionale dans la perception des impôts. Les Régions ont créé leurs propres services à côté du SPF, mais sans coordination ni mécanisme de concurrence. Résultat : duplication, pas d'innovation.
7 Orientation résultats ❌ Échec Écart de TVA de 12,3 % (2023, Commission européenne), environ 5,2 milliards d'euros par an, en hausse et plus élevé qu'en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Il n'existe même pas d'estimation officielle du tax gap total. La pénurie de personnel entraîne des rappels injustifiés. Les résultats sont mesurés mais pas imposés.
8 Numérique d'abord ⚠️ Partiel Tax-on-web existe et se développe, mais n'est pas entièrement once only. Pannes récurrentes (avril 2025). Aucun portail numérique central qui intègre tout. En Suède, 93 % des décisions fiscales sont prises sans traitement manuel. La Belgique n'y est pas.
9 Éprouvé à l'étranger ❌ Échec La Suède (Skatteverket), les Pays-Bas (Belastingdienst) et le Danemark prouvent qu'une administration fiscale intégrée et numérisée fournit de meilleurs résultats avec moins de personnel. La Belgique ne suit pas ce modèle.

Synthèse : 0 ✅, 3 ⚠️, 6 ❌. Le SPF Finances échoue sur 6 des 9 principes. Les gains les plus importants se situent au niveau de :

  1. Simplicité + transparence : une seule administration fiscale intégrée au lieu du fédéral et du régional côte à côte
  2. Numérique d'abord : automatisation complète sur le modèle suédois
  3. Orientation résultats : réduire l'écart de TVA de 5,2 milliards d'euros par an avec plus de contrôles et une législation plus simple

Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé : le SPF Finances est fondamentalement réformé pour devenir une administration fiscale belge moderne et intégrée.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Une seule administration fiscale belge : fusion du SPF Finances, de Vlabel (service flamand des impôts), du SPW Fiscalité (Wallonie) et de Bruxelles Fiscalité en une seule administration fiscale nationale. Les impôts des entités fédérées sont perçus par le même service que les impôts fédéraux (art. 52 de la Constitution HART). Un seul guichet, un seul système, une seule facture.

  2. Numérisation complète sur le modèle suédois : investir dans un système de déclarations préremplies sur la base des données connues (employeur, banque, cadastre). Objectif : au moins 95 % des déclarations sans intervention manuelle (la Suède atteint 93 % pour l'ensemble de ses décisions fiscales). Le citoyen confirme via une application ou par SMS. Tax-on-web est remplacé par une plateforme de nouvelle génération.

  3. Principe once only : le citoyen ne communique ses informations qu'une seule fois aux pouvoirs publics. L'administration fiscale belge va chercher les données dans la Banque-Carrefour, eHealth, le cadastre et d'autres bases de données publiques. Fini les doubles déclarations.

  4. Écart de TVA au niveau néerlandais : ramener l'écart de TVA de 12,3 % (2023) au niveau des Pays-Bas (7,0 %), avec facturation électronique et données en temps réel, profils de risque pilotés par l'IA, contrôles ciblés et législation fiscale plus simple. Cela rapporte jusqu'à environ 2,3 milliards d'euros par an en plus (5,3 points de pourcentage de 42,6 milliards d'euros de TVA due), en sus de ce que les mesures antifraude en cours rapportent déjà. Ce sont des recettes supplémentaires, pas une économie.

  5. Réorientation du personnel : pas plus de personnel, mais un autre personnel. Moins de fonctions administratives (automatisées), plus d'analystes de données, de spécialistes IT et d'enquêteurs antifraude. Ratio visé : 1 collaborateur pour 800 habitants (1 pour 580 en 2025), par attrition naturelle.

  6. Les entités fédérées fixent les taux, le fédéral perçoit : dans le modèle HART à douze entités fédérées, la fédération fixe la base imposable, la quotité exemptée d'impôt et les tranches de l'impôt des personnes physiques, et chaque entité fédérée choisit son taux dans une fourchette fédérale autour d'un taux de référence ; elle fixe elle-même ses propres impôts, tels que le précompte immobilier et les droits d'enregistrement et de succession, base et taux, à l'exception de l'évaluation du patrimoine immobilier, qu'un seul service des impôts effectue pour tous les pouvoirs publics (art. 52 à 54 de la Constitution HART). Le produit va directement à l'entité fédérée, qui en rend compte elle-même à ses propres électeurs. L'administration fiscale belge perçoit tout de manière centralisée. C'est déjà ainsi que cela fonctionne pour les centimes additionnels régionaux et la taxe communale additionnelle à l'impôt des personnes physiques, et c'est ainsi que l'administration fiscale fédérale canadienne perçoit l'impôt des personnes physiques des provinces. Ainsi, l'avantage d'échelle est préservé et la duplication disparaît.

Modèle international : combinaison du modèle suédois (numérisation, automatisation), du modèle canadien (les entités fédérées fixent les taux, un seul service perçoit) et du modèle allemand (une plateforme de déclaration numérique commune dans un pays fédéral).

Économie estimée :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

SPF Finances. Réformé → administration fiscale belge Une seule administration fiscale intégrée et numérisée pour tout le pays. Le citoyen ne transmet ses données qu'une seule fois, et au moins 95 % des déclarations sont traitées sans intervention manuelle. Les administrations fiscales régionales sont intégrées. Résultat : un meilleur service, moins d'erreurs et jusqu'à environ 2,3 milliards d'euros par an de recettes de TVA supplémentaires en réduisant la fraude.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Belgique a dans le SPF Finances son plus grand service public fédéral, avec 20.470 collaborateurs (2025) et un budget de fonctionnement d'environ 2,3 milliards d'euros par an (2025). Le SPF est réparti en sept administrations générales : Fiscalité, Douanes et Accises, Perception et Recouvrement, Inspection spéciale des impôts, Documentation patrimoniale, Trésorerie, et Expertise et Appui stratégiques. À côté de cela, les Régions ont chacune créé leur propre administration fiscale : Vlabel en Flandre, le SPW Fiscalité en Wallonie et Bruxelles Fiscalité en Région bruxelloise. Le résultat est une mosaïque de services qui travaillent les uns à côté des autres et les uns à travers les autres.

Environ 60 % de tous les impôts que le SPF perçoit (91 milliards d'euros sur 153 milliards d'euros en 2025) repartent immédiatement vers d'autres pouvoirs publics : les Communautés et les Régions, la sécurité sociale et l'Union européenne. En plus de cela, le SPF perçoit la taxe communale additionnelle pour les communes. Le SPF est donc de facto le caissier de tout le pays, mais il n'a aucun droit de regard sur la politique fiscale des Régions et des communes.

Ce qui ne va pas

Le système échoue sur plusieurs fronts à la fois. Premièrement : la pénurie de personnel est chronique. Le SPF est passé d'environ 29.100 collaborateurs en 2012 à environ 20.000 en 2025 sans que la numérisation ait compensé. Conséquence : des retards dans les centres de scanning, des rappels injustifiés adressés aux citoyens et moins de contrôles fiscaux : le nombre de contrôleurs dans les centres PME a diminué de 21 % entre 2016 et 2021 (Cour des comptes).

Deuxièmement : l'écart fiscal (tax gap), la différence entre ce que les citoyens et les entreprises doivent payer et ce que l'État reçoit effectivement. Rien que pour la TVA, la Belgique a perdu en 2023 environ 5,2 milliards d'euros à cause de la fraude, des faillites et des erreurs : 12,3 % de la TVA due, contre 7,0 % aux Pays-Bas, 5,6 % en France et 9,5 % en moyenne dans l'UE (Commission européenne). Il n'existe pas d'estimation officielle du tax gap total. Selon le FMI, les pertes dues à l'activité informelle semblent importantes en Belgique par rapport aux pays voisins.

Troisièmement : le morcellement. À côté du SPF Finances existent des administrations fiscales régionales qui ont chacune leurs propres systèmes informatiques, leur propre personnel et leurs propres procédures. Un citoyen en Flandre fait sa déclaration à l'impôt des personnes physiques via Tax-on-web, mais reçoit son précompte immobilier, sa taxe de circulation et ses droits de succession de Vlabel : deux systèmes différents, deux canaux de communication différents. En Wallonie et à Bruxelles, les Régions perçoivent elles-mêmes une partie de leurs impôts, tandis que le SPF y perçoit les droits d'enregistrement et de succession (situation en 2026).

Quatrièmement : la numérisation patine. Tax-on-web et MyMinfin sont disponibles, mais tombent régulièrement en panne. En avril 2025, ils sont restés difficilement accessibles pendant des jours. Le principe once only est dans la loi depuis 2014, mais le citoyen doit encore souvent fournir les mêmes informations à différentes administrations. Comparez cela avec la Suède, où 93 % des décisions fiscales sont prises sans traitement manuel.

Comment cela fonctionne ailleurs

La Suède est le modèle de référence. Le Skatteverket (l'administration fiscale suédoise) a été créé en 2004 par la fusion de l'administration fiscale nationale et de dix services régionaux en un seul service national. Avec 9.712 collaborateurs pour 10,6 millions d'habitants (1 pour environ 1.090 habitants ; Belgique : 1 pour 580, ou 1 pour environ 690 sans la douane, qui est en Suède un service distinct), le Skatteverket envoie 8,4 millions de déclarations préremplies, et 93 % de toutes les décisions fiscales sont prises sans traitement manuel. Le citoyen reçoit une déclaration préremplie et confirme en ligne ou par SMS. Percevoir l'impôt y coûte 0,33 couronne pour 100 couronnes (2025).

Les Pays-Bas gèrent avec plus de 27.000 collaborateurs (2024) la Belastingdienst pour 18,1 millions d'habitants. Un seul service pour tout le pays, pas de découpage régional. En 2024, le service a perçu 375 milliards d'euros d'impôts et de cotisations. Le service investit structurellement dans le personnel : en 2024, 3.634 ETP de nouveaux collaborateurs ont été recrutés, un record.

L'Allemagne montre comment un pays fédéral peut percevoir les impôts : le Bundeszentralamt für Steuern (environ 2.200 collaborateurs, 2024) coordonne au niveau fédéral, tandis que les entités fédérées exécutent via leurs Finanzämter. Le système ELSTER offre une plateforme de déclaration numérique unique pour tout le pays. La législation fiscale est en grande partie fédérale, l'exécution est du ressort des entités fédérées.

Le Canada montre l'inverse : les provinces fixent leurs propres taux et crédits d'impôt dans l'impôt des personnes physiques, mais une seule administration fiscale fédérale perçoit cet impôt pour toutes les provinces sauf le Québec. Ainsi, on combine autonomie fiscale et guichet unique.

Ce que HART propose

HART veut réformer le SPF Finances pour en faire une administration fiscale belge : un seul service intégré qui perçoit tous les impôts pour tous les niveaux de pouvoir.

Étape 1 : fusionner les administrations fiscales régionales (Vlabel, SPW Fiscalité, Bruxelles Fiscalité) avec le SPF Finances. Un seul système informatique, un seul pool de personnel, un seul portail pour l'usager.

Étape 2 : investir dans une plateforme numérique de nouvelle génération sur le modèle suédois. Déclarations préremplies sur la base de données que les pouvoirs publics possèdent déjà (employeur, banque, cadastre, sécurité sociale). Objectif : au moins 95 % des déclarations sans intervention manuelle, dans les cinq à huit ans après le démarrage.

Étape 3 : introduire le principe once only. Le citoyen ne communique ses informations qu'une seule fois aux pouvoirs publics. L'administration fiscale belge va tout chercher dans les bases de données existantes (Banque-Carrefour, eHealth, cadastre).

Étape 4 : réorienter le personnel. Moins de fonctions administratives (elles sont automatisées), plus d'analystes de données, de spécialistes IT et d'enquêteurs antifraude. Ramener l'écart de TVA au niveau néerlandais, avec facturation électronique et données en temps réel, profils de risque pilotés par l'IA et contrôles ciblés.

Étape 5 : dans le modèle HART à douze entités fédérées, la fédération fixe la base imposable, la quotité exemptée d'impôt et les tranches de l'impôt des personnes physiques, et chaque entité fédérée choisit son taux dans une fourchette fédérale ; elle fixe elle-même ses propres impôts, tels que le précompte immobilier et les droits d'enregistrement et de succession, sur la base d'une seule évaluation immobilière pour tous les pouvoirs publics. Le produit va directement à l'entité fédérée, qui en rend compte elle-même à ses propres électeurs. L'administration fiscale belge perçoit tout de manière centralisée, comme le SPF perçoit déjà les centimes additionnels régionaux à l'impôt des personnes physiques et comme le fait le Canada. Ainsi, l'avantage d'échelle est préservé.

Ce que cela rapporte

Le gain potentiel est énorme :

Ensemble : une économie nette de 25 à 50 millions d'euros par an et jusqu'à environ 2,3 milliards d'euros par an de recettes de TVA supplémentaires. Ces recettes supplémentaires sont à peu près aussi élevées que l'ensemble du budget de fonctionnement du SPF Finances (2,3 milliards d'euros). Ce n'est pas une économie de bouts de chandelle. C'est une réforme structurelle qui se rembourse largement.


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
FOD Financiën. Open data werkingsbudget (2017-2025) https://financien.belgium.be/sites/default/files/Statistieken_SD/open-data/Werkingsbudget.xlsx Budget de fonctionnement 2025, personnel, ICT, dotation impôts régionaux (87,7 M€)
FOD Financiën. Jaarverslag 2025 https://fin.belgium.be/sites/default/files/media/documents/Jaarverslag%202025-toegankelijke-versie_0.pdf 20.470 collaborateurs (2025), 21.133 (2024)
FOD Financiën. Open data personeel per dienst (2012-2025) https://financien.belgium.be/sites/default/files/Statistieken_SD/open-data/PersoneelPerDienst.xlsx Série du personnel (29.100 en 2012, environ 20.000 en 2025), personnel AGFisc et AGD&A
FOD Financiën. Organigram https://financien.belgium.be/nl/over_de_fod/structuur_en_diensten/organigram Structure des 7 administrations générales
FOD Financiën. Open data totale ontvangsten en voorafnemingen https://financien.belgium.be/nl/Statistieken_en_analysen/statistische-cijfers/budget-ontvangsten Recettes fiscales 153,1 Mds € (2025), prélèvements 91,2 Mds €, taxe communale additionnelle 4,5 Mds €
Wikipedia. Federale Overheidsdienst Financiën https://nl.wikipedia.org/wiki/Federale_Overheidsdienst_Financi%C3%ABn Historique (1830, cinq ministères d'origine), réforme Copernic, siège
Koninklijk besluit van 17 februari 2002 houdende oprichting van de FOD Financiën https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-17-februari-2002_n2001002129.html Base juridique
Wet van 5 mei 2014 (unieke gegevensinzameling, once-only) https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-05-mei-2014_n2014203384.html Principe once only ancré dans la loi
Rekenhof. Vrijstellingen van storting van bedrijfsvoorheffing, opvolgingsaudit (december 2023) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2024_01_VrijstellingenStortingBedrijfsvoorheffing.pdf 20 recommandations de 2019 : 9 mises en œuvre, 9 en cours, 2 non mises en œuvre
Tiberghien. BV-vrijstellingen teruggevorderd (juni 2025) https://www.tiberghien.com/nl/4297/bijna-200-miljoen-euro-aan-fout-toegepaste-bv-vrijstellingen-teruggevorderd 192,97 M€ récupérés en 2024 (réponse à une question parlementaire)
Rekenhof. Controle van kmo's onderworpen aan de vennootschapsbelasting https://isoc-venb.ccrek.be/nl.html Contrôleurs des centres PME -21 % (2016-2021)
ACOD. Onterechte aanmaningen door personeelstekort (september 2014) https://www.acodonline.be/persberichtendetails/onterechte-aanmaningen-belastingen-het-gevolg-van-een-schrijnend-personeelstekort-bij-de-fod-financi%C3%ABn/8cc57b82-98f0-4e6a-9bb4-adc33031df86 Centres de scanning de Gand et de Namur, rappels injustifiés
VRT NWS. Computerproblemen MyMinfin (april 2025) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/04/30/problemen-myminfin-aangifte-belastingen/ Problèmes informatiques de Tax-on-web
Ichiban Consult. Digitale snelweg https://ichibanconsult.be/slakken-en-obstakels-op-de-digitale-snelweg/ Critique de la numérisation du SPF Finances
SPW Finances. Précompte immobilier https://finances.wallonie.be/home/fiscalite/precompte-immobilier.html La Wallonie perçoit elle-même le précompte immobilier
Gouvernement de Wallonie. Communiqué 30 januari 2025 https://www.wallonie.be/fr/acteurs-et-institutions/wallonie/gouvernement-de-wallonie/communiques-presse/2025-01-30 Droits d'enregistrement et de succession encore perçus par le SPF
Brussel Fiscaliteit. Bevoegdheden https://be.brussels/nl/over-het-gewest/structuur-en-organisatie/overheden-en-instellingen-het-gewest/brussel-fiscaliteit Bruxelles perçoit elle-même le précompte immobilier (depuis 2018) et les taxes de circulation (depuis le 1er janvier 2020) ; pas encore les droits d'enregistrement
IMF. Reducing the Tax Compliance Gap in Belgium (2021) https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2021/210/article-A003-en.xml Écart de TVA 10,4 % (2018) ; pas d'estimation de l'écart total ; économie informelle et tax morale
Europese Commissie. VAT gap in Europe: Report 2025 (december 2025) https://data.europa.eu/doi/10.2778/7868422 Écart de TVA Belgique 12,3 % ou 5,2 Mds € (2023) ; UE 9,5 % ; Pays-Bas 7,0 %, France 5,6 %, Allemagne 9,7 %
Europese Commissie. Mind the Gap, landenfiche België (december 2025) https://taxation-customs.ec.europa.eu/document/download/6e0cd287-3f5a-4546-a45c-56cd637e7231_en?filename=Annex%2002%20tax-country-fiche-BE-25.pdf Pas de tax gap total officiel ; économie souterraine environ 16 % du PIB (2022)
S&D-fractie Europees Parlement. The European Tax Gap (2019) https://www.socialistsanddemocrats.eu/sites/default/files/2019-01/the_european_tax_gap_en_190123.pdf Estimation académique du tax gap total environ 30 Mds € (données 2015)
Belastingdienst Nederland. Cijfers https://over-ons.belastingdienst.nl/organisatie/organisatie-en-taken/belastingdienst-in-cijfers/ 375 Mds € perçus en 2024, 316 Mds € en 2021
Belastingdienst Nederland. Jaarrapportage 2024 https://over-ons.belastingdienst.nl/jaarrapportage-2024-dienstverlening-verbeterd/ Plus de 27.000 collaborateurs, taux d'occupation ±100 %, recrutement de 3.634 ETP
Skatteverket. Årsredovisning 2025 https://www.skatteverket.se/download/18.9567cda19bf6c0027228cd/1771596057481/arsredovisning-skatteverket-2025-skv165-utgava34.pdf 9.712 collaborateurs, 8,4 M de déclarations préremplies, 93 % numérique, 78,6 % sans modification, 7,0 % traité manuellement, 0,33 couronne pour 100 couronnes
Skatteverket. Så här deklarerar du https://www.skatteverket.se/privat/deklaration/sahardeklarerardu.4.2b543913a42158acf800013564.html Confirmation en ligne, par SMS ou par téléphone
Wikipedia. Swedish Tax Agency https://en.wikipedia.org/wiki/Swedish_Tax_Agency Création en 2004, fusion avec 10 services régionaux
Deutscher Bundestag. Personalaufwuchs beim Bundeszentralamt für Steuern (oktober 2024) https://www.bundestag.de/presse/hib/kurzmeldungen-1027152 BZSt environ 2.200 collaborateurs (2024)
Canada Revenue Agency. Provincial and territorial tax and credits for individuals https://www.canada.ca/en/revenue-agency/services/tax/individuals/topics/about-your-tax-return/tax-return/completing-a-tax-return/provincial-territorial-tax-credits-individuals.html La CRA perçoit l'impôt des personnes physiques de toutes les provinces sauf le Québec
Skatteforvaltningen. Om Skatteforvaltningen https://skatteforvaltningen.dk/om-skatteforvaltningen Danemark : sept agences spécialisées

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