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SPF Sécurité sociale : audit

Date : 2026-03-28 Statut : 🟠 Réformé Ligne : SPF Sécurité sociale Catégorie : SPF (services publics fédéraux)


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Service public fédéral Sécurité sociale (SPF SS) Base juridique : créé le 23 mai 2001 par la réforme Copernic, en succession de l'ancien ministère des Affaires sociales, de la Santé publique et de l'Environnement. Le ministère a été scindé en deux SPF distincts : le SPF Sécurité sociale et le SPF Santé publique. Niveau de pouvoir : fédéral Personnel : environ 600 fonctionnaires, dont environ 150 en région Rémunérations du personnel : environ 44 millions d'euros par an (budget 2025 : 37,1 millions d'euros pour les statutaires et 6,7 millions d'euros pour les contractuels, programme budgétaire 24.21.10) Ministres de tutelle : 5 ministres fédéraux exercent la tutelle (2026) : Affaires sociales, Pensions, Emploi, Personnes handicapées et Indépendants Président du comité de direction : Peter Samyn (faisant fonction depuis avril 2019, nommé en janvier 2021) Adresse : boulevard du Jardin botanique 50, boîte 150, 1000 Bruxelles

Structure : 4 directions générales et les Services centraux :

  1. DG Expertise juridique conseil juridique aux organes politiques, développement du cadre réglementaire de la protection sociale, expertise indépendants
  2. DG Analyse et Monitoring fondement scientifique des propositions politiques, monitoring financier, évaluation des politiques, travail piloté par les données
  3. DG Coordination politique et Relations internationales coordination des projets politiques, représentation internationale (UE, OCDE, OIT), plans d'action fédéraux
  4. DG Personnes handicapées (DG HAN) octroi des allocations aux adultes handicapés, cartes de stationnement, attestations
  5. Services centraux ICT, RH, budget, communication, logistique

1B. Que fait-il en pratique ?

Le SPF SS remplit deux fonctions stratégiques ; une troisième, l'inspection sociale, il l'a cédée en 2017 :

1. Coordination et soutien de la politique sociale Le SPF fait office de « catalyseur » dans le réseau des institutions de sécurité sociale. Il ne coordonne pas l'exécution elle-même (ce sont les institutions publiques de sécurité sociale comme l'ONSS, l'INAMI, l'ONEM et le SFP qui s'en chargent), mais il fournit une expertise juridique, une analyse des politiques et un monitoring. Le SPF gère les statistiques de la protection sociale et fournit des données à Eurostat et à l'OCDE.

2. Services sociaux aux usagers Concrètement, la DG Personnes handicapées est le plus grand service opérationnel. Cette DG :

3. Fraude sociale : plus d'inspection propre Le SPF avait jusqu'en 2017 sa propre Inspection sociale. Le 1er juillet 2017, elle a été fusionnée avec l'inspection de l'ONSS et placée auprès de l'ONSS. Depuis lors, la fraude sociale est combattue par plusieurs services fédéraux (l'inspection de l'ONSS, le CLS du SPF Emploi, le service de contrôle de l'ONEM, le service de contrôle administratif de l'INAMI et le contrôle de l'INASTI), coordonnés par le SIRS. En 2025, les services d'inspection sociale ont clôturé ensemble 147.863 enquêtes, pour 414,6 millions d'euros de recettes ; en 2024, il y en avait eu 137.796, dont 47,1 % ont constaté une infraction, et un record de 434,9 millions d'euros.

Chevauchements et morcellement : Le SPF SS opère dans un réseau extrêmement complexe :

Indicateurs de performance : La DG HAN mesure les délais de traitement et l'accessibilité téléphonique. Une étude de la DG HAN sur le non-recours aux droits (non-take-up) a sondé en 2024 les obstacles que rencontrent les personnes handicapées pour faire valoir leurs droits. Qu'une telle étude soit nécessaire en dit long : celui qui a droit à une allocation ne la reçoit pas automatiquement.

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. Ministerie van Sociale Zaken en Werkgelegenheid (SZW)

Allemagne. Bundesministerium für Arbeit und Soziales (BMAS)

Danemark

Autriche

Différences essentielles :

Aspect Belgique Pays-Bas Allemagne Danemark
Ministres SS 5 1 ministère (SZW) 1 ministère (BMAS) 1 ministère (handicap)
Opérateurs 11 IPSS 2 (UWV+SVB) BA + communes 98 communes
Guichet handicap DG HAN (fédéral) UWV (guichet unique) Communes/Länder Communes
Services d'inspection 5+ 1 (Nederlandse Arbeidsinspectie) Par Land Communal
Codification Morcelée Structurée 13 livres du Sozialgesetzbuch Centralisée

1D. Problèmes et critiques

1. Déficit structurel de financement de la sécurité sociale La sécurité sociale des travailleurs salariés ne reste en équilibre que grâce à une dotation d'équilibre issue du budget fédéral : définitivement 6,1 milliards d'euros en 2024 (Cour des comptes) et provisoirement 6,8 milliards d'euros en 2025, réduits de 0,5 milliard d'euros lors de la fixation définitive (ONSS). Sans cette dotation, le déficit était selon le comité de gestion de la sécurité sociale d'environ 6 milliards d'euros en 2025, et il grimpe à politique inchangée à un peu plus de 8 milliards d'euros en 2031. La Cour des comptes avertissait en 2023 : « Il devient de plus en plus difficile de financer les dépenses sociales par les cotisations sociales. » Le SPF SS, en tant qu'organe de coordination, n'a ici aucun pouvoir de pilotage. Il peut signaler mais pas intervenir.

2. Cour des comptes : manquements graves dans la comptabilité La Cour des comptes a relevé en 2022 des « erreurs importantes » et des « manquements considérables » dans les comptes annuels de plusieurs IPSS (institutions publiques de sécurité sociale). Les comptes annuels arrivent systématiquement en retard, alors qu'ils doivent être parvenus à la Cour des comptes au plus tard le 30 novembre de l'année suivante (plus tard pour l'ONSS et l'INAMI). Au 31 juillet 2025, la Cour des comptes n'avait encore reçu aucun compte annuel 2023 des douze institutions contrôlées, de huit institutions aucun compte annuel 2022 et de quatre aucun compte annuel 2021. Le dernier compte soumis par l'INAMI datait de 2013, celui de la CAAMI de 2017.

3. DG HAN : délais d'attente et problèmes de service Le délai médian de traitement d'une première demande est de 5,2 mois ; selon le centre, il va de 3,5 à 7,5 mois pour les dossiers avec évaluation (2025). L'accessibilité téléphonique n'était que de 51 % en 2023 et s'est améliorée à 64 % en 2024 et à 67 % en 2025 : un appelant sur trois n'aboutit toujours pas.

4. Cinq ministres, pas de pilotage univoque Cinq ministres fédéraux sont compétents pour des parties de la sécurité sociale. Cela mène à une responsabilité morcelée : personne n'est « propriétaire » de l'ensemble. Le SPF SS coordonne, mais ne peut pas piloter.

5. Frais de gestion élevés et opaques Il n'existe aucune vue consolidée du personnel et des frais de gestion de l'ensemble des institutions de sécurité sociale. Ce qui est visible est considérable : rien que l'indemnité pour les frais d'administration des mutualités s'élève à 1,48 milliard d'euros dans le budget 2025 de l'INAMI. Chaque institution a son propre comité de gestion, sa propre comptabilité et ses propres services de soutien.

6. Morcellement de la lutte contre la fraude Au moins 5 services d'inspection fédéraux luttent contre la fraude sociale (inspection de l'ONSS, CLS, contrôle de l'ONEM, contrôle de l'INAMI, contrôle de l'INASTI). Le SIRS coordonne, mais chaque service conserve sa propre logique. Les Pays-Bas résolvent cela avec une seule Nederlandse Arbeidsinspectie.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Le SPF opère au niveau fédéral, ce qui est logique pour un organe de coordination. Mais la DG HAN (allocations de handicap) pourrait être plus proche du citoyen via les entités fédérées ou les communes, comme au Danemark et en Allemagne. Le niveau fédéral se justifie pour la coordination, pas pour le service individuel.
2 Transparence ❌ 5 ministres compétents, 11 institutions publiques, plus de 5 services d'inspection. Le citoyen ne peut absolument pas voir qui décide et qui paie. La Cour des comptes signale systématiquement des comptes annuels tardifs et défaillants dans les IPSS.
3 Responsabilité = financement ❌ Problème classique de fiscal gap : l'autorité fédérale perçoit via l'ONSS mais les dépenses sont effectuées par des institutions autonomes. La dotation d'équilibre issue du budget fédéral reste élevée : 6,1 Mds € en 2024, provisoirement 6,8 Mds € en 2025. Celui qui décide des dépenses (les institutions et les partenaires sociaux) n'est pas celui qui paie (le contribuable, via le budget fédéral).
4 Simplicité ❌ Le système belge de sécurité sociale est l'un des plus complexes au monde : 3 régimes, 7 branches, 11 IPSS, 5 ministres, plus de 5 services d'inspection, un SPF coordinateur sans pouvoir d'imposer quoi que ce soit. Les Pays-Bas le font avec 2 opérateurs.
5 Taille critique ⚠️ Le SPF lui-même (600 fonctionnaires) est assez petit pour la coordination. Mais la DG HAN traite les dossiers de handicap pour toute la Belgique avec trop peu de capacité. D'où les délais d'attente. La taille n'est pas optimalement calibrée sur la charge de travail.
6 Compétences concurrentes ❌ La sécurité sociale est en grande partie exclusivement fédérale. Aucune place pour l'innovation régionale. En Allemagne, les Länder peuvent mener leur propre politique sociale dans le Bundesrahmen. En Belgique, c'est impossible, ce qui mène à du one-size-fits-all et à un blocage politique des réformes.
7 Orientation résultats ⚠️ Le SPF mesure les délais de traitement et l'accessibilité, mais l'output plus large du système de sécurité sociale n'est guère piloté sur les résultats. La Cour des comptes constate une reddition de comptes structurellement défaillante. La dotation d'équilibre est octroyée sans mécanisme fort de responsabilisation.
8 Numérique d'abord ⚠️ La BCSS (Banque Carrefour) et la plateforme eHealth sont de solides briques numériques. My Handicap est un outil de demande en ligne. Mais une accessibilité téléphonique de 67 % en 2025 et l'absence d'un véritable principe once only montrent que la numérisation est incomplète.
9 Éprouvé à l'étranger ❌ Le modèle néerlandais (SZW + UWV + SVB) et le modèle danois (ministère + communes) sont manifestement plus simples et plus efficients. Le système belge de onze institutions publiques avec un SPF coordinateur sans pouvoir d'imposer quoi que ce soit est un cas unique au monde. Et pas dans le bon sens.

Synthèse : 0 ✅, 4 ⚠️, 5 ❌. Le SPF Sécurité sociale illustre parfaitement les problèmes structurels du modèle de gouvernance belge : architecture extrêmement complexe, responsabilité morcelée, transparence défaillante et absence de véritable pilotage par les résultats. Les gains les plus importants sont à réaliser sur la simplicité (assainissement des institutions), la transparence (un seul ministre, une reddition de comptes claire) et la responsabilité = financement (fermeture du fiscal gap).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé Le SPF Sécurité sociale est organisé sur des bases fondamentalement différentes : de coordinateur passif sans pouvoir d'imposer quoi que ce soit à pilote actif d'un système de sécurité sociale simplifié.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Un seul ministre de la Sécurité sociale au lieu de 5. Un seul responsable politique pour l'ensemble : les pensions, les indépendants, les risques professionnels, l'assurance chômage et le cadre fédéral pour le handicap. L'assurance maladie relève du ministre fédéral unique des soins de santé (voir le point du programme Soins de santé). Sur le modèle néerlandais (SZW).

  2. Le SPF SS devient un véritable régisseur : un organe de politique et de coordination renforcé, doté d'un pouvoir de décision sur les opérateurs. Il ne se contente plus de conseiller et de monitorer, il pilote aussi sur les résultats et sur le budget.

  3. Assainissement des onze institutions : l'exécution est regroupée, sur le modèle néerlandais de l'UWV et de la SVB :

    • Un seul Office national de sécurité sociale : l'ONSS, l'INASTI, l'ONVA et Fedris fusionnent en une seule organisation d'exécution avec IT, RH et bureaux partagés ; les règles spécifiques aux indépendants subsistent
    • Pensions : le SFP reste le service fédéral des pensions, avec une seule formule de pension pour tous les statuts
    • Assurance maladie : les missions de l'INAMI passent à l'Institut belge des soins et à l'Autorité belge des soins, celles de la CAAMI à l'Institut belge des soins (voir le point du programme Soins de santé)
    • Chômage : l'assurance chômage reste fédérale et l'ONEM reste l'assureur, qui verse lui-même les allocations au lieu des syndicats ; le CAPAC est intégré à l'ONEM. Le VDAB (service flamand de l'emploi), le Forem, Actiris et l'ADG (office de l'emploi de la Communauté germanophone) assurent l'accompagnement, l'activation et la sanction, et l'entité fédérée paie une part croissante de l'allocation, indemnisée au préalable via la péréquation (art. 28 Constitution HART ; voir l'audit ONEM)
    • Échange de données : la technologie de la BCSS devient le cœur d'un X-Road national avec un opérateur indépendant
  4. DG Personnes handicapées → aux entités fédérées. Les allocations de handicap sont transférées aux entités fédérées, où elles sont plus proches du citoyen et peuvent être intégrées au bien-être et aux soins (comme le fait le Danemark avec les communes). Une loi-cadre fédérale garantit des droits minimaux.

  5. Un seul Service fédéral d'inspection sociale : fusion de l'inspection de l'ONSS, du CLS, de l'inspection de l'ONEM, du service de contrôle administratif de l'INAMI et du contrôle des indépendants de l'INASTI, avec des dossiers intégrés et des bases de données partagées. Le SIRS prend la direction opérationnelle. Sur le modèle de la Nederlandse Arbeidsinspectie.

  6. Mécanisme de responsabilisation : la dotation d'équilibre est liée à des KPI de résultats. Les institutions qui dépassent leur budget sans amélioration démontrable des résultats sont responsabilisées financièrement.

  7. Codification : toute la législation de sécurité sociale est rassemblée dans un Code social, sur le modèle allemand (Sozialgesetzbuch). Un seul cadre juridique cohérent au lieu de centaines de lois et d'arrêtés royaux.

Modèle international : combinaison des Pays-Bas (simplification structurelle, une seule inspection), de l'Allemagne (codification, compétences concurrentes) et du Danemark (décentralisation de la politique du handicap).

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

SPF Sécurité sociale. Réformé Le SPF Sécurité sociale passe d'un coordinateur impuissant à un véritable pilote d'un système de sécurité sociale simplifié. L'exécution est regroupée dans un seul Office national de sécurité sociale, cinq ministres deviennent un seul, et les allocations de handicap passent aux entités fédérées, plus près des gens qui en ont besoin.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le SPF Sécurité sociale est un service public fédéral d'environ 600 fonctionnaires qui coordonne le système de sécurité sociale. Sur le papier, cela paraît logique : un seul service qui garde la vue d'ensemble. En pratique, le SPF est prisonnier d'un système kafkaïen. Onze institutions publiques (ONSS, ONEM, INAMI, SFP, Fedris, INASTI, ONVA, BCSS, CAPAC, CAAMI et Sigedis) exécutent la sécurité sociale, chacune avec son propre comité de gestion, sa propre informatique et ses propres procédures. Cinq ministres sont compétents pour des morceaux différents du puzzle. Et le SPF lui-même ? Il peut conseiller, monitorer et coordonner, mais il n'a aucun pouvoir d'imposer quoi que ce soit.

Le plus grand service opérationnel est la DG Personnes handicapées (DG HAN), qui octroie des allocations aux adultes handicapés : 264.250 personnes en reçoivent une chaque mois (2025). Elles attendent une première décision en médiane 5,2 mois, et dans certains centres jusqu'à 7,5 mois. L'accessibilité téléphonique n'était en 2023 que de 51 % : vous aviez presque autant de chances de n'avoir personne au bout du fil que quelqu'un. En 2025, elle était de 67 %, ce qui signifie toujours qu'un appelant sur trois n'aboutit pas.

Ce qui ne va pas

Le problème fondamental est triple.

Premièrement : personne n'est réellement responsable. Cinq ministres sont compétents pour la sécurité sociale, mais personne ne « possède » l'ensemble. Le SPF coordonne mais ne peut pas piloter. Les institutions sont autonomes. Le résultat : la sécurité sociale des travailleurs salariés a eu besoin en 2024 d'une dotation d'équilibre de 6,1 milliards d'euros issue du budget fédéral (provisoirement 6,8 milliards d'euros en 2025), et sans correction, le déficit grimpe à un peu plus de 8 milliards d'euros en 2031. La Cour des comptes avertissait déjà en 2023 qu'il devient de plus en plus difficile de financer les dépenses sociales par les cotisations sociales.

Deuxièmement : la comptabilité est un désastre. La Cour des comptes a relevé en 2022 des « erreurs importantes » et des « manquements considérables » dans les comptes annuels de plusieurs institutions de sécurité sociale. Au 31 juillet 2025, elle n'avait encore reçu aucun compte annuel 2023, et de quatre institutions même pas de compte annuel 2021. Le dernier compte que l'INAMI a soumis datait de 2013. On ne peut pas piloter un système quand on ne sait même pas combien d'argent y circule.

Troisièmement : la lutte contre la fraude est morcelée entre au moins cinq services d'inspection fédéraux, chacun avec sa propre logique et ses propres systèmes. Aux Pays-Bas, il y a une seule Nederlandse Arbeidsinspectie qui combine tout : inspection du travail, fraude aux allocations et travail de recherche.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas ont un seul ministère des Affaires sociales et de l'Emploi et deux grands opérateurs : l'UWV (assurances des travailleurs salariés) et la SVB (assurances populaires). C'est tout. Pas onze institutions, pas cinq ministres. Un seul service d'inspection combat toute la fraude sociale. Le résultat : un système plus lisible où le citoyen comprend qui fait quoi.

L'Allemagne a rassemblé toute la législation de sécurité sociale dans le Sozialgesetzbuch, avec treize livres. Un seul cadre juridique cohérent. En Belgique, les règles sont éparpillées dans des centaines de lois, d'arrêtés royaux et d'arrêtés ministériels. L'Allemagne laisse aussi les Länder mener leur propre politique sociale, ce qui stimule l'innovation régionale.

Le Danemark va encore plus loin : le soutien aux personnes handicapées est octroyé par 98 communes, sur la base d'une évaluation individuelle de ce dont chacun a besoin. Pas de service central qui traite les dossiers sans lien avec les soins locaux, mais un service proche du citoyen.

Ce que HART propose

Un seul ministre de la Sécurité sociale. Non pas cinq demi-responsables, mais un seul responsable politique qui explique au parlement où en sont les pensions, les indépendants, les risques professionnels, l'assurance chômage et le cadre fédéral pour le handicap. Une seule personne à qui s'adresser.

Les onze institutions sont regroupées. L'ONSS, l'INASTI, l'ONVA et Fedris fusionnent en un seul Office national de sécurité sociale. Le Service fédéral des Pensions reste le service des pensions pour tous. L'assurance maladie passe à l'Institut belge des soins. L'assurance chômage reste fédérale auprès de l'ONEM, qui verse lui-même les allocations ; le CAPAC y est intégré. Le VDAB, le Forem, Actiris et l'ADG assurent l'accompagnement vers l'emploi, et les entités fédérées paient une part croissante de l'allocation, indemnisée au préalable via la péréquation. Chaque opérateur reçoit une mission claire, des résultats mesurables et un budget lié aux performances. Sur le modèle néerlandais.

La DG Personnes handicapées passe aux entités fédérées. La politique du handicap relève du bien-être et des soins, qui sont déjà une compétence des entités fédérées. En rassemblant ces services, les personnes handicapées obtiennent un seul guichet au lieu du labyrinthe entre les niveaux fédéral, flamand, wallon et bruxellois.

Les cinq services d'inspection deviennent un seul Service fédéral d'inspection sociale, sous la direction opérationnelle du SIRS. Un seul service, un seul système de données, une seule stratégie. Plus de capacité d'action, moins de chevauchements.

Et pour finir : toute la législation de sécurité sociale est rassemblée dans un Code social. Un seul document où citoyens, entreprises et juristes peuvent rechercher leurs droits et leurs devoirs.

Ce que cela rapporte

Une simplification structurelle : de 11 institutions à un seul Office national à côté du Service des Pensions et de l'ONEM, de 5 ministres à 1, de 5 services d'inspection à 1. Cela économise sur les frais de structure, les doubles systèmes ICT et les couches de management : estimation prudente de 50 à 100 millions d'euros par an, sans le gain du service d'inspection unique (compté une seule fois, dans l'audit SPF Emploi). Plus important encore : cela rend le système gouvernable. On ne peut réformer que si l'on sait qui est responsable. Avec un seul ministre et une poignée d'opérateurs clairs, c'est limpide.

Le transfert des allocations de handicap aux entités fédérées rapproche le service du citoyen. Fini les délais d'attente allant jusqu'à 7,5 mois auprès d'un service fédéral déconnecté du bien-être et des soins, place à une aide intégrée auprès des services de bien-être locaux.

La codification dans un Code social réduit les coûts de conformité pour les entreprises et rend le système compréhensible pour le citoyen. En Allemagne, cela fonctionne depuis des décennies.


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
FOD Sociale Zekerheid. Over de organisatie https://socialsecurity.belgium.be/nl/over-de-organisatie Création le 23 mai 2001, 600 fonctionnaires (150 en région), 4 DG, président, 5 ministres de tutelle
FOD SZ. Structuur en organisatie sociale zekerheid https://socialsecurity.belgium.be/nl/over-de-sociale-zekerheid/structuur-en-organisatie 3 régimes, 7 branches
socialezekerheid.be. Instellingen https://www.socialsecurity.be/citizen/nl/over-de-sociale-zekerheid/instellingen Les 11 IPSS à côté du SPF SS et du SPP Intégration sociale
Wikipedia. FOD Sociale Zekerheid https://nl.wikipedia.org/wiki/Federale_Overheidsdienst_Sociale_Zekerheid Réforme Copernic, successeur du ministère, adresse, président depuis janvier 2021
HR Square. Peter Samyn waarnemend voorzitter (april 2019) https://www.hrsquare.be/nl/mensen/peter-samyn-waarnemend-voorzitter-directiecomite-fod-sociale-zekerheid Président faisant fonction depuis avril 2019
Handicap Belgium. Behandelingstermijn https://handicap.belgium.be/nl/erkenning-van-je-handicap/behandelingstermijn Délai légal de 6 mois, délai médian de traitement par centre 3,5-7,5 mois (2025)
FOD SZ. Jaarverslag, personen met een handicap: kerncijfers https://jaarverslag.socialsecurity.belgium.be/handicap-kerncijfers/ 264.250 bénéficiaires, 2,93 Mds €, médiane 5,2 mois, accessibilité 67 % (2025)
FOD SZ. Jaarverslag, personen met een handicap https://jaarverslag.socialsecurity.belgium.be/handicap/ Accessibilité téléphonique 64 % (2024) et 67 % (2025)
FOD SZ. Persoonlijke contacten in 2023 (nieuwsbericht, april 2024) https://socialsecurity.belgium.be/nl/nieuws/tegen-de-trend-fod-sociale-zekerheid-zette-op-persoonlijke-contacten-2023-29-04-2024 Accessibilité téléphonique 51 % (2023)
DG HAN. Studie over de oorzaken van non-take-up (webinar 2024) https://handicap.belgium.be/sites/default/files/docs/nl/Webinar%20NTU%20NL.pdf Étude sur le non-recours aux droits
VBO. Financiële situatie sociale zekerheid 2026-2031 https://www.vbo-feb.be/nl/nieuws/financiele-situatie-sociale-zekerheid-vandaag-en-in-2031/ Déficit avant dotation d'équilibre 6 Mds € (2025), un peu plus de 8 Mds € (2031), selon le comité de gestion
RSZ Jaarverslag 2025. Financieren https://www.rszjaarverslag.be/2025/nl/kerntaken/financieren/index.html Dotation d'équilibre provisoire 6,8 Mds € (2025), définitive inférieure de 0,5 Md €
Rekenhof. Publicaties sociale zekerheid https://www.ccrek.be/nl/publications-topics/42 Cahiers sur la Sécurité sociale
Rekenhof. 182e Boek, deel II: Boek 2025 over de Sociale Zekerheid https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/182e_b_II_SocZk.pdf Dotation d'équilibre 6,1 Mds € (2024), état des comptes annuels des IPSS au 31 juillet 2025
VRT NWS. Rekenhof "belangrijke fouten" https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2022/11/07/jaarrekeningen-van-verschillende-overheidsdiensten/ « Erreurs importantes » et « manquements considérables » dans les comptes annuels des IPSS
De Specialist. Rekenhof bezorgd financiering https://www.despecialist.eu/nl/nieuws/rekenhof-bezorgd-over-toekomstige-financiering-sociale-zekerheid.html Citation de la Cour des comptes (2023) sur le financement par les cotisations sociales
RIZIV. Begroting ZIV 2025 en 2026 https://www.riziv.fgov.be/SiteCollectionDocuments/begroting2026.xlsx Frais d'administration des organismes assureurs 1,48 Md € (2025)
FOD SZ. Internationale statistieken sociale uitgaven https://socialsecurity.belgium.be/nl/cijfers-van-sociale-bescherming/internationale-statistieken-over-sociale-uitgaven-waar-situeert Fourniture de données à Eurostat (ESSPROS) et à l'OCDE (SOCX)
Beswic (FOD WASO). Samenvoeging van sociale inspectiediensten https://beswic.be/nl/blog/samenvoeging-van-sociale-inspectiediensten Inspection sociale du SPF SS fusionnée avec l'inspection de l'ONSS depuis le 1er juillet 2017
SIOD. Jaarverslag 2024, samenvatting https://siod.belgie.be/sites/default/files/Downloads/Rapports/Rapport%20annuel%202024%20Summary%20v250318%20_S_0.pdf 137.796 enquêtes, 47,1 % avec infraction, 434,9 M€ de recettes (2024)
SIOD Jaarverslag 2024 https://www.siod.belgie.be/sites/default/files/Downloads/MEC/SIOD_jaarverslag_2024_NL_140525.pdf Coordination de la lutte contre la fraude
SIOD. Samenvatting van het jaarverslag 2025 over de bestrijding van sociale fraude https://www.siod.belgie.be/nl/publicaties/jaarverslag-sociale-fraude-2024 147.863 enquêtes clôturées et 414,6 M€ de recettes (2025)
Kamer. Verantwoording algemene uitgavenbegroting 2025, sectie 24 FOD Sociale Zekerheid (DOC 56 0855/013) https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/0855/56K0855013.pdf Rémunérations du personnel 37,1 M€ statutaires et 6,7 M€ contractuels (2025)
NL Rijksoverheid. Ministerie SZW organisatie https://www.government.nl/ministries/ministry-of-social-affairs-and-employment/organisational-structure Structure néerlandaise, fusion en une seule inspection
Nederlandse Arbeidsinspectie. Nieuwe naam https://www.nlarbeidsinspectie.nl/actueel/nieuws/2021/12/20/inspectie-szw-wordt-de-nederlandse-arbeidsinspectie L'Inspectie SZW s'appelle Nederlandse Arbeidsinspectie depuis le 1er janvier 2022
BMAS. Functies en organisatie https://www.bmas.de/EN/Ministry/functions.html Structure allemande
BMAS. Organisation der Jobcenter https://www.bmas.de/DE/Arbeit/Grundsicherung-Buergergeld/Organisation-der-Jobcenter/organisation-der-jobcenter.html Jobcenters, 104 entièrement communaux
Wikipedia. Vierzehntes Buch Sozialgesetzbuch https://de.wikipedia.org/wiki/Vierzehntes_Buch_Sozialgesetzbuch SGB XIV depuis 2024, pas de SGB XIII : treize livres
Oostenrijk. Sozialministerium organisatie https://www.sozialministerium.gv.at/en/Ministry/Organisation.html Nom du ministère, Sozialministeriumservice avec 9 bureaux provinciaux
Denemarken. Ministerie van Sociale Zaken, disability policy https://www.english.sm.dk/responsibilities-of-the-ministry/disability-policy Exécution communale de la politique du handicap, Det Centrale Handicapråd
Lex.dk. Regeringen Mette Frederiksen III https://lex.dk/Regeringen_Mette_Frederiksen_III Depuis juin 2026, un ministre des Affaires sociales distinct (Socialministeriet) ; le nom du ministère change avec le gouvernement

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