Forem (placement) : audit
Date : 2026-03-30 Catégorie : Entité fédérée wallonne. SPW et institutions Statut : 🔀 Fusion. Forem + IFAPME → Jobcenter wallon, connecté à la plateforme nationale
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Office wallon de la formation professionnelle et de l'emploi (Le Forem) Base juridique : créé par le décret wallon du 16 décembre 1988, comme organisme d'intérêt public (OIP) régional doté de la personnalité juridique et de l'autonomie de gestion. Dans le budget wallon, le Forem est une unité de l'administration publique de catégorie 2, tout comme l'IFAPME et l'AWEX. Opérationnel depuis : 1989, après la régionalisation de la politique du marché du travail par la loi spéciale du 8 août 1980 (et son élargissement de 1988). Niveau de pouvoir : Région wallonne. Siège : Boulevard Joseph Tirou 104, 6000 Charleroi. Direction : un administrateur général, qui préside le comité de direction et exécute les décisions du comité de gestion.
Personnel : environ 4.800 collaborateurs, répartis sur plus de 230 sites en Wallonie (Forem, 2026) ; en 2023, cela représentait 4.919 personnes ou 3.992 équivalents temps plein (rapport annuel 2023). Cela fait du Forem l'une des plus grandes institutions publiques wallonnes.
Budget : le rapport annuel 2023 mentionne 2,76 milliards d'euros de dépenses que le Forem gère lui-même. Sur ce montant, 2,07 milliards d'euros (75 %) vont à des aides à l'emploi et à la formation que le Forem verse, surtout les APE, les titres-services, SESAM et les chèques-formation. Le fonctionnement coûte 514 millions d'euros (19 %) : personnel, informatique, centres de formation et bâtiments. Encore 180 millions d'euros vont à des tiers, dont 106 millions d'euros aux CISP (centres d'insertion socioprofessionnelle). Côté recettes, 2,66 milliards d'euros proviennent de la Région wallonne.
Tutelle : le Forem est piloté par un contrat de gestion conclu avec le Gouvernement wallon (2022-2027). Le comité de gestion est composé de manière paritaire : seuls les représentants des employeurs et des travailleurs ont le droit de vote ; deux commissaires du Gouvernement représentent le Gouvernement wallon.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales (5 missions) :
- Accompagnement des demandeurs d'emploi dans la construction d'un projet professionnel et la recherche d'un emploi
- Formation professionnelle. Développement des compétences via ses propres centres de formation
- Contrôle de la disponibilité des demandeurs d'emploi et décision sur les sanctions en cas de disponibilité insuffisante (contrôle actif et passif, transféré de l'ONEM depuis 2016)
- Conseil aux entreprises en matière de recrutement et de formation du personnel
- Analyse et suivi du marché du travail wallon (veille, analyse et prospective)
Chevauchements avec d'autres institutions :
- IFAPME (Institut wallon de Formation en alternance et des indépendants et PME) : formation professionnelle parallèle, avec son propre réseau de centres de formation et son propre budget (88,3 millions d'euros dans le budget wallon initial 2026, dont 39,6 millions d'euros pour le fonctionnement du service central, des services territoriaux et de l'encadrement pédagogique). Il existe un chevauchement significatif dans l'offre de formation.
- CPAS : accompagnement des bénéficiaires du revenu d'intégration vers l'emploi, souvent en doublon avec les parcours du Forem. Depuis le 1er janvier 2026, les nouveaux bénéficiaires du revenu d'intégration doivent s'inscrire au Forem dans les quatre semaines ; le CPAS et le Forem travaillent avec un seul dossier partagé (décret du 19 décembre 2025).
- ONEM (Office national de l'emploi) : reste compétent au niveau fédéral pour le droit aux allocations de chômage ; le paiement passe par les organismes de paiement (la CAPAC publique et les syndicats). Le Forem contrôle la disponibilité et décide des sanctions, mais l'ONEM les applique à une allocation qui reste financée au niveau fédéral. Cela crée un système scindé : activation et contrôle au niveau régional, droit, paiement et financement au niveau fédéral.
- Secteur privé : les agences d'intérim et d'autres intermédiaires privés sont actifs sur le même marché.
Public :
- En moyenne 257.551 demandeurs d'emploi inoccupés (DEI) en 2025, soit 9,6 % de plus qu'en 2024 (235.011). L'essentiel de la hausse vient des demandeurs d'emploi inscrits librement, dont l'inscription est maintenue automatiquement depuis 2022 ; le relèvement de l'âge de la pension joue aussi un rôle.
- 532.623 offres d'emploi diffusées en 2024 (+30 % par rapport à 2023), 405.035 en 2025 (-24 %)
- Les entreprises qui cherchent des conseils en recrutement et des subsides à la formation
Indicateurs de performance :
- Le taux d'emploi des 20-64 ans en Wallonie s'élève à 67,9 % (2025), contre 77,3 % en Flandre, 63,9 % à Bruxelles et 72,8 % pour l'ensemble de la Belgique.
- Le chômage des jeunes (15-24 ans) s'élève à 22,2 % en Wallonie (2025), contre 13,5 % en Flandre. Un niveau problématiquement élevé.
- Au deuxième trimestre 2026, environ 29.800 postes étaient vacants en Wallonie (taux de postes vacants de 2,73 %), à côté d'une moyenne de 257.551 demandeurs d'emploi inoccupés (2025). Cela indique une inadéquation des compétences.
- Selon les projections de l'IWEPS (juillet 2025), le taux d'emploi wallon passe de 67,1 % (2024) à 69,9 % en 2030, très en dessous de l'objectif européen de 78 % d'ici 2030.
Audits et évaluations :
- 2009. Cour des comptes : un rapport intermédiaire portant entre autres sur les marchés publics du Forem a constaté des irrégularités : des procédures de marchés publics qui ne se déroulaient pas correctement, des séances de coaching pour des cadres sans autorisation, un recours excessif à des contractuels et des compléments de rémunération indus. Le Gouvernement wallon a alors placé le Forem sous tutelle renforcée et réformé le pilotage.
- Depuis 2025. Réforme de l'accompagnement : deux arrêtés (2025) et un décret sur le rôle du Forem prévoient que chaque inscription donne lieu à un plan d'action personnel obligatoire et à un espace numérique personnel, et que le Forem peut imposer des sanctions financières en cas de recherche insuffisante, jusqu'à la fin de l'accompagnement et de l'inscription.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. UWV + communes :
- L'UWV (Uitvoeringsinstituut Werknemersverzekeringen) gère de manière centralisée les allocations de chômage (WW) et la réinsertion professionnelle, avec en moyenne 19.894 ETP (2025) pour 18,1 millions d'habitants (2026), soit environ un ETP pour 910 habitants.
- Les communes sont responsables des bénéficiaires de l'aide sociale (Participatiewet).
- Les centres de travail régionaux (Regionale Werkcentra) dans les 35 régions du marché du travail réunissent l'UWV, les communes et des partenaires privés en un seul interlocuteur.
- Chômage : 3,7 % (début 2025), historiquement bas.
- Ce qui marche : une coopération public-privé solide, un seul interlocuteur par région.
Allemagne. Bundesagentur für Arbeit + Jobcenter :
- Budget 2026 : 52,6 milliards d'euros de dépenses et 49,2 milliards d'euros de recettes.
- Plus de 100.000 équivalents temps plein (101.300 fin 2024) pour 83,5 millions d'habitants (2025).
- La plupart des Jobcenter (300 sur 404) sont des partenariats entre la Bundesagentur et un Kreis ou une ville ; 104 sont gérés par les pouvoirs locaux seuls. Ils combinent l'allocation de base pour les demandeurs d'emploi (Grundsicherung für Arbeitsuchende) et l'activation ; l'assurance chômage passe par les Agenturen für Arbeit.
- Point noir : en 2024, 70 % des cadres supérieurs des Jobcenter jugeaient le budget des frais d'administration (plutôt) trop bas (IAB).
- Ce qui marche : allocation + activation intégrées en un seul endroit, des normes fédérales fortes avec une exécution locale.
Danemark. Exécution communale :
- Après la réforme structurelle de 2007 : de 271 à 98 communes, qui ont reçu la pleine responsabilité des Jobcenter.
- Plus de 2.000 collaborateurs du service public de placement sont passés du niveau central au niveau local.
- Environ trois travailleurs sur quatre qui perdent leur emploi par suite d'une fermeture ou d'un licenciement collectif retrouvent, les années normales, un emploi dans l'année (OCDE, 2016).
- Modèle de flexicurité affirmé : licenciement facile, allocations généreuses, activation intensive.
- Une réforme (loi du 29 décembre 2025, en vigueur en 2026) a supprimé l'obligation d'avoir un Jobcenter et donné aux communes plus de liberté d'organisation.
- Ce qui marche : décentralisation vers les communes dans un seul cadre national (STAR), benchmarking entre communes, flexicurité.
Suède. Arbetsförmedlingen :
- En 2019-2020, Arbetsförmedlingen a réduit le nombre de bureaux locaux de 238 à 112 et a déplacé davantage de services vers les canaux numériques.
- Depuis 2020 (au niveau national depuis 2021), il sous-traite l'accompagnement du « groupe intermédiaire » de demandeurs d'emploi à des opérateurs privés (programme KROM, destiné à environ 20-25 % des chômeurs inscrits). Qui est immédiatement employable reçoit surtout des services numériques ; qui est éloigné du marché du travail reste en dehors de KROM.
- Les opérateurs privés sont payés sur la base de résultats.
- Ce qui marche : mécanismes de marché avec financement aux résultats, liberté de choix pour les demandeurs d'emploi.
France. France Travail (anciennement Pôle Emploi) :
- Depuis le 1er janvier 2024 : changement de nom et restructuration en vue d'une meilleure intégration des services.
- L'État central reste dominant, contrairement aux pays voisins où le niveau régional détermine la stratégie.
- Ce qui marche (en partie) : intégration économie + formation + emploi au niveau régional (tendance).
1D. Problèmes et critiques
Taux d'emploi durablement bas : plus de 35 ans après la création du Forem, la Wallonie reste 9,4 points de pourcentage derrière la Flandre (67,9 % contre 77,3 % en 2025). L'écart ne se réduit quasiment pas : en 2015, il était de 10,4 points de pourcentage (61,5 % contre 71,9 %).
Paradoxe de l'inadéquation des compétences : près de 30.000 postes vacants (deuxième trimestre 2026) à côté d'une moyenne de 257.551 demandeurs d'emploi inoccupés (2025) : le système échoue dans le matching. Le Forem ne parvient pas à relier efficacement l'offre et la demande.
Chevauchement avec l'IFAPME : deux structures de formation parallèles, chacune avec son propre réseau, sa propre gouvernance et ses propres frais de structure.
Chaîne scindée : le Forem contrôle la disponibilité et décide des sanctions, mais le droit à l'allocation, le paiement et le financement restent fédéraux (ONEM, organismes de paiement). Qui active ne supporte pas le coût de l'allocation lorsque l'activation échoue. Cela crée des retards et des fossés de responsabilité. Chaque Région applique le contrôle différemment, ce qui rend les chiffres de sanctions difficilement comparables.
Problèmes de gouvernance : la Cour des comptes a constaté en 2009 des irrégularités dans les marchés publics, des compléments de rémunération indus et un recours excessif à des contractuels. Le pilotage a ensuite été réformé, mais la reddition de comptes sur les résultats par bureau reste faible.
Taille contre résultat : le Forem compte environ 4.800 collaborateurs pour une moyenne de 257.551 demandeurs d'emploi inoccupés (2025), soit environ un collaborateur pour 54 demandeurs d'emploi. Le VDAB (service flamand de l'emploi) compte 4.630 collaborateurs pour 224.630 demandeurs d'emploi inoccupés (fin 2025), soit environ un pour 49. Le ratio est comparable, mais le taux d'emploi flamand est supérieur de 9,4 points de pourcentage. La différence ne tient donc pas à la taille du service, mais à l'efficacité et au marché du travail lui-même.
Retard numérique : ce n'est que depuis la réforme de 2025 que chaque demandeur d'emploi reçoit, à l'inscription, un « espace numérique personnel » avec son dossier complet et son plan d'action. Le VDAB travaille depuis des années avec un dossier numérique et un matching par IA.
Mobilité interrégionale : le VDAB et le Forem sont convenus en décembre 2025 d'échanger désormais toutes leurs offres d'emploi, mais les barrières linguistiques et de mobilité continuent de limiter le passage des demandeurs d'emploi wallons vers les emplois flamands.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le placement se situe au niveau régional. Correct en principe. Mais la chaîne est scindée : le Forem contrôle et décide des sanctions, tandis que le droit à l'allocation, le paiement et le financement restent fédéraux (ONEM et organismes de paiement). Qui active doit aussi cofinancer l'allocation. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le rapport annuel publie les grandes lignes du budget (2023 : 2,76 milliards d'euros de dépenses, dont 2,07 milliards d'euros d'aides à l'emploi et à la formation). Mais les indicateurs de résultats ne sont pas publiés systématiquement par bureau, et la Cour des comptes a constaté des irrégularités en 2009. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Le Forem est financé par des dotations wallonnes, mais les trois quarts des dépenses (APE, titres-services et autres aides) sont reversés à des employeurs et à des demandeurs d'emploi. Les allocations elles-mêmes sont payées par l'autorité fédérale, et la reddition de comptes sur les résultats fait défaut : aucun lien entre le budget et les outcomes. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Forem + IFAPME + CPAS + ONEM + agences d'intérim privées = au minimum 5 acteurs pour un seul demandeur d'emploi. Kafkaïen. Une fusion Forem-IFAPME est un premier pas, mais ne résout pas le morcellement lié aux CPAS et à l'ONEM. |
| 5 | Taille critique | ✅ | Avec environ 4.800 collaborateurs sur plus de 230 sites pour 3,7 millions d'habitants (2026), le Forem est assez grand pour travailler de manière professionnelle. La taille n'est pas le problème. L'efficacité, si. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Une différenciation régionale existe déjà de facto (VDAB contre Forem contre Actiris), mais sans normes partagées ni benchmarking. Aucun cadre fédéral n'impose de résultats minimaux. L'innovation n'est pas stimulée par la concurrence, mais entravée par l'isolement. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Plus de 35 ans après la création du Forem, l'écart d'emploi avec la Flandre ne s'est quasiment pas refermé (10,4 points de pourcentage en 2015, 9,4 en 2025). Pas de tableau de bord public des KPI par bureau, pas de financement aux résultats, aucune conséquence en cas de sous-performance. Ce n'est qu'avec la réforme de 2025 que sont arrivés un plan d'action obligatoire, des sanctions plus strictes et un suivi des parcours. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | L'« espace numérique personnel » n'est arrivé qu'avec la réforme de 2025. Le VDAB et l'UWV ont des années d'avance. Pas de principe once only ; le dossier partagé avec le CPAS (depuis 2026) est un début, mais il n'existe pas de dossier numérique intégré avec tous les acteurs. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | La réforme de 2025 va dans la bonne direction (activation, sanctions, numérisation) mais ne choisit pas résolument un modèle éprouvé. Ni le modèle danois (communal, orienté résultats) ni le modèle suédois (sous-traitance avec financement aux résultats) ne sont repris. |
Synthèse : 1× ✅, 5× ⚠️, 3× ❌. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (fusion Forem-IFAPME + intégration des parcours des CPAS), de l'orientation résultats (des KPI avec des conséquences) et du numérique d'abord (un rattrapage est nécessaire).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔀 Fusion le Forem fusionne avec l'IFAPME pour former le Jobcenter wallon, le service commun des cinq entités fédérées wallonnes (art. 32 de la Constitution HART) : un service intégré unique pour le placement, la formation, l'activation et la sanction. Connecté à la plateforme numérique nationale.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Fusion Forem + IFAPME en un « Jobcenter wallon », le service commun des cinq entités fédérées wallonnes (art. 32 de la Constitution HART), où l'accompagnement, la formation et la sanction sont réunis sous un même toit. Un seul guichet, un seul dossier numérique, un seul interlocuteur par demandeur d'emploi. Opérationnel au cours de la première législature.
Contrôle et sanction dans une seule main, avec un incitant sur l'allocation : l'assurance chômage reste fédérale (voir l'audit ONEM) : la fédération fixe les cotisations, le montant et la durée de l'allocation, et l'ONEM décide du droit à l'allocation et la paie. Les Jobcenter des entités fédérées (le VDAB pour les entités fédérées flamandes, le Jobcenter wallon pour les wallonnes, Actiris à Bruxelles, l'ADG (office de l'emploi de la Communauté germanophone) en Ostbelgien) assurent l'activation, le contrôle et la sanction (art. 28 de la Constitution HART). Chaque entité fédérée wallonne paie une part croissante de l'allocation de ceux qui y résident : 20 % pendant les quatre premières semaines, 60 % jusqu'à la semaine 26, 70 % jusqu'à la semaine 52 et 80 % ensuite, indemnisée à l'avance via la péréquation pour le chômage qui y est attendu (art. 28 §2 et 55). Qui active cofinance l'allocation.
Connexion à la plateforme numérique nationale : le Jobcenter wallon se connecte à une plateforme nationale unique d'offres d'emploi, construite sur le matching par IA du VDAB. Un seul aperçu national des offres d'emploi et des demandeurs d'emploi, mais une exécution par les entités fédérées. Cela rend la mobilité interrégionale possible sans nouvelles structures : un demandeur d'emploi wallon voit automatiquement les offres flamandes, et inversement.
Financement aux résultats : chaque bureau régional reçoit un budget lié à des outcomes mesurables :
- Pourcentage de demandeurs d'emploi qui trouvent un emploi dans les 6 mois
- Pourcentage qui est encore au travail après 12 mois (durable)
- Pourcentage qui termine une formation et trouve ensuite un emploi Les bureaux qui sous-performent structurellement reçoivent d'abord un appui, puis une restructuration.
Tableau de bord public des KPI : chaque citoyen peut consulter les performances par bureau. Sur le modèle danois. Transparence complète sur les délais d'attente, les taux de placement, les résultats de formation. Des normes minimales fédérales rendent le benchmarking entre entités fédérées possible.
Sous-traitance du groupe intermédiaire : sur le modèle suédois, les demandeurs d'emploi du groupe intermédiaire (pas immédiatement employables, mais pas non plus éloignés du marché du travail) sont orientés vers des opérateurs privés avec financement aux résultats. Qui est immédiatement employable trouve surtout son chemin via les services numériques. Le Jobcenter wallon se concentre sur les groupes les plus difficiles.
Numérique d'abord : connecté à la plateforme nationale. Le Jobcenter physique comme filet de sécurité. Principe once only : le demandeur d'emploi ne communique ses informations qu'une seule fois, partagées entre le Jobcenter, le CPAS et les opérateurs de formation.
Intégration obligatoire CPAS-Jobcenter : dans le prolongement de l'inscription obligatoire des bénéficiaires du revenu d'intégration et du dossier partagé (depuis 2026), chaque CPAS utilise la plateforme du Jobcenter. Les bénéficiaires du revenu d'intégration reçoivent automatiquement un plan de parcours. Fini les circuits d'accompagnement parallèles.
Vers quel niveau : les cinq entités fédérées wallonnes, ensemble via le Jobcenter wallon (art. 32 de la Constitution HART), avec des normes minimales fédérales et une connexion à la plateforme numérique nationale.
Cohérence avec les autres propositions de HART :
- ONEM : reste l'assureur fédéral et verse les allocations ; le contrôle et la sanction relèvent des Jobcenter des entités fédérées, et les entités fédérées paient une part croissante de l'allocation, indemnisée à l'avance via la péréquation
- VDAB : devient le Jobcenter flamand selon le même modèle ; son matching par IA est la base de la plateforme nationale d'offres d'emploi à laquelle toutes les entités fédérées se connectent
- Actiris : devient le Jobcenter bruxellois
- ADG : devient le Jobcenter d'Ostbelgien
- IFAPME : est intégré dans le Jobcenter wallon (voir l'audit IFAPME)
- SPF Emploi : fixe le cadre fédéral et veille au respect des normes minimales
Modèle international : modèle suisse (assurance chômage fédérale, placement par les ORP cantonaux) + modèle danois (exécution communale avec benchmarking) + modèle suédois (sous-traitance du groupe intermédiaire avec financement aux résultats).
Gain d'efficience estimé :
- Fusion Forem-IFAPME : économie sur les frais généraux en double d'environ 5 à 8 millions d'euros par an (management, services d'appui, informatique, implantations partagés). L'IFAPME reçoit 39,6 millions d'euros de subside de fonctionnement pour son service central, ses services territoriaux et son encadrement pédagogique (budget wallon initial 2026) ; tout au plus une partie de ce montant chevauche le Forem. Même estimation que dans l'audit IFAPME ; elle n'est comptée qu'une seule fois, dans cet audit.
- Intégration de l'accompagnement, de la formation, du contrôle et de la sanction : parcours plus rapides, moins de retards administratifs
- Plateforme nationale : élimination des barrières à la mobilité interrégionale
- Financement aux résultats : un paiement au résultat, comme en Suède, rend les performances visibles et mesurables
- Objectif : porter le taux d'emploi wallon à 72 % en deux législatures (contre 67,9 % en 2025)
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : cadre légal de la fusion Forem-IFAPME en Jobcenter wallon, connexion à la plateforme nationale
- Année 2 : fusion opérationnelle, premiers projets pilotes de financement aux résultats, la gradation danoise avec indemnisation préalable via la péréquation (art. 28 §2 et 55 de la Constitution HART)
- Année 3 : tableau de bord public des KPI en ligne, début de la sous-traitance du groupe intermédiaire
- Année 4 : intégration complète, évaluation et ajustements
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Forem (placement) : fusion en un Jobcenter wallon Le Forem fusionne avec l'IFAPME pour former le Jobcenter wallon, le service commun des cinq entités fédérées wallonnes : accompagnement, formation et sanction sous un même toit. L'allocation reste fédérale, mais chaque entité fédérée en paie une part croissante. Connecté à la plateforme numérique nationale du marché du travail.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Forem est l'équivalent wallon du VDAB : le service public de placement et de formation professionnelle. Avec environ 4.800 collaborateurs sur plus de 230 sites, il accompagne en moyenne 257.551 demandeurs d'emploi inoccupés (2025). S'y ajoute l'IFAPME comme organisme de formation parallèle. Depuis 2016, le Forem contrôle la disponibilité des demandeurs d'emploi et décide des sanctions, mais le droit à l'allocation et le financement restent à l'ONEM fédéral, et le paiement passe par les organismes de paiement. Un autre niveau de pouvoir.
Ce qui ne va pas
Plus de 35 ans après la création du Forem, le taux d'emploi en Wallonie s'élève à 67,9 % (2025). C'est 9,4 points de pourcentage de moins qu'en Flandre (77,3 %) et très en dessous de la moyenne européenne (76,1 %). Cet écart ne se réduit quasiment pas : en 2015, il était de 10,4 points de pourcentage. Dans le même temps, près de 30.000 postes étaient vacants au deuxième trimestre 2026 (taux de postes vacants de 2,73 %) : le système échoue à faire correspondre l'offre et la demande.
Un demandeur d'emploi en Wallonie a affaire à au moins cinq instances : le Forem, l'IFAPME, le CPAS, l'ONEM et les agences d'intérim privées. Personne n'est responsable en dernier ressort du résultat. La Cour des comptes a constaté en 2009 des irrégularités au Forem, entre autres dans les marchés publics et les compléments de rémunération. Il n'existe aucun tableau de bord public permettant de voir les performances de chaque bureau. Budget et résultat ne sont pas liés : ce qu'un bureau reçoit ne dépend pas du nombre de demandeurs d'emploi qu'il remet au travail.
La numérisation est en retard. Ce n'est que depuis la réforme de 2025 que chaque demandeur d'emploi reçoit un « espace numérique personnel ». Le VDAB travaille depuis des années avec un dossier numérique.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, les Jobcenter combinent l'allocation de base, l'accompagnement et la formation sous un même toit, le plus souvent en partenariat entre la Bundesagentur für Arbeit et les communes. Qui pousse la porte reçoit tout au même endroit. Au Danemark, les 98 communes exécutent la politique du marché du travail dans un seul cadre national, avec un benchmarking entre communes : environ trois travailleurs sur quatre qui perdent leur emploi par suite d'une fermeture ou d'un licenciement collectif retrouvent, les années normales, un emploi dans l'année (OCDE, 2016). En Suède, Arbetsförmedlingen sous-traite l'accompagnement du groupe intermédiaire de demandeurs d'emploi à des opérateurs privés payés aux résultats.
Ce que ces modèles ont en commun : un seul interlocuteur, tout sous un même toit, une mesure des résultats avec des conséquences, et de la transparence envers le citoyen.
Ce que HART propose
Le Forem fusionne avec l'IFAPME pour former le Jobcenter wallon, le service commun des cinq entités fédérées wallonnes (art. 32 de la Constitution HART), où l'accompagnement, la formation et la sanction sont réunis sous un même toit. L'assurance chômage reste fédérale : l'ONEM décide du droit à l'allocation et la paie, et la fédération fixe le montant et la durée (voir la réforme de l'ONEM). Chaque entité fédérée wallonne paie une part croissante de l'allocation de ceux qui y résident, de 20 % pendant les quatre premières semaines à 80 % après un an, indemnisée à l'avance via la péréquation : qui active cofinance l'allocation lorsque l'activation échoue. Le Jobcenter wallon se connecte à la plateforme numérique nationale d'offres d'emploi, construite sur le matching par IA du VDAB : un seul aperçu de toutes les offres d'emploi et de tous les demandeurs d'emploi en Belgique, mais une exécution par les entités fédérées. Ainsi, un demandeur d'emploi wallon voit automatiquement aussi les offres flamandes, et inversement.
Chaque bureau est jugé sur ses taux de placement et sur la durabilité de l'emploi trouvé, avec un tableau de bord public où chaque citoyen peut suivre les performances par bureau. Les demandeurs d'emploi du groupe intermédiaire sont accompagnés, sur le modèle suédois, par des opérateurs privés payés aux résultats. Le Jobcenter se concentre sur ceux qui en ont le plus besoin.
Ce que cela rapporte
La fusion Forem-IFAPME permet d'économiser, selon les estimations, 5 à 8 millions d'euros par an de frais généraux en double (management, services d'appui, informatique, implantations). La plateforme nationale élimine les barrières à la mobilité interrégionale. Le financement aux résultats rend les performances par bureau visibles et mesurables. L'objectif : porter le taux d'emploi wallon de 67,9 % (2025) à 72 % en deux législatures. À population de 20 à 64 ans constante, cela représente environ 87.000 travailleurs supplémentaires. Cela rapporte aux pouvoirs publics des centaines de millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires et d'allocations en moins. Et cela donne à des dizaines de milliers de Wallons un emploi au lieu d'une liste d'attente.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Le Forem. Vision, missions et valeurs | https://www.leforem.be/a-propos/vision-missions-valeurs-forem.html | 2026 | Missions principales |
| Le Forem. Organisation | https://www.leforem.be/a-propos/organisation-du-forem.html | 2026 | Structure de l'organisation, 4.800 collaborateurs sur plus de 230 sites, contrat de gestion 2022-2027 |
| Le Forem. Organes de gouvernance | https://www.leforem.be/a-propos/organes-de-gouvernance-du-forem.html | 2026 | Composition du comité de gestion, rôle de l'administrateur général |
| Le Forem. Rapport annuel 2023 | https://www.leforem.be/documents/a-propos-du-forem/rapport-activite.pdf | 2024 | Dépenses 2023 (2,76 Mds €, dont 2,07 Mds € d'aides, 514 M€ de fonctionnement, 106 M€ pour les CISP), subvention de la Région wallonne (2,66 Mds €), personnel (4.919 personnes, 3.992 ETP) |
| Wikipedia FR. Forem | https://fr.wikipedia.org/wiki/Forem | 2026 | Date de création (16 décembre 1988), statut, adresse du siège |
| Waals Gewest. Budget 2025, exposé particulier (Emploi, Formation) | https://finances.wallonie.be/files/Budget%202025/Budget%202025/jeholet/epje.pdf | 2024 | Forem et IFAPME comme unités de catégorie 2 |
| Waals Gewest. Budget 2026, exposé particulier (Emploi, Formation), programma 112 IFAPME | https://finances.wallonie.be/files/Budget%202026/Budget%202026/jeholet/epje.pdf | 2025 | Budget de l'IFAPME 2026 (88,3 M€, dont 39,6 M€ de subside de fonctionnement du service central, des services territoriaux et de l'encadrement pédagogique) |
| IWEPS. Taux d'emploi 20-64 ans | https://www.iweps.be/indicateur-statistique/taux-demploi-20-64-ans-bit/ | 2026 | Taux d'emploi 2025 : Wallonie 67,9 %, Flandre 77,3 %, Bruxelles 63,9 %, Belgique 72,8 %, UE 76,1 % |
| Eurostat. Employment rates by NUTS 2 regions (lfst_r_lfe2emprt) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/lfst_r_lfe2emprt?format=JSON&lang=en&geo=BE&geo=BE2&geo=BE3&geo=BE1&age=Y20-64&sex=T&unit=PC&time=2015&time=2024&time=2025 | 2026 | Taux d'emploi 2015 (Wallonie 61,5 %, Flandre 71,9 %) |
| Eurostat. Employment by NUTS 2 regions (lfst_r_lfe2emp) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/lfst_r_lfe2emp?format=JSON&lang=en&geo=BE3&age=Y20-64&sex=T&time=2025 | 2026 | 1.436.000 personnes de 20-64 ans au travail en Wallonie (2025), base du calcul d'environ 87.000 travailleurs supplémentaires |
| Eurostat. Youth unemployment rate by NUTS 2 region (yth_empl_110) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/yth_empl_110?format=JSON&lang=en&geo=BE&geo=BE3&geo=BE2&geo=BE1&age=Y15-24&sex=T&unit=PC&time=2024&time=2025 | 2026 | Chômage des jeunes 15-24 ans 2025 : Wallonie 22,2 %, Flandre 13,5 % |
| Statbel. Vacatures op de arbeidsmarkt | https://statbel.fgov.be/nl/themas/werk-opleiding/arbeidsmarkt/vacatures-op-de-arbeidsmarkt | 2026 | Taux de postes vacants en Wallonie 2,73 %, environ 29.800 postes vacants (deuxième trimestre 2026) |
| IWEPS. Perspectives économiques régionales 2025-2030 | https://www.iweps.be/communique-perspectives-economiques-regionales-2025-2030/ | 2025-07-17 | Prévision du taux d'emploi en Wallonie : 67,1 % (2024) vers 69,9 % (2030) |
| Le Forem. Bilan demande d'emploi 2024 | https://www.leforem.be/a-propos/espace-presse/communiques-presse/situation-demande-emploi-wallonie-bilan-2024.html | 2025-01 | 235.011 DEI (moyenne 2024), 532.623 offres d'emploi (+30 %) |
| Le Forem. Bilan 2025 | https://www.leforem.be/a-propos/espace-presse/communiques-presse/situation-demande-emploi-wallonie-bilan-2025.html | 2026-01 | 257.551 DEI (moyenne 2025, +9,6 %), 405.035 offres d'emploi (-24 %) |
| Wallonie.be. Réforme de l'accompagnement des demandeurs d'emploi | https://www.wallonie.be/fr/actualites/reforme-de-laccompagnement-des-demandeurs-demploi | 2026-04 | Réforme 2025 : deux arrêtés et un décret, espace numérique personnel, plan d'action obligatoire, sanctions |
| Wallonie.be. Vote du décret CPAS/FOREM | https://www.wallonie.be/fr/actualites/accompagnement-des-beneficiaires-de-laide-sociale-vote-du-decret-cpas-forem | 2025-12 | Inscription obligatoire des bénéficiaires du revenu d'intégration dans les quatre semaines, dossier partagé, en vigueur le 1er janvier 2026 |
| Wallex. Decreet van 19 december 2025 (activering leefloners) | https://wallex.wallonie.be/eli/loi-decret/2025/12/19/2025009890 | 2025-12-30 | Texte du décret, publication et entrée en vigueur |
| RTBF. Le fonctionnement du Forem en question | https://www.rtbf.be/article/le-fonctionnement-du-forem-en-question-5153613 | 2009-03-12 | Réforme du pilotage après les dysfonctionnements (proposition de comité de gouvernance) |
| La Libre. Le Forem et son patron seront mis sous tutelle | https://www.lalibre.be/belgique/2009/03/31/le-forem-et-son-patron-seront-mis-sous-tutelle-SK52MZL2GFD43GZVLXUZMCXWLM/ | 2009-03-31 | Rapport intermédiaire de la Cour des comptes : irrégularités dans les marchés publics, compléments de rémunération, contractuels ; tutelle renforcée |
| VRT NWS. VDAB en Forem werken samen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/12/08/waalse-werkzoekenden-vlaamse-jobs-akkoord-vdab-forem/ | 2025-12-08 | Accord : le VDAB et le Forem échangent toutes leurs offres d'emploi |
| VRT NWS. Bijna 10 procent meer werkzoekenden in Wallonië | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/01/23/bijna-10-procent-meer-werkzoekenden-in-wallonie/ | 2026-01-23 | Causes de la hausse en 2025 (comptage des inscrits librement, âge de la pension) |
| Le Forem. Contrat de gestion 2022-2027 | https://www.leforem.be/documents/a-propos-du-forem/contrat-gestion-2022-2027.pdf | 2022 | Contrat de gestion, axes stratégiques |
| Revue Politique. Sanctions chômage: comprendre les différences entre régions | https://www.revuepolitique.be/sanctions-chomage-comprendre-les-differences-entre-regions/ | 2018-01-17 | Depuis la sixième réforme de l'État, les Régions contrôlent la disponibilité et décident des sanctions ; différences d'application selon la Région |
| UWV. Jaarverslag 2025, toelichting op de staat van baten en lasten | https://jaarverslag.uwv.nl/jaarverslag-2025/jaarverslag/jaarrekening/toelichting-op-de-staat-van-baten-en-lasten | 2026 | Personnel de l'UWV : en moyenne 19.894 ETP (2025) |
| EC. Regional Work Centres Netherlands | https://employment-social-affairs.ec.europa.eu/news/pespod-23-regional-work-centres-how-innovative-one-stop-shop-approach-netherlands-provides-better-2025-02-20_en | 2025-02-20 | Regionale Werkcentra dans 35 régions du marché du travail, chômage 3,7 % |
| Bundesagentur für Arbeit. Geschäftsbericht 2024 | https://www.arbeitsagentur.de/ueber-uns/geschaeftsbericht-2024 | 2025 | Personnel de la BA : 101.300 équivalents temps plein (fin 2024) |
| Bundesagentur für Arbeit. BA-Haushalt 2026 | https://www.arbeitsagentur.de/presse/2025-46-ba-haushalt-2026 | 2025-11-07 | Budget de la BA 2026 : 52,6 Mds € de dépenses, 49,2 Mds € de recettes |
| IAB-Forum. Jobcenter-Führungskräfte sagen, ihnen fehle Geld für Personal und Arbeitsförderung | https://iab-forum.de/jobcenter-fuehrungskraefte-sagen-ihnen-fehle-geld-fuer-personal-und-arbeitsfoerderung/ | 2024-09-11 | 70 % des cadres supérieurs des Jobcenter jugent le budget des frais d'administration (plutôt) trop bas (2024) |
| BMAS. Organisation der Jobcenter | https://www.bmas.de/DE/Arbeit/Grundsicherung-Buergergeld/Organisation-der-Jobcenter/organisation-der-jobcenter.html | 2026 | Deux modèles d'organisation : gemeinsame Einrichtungen et 104 zugelassene kommunale Träger |
| EC. Decentralisation of Active Labour Market Policy (Denmark) | https://european-social-fund-plus.ec.europa.eu/en/social-innovation-match/case-study/decentralisation-active-labour-market-policy-ended | 2024 | Danemark : réforme de 2007 (de 271 à 98 communes), plus de 2.000 collaborateurs vers le niveau local |
| OESO. Back to Work: Denmark (2016) | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2016/12/back-to-work-denmark_g1g7397a/9789264267503-en.pdf | 2016 | Réinsertion après fermeture ou licenciement collectif (environ trois sur quatre dans l'année, les années normales) |
| STAR Denemarken. Beskæftigelsesreform: lovgivningsproces og ikrafttrædelse | https://star.dk/implementering/beskaeftigelsesreform/proces | 2026 | Loi n° 1750 du 29 décembre 2025 : suppression de l'obligation d'avoir un Jobcenter |
| OESO. Organisation of PES at local level in Sweden | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2023/01/organisation-of-public-employment-services-at-the-local-level-in-sweden_2dea65c1/24edca19-en.pdf | 2023-01 | Suède : de 238 à 112 bureaux locaux (2019-2020), KROM pour le groupe intermédiaire, contrats de résultats |
| Statbel. Werkgelegenheid en werkloosheid | https://statbel.fgov.be/en/themes/work-training/labour-market/employment-and-unemployment | 2026 | Chiffres belges de l'emploi et du chômage par Région |
| HART. Staatshervormingsaudit IFAPME (opleiding KMO's) | (audit interne, même série) | 2026 | Estimation des frais généraux en double Forem-IFAPME (5 à 8 M€ par an) |
Métadonnées
- Ligne : Forem (placement)
- Catégorie : Entité fédérée wallonne. SPW et institutions
- Score aux principes : 1 ✅ · 5 ⚠️ · 3 ❌
- Classification : 🔀 Fusion
- Modèle de référence : Suisse (assurance fédérale + ORP cantonaux) + Danemark (exécution communale) + Suède (sous-traitance du groupe intermédiaire)
- Économie estimée : 5 à 8 M€/an de frais généraux en double (fusion Forem-IFAPME, même estimation que l'audit IFAPME ; comptée une seule fois, dans l'audit IFAPME)
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)