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SFPIM : Société fédérale de Participations et d'Investissement

Audit de la réforme de l'État : 29 mars 2026


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Federale Participatie- en Investeringsmaatschappij (FPIM) / Société fédérale de Participations et d'Investissement (SFPI/SFPIM)

Base juridique : loi du 2 avril 1962 relative à la Société fédérale de Participations et d'Investissement, adaptée par arrêté royal et complétée par un contrat de gestion avec l'État fédéral (le premier a été approuvé par arrêté royal du 19 juillet 2018 et est entré en vigueur le 17 juillet 2018). SA de droit public dont le capital est entièrement détenu par l'État belge.

Création : 2006, par la fusion de la Société fédérale d'Investissement et de la Société fédérale de Participations. Toutes deux héritières de la Société nationale d'Investissement privatisée en 1994.

Niveau de pouvoir : fédéral. Relève de la compétence du ministre des Finances.

Budget et taille (2025) :

Croissance énorme par centralisation : le total de bilan est passé de 2,52 Mds € (2021) à 11,68 Mds € (2025) : plus qu'un quadruplement. La cause est la centralisation des participations de l'État auprès de la SFPIM : d'abord BNP Paribas et Ethias (2022), puis Proximus (1,5 Md €) et bpost (0,2 Md €) par apport en nature (2024).

Gouvernance :

Missions principales, en trois rôles :

  1. Société d'investissement : investir son propre capital à risque dans des entreprises en croissance (notamment biotech, cleantech, fintech)
  2. Société holding : gestion des participations publiques stratégiques (notamment Proximus, bpost, BNP Paribas, Ethias, Brussels Airport Company)
  3. Mandats publics (missions déléguées) : exécution de missions spécifiques pour le compte de l'État (notamment Belfius, Astrid, résolution de Dexia)

1B. Que fait-il en pratique ?

Participations stratégiques gérées par la SFPIM (situation fin 2024, sauf mention contraire) :

Entreprise Secteur Part de l'État Valeur/Taille
Belfius Banque 100 % via la SFPIM, pour le compte de l'État (fin 2025) ; processus de vente d'au maximum 20 % lancé en 2026 Plus grande banque publique
Proximus Télécoms 53,51 % Coté en Bourse
bpost (groupe rebaptisé bnode) Poste et logistique 51,04 % via la SFPIM Coté en Bourse
Ethias Assurances 31,67 % via la SFPIM Grand assureur
Loterie Nationale Jeux de hasard Entreprise publique ; la SFPIM détient 21,28 % Monopole
BNP Paribas Banque 5,59 % Via le dossier historique Fortis
Ageas Assurances 6,44 % Coté en Bourse
Astrid Communication 100 % via la SFPIM, pour le compte de l'État Réseau de communication d'urgence
Brussels Airport Company Aéroport 25 % Stratégique
Umicore Matériaux 5 % (depuis 2024) Ancrage

Credendo, l'assureur-crédit à l'exportation, n'est pas une participation de la SFPIM : c'est un organisme public autonome bénéficiant d'une garantie de l'État.

S'y ajoutent plus de 170 participations plus petites dans la biotech, la cleantech, la fintech, le transport et la mobilité, l'énergie.

Taille : un bilan de 11,68 Mds € pour compte propre et, en outre, environ 14 Mds € gérés pour le compte de l'État fédéral (2025). Ces montants mesurent des choses différentes (le bilan propre et le patrimoine que la SFPIM gère sur ordre de l'État) et ne sont donc pas additionnés.

Chevauchements et tensions :

Indicateurs de performance :

Contrôle et controverses :

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. NLFI (NL Financial Investments)

Autriche. ÖBAG (Österreichische Beteiligungs AG)

Danemark. EIFO (Export and Investment Fund of Denmark)

Allemagne. KfW + participations publiques directes

1D. Problèmes et critiques

  1. Mélange des rôles : la SFPIM est à la fois investisseur, gestionnaire d'actifs publics stratégiques et exécutant de missions politiques. Les Pays-Bas et le Danemark séparent délibérément ces fonctions.

  2. Nominations politiques : la répartition des présidences et des mandats d'administrateur dans les entreprises du portefeuille de la SFPIM suit une logique de parti, pas l'expertise. Le CEO Van Loo est un ancien chef de cabinet MR ; la présidence est revenue en 2022 à un profil PS et en 2026 à un candidat proposé par le MR.

  3. Concentration du pouvoir : un seul CEO gère un bilan de près de 12 milliards d'euros et, en outre, environ 14 milliards d'euros pour le compte de l'État, avec une équipe d'environ 40 personnes (2025). À titre de comparaison : l'ÖBAG gère 30 milliards d'euros avec un appareil professionnel et une gouvernance stricte.

  4. Absence de stratégie de sortie : contrairement à NLFI (qui a réduit ABN AMRO pas à pas), la SFPIM n'a aucune politique publique sur le moment où les participations sont réduites.

  5. Mission creep : l'opération immobilière avec la Commission européenne (880 à 900 M€) sort de la mission de base et a donné lieu en 2026 à des perquisitions dans une enquête pour fraude de l'EPPO.

  6. Contrôle parlementaire limité : il n'existe pas d'auditions parlementaires structurelles ni de cycles d'évaluation spécifiques à la SFPIM.

  7. Valorisation opaque : sur les 189 participations (2025), le rapport annuel ne montre que la valeur comptable et la part détenue ; il n'y a aucune visibilité publique sur la valorisation de marché, les objectifs de rendement, les positions déficitaires et le calendrier de sortie.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Une holding d'État fédérale est logique pour des participations fédérales. Mais la SFPIM investit aussi dans des entreprises régionales et dans l'immobilier. Ce n'est pas nécessairement fédéral. La branche investissement fonctionnerait mieux au niveau des entités fédérées (comme la Flandre le fait avec la PMV).
2 Transparence ❌ Le rapport annuel ne donne, par participation, que la valeur comptable et la part détenue ; aucune visibilité publique sur les valorisations de marché, les objectifs de rendement et les positions bénéficiaires ou déficitaires. Nominations politiques opaques. Pas de KPI publics pour le rendement sociétal. À propos de l'opération immobilière, l'EPPO a fait mener des perquisitions en 2026 dans une enquête pour fraude.
3 Responsabilité = financement ⚠️ La SFPIM gère des milliards d'actifs publics, mais le versement de dividendes à l'État fluctue fortement (de 32 M€ en 2022 à 134,5 M€ en 2023). Aucun cadre clair pour les attentes de rendement. Le fiscal gap est limité (la SFPIM paie elle-même), mais la reddition de comptes envers le parlement est faible.
4 Simplicité ❌ Trois rôles (investisseur, holding, mandats publics) dans une seule entité. Trois filiales. 189 participations gérées par environ 40 personnes (2025). Le citoyen ne voit pas clairement ce que fait la SFPIM ni pourquoi l'État est présent dans près de 200 entreprises.
5 Taille critique ⚠️ Près de 12 Mds € de total de bilan, c'est assez grand pour une gestion professionnelle. Mais environ 40 collaborateurs pour 189 participations, c'est extrêmement maigre. À titre de comparaison : l'ÖBAG gère 9 participations avec plus de concentration et de profondeur. Risque de surveillance insuffisante.
6 Compétences concurrentes ⚠️ La SFPIM est purement fédérale. Les entités fédérées ont leurs propres sociétés d'investissement (PMV, Wallonie Entreprendre, finance&invest.brussels). En dehors de quelques fonds communs (comme le Belgian Growth Fund avec la PMV), il n'y a ni coordination structurelle ni cadre pour des compétences d'investissement concurrentes. Chevauchement pour les investissements régionaux.
7 Orientation résultats ❌ Pas de KPI publics, pas de cadre de rendement sociétal, pas d'évaluation systématique des 189 participations. Le versement de dividendes est la seule mesure visible. Pas de critères de sortie. L'opération immobilière montre que la SFPIM déploie des activités hors de ses missions de base sans cadre de résultats.
8 Numérique d'abord ⚠️ La SFPIM est une holding financière, pas un prestataire de services aux citoyens. La numérisation n'y est que peu pertinente. Le site web et les rapports annuels sont disponibles, avec une liste des participations, mais il n'existe pas de jeu de données ouvert avec la valorisation et le rendement par participation.
9 Éprouvé à l'étranger ❌ Les Pays-Bas (NLFI), l'Autriche (ÖBAG) et le Danemark (EIFO) montrent que la séparation des fonctions, la transparence et une gouvernance professionnelle fonctionnent mieux. La Belgique combine tout dans une seule entité avec des nominations politiques. Dans les pays comparés, ces rôles sont séparés.

Synthèse : les principaux problèmes se situent au niveau de la transparence (principe 2), de la simplicité (principe 4), de l'orientation résultats (principe 7) et de l'éprouvé à l'étranger (principe 9). La SFPIM mélange trop de rôles, est trop opaque et n'a pas de cadre de résultats. Le modèle éprouvé à l'étranger, c'est la séparation des fonctions.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé : la SFPIM est fondamentalement réformée : scission en deux entités distinctes, dépolitisation de la gouvernance et transparence obligatoire.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Scission en deux entités :

    • Holding fédérale de l'État (sur le modèle autrichien de l'ÖBAG) : gestion des participations stratégiques (Belfius, participation dans BNP Paribas, Ethias, Proximus, bpost, SNCB, Loterie Nationale, Astrid, Credendo). Unique actionnaire au nom de l'État ; les ministères sectoriels régulent, mais ne siègent pas à la table en tant que propriétaire. Modèle d'actionnariat pur. Maximum 10 à 15 participations stratégiques. Gouvernance professionnelle sans nominations politiques.
    • Fonds belge d'investissement de l'État (sur les modèles danois de l'EIFO, français de Bpifrance et finlandais de Tesi) : capital à risque pour les entreprises en croissance, la transition verte, l'ancrage stratégique. Prend des participations en capital au lieu d'accorder des subsides, avec des fund-of-funds et du co-investissement avec des partenaires privés. Se coordonne avec la PMV, Wallonie Entreprendre et finance&invest.brussels via une plateforme commune et une stratégie d'investissement commune, sans structures doubles. Critères d'investissement et stratégie de sortie clairs.
  2. Réforme de la gouvernance :

    • Un organe de nomination indépendant (voir la proposition HART « Organe de nomination indépendant + ABD ») sélectionne les administrateurs sur la base de l'expertise, pas de la carte de parti
    • Mandats d'administrateur de cinq ans avec des objectifs publics, renouvelables une seule fois pour trois ans (huit ans au maximum), comme pour tous les administrateurs d'entreprises publiques et d'organes de régulation
    • Interdiction de cumul avec des mandats politiques ou pour d'anciens collaborateurs de cabinet récents
    • Séparation ancrée dans la loi entre le ministre et les décisions opérationnelles (sur le modèle néerlandais de NLFI)
  3. Exigences de transparence :

    • Tableau de bord public reprenant, par participation : valorisation, rendement, rationale stratégique, critères de sortie
    • Rapport annuel « State of the Portfolio » au parlement
    • Audit obligatoire de la Cour des comptes tous les trois ans
    • Publication de toutes les rémunérations d'administrateur dans les entreprises du portefeuille
  4. Politique de sortie :

    • Pour chaque participation : une rationale claire expliquant pourquoi l'État est actionnaire, fixée dans un livre blanc sur l'actionnariat de l'État sur le modèle norvégien
    • Catégorie A (stratégique) : Belfius, participation dans BNP Paribas, Ethias, Proximus, bpost, SNCB, communication d'urgence et participations liées à la défense → reste ; pas de vente pour combler des trous budgétaires. bpost reçoit une échéance de redressement de trois à cinq ans ; à défaut, restructuration ou réduction contrôlée
    • Catégorie B (financière, non stratégique) : → politique publique de désengagement sur le modèle de NLFI, vente lorsque les conditions de marché le permettent
    • Catégorie C (investissement) : entreprises en croissance → sortie obligatoire dans les 10 ans
    • Les produits des dividendes et des ventes vont au portefeuille d'investissement de l'État, pas au budget courant (règle norvégienne des 3 % : seul le rendement réel attendu est distribué)
    • Pas d'activités immobilières, sauf lien direct avec la mission de base

Vers quel niveau : fédéral (pour les participations stratégiques) + entités fédérées (pour les investissements régionaux).

Modèle international : combinaison de l'ÖBAG (Autriche) pour la fonction de holding et de NLFI (Pays-Bas) pour la gouvernance et la transparence.

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4/5 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

SFPIM (Holding fédérale de l'État) : Réformé

La holding d'État belge gère un bilan de près de 12 milliards d'euros et, en outre, environ 14 milliards d'euros pour le compte de l'État (2025), mais mélange investissement, gestion et services rendus au politique dans une seule entité opaque. HART scinde la SFPIM en une holding d'État transparente (sur le modèle autrichien) et un fonds d'investissement de l'État distinct, avec des administrateurs professionnels au lieu de nominations politiques.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Société fédérale de Participations et d'Investissement (SFPIM) est la holding d'État de la Belgique. Elle gère des participations dans des entreprises comme Belfius (100 % fin 2025, pour le compte de l'État), Proximus (53,5 %), bpost (51 %), BNP Paribas, Ethias, Astrid et la Loterie Nationale. Son bilan propre s'élève à près de 12 milliards d'euros ; en outre, elle gère environ 14 milliards d'euros pour le compte de l'État (2025). Au total, la SFPIM est présente dans 189 entreprises, des start-up de biotechnologie aux projets immobiliers. L'ensemble de l'appareil tourne avec environ 40 collaborateurs. Le CEO Koen Van Loo est à la barre depuis 2006.

Ce qui ne va pas

Le problème fondamental, c'est que la SFPIM tente d'être trois choses totalement différentes à la fois : un gestionnaire professionnel d'actifs publics stratégiques, un fonds d'investissement pour entreprises en croissance et un exécutant de missions politiques. Ces rôles se contredisent.

La gouvernance est politisée. La présidence est revenue en 2022 à un profil PS et en 2026, après un mandat terminé prématurément, à un ancien chef de cabinet proposé par le MR ; le CEO est un ancien chef de cabinet du MR, et les mandats d'administrateur dans les entreprises du portefeuille sont répartis selon les lignes de parti. Ce n'est pas de l'actionnariat professionnel. C'est de la distribution de postes avec des milliards d'argent public.

La transparence est insuffisante. Sur les 189 entreprises en portefeuille, le rapport annuel ne montre que la valeur comptable et la part détenue ; il n'existe aucune visibilité publique sur la valeur de marché, les postes déficitaires, ni sur les raisons de la présence de l'État. Il n'y a pas de KPI publics pour le rendement sociétal. Et il n'y a pas de stratégie de sortie : une fois entré, toujours entré.

Le point bas : en 2024, la SFPIM a acheté 23 immeubles de bureaux à la Commission européenne pour 880 à 900 millions d'euros. Une opération immobilière qui n'a rien à voir avec la mission de base. En février 2026, des perquisitions ont suivi sur ordre du Parquet européen (EPPO) pour soupçon de fraude lors de cette vente.

Gérer 189 participations avec environ 40 personnes est en outre impossible à faire de manière professionnelle. À titre de comparaison : l'ÖBAG autrichienne gère 9 participations, mais le fait à fond, avec de la concentration, et a versé à l'État environ 1,6 milliard d'euros de dividende pour 2025.

Comment cela fonctionne ailleurs

Des pays comparables organisent cela de manière fondamentalement différente :

Aux Pays-Bas, NLFI (NL Financial Investments) gère les participations de l'État dans les institutions financières. NLFI exerce lui-même le droit de vote ; le ministre ne peut donner une instruction de vote contraignante que pour des décisions importantes définies par la loi. Il existe une politique de réduction explicite : la participation dans ABN AMRO a été ramenée pas à pas à 20,5 % (juillet 2026) après la nationalisation (2008) et l'introduction en Bourse (2015). Mandat pur, transparent, dépolitisé.

En Autriche, l'ÖBAG gère neuf participations publiques stratégiques d'une valeur de 29,9 milliards d'euros (fin 2024). L'accent est mis sur l'actionnariat professionnel : les administrateurs sont sélectionnés sur l'expertise et la diversité. Selon l'ÖBAG, la productivité des entreprises du portefeuille est près de deux fois supérieure à la moyenne autrichienne ; selon une étude d'impact commandée par l'ÖBAG (2024), elles rapportent ensemble plus de 9,1 milliards d'euros d'impôts et de cotisations sociales. L'Autriche montre aussi le revers de la médaille : la nomination politique du premier patron de l'ÖBAG en 2019 a tourné au scandale. Le modèle ne fonctionne qu'avec un processus de nomination réellement indépendant.

Au Danemark, la fonction de fonds de croissance, l'assurance-crédit à l'exportation et les investissements verts ont été regroupés en 2023 dans l'EIFO, mais cela reste totalement distinct des participations publiques stratégiques. La séparation des fonctions est le principe central.

Ce que HART propose

HART scinde la SFPIM en deux entités distinctes :

Premièrement, une Holding fédérale de l'État sur le modèle autrichien de l'ÖBAG. Elle gère exclusivement les participations stratégiques, comme Belfius, BNP Paribas, Ethias, Proximus, bpost, la SNCB, la Loterie Nationale, Credendo et Astrid, et devient l'unique actionnaire au nom de l'État. Maximum 10 à 15 entreprises, gérées de manière professionnelle. Les participations stratégiques restent aux mains de l'État et ne sont pas vendues pour combler des trous budgétaires ; bpost reçoit trois à cinq ans pour redevenir rentable. Les administrateurs sont désignés par un organe de nomination indépendant sur la base de l'expertise. Le ministre ne peut donner aucune instruction opérationnelle. Chaque entreprise reçoit un dossier public : pourquoi l'État est-il actionnaire, quels sont les objectifs de rendement et quand la sortie est-elle envisagée ?

Deuxièmement, un Fonds belge d'investissement de l'État sur les modèles danois de l'EIFO et français de Bpifrance. Il investit du capital à risque dans des entreprises en croissance, la transition verte et l'ancrage stratégique : du capital en lieu et place de subsides, avec des investisseurs privés. Avec des critères d'investissement clairs, une durée maximale de dix ans par participation et un rapportage public sur le rendement. Le fonds travaille avec la PMV, Wallonie Entreprendre et finance&invest.brussels via une plateforme commune et une stratégie d'investissement commune.

Les deux entités reçoivent un audit obligatoire de la Cour des comptes tous les trois ans, un rapport annuel au parlement (« State of the Portfolio ») et une interdiction d'activités immobilières hors de la mission de base.

Ce que cela rapporte

La séparation des fonctions évite les conflits d'intérêts et le pilotage politique. La transparence rend impossible l'achat de 900 millions d'euros d'immobilier sans reddition de comptes publique. Une gouvernance professionnelle, avec des administrateurs choisis sur l'expertise et non sur la carte de parti, est ce que les holdings d'État bien dirigées ont en commun : l'ÖBAG a versé à l'État autrichien, avec 9 participations, environ 1,6 milliard d'euros de dividende pour 2025.

Une politique de sortie systématique pour les participations non stratégiques rapporte des produits uniques, qui vont au portefeuille d'investissement de l'État et non au budget courant. Et une holding d'État réellement indépendante renforce la confiance des investisseurs dans les entreprises publiques belges, comme Proximus et bpost.

Le citoyen obtient enfin une réponse à la question : pourquoi l'État belge est-il présent dans près de 200 entreprises, combien cela coûte-t-il et qu'est-ce que cela rapporte ?


Phase 5 : sources

Source URL Date Utilisé pour
SFPIM. Kerncijfers https://sfpim.be/en/about/the-figures/ 2025 Total de bilan, fonds propres, actifs financiers, dividende, personnel, série 2021-2025
SFPIM. Homepage https://sfpim.be/en/ 2025 Bénéfice de 211,2 M€, 189 entreprises, environ 40 collaborateurs, 14 Mds € pour le compte de l'État fédéral
SFPIM. Over ons https://sfpim.be/en/about/ 2025 Base juridique, contrat de gestion, gouvernance, mission, filiales
SFPIM. Portefeuille https://sfpim.be/en/wallet/ 2025 Liste des participations, secteurs, pourcentages (notamment Ageas 6,44 %)
SFPIM. Jaarverslag 2024 https://sfpim.be/uploads/2025/11/SFPIM_JV_2024_DEF_LR.pdf 2025 Centralisation de BNP Paribas et d'Ethias (2022) et de Proximus et de bpost (2024, apport en nature), participations (Proximus 53,51 %, BNP Paribas 5,59 %, Ethias 31,67 %, Brussels Airport 25 %, Loterie Nationale 21,28 %, Umicore 5 %, Astrid 100 %), Cityforward, gouvernance
Wikipedia. FPIM https://nl.wikipedia.org/wiki/Federale_Participatie-_en_Investeringsmaatschappij 2026 Historique, création, CEO, présidents
Proximus. Transparantieverklaring https://www.proximus.com/nl/news/2024/20240530-transparency-declaration-sfpim.html 2024 Centralisation des actions Proximus de l'État auprès de la SFPIM (mai 2024)
Proximus. Investor Relations https://www.proximus.com/investors/shareholder-remuneration.html 2026 Politique de dividende de Proximus
bpost-groep. Jaarverslag 2024, corporate governance https://bnode.com/sites/default/files/2025-04/24099_BPOST_jaarverslag_2024_H5_Governance_ENG.pdf 2025 Part de l'État 51,04 % via la SFPIM (31/12/2024)
Belfius. Structuur groep https://www.belfius.be/about-us/nl/corporate-governance/structuur-groep 2026 Belfius détenu à 100 % par l'État via la SFPIM
Belfius. Résultats annuels 2025 https://www.belfius.be/about-us/dam/corporate/investors/results/fr/Resultats-2025.pdf 2026 945 M€ de dividende versés en 2025
VRT NWS. Verkoop 20% Belfius https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/12/05/belfius-gedeeltelijke-privatisering/ 2025 Vente d'au maximum 20 % de Belfius
Credendo. Export Credit Agency https://credendo.com/nl/over-ons/credendo-export-credit-agency 2026 Statut de Credendo : organisme public autonome avec garantie de l'État
De Rijkste Belgen. Koen Van Loo supermanager https://derijkstebelgen.be/nieuws/ontmoet-koen-van-loo-de-nieuwe-supermanager-van-de-belgische-staat 2021 Carrière du CEO (chef de cabinet de Reynders, SFPIM depuis 2006), répartition politique des postes
VRT NWS. Benoeming voorzitter SFPIM https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/03/25/axel-miller-benoeming-omstreden-sfpim-dexia-belfius/ 2026 Proposition du nouveau président par le MR
BRUZZ. Nieuwe voorzitter SFPIM https://www.bruzz.be/actua/politiek/federale-participatie-maatschappij-betreurt-heisa-rond-nieuwe-voorzitter-miller-2026-04-08 2026 Fin prématurée du mandat du président précédent, démission du vice-président en signe de protestation
VRT NWS. Huiszoekingen EC https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/02/12/politie-inval-huiszoekingen-europese-commissie/ 2026 Enquête de l'EPPO sur l'opération immobilière, 23 immeubles, vente en 2024
AP. Prosecutors investigate EU sale of buildings to Belgium https://www.clickorlando.com/business/2026/02/12/prosecutors-investigate-the-eus-executive-branch-over-the-sale-of-buildings-to-belgium-2-years-ago/ 2026 Enquête de l'EPPO, prix d'environ 900 M€
NLFI. Over NLFI https://www.nlfi.nl/en/about-nlfi/ 2026 Modèle néerlandais : gestion professionnelle et non politique
Staatsblad 2011, 263. Wet stichting administratiekantoor beheer financiële instellingen https://www.nlfi.nl/wp-content/uploads/2020/02/stb-2011-263.pdf 2011 Article 4 : approbation et instruction de vote contraignante du ministre uniquement pour les décisions importantes
NLFI. Persberichten ABN AMRO https://www.nlfi.nl/category/abn-ambro/ 2026 Réduction d'ABN AMRO, fin du plan de négociation en juillet 2026
MENA. Staat stopt verdere verkoop ABN AMRO https://mena.nl/strategie-en-marktontwikkeling/staat-stopt-met-verdere-verkoop-van-belang-in-abn-amro 2026 Participation de l'État dans ABN AMRO 20,5 % (juillet 2026)
Wikipedia. ÖBAG https://en.wikipedia.org/wiki/%C3%96sterreichische_Beteiligungs_AG 2025 Modèle autrichien, structure, réforme de 2018
ÖBAG. Officiële website https://oebag.gv.at/ 2026 9 participations, 29,9 Mds € de valeur (fin 2024), 103.000 emplois et 9,1 Mds € d'impôts et de cotisations (4,3 %) selon l'étude d'impact de 2024
ÖBAG. Dividend aan de Republiek over 2025 https://oebag.gv.at/en/oebag-newsroom/republik-oesterreich-erhaelt-dividende-in-der-hoehe-von-eur-1577-mrd-von-der-oebag/ 2026 Dividende de 1,577 Md € pour 2025, dont 558 M€ via Verbund
JURIST. Kurz vrijgesproken in beroep https://www.jurist.org/news/2025/05/austria-court-acquits-former-chancellor-sebastian-kurz-of-giving-false-statement-to-parliamentary-committee/ 2025 Procès pénal sur les nominations à l'ÖBAG
Wikipedia. Danish Growth Fund https://en.wikipedia.org/wiki/The_Danish_Growth_Fund 2025 Modèle danois, fusion en EIFO en 2023
EIFO. Officiële website https://eifo.dk/en 2026 Fonds d'investissement danois, domaines d'action
Deutsche Telekom. Shareholder structure https://www.telekom.com/en/investor-relations/share/shareholder-structure 2026 Part de l'État fédéral (14,22 %) et de la KfW (14,37 %), 30 juin 2026
OESO. Guidelines on Corporate Governance of State-Owned Enterprises 2024 https://www.oecd.org/en/publications/oecd-guidelines-on-corporate-governance-of-state-owned-enterprises-2024_18a24f43-en.html 2024 Révision des lignes directrices de l'OCDE pour les entreprises publiques
FOD Financiën. FPIM https://financien.belgium.be/nl/over_de_fod/instellingen_die_afhangen_van_de_fod_financi_n/federale_participatie_en_investeringsmaatschappij 2025 Ancrage institutionnel
GUBERNA. Interview Koen Van Loo https://www.guberna.be/nl/know/interview-met-koen-van-loo-ceo-van-de-federale-participatie-en-investeringsmaatschappij-fpim 2020 Vision du CEO, stratégie de centralisation