La FWB comme niveau de pouvoir (ensemble) : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : La FWB comme niveau de pouvoir. Ensemble Section : Communauté française (FWB) : supprimée Statut : 🔴 Supprimé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), officiellement toujours la « Communauté française de Belgique » dans la Constitution, est l'une des trois Communautés du système fédéral belge, à côté de la Communauté flamande et de la Communauté germanophone. Elle a été créée lors de la révision de la Constitution de 1970 (sous le nom de « Communauté culturelle française ») et a pris sa forme actuelle lors des réformes de l'État de 1980, 1988 et 1993.
Base juridique :
- Constitution art. 2 (trois Communautés), art. 115-120 (parlements des Communautés et des Régions), art. 121-126 (gouvernements), art. 127-133 (compétences des Communautés)
- Loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles
- Loi spéciale du 16 janvier 1989 relative au financement des Communautés et des Régions (LSF)
- Art. 138 de la Constitution : transfert de compétences de la FWB vers la Région wallonne et la COCOF
Ce qu'elle recouvre comme niveau de pouvoir : La FWB est un niveau de pouvoir complet, doté :
- d'un parlement de 94 membres, non élus directement : les 75 membres du Parlement wallon et les 19 membres du groupe linguistique français du Parlement bruxellois
- d'un gouvernement de 6 ministres, dont 4 siègent en même temps dans un gouvernement régional (en 2026 : trois au gouvernement wallon, un au gouvernement bruxellois) : le système de la « double casquette »
- d'un ministère (administration) de près de 7.000 membres du personnel (6.948 au 30 juin 2025), réparti entre un Secrétariat général et des administrations générales (enseignement, culture, sport, aide à la jeunesse, maisons de justice)
- d'une série d'organismes d'intérêt public et d'organes autonomes, dont la RTBF, l'ONE, WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement), l'ETNIC, WBI et le CSA ; la FWB finance en outre le fonds de recherche F.R.S.-FNRS
- d'un budget total d'environ 15,4 milliards d'euros (budget initial 2026, hors amortissements de la dette), dont près de trois quarts (73 %, 2024) vont à l'enseignement
Champ territorial : La FWB est compétente pour :
- l'ensemble de la région de langue française (= la Wallonie moins la Communauté germanophone)
- les institutions francophones de la région bilingue de Bruxelles-Capitale
Cela crée une asymétrie fondamentale : la FWB exerce des compétences sur deux territoires qui ont chacun leur propre gouvernement régional (la Wallonie et Bruxelles), mais elle n'est elle-même pas une Région. Elle ne lève pas d'impôts, ne mène pas de politique d'aménagement du territoire et ne fait pas de politique économique. C'est un niveau de pouvoir « flottant » qui gère des matières personnalisables (enseignement, culture, bien-être, jeunesse, sport, médias, recherche scientifique) pour un groupe linguistique, en travers de deux Régions.
Financement :
- La FWB ne lève aucun impôt propre. Zéro.
- Ses recettes (13,6 milliards d'euros hors emprunts, budget initial 2026) proviennent presque entièrement de dotations fédérales via la loi spéciale de financement (13,0 milliards d'euros) : une part des recettes de TVA (répartie surtout selon le nombre d'élèves) et une part de l'impôt des personnes physiques (répartie selon le rendement de l'impôt des personnes physiques dans chaque Région).
- Dette directe : 14,2 milliards d'euros fin 2025 (estimation), contre 6,9 milliards d'euros fin 2018. Pour la première fois au-dessus des recettes annuelles : environ 105 % fin 2025, contre 98 % fin 2024.
- Déficit budgétaire (solde de financement SEC) : 1,5 milliard d'euros (2025) et 1,6 milliard d'euros (2026, budget initial)
- À politique inchangée, la dette directe monte selon la prévision pluriannuelle à près de 21 milliards d'euros (20,7 milliards d'euros) fin 2029 : plus de 60 % de plus que fin 2024 et 144 % des recettes
- Charge d'intérêts : 294 millions d'euros (2025), qui monte selon la même prévision à 573 millions d'euros, soit 4,0 % des recettes, en 2029
Personnel :
- Ministère de la FWB : près de 7.000 membres du personnel (6.948 au 30 juin 2025, hors personnel enseignant)
- Enseignement : plus de 130.000 membres du personnel (130.331 personnes ou 110.718 équivalents temps plein, année scolaire 2024-2025, hors universités), dont 88.739 enseignants ; payés par la FWB, mais travaillant dans des écoles situées sur les territoires wallon et bruxellois
- Ministère et enseignement ensemble : plus de 137.000 membres du personnel, hors organismes d'intérêt public (ONE, RTBF et autres)
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Enseignement (près de trois quarts du budget) : de l'école maternelle à l'enseignement supérieur pour tout l'enseignement francophone. Près de 884.000 élèves dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire (janvier 2024), 222.000 étudiants dans l'enseignement supérieur (2023) et 88.739 enseignants (2025).
- Culture et patrimoine : subsides aux institutions culturelles, aux musées, aux bibliothèques, au théâtre, à la musique.
- Politique audiovisuelle : la RTBF (radiotélévision publique), le CSA (régulateur des médias).
- Recherche scientifique : le FNRS et les fonds apparentés.
- Accueil de la petite enfance et jeunesse : l'ONE (Office de la Naissance et de l'Enfance), l'aide à la jeunesse.
- Sport : l'Adeps (les infrastructures sportives sont passées en 1993 à la Région wallonne et à la COCOF).
- Santé des enfants et des jeunes : suivi préventif des jeunes enfants via l'ONE et la médecine scolaire ; la politique de santé plus large est passée par l'article 138 à la Région wallonne et à la COCOF.
Le problème fondamental en pratique :
La FWB est un niveau de pouvoir qui dépense de l'argent qu'elle ne perçoit pas elle-même, qui exerce des compétences sur des territoires qu'elle ne gouverne pas, et qui est dirigé par des responsables politiques élus en réalité ailleurs. Cela conduit à trois dysfonctionnements structurels :
Aucune légitimité démocratique. Aucun citoyen ne vote pour le Parlement de la FWB. Les 94 membres sont en réalité des députés wallons et bruxellois qui y siègent « en plus ». Il n'y a pas de circonscription électorale FWB, pas de bulletin de vote FWB, pas de campagne FWB.
Aucune responsabilité financière. La FWB ne perçoit aucun impôt. Presque tout l'argent vient de l'autorité fédérale via des dotations. Qui dépense de l'argent sans devoir aller le chercher a moins d'incitant à être efficient. Le résultat : une dette de plus de 14 milliards d'euros (2025) et un déficit persistant de 1,5 à 1,6 milliard d'euros par an (2025-2026).
Chevauchements institutionnels et morcellement. La FWB chevauche la Région wallonne (pour tout ce qui se passe sur le territoire wallon) et la Région bruxelloise (pour tout ce qui se passe à Bruxelles). Les mêmes ministres dirigent les deux niveaux. Les mêmes fonctionnaires travaillent pour des administrations enchevêtrées. Les mêmes responsables politiques votent dans plusieurs parlements.
Art. 138 : la lente autodissolution
Via l'article 138 de la Constitution, la FWB a déjà transféré une série de compétences à la Région wallonne et à la COCOF (Commission communautaire française à Bruxelles) :
- 1993 (accord intrafrancophone de la Saint-Quentin, 1992) : tourisme, infrastructures sportives, promotion sociale, reconversion professionnelle, transport scolaire, gestion des bâtiments scolaires, parties de la politique de santé et de l'aide aux personnes
- 2014 (accord de la Sainte-Émilie, 2013) : les nouvelles compétences communautaires issues de la sixième réforme de l'État, comme les soins aux personnes âgées, les soins aux personnes handicapées et la santé mentale, et pour la Wallonie les allocations familiales
Cela confirme un consensus francophone : la FWB est trop grande pour certaines tâches et trop petite pour d'autres. Mais une suppression complète est bloquée politiquement par la question bruxelloise. Si la FWB disparaît, qui gère alors l'enseignement francophone et la culture francophone à Bruxelles ?
Audit et contrôle : La Cour des comptes a rendu une opinion défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024 de la FWB (octobre 2024 et octobre 2025) : ils ne donnent pas une image fidèle du patrimoine et de la situation financière. Les déficits ne sont pas un problème nouveau : la loi spéciale de financement a déjà été adaptée en 1993 et en 2001 pour donner plus d'argent fédéral aux Communautés, après que la Communauté française avait accumulé à plusieurs reprises de gros déficits (FMI, 2023).
1C. Comparaison internationale
La question centrale : un pays a-t-il besoin d'un niveau de pouvoir distinct fondé sur la langue et la culture, superposé à des entités fédérées territoriales ? Nulle part dans le monde développé il n'existe de système comparable.
Allemagne (16 Länder, pas de Communautés) :
- En Allemagne, l'enseignement et la culture sont des compétences des Länder, la fameuse Kulturhoheit der Länder (souveraineté culturelle des entités fédérées).
- Chaque Land gère son propre système d'enseignement, sa politique culturelle et sa politique des médias. Il n'existe aucun niveau de pouvoir distinct pour les groupes linguistiques.
- La coordination passe par la Kultusministerkonferenz (KMK), un organe de concertation des ministres de l'Enseignement et de la Culture des 16 Länder.
- L'Allemagne compte des langues minoritaires (sorabe, frison, danois) protégées par des lois spécifiques, mais sans parlements ni gouvernements distincts.
Suisse (4 langues, 26 cantons, pas de Communautés) :
- L'enseignement est une compétence cantonale. Les 26 cantons ont chacun leur propre législation en matière d'enseignement.
- Coordination via l'EDK (Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren) : un organe de concertation, pas une couche de pouvoir.
- Les cantons multilingues (Berne, Fribourg, Wallis/Valais) règlent la gestion des langues en interne, sans parlement de communauté distinct.
- La Suisse a plus de langues nationales que la Belgique (quatre contre trois), mais zéro parlement de communauté.
Pays-Bas (État unitaire, pas de Communautés) :
- L'enseignement, la culture et les médias sont pilotés de manière centrale par le ministère de l'Enseignement, de la Culture et des Sciences (OCW).
- Les provinces et les communes ont des rôles complémentaires (surveillance, bâtiments scolaires locaux), mais aucune compétence législative en matière d'enseignement.
- Le frison, deuxième langue officielle du pays, est protégé par une législation spécifique, sans niveau de pouvoir distinct.
Danemark, Suède, Finlande :
- L'enseignement et la culture sont des compétences nationales, avec une exécution décentralisée par les communes.
- Aucun de ces pays ne connaît de niveau de pouvoir fondé sur la langue et doté d'un pouvoir législatif. Les parlements sames en Suède et en Finlande sont des représentations élues d'un seul peuple autochtone pour sa langue et sa culture, pas un niveau de pouvoir législatif.
Autriche (9 Bundesländer) :
- Comparable à l'Allemagne : l'enseignement est une compétence partagée (Bund + Länder), la culture est une compétence des Länder. Pas de niveau communautaire.
Conclusion de la comparaison internationale : la Belgique est le seul pays au monde doté d'un niveau de pouvoir distinct avec pouvoir législatif (parlement + gouvernement + administration) pour les groupes linguistiques, superposé aux entités fédérées territoriales. Tous les États fédéraux comparables confient la gestion de l'enseignement et de la culture aux entités fédérées territoriales, avec une coordination interrégionale via des organes de concertation.
1D. Problèmes et critiques
1. Impossibilité structurelle de financement
La FWB est structurellement non financée depuis la communautarisation de l'enseignement en 1988-1989. Contrairement à la Flandre, qui a fusionné Région et Communauté et gère ainsi l'ensemble de la cagnotte (impôts régionaux + dotations communautaires), la FWB est restée une entité purement dépendante des dotations.
- Déficit (SEC) : 1,5 milliard d'euros en 2025 et 1,6 milliard d'euros en 2026 sur environ 13,5 à 13,6 milliards d'euros de recettes (11 à 12 %)
- Dette directe fin 2025 : 14,2 milliards d'euros (environ 105 % des recettes)
- Projection 2029 à politique inchangée : 20,7 milliards d'euros (144 % des recettes)
- Une entreprise privée qui dépense année après année plus d'un dixième de plus que ce qu'elle encaisse et dont la dette dépasse son chiffre d'affaires annuel aurait depuis longtemps dû se restructurer.
2. Déficit démocratique
- Pas d'élections directes. Aucun Belge ne vote pour le Parlement de la FWB.
- Les citoyens de Wallonie et de Bruxelles savent à peine que ce niveau de pouvoir existe ou ce qu'il fait.
- Il n'existe pas de bulletin de vote FWB : celui qui vote pour le Parlement wallon ou le Parlement bruxellois choisit aussi indirectement le Parlement de la FWB, sans que ce niveau de pouvoir figure jamais lui-même sur le bulletin de vote.
3. Le système de la « double casquette »
Quatre des six ministres de la FWB siègent en même temps dans un gouvernement régional (en 2026 : trois au gouvernement wallon, un au gouvernement bruxellois). C'est efficace au sens où ce sont les mêmes personnes qui décident, mais cela signifie aussi que la FWB n'a pas d'identité politique propre. Le conseil des ministres de la FWB est en pratique en grande partie un prolongement des gouvernements régionaux, surtout du gouvernement wallon.
4. Art. 138 : l'évidement silencieux
Les transferts successifs au titre de l'art. 138 (1993, 2014) montrent que le monde politique francophone reconnaît lui-même que la structure de la FWB ne fonctionne pas. Chaque fois, des compétences sont déplacées vers la Région wallonne (et la COCOF pour Bruxelles), mais le niveau chapeautant subsiste, avec tous les coûts que cela implique.
5. La question bruxelloise comme blocage
La principale raison pour laquelle la FWB n'est pas entièrement supprimée, c'est Bruxelles. Si la FWB disparaît, il faut une solution pour l'enseignement francophone et la culture francophone à Bruxelles. Bruxelles est une Région, pas une Communauté, et les Bruxellois francophones ne veulent pas passer « sous » la Région wallonne. Cela crée un nœud institutionnel qui bloque toute réforme.
6. Critiques médiatiques et positions d'experts
- Le FMI (Selected Issues Paper, mars 2023) estime que les « vertical fiscal gaps », l'écart entre la compétence de dépense et les recettes propres, ont probablement affaibli la discipline de dépense des entités fédérées, et pointe les refinancements fédéraux de 1993 et 2001 après les gros déficits répétés de la Communauté française.
- La Cour des comptes avertit que la hausse des taux d'intérêt, une inflation plus lente et des déficits persistants à la FWB peuvent provoquer un effet boule de neige sur la dette (rapport sur le budget 2026).
- Une commission d'experts désignée par le gouvernement de la FWB a qualifié la réduction du déficit de « nécessité urgente et absolue » en septembre 2025.
- Doorbraak.be a publié une analyse détaillée (« Fusionnez la Région wallonne et la Communauté française ») qui citait le modèle flamand comme alternative supérieure.
- Le syndicat CSC/ACV a critiqué le budget de la FWB (novembre 2025) et attribue les problèmes financiers à un sous-financement structurel depuis la communautarisation de l'enseignement en 1989, et non à des dépenses excessives.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ Échec | La FWB exerce des compétences sur deux territoires (Wallonie + Bruxelles) sans en être le gouvernement. L'enseignement et la culture peuvent parfaitement être gérés par les entités fédérées, comme dans tout autre pays fédéral au monde. |
| 2 | Transparence | ❌ Échec | Le citoyen ignore que la FWB existe, et plus encore qui y décide ou qui paie. Pas d'élections directes, pas de bulletin de vote propre, pas de reddition de comptes visible. La Cour des comptes a rejeté les comptes généraux 2023 et 2024. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ Échec | La FWB dépense plus de 15 milliards d'euros par an mais ne perçoit zéro euro d'impôts propres : dépendante presque entièrement des dotations. C'est le fiscal gap ultime, la séparation maximale entre qui paie et qui décide. Résultat : plus de 14 milliards d'euros de dette (2025). |
| 4 | Simplicité | ❌ Échec | La FWB est l'exemple type de la complexité institutionnelle. Un niveau de pouvoir qui travaille en travers de deux Régions, avec un parlement qui n'est pas élu directement, des ministres qui siègent dans deux gouvernements et des compétences qui se déplacent en permanence via l'art. 138. Inexplicable à un jeune de 16 ans. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ Partiel | La FWB dessert environ 4,8 millions d'habitants (estimation 2025). En soi une échelle viable. Mais cette échelle est artificielle : ce n'est pas un ensemble territorial mais un groupe linguistique réparti sur deux régions. L'administration bruxelloise pilote des écoles à Ath et à Arlon. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ Échec | Le modèle communautaire est aux antipodes des compétences concurrentes. La FWB impose une politique uniforme à tous les francophones, sans place pour une différenciation régionale (p. ex. Bruxelles vs. le Hainaut). L'exact opposé du modèle allemand. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ Échec | Il n'existe pas de KPI formels pour le Parlement ou le Gouvernement de la FWB. La Cour des comptes a rendu une opinion défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024. Dans PISA 2025, l'enseignement francophone a obtenu 22 points de moins que l'enseignement flamand en mathématiques (467 contre 489) et 14 points de moins en sciences (482 contre 496) ; en lecture, les deux ont obtenu des scores quasi identiques (466 contre 467). |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ Partiel | La FWB a numérisé certains services (Mon Espace, plateformes de l'enseignement), mais c'est morcelé entre plusieurs niveaux de pouvoir. Aucun guichet numérique intégré pour le citoyen. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ Échec | Aucun pays comparable n'a de niveau de pouvoir législatif distinct pour les groupes linguistiques superposé à des entités fédérées territoriales. La Belgique est unique, et pas dans le bon sens. L'Allemagne, la Suisse, l'Autriche : toutes laissent l'enseignement et la culture aux entités fédérées territoriales. |
Score de synthèse : 0 ✅ | 2 ⚠️ | 7 ❌
Les gains les plus importants sont à réaliser sur : le principe 3 (responsabilité = financement), le principe 4 (simplicité) et le principe 2 (transparence). En supprimant la FWB et en transférant ses compétences aux entités fédérées, disparaissent d'un seul coup le plus grand fiscal gap du pays, un niveau de pouvoir invisible et une couche de complexité institutionnelle qui n'a d'équivalent nulle part au monde.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé : la FWB comme niveau de pouvoir est supprimée. L'enseignement, la politique linguistique et l'audiovisuel public sont réglés conjointement par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone (art. 31 de la Constitution HART), qui n'est pas un niveau élu distinct ; les autres compétences vont à chaque entité fédérée.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ?
La FWB cesse d'exister comme niveau de pouvoir. Pas de parlement, pas de gouvernement, pas de ministère distinct : l'Administration générale de l'Enseignement devient l'administration du concordat.
Enseignement → le concordat francophone. L'enseignement, qui représente près de trois quarts du budget de la FWB, est réglé conjointement par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles, avec le statut des enseignants et la charge des pensions des enseignants (art. 31 de la Constitution HART). Un conseil communautaire réunissant le ministre de l'enseignement de chaque entité fédérée décide en séance publique, à la majorité des voix pondérées et des membres. Le concordat n'est pas un niveau élu distinct : chaque entité fédérée y adhère par une loi de l'entité fédérée.
Enseignement à Bruxelles → Bruxelles siège dans les deux concordats, avec un membre francophone du gouvernement dans le concordat francophone et un néerlandophone dans le concordat néerlandophone, et avec des garanties linguistiques constitutionnelles tant pour l'enseignement francophone que pour l'enseignement néerlandophone (art. 6). C'est la clé qui désamorce la question bruxelloise : les Bruxellois francophones ne relèvent pas d'une institution wallonne, et l'enseignement francophone reste un seul système.
Culture, médias, sport, jeunesse → chaque entité fédérée (art. 29) ; les institutions culturelles d'intérêt suprarégional via un concordat volontaire (art. 32). La RTBF reste une seule radiotélévision, dans le concordat francophone, financée par les cinq entités fédérées wallonnes ensemble (environ 75-80 %) et Bruxelles (environ 20-25 %), selon la répartition des coûts du concordat (art. 31 §2). L'accueil de la petite enfance (ONE) devient une compétence des entités fédérées dans les normes minimales fixées par la fédération (art. 28) ; là où l'échelle l'exige, l'ONE peut devenir un service commun des entités fédérées (art. 32).
FNRS (recherche scientifique) → institution commune des entités fédérées, à laquelle la fédération confie par accord les moyens de recherche de BELSPO. Le FNRS et le FWO fusionnent en un seul Fonds scientifique national belge pour la recherche fondamentale, sur le modèle suisse (SNSF), avec un cofinancement par les entités fédérées sur le modèle allemand (DFG) et quatre domaines scientifiques sur le modèle néerlandais (NWO).
Financement : les dotations de la FWB disparaissent. Chaque entité fédérée paie pour ses élèves avec ses propres recettes, selon une seule formule par élève et par niveau d'enseignement (77 % des élèves sont dans une école en Wallonie, 23 % à Bruxelles, janvier 2024) :
- Le poids des voix au conseil communautaire suit le nombre d'élèves que chaque entité fédérée finance
- La charge des pensions des enseignants va à un fonds commun du concordat
- Lié à une autonomie fiscale propre : chaque entité fédérée fixe son taux d'impôt des personnes physiques dans une fourchette et paie ses dépenses pour l'essentiel avec ses propres impôts (art. 53)
Contraignant, sans couche de pouvoir supplémentaire : les décisions du conseil communautaire priment sur la loi de l'entité fédérée ; si une entité fédérée n'adhère pas, le Conseil des entités fédérées peut rendre le concordat généralement contraignant (art. 31 §3). Le conseil de contrôle francophone (60 membres, avec une chambre par entité fédérée) contrôle et évalue. Pas de parlement et pas de cabinets en plus.
Modèle international : la Suisse. Les cantons gèrent l'enseignement et la culture et harmonisent le noyau ensemble dans le concordat HarmoS, avec l'EDK comme conseil des directeurs cantonaux de l'instruction publique. Contrairement à HarmoS, le concordat belge est obligatoire.
Économie/gain d'efficience estimé :
- Suppression du Parlement de la FWB : 15 à 25 M€/an net. Le parlement a dépensé 37,1 M€ en 2024 (38 % de personnel, 34 % de groupes et de membres, 14 % de bâtiment) ; l'administration propre, le bâtiment et le fonctionnement en double des groupes disparaissent, mais le conseil communautaire du concordat et les parlements des entités fédérées reprennent la réglementation, et le contrôle est assuré par le conseil de contrôle francophone, estimé séparément
- Suppression des cabinets de la FWB (143 équivalents temps plein, 2025) : compte dans l'économie sur l'ensemble des cabinets, pas ici
- Intégration de l'administration de la FWB (près de 7.000 membres du personnel) dans l'administration du concordat et celles des entités fédérées, qui utilisent les mêmes systèmes pour le personnel, la comptabilité et les subsides (plan de numérisation) : 10 à 40 M€/an de services de soutien (personnel, finances, ICT, bâtiments, secrétariat général), sans licenciements grâce au renouvellement naturel et en plus de l'économie sur sa propre administration que la FWB planifie déjà elle-même
- Économie directe totale : 25 à 65 M€/an (estimation HART, en régime de croisière)
- Gain indirect (plus de fiscal gap, meilleure discipline de dépense grâce à une fiscalité propre) : non chiffré, et non compris dans le total
- Élimination du déficit démocratique : inestimable
Trajet de mise en œuvre :
- Nécessite : la Constitution HART (art. 2 et 31), qui ne connaît pas de Communautés comme institutions distinctes ; une révision exige les deux tiers à la Chambre et une consultation populaire obligatoire avec une majorité des électeurs et des entités fédérées, sans déclaration de révision (art. 63)
- Nécessite : une loi de péréquation avec une formule publique, avec l'accord du Conseil des entités fédérées (art. 55), à la place de la loi spéciale de financement
- Nécessite : le concordat francophone, auquel chaque entité fédérée wallonne et Bruxelles adhèrent par une loi de l'entité fédérée ; il règle la pondération des voix et la répartition des coûts, y compris ceux de la dette de la FWB (art. 31 §2)
- Horizon temporel : 8 à 12 ans (préparation durant la première législature, mise en œuvre durant la deuxième)
- Trajectoire de transition : d'abord l'adhésion des entités fédérées au concordat, puis la suppression formelle
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
La Communauté française (FWB) comme niveau de pouvoir. Supprimée
La Belgique est le seul pays au monde doté d'un niveau de pouvoir législatif distinct pour les groupes linguistiques, superposé aux entités fédérées. La Communauté française (FWB) n'a pas d'élections propres, pas d'impôts propres et plus de 14 milliards d'euros de dette (2025). HART supprime ce niveau de pouvoir : l'enseignement, la langue et l'audiovisuel public sont réglés conjointement par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone, avec leurs propres impôts, et la culture et le bien-être sont gérés par chaque entité fédérée elle-même, comme en Suisse.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Communauté française, officiellement toujours appelée ainsi dans la Constitution, même si elle se nomme elle-même « Fédération Wallonie-Bruxelles », est un niveau de pouvoir qui gère l'enseignement, la culture, le sport, les médias et la politique de la jeunesse pour tous les francophones de Belgique. Cela semble logique, mais en pratique cela ne l'est pas. La FWB a un parlement de 94 membres pour lequel personne ne vote directement : ce sont tous des députés wallons et bruxellois qui y siègent « en plus ». Elle a un gouvernement de 6 ministres dont 4 siègent en même temps au gouvernement wallon ou bruxellois (2026). Et elle dépense chaque année plus de 15 milliards d'euros, dont elle ne perçoit pas un centime elle-même. Presque tout l'argent vient de l'autorité fédérale.
Ce qui ne va pas
Trois problèmes centraux. Premièrement : aucun citoyen ne vote pour ce niveau de pouvoir. Le Parlement de la FWB est le seul parlement d'entité fédérée en Belgique sans élections propres. Il n'existe pas de bulletin de vote FWB : ce niveau de pouvoir ne se présente jamais lui-même à l'électeur.
Deuxièmement : la FWB dépense plus de 15 milliards d'euros par an mais ne lève aucun impôt propre. Zéro. Presque chaque euro arrive via des dotations fédérales. C'est ce que les économistes appellent un « fiscal gap » : la séparation maximale entre qui paie et qui décide. Le résultat est prévisible : une dette de 14,2 milliards d'euros (fin 2025), un déficit annuel de 1,5 à 1,6 milliard d'euros (2025-2026) et, à politique inchangée, une dette de près de 21 milliards d'euros en 2029. La charge d'intérêts à elle seule s'élevait à 294 millions d'euros en 2025 et monte selon la prévision pluriannuelle à 573 millions d'euros en 2029. La Cour des comptes a rejeté les comptes généraux 2023 et 2024 de la FWB.
Troisièmement : le spaghetti institutionnel. La FWB exerce des compétences sur le territoire wallon (où la Région wallonne gouverne aussi) et à Bruxelles (où la Région bruxelloise gouverne aussi). Les mêmes ministres siègent dans deux gouvernements. Les mêmes députés votent dans deux parlements. Via l'article 138 de la Constitution, la FWB a déjà transféré des compétences à la Région wallonne et à la COCOF (en 1993 et en 2014) : une reconnaissance silencieuse que le système ne fonctionne pas. Mais la structure chapeautante subsiste, avec tous les coûts que cela implique.
Le modèle flamand montre qu'il est possible de faire autrement. En 1980, la Flandre a fusionné la Région flamande et la Communauté flamande en un seul parlement et un seul gouvernement. Résultat : de l'efficience, des responsabilités claires et un budget combiné (66 milliards d'euros de dépenses, budget initial 2026). Du côté francophone, cette fusion n'a jamais eu lieu, surtout parce que les Bruxellois francophones ne voulaient pas relever d'une institution wallonne.
Comment cela fonctionne ailleurs
La Belgique est littéralement le seul pays au monde doté d'un niveau de pouvoir législatif distinct pour les groupes linguistiques superposé aux entités fédérées territoriales. En Allemagne, les 16 Länder gèrent l'enseignement et la culture (la fameuse Kulturhoheit der Länder). En Suisse, un pays qui compte quatre langues nationales, ce sont les 26 cantons qui sont responsables de l'enseignement, sans le moindre parlement de communauté. En Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède et en Finlande, l'enseignement relève de l'autorité nationale ou d'entités territoriales (entités fédérées ou communes), jamais d'un niveau de pouvoir fondé sur la langue.
Le modèle suisse est particulièrement instructif. Des cantons multilingues comme Berne, Fribourg et le Wallis/Valais règlent la gestion des langues en interne. La coordination entre cantons passe par l'EDK (Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique) : un organe de concertation, pas une couche de pouvoir. Résultat : un excellent enseignement, pas de spaghetti institutionnel et aucun parlement de communauté.
Ce que HART propose
La FWB est supprimée comme niveau de pouvoir. Ses compétences vont aux entités fédérées :
L'enseignement, la politique linguistique et l'audiovisuel public sont réglés conjointement par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone contraignant (art. 31 de la Constitution HART). Bruxelles siège avec un membre francophone du gouvernement dans le concordat francophone et avec un néerlandophone dans le concordat néerlandophone, avec des garanties linguistiques constitutionnelles qui protègent les droits des deux communautés linguistiques. La culture, le sport et la jeunesse sont gérés par chaque entité fédérée elle-même. La RTBF reste une seule radiotélévision, dans le concordat francophone. La recherche scientifique reçoit une institution commune des entités fédérées, à laquelle la fédération confie par accord ses moyens de recherche : le FNRS et le FWO flamand fusionnent en un seul Fonds scientifique national belge.
Les dotations de la FWB disparaissent : chaque entité fédérée paie par élève avec ses propres impôts, selon une seule formule pour toutes les écoles francophones, et choisit son taux d'impôt des personnes physiques dans une fourchette. La charge des pensions des enseignants va à un fonds commun du concordat. Qui décide, paie. La fin du fiscal gap.
Les diplômes, les normes de qualité et les cadres des programmes d'études sont décidés par un conseil communautaire des ministres de l'enseignement des entités fédérées, sur le modèle suisse (EDK), à la majorité des voix pondérées et des membres, en séance publique. Pas de couche de pouvoir en plus : léger, efficace, sans parlement ni cabinets, avec l'AGE comme administration unique et le conseil de contrôle francophone comme contrôle.
Ce que cela rapporte
Économie directe : 25 à 65 millions d'euros par an en parlement distinct et en structures administratives doubles, en plus de l'économie sur les cabinets de la FWB, qui compte dans la réforme de tous les cabinets. Gain indirect : la fin du fiscal gap qui a conduit la FWB à plus de 14 milliards d'euros de dette, et une meilleure discipline de dépense grâce à une responsabilité fiscale propre.
Mais le gain le plus important n'est pas financier. Il est démocratique : chaque euro consacré à l'enseignement et à la culture vient du budget d'une entité fédérée dont le citoyen élit directement le parlement, et ce sont des ministres élus des entités fédérées qui décident de l'enseignement dans un conseil communautaire public, sous le contrôle du conseil de contrôle francophone. Plus de parlement de l'ombre. Plus de doubles casquettes. Plus de niveau de pouvoir invisible qui gère plus de 15 milliards d'euros par an alors que presque personne ne sait qu'il existe.
La Belgique est le seul pays au monde à avoir ce système. Il y a une raison pour laquelle aucun autre pays ne l'a copié.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Wikipedia. Communauté française de Belgique | https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_fran%C3%A7aise_de_Belgique | Historique, création, composition |
| Belgium.be. De Franse Gemeenschap | https://www.belgium.be/en/about_belgium/government/communities/french_community | Description officielle des compétences |
| Belgium.be. Bevoegdheden gemeenschappen | https://www.belgium.be/en/about_belgium/government/communities/competence | Énumération des compétences communautaires |
| Budget-finances.cfwb.be. Éléments-clés du budget annuel | https://budget-finances.cfwb.be/budget-et-comptabilite/elements-cles-du-budget-annuel/ | Budget 2026 : recettes de 13,6 milliards d'euros (dont 13,0 milliards d'euros de dotations), dépenses de 15,4 milliards d'euros, déficit SEC de 1,6 milliard d'euros |
| Rekenhof. Projets de décrets contenant le projet de budget 2026 de la Communauté française (november 2025) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_46_BudgetCF_2016I.pdf | Déficit SEC 2025 et 2026, dette directe 2018-2026, dette/recettes, projection 2029 (20,7 milliards d'euros, 144 %), charge d'intérêts, effet boule de neige, économies prévues sur l'administration propre |
| Rekenhof. 36e Cahier d'observations, Parlement de la Communauté française (oktober 2024) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/36e_c_obs_cf.pdf | Opinion défavorable sur le compte général 2023 |
| Rekenhof. 37e Cahier d'observations, Parlement de la Communauté française (oktober 2025) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/37e_c_obs_cf.pdf | Opinion défavorable sur le compte général 2024 |
| BX1. Dette FWB gonflé de moitié (september 2025) | https://bx1.be/categories/news/a-politique-inchangee-la-dette-de-la-fwb-aura-gonfle-de-moitie-dici-quatre-ans/ | Charge d'intérêts 2025 (294 millions d'euros), dette fin 2025 (105 % des recettes) |
| Fédération Wallonie-Bruxelles. Les chiffres clés 2025 | https://statistiques.cfwb.be/fileadmin/sites/ccfwb/uploads/documents/CC2025_web.pdf | Personnel du ministère (6.948, 30 juin 2025), institutions, population (4,76 millions) |
| Fédération Wallonie-Bruxelles. Les indicateurs de l'enseignement 2025 | https://www.enseignement.be/fileadmin/portail_age/uploads/Systeme_educatif/Chiffres-cles/Indicateurs/indicateurs-enseignement_2025.pdf | Élèves et étudiants, personnel de l'enseignement, part de l'enseignement dans les dépenses (73,4 %, 2024), répartition des élèves Wallonie-Bruxelles |
| PFWB. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles | https://www.pfwb.be/le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles | Composition du gouvernement de la FWB (6 ministres) |
| Wallonie.be. Composition du Gouvernement de Wallonie | https://www.wallonie.be/fr/acteurs-et-institutions/wallonie/gouvernement-de-wallonie/composition | Doubles casquettes FWB-Wallonie |
| RTBF. Boris Dilliès rejoint le gouvernement de la FWB (maart 2026) | https://www.rtbf.be/article/le-ministre-president-bruxellois-boris-dillies-rejoint-officiellement-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-11689178 | Double casquette FWB-Bruxelles |
| L'Avenir. Réduire le déficit FWB (september 2025) | https://www.lavenir.net/actu/belgique/2025/09/24/reduire-le-deficit-de-la-fwb-est-une-necessite-urgente-et-absolue-NOXVH672EFB4ROTLEZHTSL6PC4/ | Commission d'experts : réduction du déficit « urgente et absolue » |
| RTBF. Plan d'économies en FWB (oktober 2025) | https://www.rtbf.be/article/plan-d-economies-en-fwb-on-n-a-pas-du-tout-envie-de-rouvrir-une-guerre-scolaire-se-defendent-les-experts-11608305 | Propositions d'économies de la commission d'experts |
| IMF. Fiscal Federalism in Belgium, SIP/2023/016 (maart 2023) | https://www.imf.org/-/media/files/publications/selected-issues-papers/2023/english/sipea2023016.pdf | Vertical fiscal gaps et discipline de dépense ; refinancements de 1993 et 2001 après les déficits de la Communauté française |
| Wikipedia. Art. 138 Constitution belge | https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_138_de_la_Constitution_belge | Transferts de l'art. 138 de 1993 |
| CRISP, Vocabulaire politique. Accord de la Sainte-Émilie | https://www.vocabulairepolitique.be/accord-de-la-sainte-emilie/ | Transferts de 2014 et référence à l'accord de la Saint-Quentin |
| Senaat. De Belgische Grondwet | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | Articles de la Constitution 2, 115-133 et 138 |
| Doorbraak. Voeg Waals Gewest en FG samen (2017) | https://doorbraak.be/fusie-gewest-gemeenschap/ | Analyse de la fusion Région-Communauté |
| Wikipedia. Bijzondere financieringswet | https://nl.wikipedia.org/wiki/Bijzondere_financieringswet | Mécanisme de financement des Communautés |
| Justel. Bijzondere wet van 16 januari 1989 betreffende de financiering van de Gemeenschappen en de Gewesten | https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=nl&la=N&cn=1989011630&table_name=wet | Dotations TVA et impôt des personnes physiques |
| Vlaams Parlement. Begroting 2026 van de Vlaamse overheid | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2235038 | Budget flamand (66,0 milliards d'euros de dépenses, 2026) |
| UGent. PISA 2025, Vlaamse resultaten en Vlaams rapport | https://www.pisa.ugent.be/uploads/files/Vlaams-Rapport-PISA-2025.pdf | Scores PISA de la Communauté flamande et de la Communauté française |
| Eurydice. Germany overview | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/germany/overview | Système d'enseignement allemand : compétence des Länder et KMK |
| EDK.ch. Swiss education governance | https://www.edk.ch/en/the-edk | Modèle de coordination suisse |
| Eurydice. Netherlands education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/netherlands/administration-and-governance-central-andor-regional-level | Système d'enseignement néerlandais |
| Sámediggi. The Sámi Parliament | https://www.samediggi.fi/sami-parliament/?lang=en | Parlement same de Finlande |
| PFWB. Rapport d'activités 2024-2025 | https://www.pfwb.be/divers/fwb-rapportactivites-2024-25.pdf | Dépenses du parlement 2024 (37,1 M€) et répartition, personnel |
| L'Avenir. En Fédération Wallonie-Bruxelles, les cabinets ministériels mis au régime (november 2024) | https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2024/11/25/en-federation-wallonie-bruxelles-les-cabinets-ministeriels-mis-au-regime-par-le-gouvernement-mr-engages-K4WK5BUEPRDPHLAYS4RZYCV2CE/ | Cabinets de la FWB : 143 ETP (2025), contre 237,7 durant la législature 2019-2024 |
| CSC/ACV. Budget FWB kritiek (november 2025) | https://www.lacsc.be/actualite/newsletter-vista/un-budget-pour-la-federation-wallonie-bruxelles--entre-ideologie-et-fausse-prise-de-responsabilite | Critique syndicale : sous-financement structurel |
| Elisabeth Degryse. Budget 2026-2029 | https://degryse.cfwb.be/home/communiques-de-presse/presses/budget-2026-2029-accord-au-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-pour-garder-sous-controle-le-deficit-budgetaire.html | Trajectoire budgétaire 2026-2029 (déficit de 1,6 à 1,2 milliard d'euros) |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)