Parlement de la Communauté française (FWB) : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : Parlement de la FWB : 94 membres, non élus directement Section : Communauté française (FWB) : supprimée Statut : 🔴 Supprimé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Parlement de la Communauté française, également désigné depuis 2011 dans l'usage comme « Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles » (PFWB), est l'organe législatif de la Communauté française de Belgique. Il est né en 1971 sous le nom de Conseil culturel, est devenu Conseil de la Communauté française lors de la réforme de l'État de 1980 et s'appelle « Parlement » depuis la révision de la Constitution de 2005.
Composition : 94 membres, aucun d'entre eux élu directement pour ce parlement :
- 75 membres du Parlement wallon (ou leurs suppléants, pour les élus qui prêtent d'abord serment en allemand)
- 19 membres du groupe linguistique français du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
C'est unique en Belgique : c'est le seul des cinq parlements d'entités fédérées qui n'est pas élu directement. Le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement bruxellois et même le petit Parlement de la Communauté germanophone (25 membres) connaissent tous des élections directes.
Base juridique : loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles, Constitution art. 115-120 (parlements de Communauté).
Siège : Hôtel du Greffe et Hôtel de Ligne, Bruxelles.
Président : Benoît Dispa (Les Engagés), élu le 15 juillet 2024.
Budget : 49,7 millions d'euros (budget 2026), soit 2,1 millions d'euros de plus qu'en 2025. Les dépenses réelles se sont élevées à 37,1 millions d'euros en 2024 : 38 % pour son propre personnel, 34 % pour les groupes politiques et les parlementaires et 14 % pour les bâtiments. Le parlement comptait 132 membres du personnel (113 statutaires, 19 contractuels, juin 2025).
Composition politique (législature 2024-2029, situation en 2026) :
- MR : 31 sièges
- PS : 24 sièges
- Les Engagés : 19 sièges
- PTB : 10 sièges
- Ecolo : 7 sièges
- Indépendants et autres : 3 sièges
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Voter les décrets dans le champ des compétences communautaires : enseignement, culture, politique des médias, recherche scientifique, sport, politique de la jeunesse, accueil de la petite enfance (ONE) et aide à la jeunesse
- Approbation du budget de la FWB (15,4 milliards d'euros de dépenses dans le budget initial 2026, dont plus de 70 % vont à l'enseignement, à la recherche et à la formation)
- Désignation de 10 sénateurs
- Contrôle du Gouvernement de la FWB par des questions parlementaires, des interpellations et des motions
En pratique : le parlement mène une existence fantôme. Comme les 94 membres sont d'abord élus pour le Parlement wallon ou pour le Parlement bruxellois, leur loyauté et leur attention premières sont ailleurs. Les réunions de la FWB sont en pratique une « deuxième journée de travail » pour les mêmes responsables politiques, en plus de leur travail à Namur ou au Parlement bruxellois.
Chevauchement : énorme. Ce sont les mêmes 75 parlementaires wallons qui siègent à Namur. Via l'article 138 de la Constitution, la Région wallonne et la COCOF exercent depuis 1993 une partie des compétences communautaires (notamment les infrastructures sportives, le tourisme et des parties de la santé et de l'aide aux personnes), et le budget de la FWB est imbriqué dans ceux de la Wallonie et de la COCOF via les dotations pour ces compétences transférées.
Indicateurs de performance : il n'existe pas de KPI formels pour le fonctionnement de ce parlement.
Audit de la Cour des comptes : la Cour des comptes a rendu deux années de suite un avis défavorable sur le compte général de la FWB : sur le compte 2023 dans son 36e Cahier d'observations (octobre 2024) et sur le compte 2024 dans son 37e Cahier (octobre 2025), en raison d'écarts significatifs et d'incidence profonde. Cela concerne l'ensemble de la FWB, mais c'est précisément le parlement qui doit contrôler ces comptes.
1C. Comparaison internationale
La question centrale : une communauté linguistique a-t-elle besoin d'un parlement distinct, en plus des parlements territoriaux ?
Suisse (4 langues, 26 cantons) :
- Aucun parlement distinct par groupe linguistique. La politique linguistique est réglée au niveau cantonal. Le parlement fédéral est multilingue. Les cantons sont l'entité de base, pas les communautés linguistiques ; les 26 ministres cantonaux de l'enseignement se concertent au sein de l'EDK.
- Résultat : la Suisse compte plus de langues nationales que la Belgique (quatre contre trois), mais aucun parlement de Communauté.
Allemagne (16 Länder) :
- Aucun parlement distinct par groupe linguistique. Les Länder (entités fédérées) sont organisés territorialement. L'enseignement, la culture et la politique linguistique sont des compétences des Länder ; les ministres de l'enseignement et de la culture se concertent au sein de la KMK. La minorité sorabe de Saxe est protégée par la législation, mais n'a pas de parlement distinct.
- Cette organisation territoriale, avec des compétences concurrentes (art. 72 de la Grundgesetz) où le Bund et les Länder agissent ensemble, rend superflus des parlements de Communauté distincts.
Pays-Bas :
- Pas de structure communautaire. Les provinces sont territoriales. L'enseignement et la culture sont des compétences nationales à exécution décentralisée.
Danemark/Scandinavie :
- Compétences nationales pour l'enseignement et la culture, avec une exécution communale. Pas de couche de pouvoir supplémentaire pour les communautés linguistiques.
Conclusion : nulle part au monde il n'existe un système dans lequel un parlement non élu directement est superposé à deux autres parlements (régional + fédéral) pour gérer des compétences communautaires. Le modèle belge est un cas unique au niveau international, et pas dans le bon sens.
1D. Problèmes et critiques
Déficit démocratique : les 94 membres ne sont pas élus directement. Aucun citoyen ne vote pour le Parlement de la FWB. La légitimité démocratique est dérivée, pas directe. Cela mine l'obligation de rendre des comptes.
Doubles mandats, attention divisée : chaque parlementaire dispose déjà d'un mandat au Parlement wallon ou au Parlement bruxellois. Le parlement de la FWB est par définition un « travail d'appoint » qui vient s'ajouter à ce premier mandat.
Crise budgétaire de la FWB : la FWB traverse une crise structurelle :
- Déficit (SEC) : 1,5 milliard d'euros en 2025, 1,6 milliard d'euros en 2026
- Dette directe : 14,2 milliards d'euros fin 2025 (estimation), contre 6,9 milliards d'euros fin 2018 ; à politique inchangée, près de 21 milliards d'euros (20,7 milliards d'euros) fin 2029
- Le parlement qui doit contrôler cette crise se compose des mêmes personnes que celles qui doivent aussi contrôler les budgets wallon et bruxellois
- La Cour des comptes a rejeté les comptes généraux 2023 et 2024
Coût : un budget de 49,7 millions d'euros (2026) pour un parlement qui n'a pas d'élus propres. Cet argent va au personnel, aux groupes politiques, à la gestion des bâtiments et au fonctionnement. En même temps, la FWB a inscrit dans son budget 2026 255 millions d'euros d'économies, notamment sur le matériel scolaire et les repas scolaires gratuits, avec un gel des subsides à la culture et des subsides non indexés pour l'accueil de la petite enfance. C'est difficile à justifier.
Pas de cycle électoral propre : comme il est composé de membres d'autres parlements, il suit automatiquement le cycle électoral de ces autres parlements. Il n'y a pas de moment électoral propre, pas de circonscription électorale propre, pas de campagne propre.
Couche de pouvoir superflue : la FWB dans son ensemble est déjà contestée. C'est un reliquat du compromis de 1970-1980 par lequel la Flandre a fusionné Région et Communauté, alors que les francophones ne l'ont pas fait. Le résultat : une couche de pouvoir supplémentaire qui chevauche la Wallonie et Bruxelles.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ | Le parlement de la FWB est une superstructure au-dessus du Parlement wallon et du Parlement bruxellois, sans que ce soit fonctionnellement nécessaire. L'enseignement et la culture peuvent tout aussi bien être gérés par les entités fédérées (comme en Flandre, en Allemagne, en Suisse). |
| 2 | Transparence | ❌ | Aucun citoyen ne sait que ce parlement existe, et encore moins comment il est composé. L'élection indirecte rend opaque qui est responsable de quoi. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Le parlement contrôle un budget de 15,4 milliards d'euros (2026), mais ses membres ne sont pas élus pour ce mandat et n'en rendent pas compte. Il n'y a pas de fiscalité propre : la FWB ne perçoit elle-même aucun impôt et vit de dotations (13,0 des 13,6 milliards d'euros de recettes hors emprunts, budget 2026). |
| 4 | Simplicité | ❌ | C'est un troisième parlement au-dessus de deux autres pour les mêmes responsables politiques. Un jeune de 16 ans ne peut pas l'expliquer. L'existence de ce parlement est le symbole de la complexité institutionnelle de la Belgique. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Avec 94 membres, il est sur le papier assez grand. Mais il manque en pratique d'attention et d'engagement, parce que tous ses membres ont leur mandat principal ailleurs. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Le modèle belge repose sur des compétences exclusives par niveau, pas sur des compétences concurrentes. Le parlement de la FWB ne peut pas innover parce qu'il est enfermé dans une répartition rigide des compétences. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI, pas de mesure des résultats, pas de culture de l'évaluation. La Cour des comptes a rendu deux années de suite un avis défavorable sur le compte général de la FWB (2023 et 2024), sous le contrôle de ce parlement. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le parlement a son propre plan de transition numérique (2022-2026), et la FWB partage avec la Région wallonne, depuis l'accord de coopération du 23 mai 2013, une Banque-Carrefour (BCED) avec un principe once only. Mais cela ne demande pas de parlement distinct : dans le modèle de HART, l'échange de données passe par une seule X-Road belge, et le concordat gère les systèmes d'enseignement. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Nulle part au monde il n'existe un système comparable de parlement de Communauté non élu directement superposé à des parlements territoriaux. Les pays comparables règlent l'enseignement et la culture de manière territoriale : la Suisse et l'Allemagne via les cantons et les Länder, les pays scandinaves au niveau national avec une exécution communale. |
Synthèse : 0 des 9 principes atteints. Le Parlement de la FWB obtient un score négatif sur sept principes et, sur les deux autres (taille critique, numérique d'abord), au mieux partiel. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (supprimer = une couche de moins), de la transparence (obligation directe de rendre des comptes via les parlements des entités fédérées) et de la responsabilité = financement (lier les compétences à des recettes propres).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé : le Parlement de la Communauté française est supprimé, sans autre parlement de Communauté à sa place. L'enseignement, la politique linguistique et la radiodiffusion publique sont réglés ensemble par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone (art. 31 de la Constitution HART) ; la culture, le sport et la politique de la jeunesse sont réglés par chaque entité fédérée elle-même.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- Le Parlement de la FWB cesse d'exister en tant qu'institution
- Les 94 « sièges » disparaissent, et aucun autre parlement de Communauté ne vient à leur place : les parlements élus directement des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles adhèrent au concordat francophone par loi de l'entité fédérée (art. 31 §2 de la Constitution HART)
- Les bâtiments (Hôtel de Ligne, Hôtel du Greffe) reçoivent une nouvelle affectation
- Le personnel (132 membres du personnel, juin 2025) est intégré sans licenciements dans les services des parlements des entités fédérées et dans les administrations des entités fédérées et du concordat
- Le budget propre (49,7 millions d'euros en 2026) disparaît ; ce qui est nécessaire pour la réglementation reprise suit au conseil communautaire du concordat et aux parlements des entités fédérées, et le contrôle passe au conseil de contrôle francophone (60 membres, avec une chambre par entité fédérée)
Où vont les compétences :
- Enseignement, politique linguistique et radiodiffusion publique (RTBF) → le concordat francophone des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles (art. 31 de la Constitution HART). Un conseil communautaire comprenant un ministre de chaque gouvernement d'entité fédérée décide en séance publique, à la majorité des voix pondérées et des membres ; l'Administration générale de l'Enseignement est l'administration unique
- Enseignement à Bruxelles → Bruxelles fait partie des deux concordats, avec des garanties linguistiques constitutionnelles pour l'enseignement néerlandophone et francophone (art. 6) : les écoles francophones suivent le concordat francophone, les écoles néerlandophones le concordat néerlandophone
- Culture, sport, politique de la jeunesse et médias locaux → chaque entité fédérée (art. 29) ; institutions culturelles d'importance suprarégionale via un concordat volontaire (art. 32)
- Régulation des médias → le CSA est intégré dans un Institut belge des médias unique avec des chambres linguistiques
- Recherche scientifique (FNRS) → le FNRS fusionne avec le FWO en un Fonds scientifique national belge
Modèle international : la Suisse (les cantons gèrent l'enseignement et la culture et harmonisent le noyau ensemble dans le concordat HarmoS, avec l'EDK comme conseil des directeurs cantonaux de l'instruction publique), l'Allemagne (les Länder gèrent l'enseignement et la culture).
Économie estimée :
- Dépenses réelles du parlement : 37,1 millions d'euros (2024) ; budget de 49,7 millions d'euros (2026)
- Ce qui disparaît : l'administration propre, les bâtiments et le fonctionnement en double des groupes politiques
- Ce qui reste : la réglementation passe au conseil communautaire du concordat et aux parlements des entités fédérées ; le contrôle est assuré par le conseil de contrôle francophone, chiffré séparément
- Économie nette : ±15 à 25 millions d'euros par an, structurellement (estimation de HART ; comptée une seule fois dans le total de la réforme de l'État, via l'audit « la FWB comme niveau de pouvoir »)
- Les coûts de transition uniques (reclassement du personnel, réaffectation des bâtiments) sont distincts
- Gain indirect : moins de travail en double, décisions plus rapides, lignes de responsabilité plus claires. Non quantifiable mais considérable
Trajet de mise en œuvre :
- Constitution : la Constitution HART ne connaît pas de parlements de Communauté ; l'enseignement, la langue et la radiodiffusion sont réglés par les entités fédérées, par groupe linguistique, dans un concordat (art. 2 et 31). Une révision exige les deux tiers à la Chambre et un vote citoyen obligatoire à la majorité des électeurs et des entités fédérées, sans déclaration de révision (art. 63)
- Le concordat francophone : chaque entité fédérée wallonne et Bruxelles y adhèrent par loi de l'entité fédérée (art. 31 §2) ; le fonctionnement de son parlement est réglé par chaque entité fédérée dans son statut organique (art. 43)
- Période de transition de 2 à 3 ans pour le transfert de compétences
- Plan de personnel pour l'intégration dans les services des parlements des entités fédérées et dans les administrations des entités fédérées et du concordat, sans licenciements
- Horizon temporel : dans le cadre d'une prochaine réforme de l'État, avec la suppression de toute la couche FWB
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Parlement de la Communauté française (94 sièges) : supprimé
Le seul parlement d'entité fédérée en Belgique pour lequel personne ne vote. Les 94 membres sont tous déjà élus pour un autre parlement. Supprimez-le : l'enseignement, la langue et la radiodiffusion publique sont réglés ensemble par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone, le reste est réglé par chaque entité fédérée elle-même.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Parlement de la Communauté française compte 94 membres, mais aucun citoyen n'a jamais émis un vote pour élire quelqu'un dans ce parlement. Les 94 sièges sont occupés par 75 membres du Parlement wallon et 19 membres francophones du Parlement bruxellois. Ils font le travail de la FWB en plus, comme une « deuxième journée de travail ». Le parlement a un budget de 49,7 millions d'euros (2026), dans une entité qui a 14,2 milliards d'euros de dette directe (fin 2025) et un déficit de 1,6 milliard d'euros (2026).
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental est triple. Premièrement : le déficit démocratique. Aucun citoyen ne vote pour ce parlement. Les membres sont élus pour leur parlement régional et reçoivent automatiquement le mandat FWB en plus. Ils n'en rendent pas compte et ne font pas campagne pour lui. Deuxièmement : la double couche de pouvoir. La FWB traite de l'enseignement, de la culture et des médias : précisément les thèmes qui, en Flandre, en Allemagne et en Suisse, sont tout simplement gérés par les entités fédérées ou les cantons. Il n'y a aucune raison fonctionnelle d'avoir un parlement distinct pour cela. Troisièmement : l'échec budgétaire. La Cour des comptes a rejeté les comptes généraux de la FWB deux années de suite (2023 et 2024). À politique inchangée, la dette directe grimpe à près de 21 milliards d'euros fin 2029. Les écoles, les crèches et les institutions culturelles en paient le prix par des économies (255 millions d'euros dans le budget 2026), alors que 49,7 millions d'euros vont à un parlement pour lequel personne ne vote.
Comment cela fonctionne ailleurs
La Flandre a résolu ce problème dès 1980 : la Communauté flamande et la Région flamande ont fusionné. Un seul parlement, un seul gouvernement, un seul budget. L'enseignement, la culture et le bien-être relèvent du même parlement que l'économie, la mobilité et l'aménagement du territoire. C'est transparent et efficace. La Suisse va encore plus loin : avec quatre langues nationales, le pays compte zéro parlement de Communauté. Les 26 cantons gèrent eux-mêmes l'enseignement et la culture. En Allemagne, les 16 Länder font la même chose. Nulle part au monde il n'existe un système comme le parlement de la FWB.
Ce que HART propose
Supprimer le Parlement de la Communauté française, sans autre parlement de Communauté à sa place. Répartir les compétences :
- L'enseignement, la politique linguistique et la radiodiffusion publique sont réglés ensemble par les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles dans le concordat francophone. Un conseil communautaire de ministres d'entités fédérées élus décide en séance publique ; le conseil de contrôle francophone contrôle
- Bruxelles fait partie des deux concordats, avec des garanties constitutionnelles pour les deux communautés linguistiques : les écoles francophones suivent le concordat francophone, les écoles néerlandophones le concordat néerlandophone
- La culture, le sport et la politique de la jeunesse sont réglés par chaque entité fédérée elle-même
- Le FNRS fusionne avec le FWO en un Fonds scientifique national belge
- Le personnel du parlement (132 membres du personnel) est intégré sans licenciements dans les services des parlements des entités fédérées et les administrations des entités fédérées et du concordat
- Les bâtiments (Hôtel de Ligne, Hôtel du Greffe) reçoivent une nouvelle affectation
Ce que cela rapporte
Économie directe : ±15 à 25 millions d'euros par an net de frais de fonctionnement (l'administration propre, les bâtiments et le fonctionnement en double des groupes politiques disparaissent ; le travail décrétal suit ; compté une seule fois, dans l'audit « la FWB comme niveau de pouvoir »). Mais le vrai gain est structurel : une couche de pouvoir en moins, des lignes de responsabilité plus claires, des décisions plus rapides. Plus aucun parlementaire ne siège dans deux parlements. Le citoyen sait qui est responsable : pour la culture, le gouvernement de l'entité fédérée ; pour l'enseignement, le ministre de l'enseignement de son entité fédérée au conseil communautaire public, et son entité fédérée paie aussi par élève. Et les 94 doubles mandats, la définition même d'un théâtre d'ombres démocratique, disparaissent.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Wikipedia. Parlement de la Communauté française de Belgique | https://fr.wikipedia.org/wiki/Parlement_de_la_Communaut%C3%A9_fran%C3%A7aise_de_Belgique | 2026 | Composition, historique (1971, 1980, 2005, nom depuis 2011), 10 sénateurs, président élu le 15 juillet 2024 |
| PFWB. Site officiel | https://www.pfwb.be/ | 2026 | Président, siège (Hôtel du Greffe, Hôtel de Ligne) |
| PFWB. Composition du parlement | https://www.pfwb.be/la-composition-du-parlement | 2026 | Répartition des sièges par groupe |
| PFWB. Rapport d'activités 2024-2025 | https://www.pfwb.be/divers/fwb-rapportactivites-2024-25.pdf | 2025 | Dépenses 2024 (37,1 M€) et répartition, 132 membres du personnel, plan de transition numérique 2022-2026 |
| 21 News. 500 millions d'euros pour faire fonctionner les parlements belges | https://www.21news.be/500-millions-deuros-pour-faire-fonctionner-les-parlements-belges/ | 2026-03-12 | Budget 2026 de 49,7 M€ |
| La Libre. Le coût des parlements en Belgique dépasse le demi-milliard | https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/03/12/le-cout-des-parlements-en-belgique-depasse-le-demi-milliard-deuros-en-2026-64EHQCTMDBEWHEX76BMGVWOH4Q/ | 2026-03-12 | Budget 2026 de 49,7 M€, 2,1 M€ de plus qu'en 2025 |
| Gouvernement FWB. Budget 2026-2029 | https://gouvernement.cfwb.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse/presses/budget-2026-2029-accord-au-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-pour-garder-sous-controle-le-deficit-budgetaire.html | 2025-10-10 | Déficit 2026 de 1,6 Mds €, économies par secteur (culture, accueil de la petite enfance, enseignement) |
| Cour des comptes. Projets de décrets contenant le budget 2026 de la Communauté française | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_46_BudgetCF_2016I.pdf | 2025-11 | Déficit 2025-2026, dette directe 2018-2029, économies 2026 (255 M€) |
| RTBF. Le budget 2026 de la FWB définitivement adopté | https://www.rtbf.be/article/le-budget-2026-de-la-fwb-definitivement-adopte-a-l-issue-d-une-seance-electrique-11650173 | 2025-12-17 | 255 M€ d'économies, matériel scolaire, repas scolaires, subsides à la culture |
| Cour des comptes. 36e Cahier d'observations Communauté française | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/36e_c_obs_cf.pdf | 2024-10-31 | Avis défavorable sur le compte général 2023 |
| Cour des comptes. 37e Cahier d'observations Communauté française | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/37e_c_obs_cf.pdf | 2025-10-31 | Avis défavorable sur le compte général 2024 |
| Cour des comptes. Communiqué de presse 37e Cahier d'observations | https://www.belgashare.be/nl/newsrooms/88/press-releases/12985/ | 2025-10-31 | Avis défavorable sur le compte 2024 |
| Cour des comptes. Publications Communauté française | https://www.ccrek.be/nl/publications/legislative-level/61/61 | En continu | Audits et rapports sur la FWB |
| Accord de coopération Région wallonne et Communauté française sur le partage de données (BCED) | https://environnement.wallonie.be/files/eDocs%20Environnement/legis/accords_de_cooperation/partagedonnees.html | 2013-05-23 | Principe once only (art. 6 et 8) |
| Wikipedia. Politics of Belgium | https://en.wikipedia.org/wiki/Politics_of_Belgium | 2026 | Fusion des institutions de la Communauté flamande et de la Région flamande |
| Wikipedia. Federal Assembly (Switzerland) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Assembly_(Switzerland) | 2026 | Suisse : quatre langues nationales, cantons comme entité de base |
| EDK. The EDK | https://www.edk.ch/en/the-edk | 2026 | Suisse : 26 ministres cantonaux de l'enseignement |
| Eurydice. Germany: overview | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/germany/overview | 2026 | Allemagne : Länder compétents pour l'enseignement, KMK |
| FWB Budget-Finances. Éléments-clés | https://budget-finances.cfwb.be/budget-et-comptabilite/elements-cles-du-budget-annuel/ | 2026 | Budget 2026 de la FWB : 15,4 Mds € de dépenses, 13,6 Mds € de recettes dont 13,0 Mds € de dotations, plus de 70 % pour l'enseignement |
| SPF Intérieur. Structure électorale | https://verkiezingen.fgov.be/algemeen/belgische-parlementaire-verkiezingsstructuur | 2024 | Élection indirecte du parlement de la FWB |
Synthèse
Le Parlement de la Communauté française est l'exemple parfait de tout ce qui ne va pas dans l'architecture institutionnelle belge. Un parlement pour lequel personne ne vote, qui coûte 49,7 millions d'euros (budget 2026) et supervise 15,4 milliards d'euros de dépenses dont la Cour des comptes a rejeté les comptes deux années de suite, dans une entité qui a 14,2 milliards d'euros de dette directe (fin 2025). Nulle part au monde il n'existe un système comparable. La solution est simple : faire ce que fait l'Allemagne, ce que fait la Suisse. Donner les compétences communautaires aux entités fédérées, qui règlent ensemble l'enseignement, la langue et la radiodiffusion dans le concordat francophone, et supprimer cette couche de pouvoir superflue.
- Révisé : 2026-09-27 (contrôle des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)