Gouvernement de la Communauté française (FWB) : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : Gouvernement de la FWB. + cabinets Section : Communauté française (FWB) : supprimée Statut : 🔴 Supprimé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Gouvernement de la Communauté française, officiellement « Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles » depuis le changement de nom de 2011 (qui n'est du reste pas inscrit dans la Constitution), est l'organe exécutif de la Communauté française de Belgique. Il exerce le pouvoir exécutif pour les compétences communautaires (enseignement, culture, médias, sport, jeunesse, accueil de la petite enfance, recherche scientifique) dans la région de langue française et pour les institutions francophones à Bruxelles.
Composition (législature 2024-2029, situation en 2026) : 6 ministres, du MR et des Engagés :
- Ministre-président (Les Engagés) : compétent pour le Budget, l'Enseignement supérieur, la Culture, les Relations internationales et la Francophonie.
- Premier vice-président (MR) : compétent pour l'Enseignement et l'Enseignement de promotion sociale.
- Vice-président (Les Engagés) : compétent pour l'Enfance, la Jeunesse, l'Aide à la jeunesse et les Maisons de justice. Double casquette : également ministre wallon.
- Ministre (MR) pour les Sports, la Fonction publique, la Simplification administrative et les Médias. Double casquette : également ministre wallon.
- Ministre (Les Engagés) pour la Santé, l'Égalité des chances et les Droits des femmes. Double casquette : également ministre wallon.
- Ministre (MR) pour la Recherche scientifique (depuis mars 2026 ; cette compétence relevait auparavant du ministre-président wallon). Double casquette : également ministre-président de la Région bruxelloise.
Le système de la « double casquette » : quatre des six ministres siègent en même temps dans un autre gouvernement : trois au gouvernement wallon, un au gouvernement bruxellois (2026). C'est la pratique du côté francophone depuis des décennies. Là où la Flandre a réuni en 1980 la Communauté flamande et la Région flamande en un seul parlement et un seul gouvernement, du côté francophone la Région wallonne et la Communauté française sont restées deux entités distinctes, chacune avec son propre gouvernement, en partie peuplé par les mêmes personnes.
Base juridique :
- Constitution art. 121-123 (gouvernements de Communauté)
- Loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles (titre III, chapitre III, les gouvernements, art. 59 et suivants)
- Loi spéciale du 16 janvier 1989 relative au financement des Communautés et des Régions (LSF)
Cabinets :
- Législature 2024-2029 : fin 2024, les cabinets comptaient ensemble 143 ETP, contre 237,7 ETP sous la législature 2019-2024, une baisse d'environ 40 %. Le cadre de référence des arrêtés du gouvernement de juillet 2024 prévoit environ 203 ETP.
- Budget des cabinets de la FWB : 14,6 millions d'euros (2025), 17,2 millions d'euros frais connexes compris. Soit une baisse de 18 % par rapport au budget initial 2024 (17,9 millions d'euros, ou 20,7 millions d'euros avec les frais connexes).
- À titre de comparaison : selon les budgets publiés en 2023, les cabinets des gouvernements wallon, bruxellois et de la FWB ont coûté ensemble plus de 67 millions d'euros (FWB : 17,8 M€, Wallonie : 27,8 M€, Bruxelles : 21,9 M€).
- Sur les 143 ETP des cabinets de la FWB, 59 % (85 ETP) sont du personnel détaché de l'administration, payé par cette administration.
Administration (Ministère de la FWB) :
- Le Ministère de la FWB compte près de 7.000 membres du personnel (6.948 au 30 juin 2025, hors personnel enseignant), organisés en 6 grandes entités : le Secrétariat général et 5 Administrations générales.
- Entre 2012 et 2020, l'effectif a augmenté de 21 % (IWEPS).
Budget total de la FWB :
- Dépenses : ±15 Mds € (2025) ; budget initial 2026 : 16,3 Mds € de liquidations, dont 0,9 Md € de remboursements de dette, soit environ 15,4 Mds € hors remboursements
- Recettes : ±13,5 Mds € (2025) ; 13,6 Mds € hors emprunts (2026), presque entièrement des dotations
- Déficit (SEC) : 1,485 Md € (budget ajusté 2025), passant à 1,6 Md € (budget initial 2026)
- Dette : environ 14,2 Mds € (dette brute consolidée fin 2024 ; dette directe estimée à 14,2 Mds € fin 2025 et à 15,9 Mds € fin 2026). En 2025, la dette était pour la première fois supérieure aux recettes annuelles.
- Sans correction, la dette atteindrait environ 21 Mds € en 2029 (estimation du gouvernement de la FWB, 2025)
Élément crucial : la FWB ne lève aucun impôt propre. La Constitution (art. 170 §2) autorise en principe des impôts communautaires, mais la Communauté française tire ses recettes presque entièrement de dotations via la loi spéciale de financement (LSF) : des parts de l'impôt des personnes physiques et de la TVA perçus au niveau fédéral. Elle dépense de l'argent qu'elle ne perçoit pas elle-même. L'exemple ultime d'un fiscal gap.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales du gouvernement de la FWB :
- Politique exécutive pour l'enseignement (73 % des dépenses en 2024), la culture, les médias, le sport, la jeunesse, la recherche scientifique, l'accueil de la petite enfance, la prévention en santé
- Élaboration du budget et dépôt de celui-ci au Parlement de la FWB
- Pilotage du Ministère de la FWB et des institutions qu'elle gère ou finance (ONE, RTBF, CSA, FNRS, etc.)
- Relations internationales au niveau communautaire (via Wallonie-Bruxelles International)
En pratique : Le gouvernement fonctionne comme un cabinet miroir du Gouvernement wallon. Avec trois des six ministres qui siègent aussi au Gouvernement wallon, et les mêmes partis au pouvoir en Wallonie et à la FWB (MR et Les Engagés depuis 2024), les décisions sont de facto prises par largement les mêmes personnes et avec les mêmes équilibres politiques, mais dans deux conseils de gouvernement distincts.
Chevauchements :
- Avec le Gouvernement wallon : énormes. Les compétences se recoupent en matière de bien-être, de santé, d'accueil de la petite enfance et de jeunesse, et d'enseignement face à la formation professionnelle. Les ministres à double casquette traitent des dossiers liés dans deux réunions distinctes avec deux administrations distinctes.
- Avec la Région bruxelloise : la FWB est aussi compétente pour les francophones de Bruxelles, ce qui entraîne des chevauchements avec la COCOF (Commission communautaire française), la COCOM et la Région bruxelloise elle-même.
- Résultat : un enfant francophone qui va à l'école à Bruxelles relève de la compétence de la FWB (enseignement), de la Région bruxelloise (infrastructures, mobilité), de la COCOM (bien-être) et de la COCOF (matières communautaires francophones). Quatre niveaux de pouvoir pour un seul enfant.
Indicateurs de performance : il n'existe pas de KPI formels pour le fonctionnement du gouvernement de la FWB. Le seul contrôle externe vient de la Cour des comptes, qui a rendu un avis défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024 de la FWB : selon la Cour des comptes, ils ne donnent pas une image fidèle du patrimoine et de la situation financière (36e et 37e Cahiers d'observations, 2024 et 2025).
1C. Comparaison internationale
La question centrale : une communauté linguistique a-t-elle besoin d'un gouvernement distinct, à côté des gouvernements territoriaux ?
Allemagne (16 Länder) :
- L'enseignement et la culture sont des compétences exclusives des Länder (Kulturhoheit). Chaque entité fédérée a un seul gouvernement qui gère aussi bien les compétences territoriales que culturelles. Il n'y a pas de « gouvernement de Communauté » distinct. Le gouvernement du Land fait tout.
- Coordination : la Kultusministerkonferenz (KMK, créée en 1948) coordonne la politique de l'enseignement entre les Länder. Aucune couche de pouvoir supplémentaire n'est nécessaire.
- Résultat : 16 gouvernements d'entités fédérées gèrent l'enseignement pour 83,5 millions de personnes (fin 2025). Pour 11,9 millions d'habitants (2026), la Belgique a cinq gouvernements d'entités fédérées, dont deux gouvernements de Communauté (Communauté française et Communauté germanophone) qui fonctionnent à côté des gouvernements régionaux.
Suisse (26 cantons, 4 langues) :
- Les cantons sont l'entité de base. Chaque canton a un seul gouvernement qui gère l'enseignement, la culture et la politique linguistique. Pas de « niveau communautaire » distinct au-dessus des cantons.
- La Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren (EDK) coordonne la politique de l'enseignement ; la Constitution oblige les cantons à harmoniser leurs systèmes d'enseignement, notamment via le concordat HarmoS.
- Résultat : 26 gouvernements cantonaux gèrent 4 langues et leurs compétences culturelles sans couche de pouvoir supplémentaire.
Pays-Bas :
- L'enseignement et la culture sont des compétences nationales, gérées par le ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Science (OCW). Les provinces ont un rôle limité (aménagement, supralocal). Les écoles sont administrées de manière décentralisée mais dans un cadre national.
- Résultat : un seul ministre, un seul ministère, un seul cadre politique. Pas de structure communautaire.
Flandre (l'alternative belge) :
- La Flandre a fusionné en 1980 la Communauté flamande et la Région flamande en un seul parlement et un seul gouvernement. Un seul Gouvernement flamand gère aussi bien les compétences régionales que communautaires.
- Résultat : là où la Belgique francophone a besoin de deux gouvernements (Wallonie + FWB) avec en partie les mêmes ministres, la Flandre fait la même chose avec un seul gouvernement.
Conclusion : nulle part en Europe il n'existe un système où un gouvernement de Communauté distinct opère à côté d'un gouvernement régional pour la même population, avec les mêmes ministres, pour des compétences qui relèvent ailleurs tout simplement du gouvernement de l'entité fédérée. Le modèle est unique, non fonctionnel, et sans équivalent au niveau international.
1D. Problèmes et critiques
Irresponsabilité fiscale par construction : la FWB ne lève aucun impôt propre. Elle dépense environ 15 milliards d'euros par an sans aucune responsabilité fiscale. C'est l'exemple le plus pur du principe « qui décide, ne paie pas ». L'inverse d'une bonne gouvernance. Le déficit d'environ 1,5 milliard d'euros par an (2025-2026) n'est pas un hasard mais une erreur de système.
La double casquette comme symptôme : le fait que 4 des 6 ministres soient aussi ministres dans un autre gouvernement (trois au wallon, un au bruxellois) prouve que le système lui-même est superflu. Si les mêmes personnes traitent les mêmes dossiers dans deux réunions avec deux administrations, pourquoi existe-t-il alors deux gouvernements ?
Double administration : à côté du Ministère de la FWB (près de 7.000 membres du personnel) existe le Service public de Wallonie (SPW, 8 directions générales). Sur des domaines qui se chevauchent (bien-être, santé, formation), deux administrations distinctes travaillent pour largement la même population.
Crise budgétaire : le budget de la FWB est intenable, y compris selon le gouvernement de la FWB lui-même (« nous dépensons 15 milliards et n'avons que 13,5 milliards de recettes », 2025) :
- Dette : environ 14,2 milliards d'euros (fin 2025), pour la première fois supérieure aux recettes annuelles
- Déficit : environ 1,5 milliard d'euros par an (2025-2026)
- Aucun impôt propre pour combler le trou
- La Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024
- Sans correction, la dette atteindrait environ 21 milliards d'euros en 2029 (estimation du gouvernement de la FWB, 2025)
Déficit démocratique : le gouvernement est issu d'un parlement pour lequel personne n'est élu directement : il se compose de membres du Parlement wallon et du Parlement bruxellois (voir l'audit Parlement FWB). La légitimité démocratique est donc doublement dérivée.
Invisibilité pour le citoyen : quel francophone de Bruxelles sait que son enseignement n'est pas piloté par le Gouvernement bruxellois mais par le gouvernement de la FWB ? Le système n'est pas explicable à un jeune de 16 ans.
Les partis francophones reconnaissent eux-mêmes le problème : en 2023, il est apparu que le PS, le MR et Ecolo négociaient en secret depuis 2022 une réforme par laquelle des compétences comme l'aide à la jeunesse, les maisons de justice, l'accueil de la petite enfance, la fonction publique, l'égalité des chances, la santé et la formation seraient transférées aux Régions, et la FWB serait ramenée à quatre compétences (enseignement, culture, audiovisuel, recherche). Le plan n'a pas été exécuté, mais le signal est clair : même les gestionnaires du système le trouvent impraticable.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ | Les compétences communautaires (enseignement, culture) sont gérées à un niveau qui ne correspond pas à un territoire. La FWB gouverne la Wallonie et Bruxelles, mais n'est ni l'une ni l'autre. C'est l'inverse de la subsidiarité. Les décisions sont prises à un niveau abstrait sans ancrage territorial. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen ne peut pas voir qui décide. Le même ministre prend des décisions dans deux gouvernements pour des dossiers qui se chevauchent. Les flux financiers entre le fédéral, la FWB et les Régions sont impénétrables. La Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | La FWB ne lève aucun impôt propre. Elle dépense environ 15 Mds € par an avec de l'argent qui arrive presque intégralement par des dotations fédérales. Le fiscal gap est de 100 %. C'est l'exemple type d'un système où décider et payer sont totalement découplés. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Un citoyen francophone a affaire au gouvernement fédéral, au gouvernement régional (Wallonie ou Bruxelles), au gouvernement de la FWB, et à Bruxelles encore à la COCOF et à la COCOM. À Bruxelles, cela fait cinq niveaux de pouvoir au-dessus de la commune, avec des ministres à « double casquette » qui siègent dans plusieurs à la fois. Aucun jeune de 16 ans ne peut expliquer cela. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | La FWB est compétente, selon sa propre estimation, pour environ 4,8 millions d'habitants (2025). En soi une taille suffisante. Mais le fait qu'il ne s'agisse pas d'un niveau territorial rend les avantages d'échelle difficiles : la FWB doit se coordonner avec la Région wallonne, la Région bruxelloise, la COCOF et la COCOM pour chaque acte d'exécution. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Le système de compétences exclusives par niveau conduit à des blocages. La FWB est compétente pour l'enseignement, mais pas pour le marché du travail ni pour la formation professionnelle (Wallonie/Bruxelles), alors que les deux s'enchaînent directement. Il n'y a pas de mécanisme de compétences concurrentes à l'allemande. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI formels. Pas de mesure des résultats. La Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur les comptes généraux 2023 et 2024. Les résultats PISA sont depuis des années inférieurs à ceux de la Flandre en mathématiques et en sciences (PISA 2025, mathématiques : 467 contre 489) et ne progressent pas (mathématiques 474 en 2022, 467 en 2025). Malgré plus de 10 milliards d'euros de dépenses d'enseignement par an (2024), aucune amélioration démontrable. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Les services de la FWB sont morcelés entre plusieurs portails et administrations. Le principe once only ne fonctionne pas entre les niveaux de pouvoir : un citoyen doit souvent fournir séparément les mêmes données à la FWB, à la Région et à l'autorité fédérale. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aucun autre pays n'a un gouvernement de Communauté à côté d'un gouvernement régional pour la même population. En Suisse et en Allemagne, l'enseignement et la culture sont des compétences de l'entité fédérée, aux Pays-Bas et en Scandinavie du niveau national, chaque fois sans couche de pouvoir supplémentaire. |
Synthèse : 8 des 9 principes obtiennent un ❌ (échec), 1 obtient un ⚠️ (partiel). Le Gouvernement de la FWB fait partie des items qui obtiennent les plus mauvais scores de toute la liste d'évaluation. Les gains les plus importants se situent au niveau de la responsabilité = financement (éliminer l'intégralité du fiscal gap), de la simplicité (supprimer une couche de pouvoir) et de la transparence (enfin rendre clair qui décide).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé Le Gouvernement de la Communauté française est supprimé. Les compétences sont transférées aux gouvernements des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles ; l'enseignement, la politique linguistique et l'audiovisuel public y sont réglés ensemble dans le concordat francophone, où un conseil communautaire des ministres des entités fédérées décide (art. 31 de la Constitution HART).
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- Le gouvernement de la FWB est supprimé. Il n'y a plus de gouvernement de Communauté distinct du côté francophone.
- Les compétences communautaires (enseignement, culture, médias, sport, recherche scientifique, jeunesse, accueil de la petite enfance) sont transférées :
- Au concordat francophone des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles, pour ses institutions francophones : l'enseignement à tous les niveaux, avec le statut des enseignants et la charge des pensions des enseignants, la politique linguistique et l'audiovisuel public (art. 31 de la Constitution HART)
- À chaque entité fédérée (Hainaut, Liège, Namur, Brabant wallon, Luxembourg et Bruxelles) : la culture, le sport, la jeunesse et les médias locaux (art. 29), et l'accueil de la petite enfance dans le cadre des normes minimales que fixe la fédération (art. 28)
- Recherche scientifique : le FNRS fusionne avec le FWO en un seul Fonds scientifique national belge, une institution commune des entités fédérées et de la fédération
- Les près de 7.000 membres du personnel du Ministère de la FWB sont répartis sans licenciements : ceux qui travaillent pour l'enseignement vont à l'administration du concordat (l'Administration générale de l'Enseignement), les autres aux administrations des entités fédérées, au prorata du territoire et de la population qu'ils desservent.
- Les cabinets du gouvernement de la FWB (143 ETP, 17,2 M€ par an en 2025) disparaissent entièrement. Les ministres des entités fédérées reprennent les compétences, avec au plus cinq collaborateurs politiques par membre du gouvernement (art. 40 et 43 de la Constitution HART).
Quel modèle suivons-nous :
- Modèle allemand (Kulturhoheit) : l'enseignement et la culture sont des compétences des entités fédérées.
- Modèle suisse (EDK) : coordination via une conférence interétatique des ministres de l'enseignement, avec un concordat qui harmonise les objectifs et les structures de l'enseignement obligatoire (HarmoS).
Un seul concordat contraignant pour l'enseignement francophone :
- Les cinq entités fédérées wallonnes et Bruxelles règlent ensemble l'enseignement dans le concordat francophone, auquel chacune adhère par loi de l'entité fédérée (art. 31 de la Constitution HART). Un conseil communautaire de leurs ministres de l'enseignement décide des programmes d'études, des diplômes et des normes de qualité, à la majorité des voix pondérées (selon le nombre d'élèves) et des membres, en séance publique ; ses décisions priment sur la loi de l'entité fédérée. Pas de couche de pouvoir supplémentaire : le conseil est composé de ministres des entités fédérées, et l'Administration générale de l'Enseignement est son administration unique.
Économie estimée (à vitesse de croisière) :
- Cabinets de la FWB : 17,2 millions d'euros par an (en totalité ; budget 2025 frais connexes compris). Ce montant compte dans l'économie sur l'ensemble des cabinets (audit faîtier Cabinets ministériels), pas ici
- Intégration du Ministère de la FWB (directions doubles, services d'appui, coordination) : estimation de HART de 10 à 40 millions d'euros par an, par attrition naturelle, puisque le personnel est intégré sans licenciements. La même estimation figure dans l'audit La FWB comme niveau de pouvoir et y est comptée
- Élimination des réunions doubles et des processus décisionnels doubles : difficile à quantifier mais considérable
- Économie directe totale : environ 27 à 57 millions d'euros par an (17,2 millions d'euros de cabinets plus 10 à 40 millions d'euros d'administration). Ce montant ne s'ajoute pas aux autres audits : l'administration compte dans l'audit La FWB comme niveau de pouvoir, les cabinets dans la réforme de tous les cabinets.
- Plus important encore : la responsabilité budgétaire (environ 15 milliards d'euros par an) passe à des niveaux de pouvoir qui ont bien une compétence fiscale propre (ou qui l'obtiennent dans le modèle HART), ce qui élimine le fiscal gap structurel.
Trajet de mise en œuvre :
- Constitution : la Constitution HART ne connaît pas de gouvernements de Communauté ; l'enseignement, la langue et l'audiovisuel sont réglés par les entités fédérées, par groupe linguistique, dans un concordat (art. 31). Une révision exige les deux tiers à la Chambre et un vote citoyen obligatoire avec une majorité des électeurs et des entités fédérées (art. 63)
- Concordat et statut organique : chaque entité fédérée wallonne et Bruxelles adhèrent par loi de l'entité fédérée au concordat francophone (art. 31 §2) et règlent leur gouvernement de cinq membres au maximum dans leur statut organique (art. 43)
- Financement : la loi spéciale de financement disparaît ; les entités fédérées paient leurs dépenses principalement avec des impôts propres (art. 53), avec une loi de péréquation à formule publique (art. 55)
- Période de transition : 2 à 3 ans pour le transfert du personnel et l'intégration administrative
- Horizon temporel : fait partie de la réforme de l'État par phases de HART sur dix ans ; la suppression suit la révision de la Constitution, l'intégration du personnel et de l'administration prend ensuite 2 à 3 ans
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Gouvernement de la FWB (+ cabinets) : supprimé
Six ministres, dont quatre à double casquette, un budget d'environ 15 milliards d'euros par an sans un seul euro de recettes fiscales propres, et une dette d'environ 14 milliards d'euros (2025). Le Gouvernement de la Communauté française est une anomalie administrative qui n'a d'équivalent nulle part au monde. HART le supprime et ramène les compétences là où elles doivent être : auprès des gouvernements des cinq entités fédérées wallonnes et de Bruxelles, qui règlent ensemble l'enseignement, la langue et l'audiovisuel public dans le concordat francophone.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Gouvernement de la Communauté française, officiellement le gouvernement de la « Fédération Wallonie-Bruxelles », est l'organe exécutif des compétences communautaires francophones en Belgique : enseignement, culture, médias, sport, jeunesse, accueil de la petite enfance et recherche scientifique. Il compte 6 ministres (2026), appuyés par des cabinets de 143 équivalents temps plein (fin 2024, 17,2 millions d'euros en 2025) et une administration de près de 7.000 membres du personnel. Il gère un budget d'environ 15 milliards d'euros par an, dont près des trois quarts (73 % en 2024) vont à l'enseignement. La particularité : quatre des six ministres siègent en même temps dans un autre gouvernement, trois au wallon et un au bruxellois (2026). La fameuse « double casquette ».
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental est triple. Premièrement : la FWB n'a pas de recettes fiscales propres. Pas un euro. Son argent provient presque entièrement de dotations via la loi spéciale de financement. Elle dépense environ 15 milliards d'euros par an sans aucune responsabilité fiscale. L'exemple ultime d'un système où décider et payer sont totalement découplés. Le résultat : un déficit d'environ 1,5 milliard d'euros par an (2025-2026), une dette d'environ 14 milliards d'euros qui, en 2025, a pour la première fois dépassé ses recettes annuelles, et un avis défavorable de la Cour des comptes sur ses comptes généraux de 2023 et 2024.
Deuxièmement : la double casquette prouve que le système lui-même est superflu. Si les mêmes ministres traitent des dossiers liés dans deux gouvernements différents avec deux administrations différentes pour largement la même population, alors l'un de ces deux gouvernements est par définition superflu. La Flandre a prouvé dès 1980 qu'il est possible de faire autrement, en combinant les compétences régionales et communautaires dans un seul gouvernement.
Troisièmement : le système est incompréhensible pour le citoyen. Un Bruxellois francophone relève dans sa vie quotidienne d'au moins cinq niveaux de pouvoir : le gouvernement fédéral, la Région bruxelloise, la FWB, la COCOF et la COCOM. Aucun citoyen ne peut dessiner quel ministre est compétent pour quel problème. Ce n'est pas seulement inefficace. Cela mine la confiance dans la démocratie.
Même les partis francophones reconnaissent le problème. En 2023, il est apparu que le PS, le MR et Ecolo négociaient en secret un plan visant à transférer aux Régions une grande partie des compétences de la FWB (entre autres la santé, l'accueil de la petite enfance, l'aide à la jeunesse et la formation). Le plan n'a pas été exécuté, mais le signal est éloquent : les gestionnaires du système le trouvent eux-mêmes impraticable.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, l'enseignement et la culture sont des compétences exclusives des entités fédérées (Kulturhoheit). Chaque gouvernement de Land gère aussi bien les compétences territoriales que culturelles, sans gouvernement de Communauté supplémentaire. La coordination entre entités fédérées passe par la Kultusministerkonferenz (KMK), une plateforme de concertation sans pouvoir législatif propre. Seize gouvernements d'entités fédérées gèrent l'enseignement pour 83,5 millions de personnes. Pour 11,9 millions d'habitants, la Belgique a cinq gouvernements d'entités fédérées, dont deux gouvernements de Communauté qui fonctionnent à côté des gouvernements régionaux.
En Suisse, avec ses quatre langues nationales, les 26 gouvernements cantonaux sont responsables de l'enseignement et de la culture. Aucun niveau communautaire distinct. La coordination passe par l'EDK (Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren) et le concordat HarmoS, par lequel les cantons harmonisent les objectifs et les structures de l'école obligatoire.
En Flandre existe la preuve qu'au sein même de la Belgique, on peut faire autrement. Depuis 1980, la Flandre combine les compétences régionales et communautaires dans un seul parlement et un seul gouvernement.
Ce que HART propose
HART supprime le Gouvernement de la Communauté française. Les compétences communautaires vont aux cinq entités fédérées wallonnes (Hainaut, Liège, Namur, Brabant wallon et Luxembourg) et à Bruxelles. Concrètement :
- La culture, le sport, la jeunesse et l'accueil de la petite enfance deviennent des compétences des entités fédérées, exactement comme en Allemagne et en Suisse. L'enseignement, la politique linguistique et l'audiovisuel public sont réglés ensemble par les entités fédérées dans le concordat francophone contraignant (art. 31 de la Constitution HART), et le FNRS fusionne avec le FWO en un seul Fonds scientifique national belge.
- Les près de 7.000 membres du personnel du Ministère de la FWB sont intégrés, sans licenciements, dans l'administration du concordat, l'Administration générale de l'Enseignement, et dans celles des entités fédérées.
- Les cabinets (143 ETP) disparaissent. Les ministres des entités fédérées reprennent les compétences, avec au maximum cinq collaborateurs politiques chacun.
- Un conseil communautaire des ministres de l'enseignement des entités fédérées (sur le modèle suisse de l'EDK, avec un concordat contraignant sur le modèle HarmoS) décide des programmes d'études, des diplômes et des normes de qualité, à la majorité des voix pondérées et des membres, en séance publique. Pas de couche de pouvoir supplémentaire : le conseil est composé de ministres des entités fédérées.
- La loi spéciale de financement disparaît. Chaque entité fédérée paie par élève avec ses propres impôts, avec une péréquation à formule publique. Décider et payer sont liés.
Ce que cela rapporte
Économie directe : environ 27 à 57 millions d'euros par an en cabinets (17,2 millions d'euros) et en frais de structure administratifs (10 à 40 millions d'euros), à vitesse de croisière (compté une seule fois, dans les audits Cabinets ministériels et La FWB comme niveau de pouvoir). Mais le vrai gain est structurel : environ 15 milliards d'euros de dépenses par an passent enfin sous la responsabilité de niveaux de pouvoir qui lèvent aussi des impôts. Le fiscal gap, de 100 % pour la FWB, disparaît. Décider et payer sont de nouveau liés.
En outre : moins de ministres, moins de cabinets, moins de réunions, moins d'administration. Un seul point de contact par entité fédérée pour l'enseignement et la culture, au lieu d'un gouvernement de Communauté invisible que le citoyen ne connaît pas et dont la Cour des comptes rejette les comptes.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| VRT NWS. Ministers Franse Gemeenschap en Waals Gewest | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/07/14/ministers-franse-gemeenschap-en-waalse-regering-bekend/ | 2024-07-14 | Composition du gouvernement, double casquette |
| VRT NWS. Minister-president Degryse interview | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/07/16/minister-president-van-de-franse-gemeenschap-elisabeth-degryse/ | 2024-07-16 | « De 13 à 10 ministres », réforme |
| BRUZZ. Samenstelling FWB-regering | https://www.bruzz.be/actua/politiek/elisabeth-degryse-les-engages-wordt-minister-president-franse-gemeenschap-2024-07-14 | 2024-07-14 | Répartition des compétences entre les ministres au début de la législature |
| Gouvernement FWB. Composition | https://gouvernement.cfwb.be/ | Consulté le 2026-09-27 | Composition et compétences du gouvernement (situation en 2026) |
| Wallonie.be. Composition du Gouvernement de Wallonie | https://www.wallonie.be/fr/acteurs-et-institutions/wallonie/gouvernement-de-wallonie/composition | Consulté le 2026-09-27 | Ministres à double casquette (wallon et FWB) |
| RTBF. Boris Dilliès rejoint le gouvernement de la FWB | https://www.rtbf.be/article/le-ministre-president-bruxellois-boris-dillies-rejoint-officiellement-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-11689178 | 2026-03-04 | Ministre-président bruxellois également ministre de la FWB (Recherche) |
| Gouvernement FWB. Budget ajusté 2025 | https://gouvernement.cfwb.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse/presses/le-budget-ajuste-2025-adopte-par-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles.html | 2025-05-19 | Chiffres budgétaires 2025, déficit de 1,485 Md € |
| Gouvernement FWB. Budget 2026-2029 | https://gouvernement.cfwb.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse/presses/budget-2026-2029-accord-au-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-pour-garder-sous-controle-le-deficit-budgetaire.html | 2025-10-10 | Déficit de 1,6 Md € en 2026, dette sans correction de 21 Mds € en 2029 |
| RTBF. Budget FWB 2025 en soulagement | https://www.rtbf.be/article/budget-de-la-federation-wallonie-bruxelles-un-ouf-de-soulagement-pour-2025-mais-un-gros-effort-attendu-en-2026-11549225 | 2025-05-19 | 15 Mds € de dépenses, 13,5 Mds € de recettes |
| L'Avenir. Situation budgétaire FWB | https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2025/09/29/la-situation-budgetaire-de-la-federation-wallonie-bruxelles-est-elle-grave-oui-mais-grave-comment-infographie-OTS4S4FM4ZC77PDVUUKX747DPQ/ | 2025-09-29 | Dette en 2025 pour la première fois supérieure aux recettes |
| Cour des comptes. Budget 2026 de la Communauté française | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_46_BudgetCF_2016I.pdf | 2025-11 | Budget 2026 : 16,3 Mds € de liquidations (0,9 Md € de remboursements), 13,6 Mds € de recettes, déficit de 1,6 Md €, dette |
| L'Avenir. Cabinets FWB mis au régime | https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2024/11/25/en-federation-wallonie-bruxelles-les-cabinets-ministeriels-mis-au-regime-par-le-gouvernement-mr-engages-K4WK5BUEPRDPHLAYS4RZYCV2CE/ | 2024-11-25 | Cabinets de 237,7 à 143 ETP, 85 ETP détachés, 14,6 M€ / 17,2 M€ (2025) |
| Revue Politique. Coupes dans les cabinets ministériels | https://www.revuepolitique.be/coupes-dans-les-cabinets-ministeriels-en-belgique-francophone-juste-un-effet-dannonce/ | 2025-04-04 | Cadre de référence des cabinets de la FWB d'environ 203 ETP (2024-2029) |
| RTBF. Qui compose les cabinets ministériels et combien coûtent-ils ? | https://www.rtbf.be/article/qui-compose-les-cabinets-ministeriels-et-combien-coutent-ils-enquete-sur-le-cote-cour-des-ministeres-1-2-11269155 | 2023-10-14 | Budgets des cabinets wallon, bruxellois et de la FWB : ensemble plus de 67 M€ |
| PFWB. Ministère FWB | https://www.pfwb.be/le-ministere-de-la-federation-wallonie-bruxelles | Consulté le 2026-09-27 | Organisation en 6 entités (Secrétariat général et 5 Administrations générales) |
| IWEPS. L'emploi public en Wallonie et en FWB | https://www.iweps.be/publication/lemploi-public-en-wallonie-et-en-federation-wallonie-bruxelles/ | 2021 | Croissance du personnel du Ministère de la FWB de +21 % (2012-2020) |
| FWB Portail. Financement | https://www.federation-wallonie-bruxelles.be/a-propos-de-la-federation/apropos/financement/ | Consulté le 2026-09-27 | Financement via des parts de l'impôt des personnes physiques et de la TVA, pas d'impôts propres |
| Constitution belge (Sénat) | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | Consulté le 2026-09-27 | Art. 121-123 (gouvernements de Communauté), art. 170 §2 (impôts des Communautés) |
| Cour des comptes. 36e Cahier d'observations (Communauté française) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/36e_c_obs_cf.pdf | 2024-10-31 | Avis défavorable sur le compte général 2023 |
| Cour des comptes. 37e Cahier d'observations (Communauté française) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/37e_c_obs_cf.pdf | 2025-10-31 | Avis défavorable sur le compte général 2024 |
| VRT NWS. Geheim overleg Franstalige partijen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2023/09/30/minder-ministers-en-een-efficientere-overheid-partijvoorzitters/ | 2023-10-01 | Réforme PS/MR/Ecolo, concertation secrète depuis 2022, transfert de compétences |
| BRUZZ. PS, MR, Ecolo hervorming klaar | https://www.bruzz.be/politiek/ps-mr-en-ecolo-hebben-hervorming-franstalige-instellingen-klaar-2023-09-28 | 2023-09-28 | Plan : la FWB ramenée à 4 compétences |
| Eurydice. Germany education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/germany/overview | Consulté le 2026-09-27 | Kulturhoheit, compétence des Länder |
| KMK. Geschichte der Kultusministerkonferenz | https://www.kmk.org/kultusministerkonferenz/geschichte-der-kmk.html | Consulté le 2026-09-27 | KMK créée en 1948 |
| Destatis. Bevölkerung Deutschlands 2025 | https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2026/06/PD26_203_124.html | 2026-06 | 83,5 millions d'habitants fin 2025 |
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| Government.nl. Ministry OCW | https://www.government.nl/ministries/ministry-of-education-culture-and-science | Consulté le 2026-09-27 | Modèle néerlandais : un seul ministère |
| Eurydice. Switzerland education governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/switzerland/overview | Consulté le 2026-09-27 | Modèle cantonal, EDK, obligation constitutionnelle de coordination |
| EDK. HarmoS | https://www.edk.ch/de/themen/harmos | Consulté le 2026-09-27 | Harmonisation des objectifs et des structures de l'école obligatoire |
| FWB. Les indicateurs de l'enseignement 2025 | https://www.enseignement.be/fileadmin/portail_age/uploads/Systeme_educatif/Chiffres-cles/Indicateurs/indicateurs-enseignement_2025.pdf | 2025 | Dépenses d'enseignement de 10,7 Mds €, 73 % des dépenses de la FWB (2024) |
| UGent. PISA 2025, Vlaams rapport | https://www.pisa.ugent.be/uploads/files/Vlaams-Rapport-PISA-2025.pdf | 2026 | Scores PISA de la Communauté française et de la Flandre (2022 et 2025) |
| FWB. Les chiffres clés de la FW-B 2025 | https://statistiques.cfwb.be/fileadmin/sites/ccfwb/uploads/documents/CC2025_web.pdf | 2025 | Population relevant de la FWB : environ 4,76 millions (estimation, 2025) ; personnel du ministère : 6.948 au 30 juin 2025 |
| Wikipedia NL. Franse Gemeenschap | https://nl.wikipedia.org/wiki/Franse_Gemeenschap | Consulté le 2026-09-27 | Historique, changement de nom en 2011 |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)