Audit : missions communales : état civil, permis, voiries locales
Date : 2026-04-01 Ligne : Missions communales. État civil, permis, voiries locales Catégorie : Communes Statut proposé : 🟠 Réformé : priorité au numérique avec des processus standardisés, augmentation d'échelle par les fusions et politique des permis uniforme
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Les missions communales forment le cœur du service quotidien au citoyen. Il s'agit de trois grands blocs qui ont historiquement toujours relevé de la commune :
1. État civil et registre de la population
- Base juridique : Code civil (titre II « Des actes de l'état civil »), loi du 18 juin 2018 portant dispositions diverses en matière de droit civil et simplifiant l'état civil, arrêté royal du 10 mars 2019 fixant les modalités d'accès à la Banque de données des Actes de l'état civil (BAEC).
- Ce que cela recouvre : l'établissement des actes de naissance, de décès, de mariage, de divorce, de reconnaissance et de changement de nom. La gestion du registre de la population (domicile, composition de ménage, nationalité). La délivrance des cartes d'identité, passeports, permis de conduire, extraits et attestations.
- Officier : le bourgmestre est officier de l'état civil, mais il peut déléguer cette fonction à un échevin ou à un fonctionnaire communal.
- Numérisation : depuis le 31 mars 2019, tous les nouveaux actes de l'état civil sont établis dans la Banque de données des Actes de l'état civil (BAEC), une banque de données fédérale centralisée qui a remplacé les registres de 589 communes et de 102 postes consulaires. Les anciens registres papier sont conservés jusqu'à leur transfert aux Archives de l'État. C'était une étape majeure après plus de deux siècles de registres papier.
2. Permis
- Base juridique : en Flandre, l'Omgevingsvergunningsdecreet (décret flamand sur le permis d'environnement, 25 avril 2014, entré en vigueur en 2017) ; en Wallonie, le CoDT (Code du Développement Territorial, 2017) ; à Bruxelles, le Code bruxellois de l'Aménagement du Territoire (CoBAT).
- Ce que cela recouvre : permis d'urbanisme (construire, transformer, démolir), permis d'environnement (exploitation d'installations), permis de lotir, permis socio-économiques. En Flandre, ils ont été regroupés dans le permis d'environnement (omgevingsvergunning) en 2017. En Wallonie et à Bruxelles, des trajets séparés subsistent en partie.
- Répartition des compétences : la commune est la première instance pour la plupart des permis. La province ou la Région traite les projets plus importants (installations de classe 1, projets d'intérêt régional). Le recours va à la députation (Flandre) ou au ministre fonctionnellement compétent.
- Moyens en personnel : chaque commune flamande dispose d'au moins un fonctionnaire de l'environnement. Les communes plus grandes ont des services complets d'urbanisme et d'environnement. Dans les petites communes (moins de 10.000 habitants), un petit service traite tous les permis.
3. Voiries locales
- Base juridique : le Decreet Gemeentewegen flamand (décret sur les voiries communales, 3 mai 2019) ; le décret wallon du 6 février 2014 relatif à la voirie communale ; divers règlements fédéraux et régionaux de circulation routière.
- Ampleur : les voiries communales forment l'essentiel du réseau routier belge. En Flandre, environ 90 % des routes revêtues sont des voiries communales ; même la longueur totale du réseau routier flamand n'est pas connue avec certitude (de 67.000 à 85.000 km selon la source). La commune est responsable de l'aménagement, de l'entretien, de la signalisation et de la sécurité routière sur ces voiries.
- Budget : les routes et les égouts (mobilité) constituent le plus gros poste d'investissement des communes flamandes. En 2014, près de 30 % de leurs investissements allaient à l'aménagement et à l'entretien des routes. Pour 2024, les administrations locales flamandes ont inscrit ensemble 4,7 milliards d'euros d'investissements.
- Problème : beaucoup de communes n'ont pas les moyens suffisants pour un entretien structurel, et il manque une vue d'ensemble fiable de l'état de toutes les voiries communales. Le niveau régional est lui aussi en difficulté : en décembre 2025, le ministre bruxellois de la Mobilité a admis que la Région n'a pas assez d'argent pour entretenir correctement ses routes ; les dépenses d'entretien des routes régionales sont passées d'environ 11 millions d'euros (2022) à 3,2 millions d'euros pour le programme de réasphaltage (2024).
1B. Que fait-il en pratique ?
État civil. Réalité quotidienne :
- Chaque commune établit elle-même les actes de naissance, de mariage et de décès survenus sur son territoire ; le volume dépend fortement de la taille de la commune.
- La centralisation dans la BAEC (2019) a été un grand pas : depuis lors, un citoyen peut demander une copie ou un extrait dans n'importe quelle commune, pas seulement dans sa commune de naissance. Mais le front office (le guichet) reste communal. Les citoyens doivent toujours se rendre physiquement à la maison communale pour les mariages, certaines reconnaissances et la délivrance des documents d'identité.
- Mijn Burgerprofiel (Flandre) offre un portail numérique où les citoyens suivent leurs démarches administratives et consultent des documents ; les communes choisissent elles-mêmes les services locaux qu'elles y ajoutent. La Wallonie (Mon Espace) et Bruxelles (IRISbox) ont chacune leur propre portail.
- Les délais d'attente pour un rendez-vous au service population diffèrent fortement d'une commune à l'autre, et ne sont nulle part mesurés ni publiés de façon systématique.
Permis. Réalité quotidienne :
- L'Omgevingsloket flamand (guichet des permis d'environnement) est une plateforme numérique centrale où les demandes sont introduites en ligne : une seule plateforme pour toutes les communes flamandes. C'est un exemple que le reste du pays peut suivre.
- Mais : chaque commune applique les règles autrement. Les prescriptions urbanistiques, les règlements communaux et les plans d'exécution spatiaux (RUP) diffèrent fortement. Ce qui est autorisé dans la commune A est interdit dans la commune voisine B.
- Délais de traitement : en Flandre, légalement de 60 jours (procédure simplifiée) à 105 ou 120 jours (procédure ordinaire), avec une prolongation possible de 60 jours. Les dossiers complexes s'étirent donc souvent sur de nombreux mois, avec les demandes d'avis à des instances externes et les procédures de recours.
- En Wallonie, le paysage des permis est plus complexe : le CoDT fonctionne avec d'autres délais et procédures que la Flandre. Bruxelles a son propre système.
- 565 politiques des permis différentes créent une mosaïque qui décourage les entreprises et les citoyens. Un entrepreneur qui travaille dans trois communes suit trois logiques différentes.
Voiries locales. Réalité quotidienne :
- La dispersion est énorme : les communes rurales gèrent des centaines de kilomètres de routes avec peu d'habitants, les communes urbaines moins de kilomètres mais plus intensivement utilisés.
- Les petites communes confient souvent la gestion technique à l'intercommunale ou au service technique provincial. Une solution pragmatique, qui crée toutefois une complexité administrative supplémentaire.
- Il n'existe aucun système national de gestion des voiries : chaque commune tient (ou ne tient pas) un relevé des routes et de leur état. Il n'existe pas de vue d'ensemble comparable de l'état des routes dans toutes les communes.
- La combinaison de l'adaptation au climat (inondations, îlots de chaleur) et d'égouts vétustes rend l'entretien des voiries toujours plus cher et plus complexe.
1C. Comparaison internationale
| Aspect | Belgique | Pays-Bas | Danemark | Allemagne |
|---|---|---|---|---|
| Communes | 565 (moy. ± 21.000 hab., 2026) | 342 (moy. ± 53.000 hab.) | 98 (moy. ± 61.500 hab., 2026) | plus de 10.000 (moy. moins de 8.000 hab.) |
| État civil | BAEC (centralisée depuis 2019), guichet communal | BRP (centralisé), guichet communal, entièrement numérique pour les extraits | CPR (centralisé), borger.dk (environ 2.000 services en ligne), passage au guichet minimal | Standesamt par commune, partiellement numérisé |
| Permis | 3 systèmes régionaux, 565 applications locales | Omgevingswet (2024) : 1 cadre national, système numérique | Byggetilladelse : standardisé au niveau national, numérique | Bauamt par commune, législation des Länder |
| Gestion des voiries | Les voiries communales forment l'essentiel du réseau (en Flandre ± 90 % des routes revêtues), pas de système central de gestion | Communal, avec les lignes directrices CROW et un modèle d'information commun (IMBOR) pour la gestion | Communal + régional, normes de qualité standardisées | Communal, mais les Kreise comme niveau supracommunal |
| Numérisation | Mijn Burgerprofiel (FL), Mon Espace (WL), IRISbox (BXL) : fragmentée | MijnOverheid.nl : 1 portail, tous les niveaux | borger.dk : 1 portail, environ 2.000 services, courrier numérique obligatoire | Onlinezugangsgesetz (OZG) : ambitieux mais retardé |
Pays-Bas. Le modèle le plus comparable :
- La Basisregistratie Personen (BRP) est un registre de la population centralisé qu'utilisent toutes les communes. Les extraits sont délivrés numériquement via MijnOverheid.nl.
- L'Omgevingswet (loi néerlandaise sur l'environnement, entrée en vigueur le 1er janvier 2024) regroupe (des parties de) 26 lois en 1 seule loi et fonctionne avec un Digitaal Stelsel Omgevingswet (DSO, système numérique de la loi sur l'environnement) : un seul guichet numérique qui montre quelles règles s'appliquent où et où demander les permis. C'est une révolution par rapport à la mosaïque belge de trois systèmes régionaux. Un permis de plein droit en cas de dépassement du délai n'existe plus sous l'Omgevingswet ; le demandeur peut en revanche exiger une astreinte ou introduire immédiatement un recours.
- Le CROW (plateforme de connaissances pour les infrastructures) publie des lignes directrices nationales pour la gestion des voiries, et les communes décrivent leur espace public dans un modèle d'information commun (IMBOR). La Belgique n'a pas d'équivalent.
Danemark. Le modèle d'efficience :
- Après la fusion de 2007 (271 → 98 communes, avec comme repère au moins environ 20.000 habitants, ou sinon une coopération obligatoire), les communes ont reçu des compétences supplémentaires, mais aussi plus de capacité.
- borger.dk regroupe environ 2.000 services publics numériques sur un seul portail. Le courrier numérique de l'administration y est la norme ; l'agence danoise de la numérisation a estimé l'économie qui en découle à environ 1 milliard de couronnes danoises (environ 134 millions d'euros) par an.
- Les demandes de permis sont entièrement numériques et standardisées au niveau national. Pas de 98 interprétations différentes. Un cadre unique avec une application locale.
- Résultat : le Danemark est 1er à l'indice ONU de l'e-gouvernement (2024). La Belgique est 56e.
Allemagne. Le modèle d'avertissement :
- Avec plus de 10.000 communes, l'Allemagne est encore bien plus fragmentée que la Belgique, mais le niveau du Landkreis (294 Landkreise) fait office de couche supracommunale qui regroupe les missions complexes.
- L'Onlinezugangsgesetz (OZG, loi sur l'accès en ligne) visait à offrir 575 services publics en numérique pour fin 2022. C'est un échec : début 2025, seuls 196 étaient disponibles en ligne partout en Allemagne (Behörden-Digimeter 2025, Institut der deutschen Wirtschaft). L'exemple allemand montre que la numérisation ne réussit pas sans réforme structurelle du paysage communal.
1D. Problèmes et critiques
1. Morcellement des services 565 communes = 565 manières différentes de fournir les mêmes services de base. Un déménagement au-delà de la frontière communale signifie un guichet complètement nouveau, de nouvelles procédures, de nouveaux systèmes numériques. Mijn Burgerprofiel (Flandre) rassemble cela en partie, mais le back office reste différent d'une commune à l'autre.
2. Problème d'échelle pour les permis Les petites communes (moins de 10.000 habitants : 203 des 565 communes belges, soit 36 %, en 2026) n'ont souvent qu'un petit service qui traite tout : de l'abri de jardin au complexe industriel. Ces quelques fonctionnaires doivent maîtriser le droit des permis, le droit de l'environnement, le droit de l'aménagement du territoire, le droit du patrimoine et le droit de la procédure administrative. C'est irréaliste. Conséquence : une qualité variable, des délais de traitement plus longs et davantage de procédures de recours.
3. Fracture numérique entre les Régions La Flandre dispose de l'Omgevingsloket (plateforme numérique centrale), de Mijn Burgerprofiel et du databroker MAGDA. La Wallonie et Bruxelles sont à la traîne. Il n'existe pas de plateforme numérique nationale pour les services communaux. Trois Régions, trois vitesses.
4. Entretien des voiries structurellement sous-financé Les voiries communales forment l'essentiel du réseau routier (en Flandre environ 90 % des routes revêtues), mais beaucoup de petites communes ont un patrimoine routier qu'elles ne peuvent pas assumer financièrement. Comme personne ne mesure l'état de toutes les voiries communales, l'ampleur du retard d'entretien n'est pas connue non plus.
5. Pas de KPI uniformes Il n'existe aucun système qui mesure et compare la qualité des services communaux. Le Gemeente- en Stadsmonitor flamand (moniteur des communes et des villes) est un début, mais il combine une enquête triennale auprès des citoyens avec des données d'environnement et ne mesure pas les résultats des services (délais de traitement, maturité numérique, état des voiries). Il n'existe pas de moniteur comparable pour l'ensemble des Régions.
6. Pression des pensions et du personnel Les administrations locales et provinciales emploient ensemble 360.891 travailleurs (premier trimestre 2025). Pour les seules administrations locales flamandes, les frais de personnel dépassent 7 milliards d'euros par an (2024), soit près de la moitié de leurs 14,8 milliards d'euros de dépenses d'exploitation. À cela s'ajoutent plus d'1 milliard d'euros par an de pensions de fonctionnaires statutaires. Près des trois quarts des villes et communes flamandes citent la facture des pensions comme leur principal défi. Le vieillissement du personnel communal rend la situation plus aiguë.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Les missions communales (état civil, permis, voiries locales) relèvent par excellence du niveau local. Le citoyen a un contact direct avec la maison communale. C'est le bon niveau. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le citoyen peut voir qui décide localement, mais l'enchevêtrement d'avis supracommunaux (pompiers, inspection de l'environnement, patrimoine immobilier, société des eaux) sur les permis rend opaque qui décide de fait. 565 politiques des permis différentes ne sont pas comparables. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Les communes supportent les coûts de missions définies en partie au niveau fédéral ou régional (état civil = loi fédérale, permis d'environnement = décret régional). Le financement via le Fonds des communes n'est pas lié aux missions. L'entretien des voiries est chroniquement sous-financé. La responsabilité est communale, mais le budget ne suit pas. |
| 4 | Simplicité | ❌ | 565 communes × 3 cadres régionaux = une mosaïque. Le citoyen en Flandre suit un autre trajet de permis que celui de Wallonie ou de Bruxelles. Au sein d'une même Région, l'application locale diffère de commune en commune. C'est le contraire de la simplicité. |
| 5 | Taille critique | ❌ | 36 % des communes belges (203 sur 565, 2026) comptent moins de 10.000 habitants, et 78 % restent sous 25.000. Ces communes n'ont pas l'échelle nécessaire pour engager du personnel spécialisé (fonctionnaires de l'environnement, juristes, informaticiens). La moyenne (environ 21.000 habitants) est déjà faible par rapport aux Pays-Bas (environ 53.000) et au Danemark (environ 61.500), mais derrière la moyenne se cache une longue traîne de microcommunes. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Les communes ont de l'autonomie dans leur politique des permis, ce qui autorise en principe l'innovation. Mais dans la pratique, cela mène à l'arbitraire plutôt qu'à l'innovation : des projets de construction identiques sont appréciés de manière opposée dans des communes voisines. Pas de « race to the top » mais une « lottery by postcode. » |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI uniformes pour les délais de traitement, les temps d'attente au service population, l'état des voiries ou la maturité numérique. Le Gemeente- en Stadsmonitor flamand est une première amorce, mais il mesure surtout la perception et l'environnement, pas les résultats des services. Il n'existe pas d'instrument comparable pour l'ensemble des Régions. La politique n'est pas ajustée sur la base des résultats, parce que les résultats ne sont pas mesurés. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Des pas en avant : la BAEC (état civil, 2019), l'Omgevingsloket flamand, Mijn Burgerprofiel. Mais : trois systèmes régionaux sans interopérabilité nationale, pas de once only sur tous les niveaux, guichet physique par défaut pour beaucoup de démarches (mariage, documents d'identité), et grande fracture numérique entre les Régions et entre grandes et petites communes. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Les Pays-Bas (Omgevingswet + MijnOverheid.nl), le Danemark (borger.dk + communes fusionnées) et l'Estonie (X-Road) montrent que des plateformes numériques centralisées combinées à des communes plus grandes délivrent de meilleurs services à moindre coût. La Belgique ne suit systématiquement aucun de ces modèles. |
Synthèse : 1 ✅, 4 ⚠️, 4 ❌. Les missions communales se situent au bon niveau (subsidiarité ✅), mais l'exécution échoue sur la simplicité (mosaïque de 565 × 3 systèmes), la taille critique (trop de petites communes pour des missions complexes), l'orientation résultats (pas de KPI) et l'épreuve de l'étranger (aucun modèle de référence n'est suivi). Le gain le plus important se situe dans : l'augmentation d'échelle (fusions), la standardisation (une plateforme numérique unique, des règles uniformes par entité fédérée) et la mesure des résultats (KPI contraignants).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Les missions communales restent à la commune, mais l'exécution est fondamentalement modernisée par les fusions, la standardisation numérique et la mesure des résultats.
3B. Proposition concrète
1. Augmentation d'échelle : fusions vers ± 200 à 250 communes (minimum 25.000 habitants)
- Chaque commune doit avoir une échelle suffisante pour disposer en interne de personnel spécialisé : au moins 2 fonctionnaires de l'environnement, un juriste, un coordinateur informatique, un ingénieur des voiries.
- Le repère danois (environ 20.000 habitants) est un plancher ; vu la complexité des compétences belges, 25.000 est plus réaliste.
- Mécanisme : étendre à toutes les entités fédérées une reprise de dette par fusion sur le modèle flamand (le cadre flamand de janvier 2026 prévoit jusqu'à 16 millions d'euros par fusion, 20 millions d'euros à partir de trois communes) ; en trois vagues : d'abord volontaire, ensuite obligatoire pour celles qui restent sous 25.000 habitants, enfin des fusions de finalisation (détaillé dans l'audit 565 conseils communaux + collèges).
- Économie estimée : 200 à 500 millions d'euros par an après la phase de transition, parce que plus de 300 administrations communales, secrétariats, services informatiques et comptabilités sont regroupés. Le gain se situe surtout dans l'administration et les frais généraux : au Danemark, les coûts administratifs ont baissé après la fusion de 2007 (VIVE, 2012), mais d'autres recherches ont constaté que les économies dans certains domaines étaient annulées ailleurs, sans baisse nette des dépenses (American Political Science Review, 2016). HART calcule donc prudemment. C'est la même fusion que dans l'audit 565 conseils communaux + collèges : le montant n'y compte qu'une seule fois, pas une seconde fois dans cet audit.
2. Les services communaux dans un seul portail public national
- Sur le modèle danois (borger.dk) : un seul portail pour tous les niveaux de pouvoir, avec une seule connexion, où chaque citoyen peut aussi régler tous les services communaux, quelle que soit sa commune. HART développe pour cela MijnOverheid/MonBelgique en une plateforme transactionnelle universelle.
- Intégration de Mijn Burgerprofiel (Flandre), de Mon Espace (Wallonie) et d'IRISbox (Bruxelles) dans ce seul portail.
- Le once only comme loi : la commune ne demande jamais une information qui figure déjà dans un registre de base (Registre national, BCE, BAEC, Cadastre).
- Guichet physique comme filet de sécurité : garanti par la loi pour celles et ceux qui ne suivent pas le numérique, mais plus la norme.
- Référence : le Danemark a estimé l'économie du courrier numérique obligatoire à environ 1 milliard de couronnes danoises (environ 134 millions d'euros) par an. Ce gain d'efficience relève de l'administration numérique dans son ensemble (eBox, un seul portail) et HART le compte là, pas dans cet audit.
3. Une politique des permis standardisée par entité fédérée
- L'Omgevingsloket flamand est l'exemple. Il devient la base d'une plateforme numérique unique de permis pour toute la Belgique ; les règles de fond des permis restent par entité fédérée.
- Au sein de chaque entité fédérée : maximum 20 affectations types avec des conditions uniformes. Les communes peuvent compléter, mais pas déroger au cadre de base.
- Des délais de décision juridiquement contraignants : 60 jours par défaut, un délai maximal légal par type de permis. Si l'administration ne décide pas dans le délai, la demande est réputée acceptée, sauf dans les cas que la loi exclut (art. 44 de la Constitution HART).
- Avantage : les entreprises et les citoyens savent à l'avance ce qui est autorisé. Moins de procédures de recours, un développement économique plus rapide.
4. Un système national de gestion des voiries
- Sur le modèle néerlandais (lignes directrices CROW, modèle d'information IMBOR), mais contraignant : des normes standards pour l'état des voiries, avec un système de gestion numérique qui suit l'état de chaque voirie communale.
- Création d'un fonds d'investissement de l'entité fédérée pour les voiries communales (par analogie avec le Fietsfonds flamand, le fonds vélo) qui co-investit dans l'entretien structurel, lié à des mesures de l'état du réseau.
- Coordination supracommunale : les voiries qui relient plusieurs communes sont gérées par une structure de coopération supracommunale (cf. les vervoersregio's, régions de transport).
5. Des KPI contraignants pour les services communaux
- Chaque commune fait rapport chaque année sur : le délai de traitement moyen des permis, le temps d'attente au service population, le % de transactions numériques, l'indice d'état des voiries et la satisfaction des citoyens.
- Publication sur un tableau de bord public (sur le modèle du Gemeente- en Stadsmonitor flamand, mais avec des indicateurs mesurables).
- Les communes qui sous-performent structurellement reçoivent d'abord un appui ; en cas d'échec persistant, la fusion devient obligatoire.
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-3 : cadre législatif pour les fusions + la plateforme numérique, conception du cadre de KPI ; vague de fusions volontaires
- Années 3-5 : vague de fusions obligatoires pour les communes de moins de 25.000 habitants, services communaux en pilote dans le portail national, standardisation de la politique des permis
- Années 5-7 : fusions de finalisation, plateforme pleinement opérationnelle, système de gestion des voiries, toutes les communes sur le tableau de bord des KPI
- Ensuite : transformation numérique complète, économies structurelles à vitesse de croisière
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Missions communales (état civil, permis, voiries locales) : Réformé 565 communes qui organisent chacune leur propre guichet, leur politique des permis et leur entretien des voiries : cela peut se faire plus intelligemment. HART choisit des communes plus grandes avec plus de capacité, une seule plateforme numérique pour tous les services communaux et des permis standardisés. Pour que le citoyen reçoive partout la même qualité.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Chaque commune belge fournit au citoyen trois grands blocs de services : l'état civil (naissance, mariage, décès, documents d'identité), les permis (construire, transformer, exploiter) et les voiries locales (l'essentiel du réseau routier ; en Flandre environ 90 % de toutes les routes revêtues). Les administrations locales et provinciales emploient ensemble 360.891 personnes (2025). Les seules administrations locales flamandes ont plus de 7 milliards d'euros de frais de personnel par an et ont inscrit pour 2024 4,7 milliards d'euros d'investissements. L'état civil est numérisé depuis 2019 dans une banque de données centrale (la BAEC), mais le guichet reste communal. Les permis suivent trois systèmes régionaux : la Flandre a un Omgevingsloket central, la Wallonie et Bruxelles travaillent avec d'autres cadres et d'autres délais.
Ce qui ne va pas
Le problème central est le morcellement. 565 communes, cela signifie 565 manières différentes de fournir les mêmes services de base. La même demande de construire peut être appréciée autrement dans une commune que dans la commune voisine. Un déménagement au-delà de la frontière communale signifie un guichet complètement nouveau, de nouvelles procédures, parfois de nouveaux systèmes numériques.
Les petites communes (moins de 10.000 habitants : 203 sur 565, soit 36 %) n'ont souvent qu'un petit service qui traite tous les permis : de l'abri de jardin au complexe industriel. Ces quelques fonctionnaires doivent maîtriser le droit de l'urbanisme, le droit de l'environnement, le droit du patrimoine et le droit de la procédure administrative. Ce n'est tout simplement pas réaliste. Conséquence : une qualité variable, des délais de traitement plus longs et davantage de recours devant le Conseil pour les contestations des autorisations.
Pour l'entretien des voiries, le tableau est tout aussi sombre. Les voiries communales forment l'essentiel du réseau routier, réparties entre 565 communes avec d'énormes différences de longueur et de moyens. Même la longueur totale du réseau routier flamand n'est pas connue avec certitude, et encore moins son état. Les Régions aussi sont en difficulté : en décembre 2025, le ministre bruxellois de la Mobilité a publiquement admis que la Région n'a pas assez d'argent pour entretenir correctement ses routes. Et il n'existe aucun système national qui suit l'état des voiries communales : chaque commune tient (ou ne tient pas) sa propre administration.
Sur le plan numérique, il y a des progrès. Mijn Burgerprofiel en Flandre, l'Omgevingsloket, la BAEC. Mais aucune cohérence. Trois Régions, trois écosystèmes numériques, pas de once only sur tous les niveaux. Le Danemark offre environ 2.000 services publics sur un seul portail (borger.dk) et a fait du courrier numérique la norme. La Belgique a au moins trois portails qui offrent chacun une partie des services.
Comment cela fonctionne ailleurs
Le Danemark a fusionné radicalement en 2007, passant de 271 à 98 communes (repère : au moins environ 20.000 habitants). Le résultat : des coûts administratifs plus bas et des communes assez grandes pour exécuter professionnellement des missions complexes, comme les soins aux personnes âgées, l'enseignement et le placement des demandeurs d'emploi. En même temps, le Danemark a développé borger.dk : un seul portail numérique pour tous les services publics. Le résultat : le Danemark est 1er à l'indice ONU de l'e-gouvernement (2024). La Belgique est 56e.
Les Pays-Bas ont introduit le 1er janvier 2024 l'Omgevingswet, qui regroupe (des parties de) 26 lois en 1 seule loi. Les demandes de permis passent par un seul guichet numérique, le Digitaal Stelsel Omgevingswet (DSO). Les citoyens et les entreprises voient à l'avance quelles règles s'appliquent où, quelle que soit la commune où ils construisent. Les Pays-Bas disposent en outre des lignes directrices CROW pour la gestion des voiries et d'un modèle d'information commun que les communes utilisent pour gérer l'état de leurs routes et planifier l'entretien. La Belgique n'a pas d'équivalent.
Ce que HART propose
HART veut maintenir les missions communales au niveau local. C'est là qu'elles ont leur place. Mais l'exécution doit être fondamentalement modernisée, via quatre piliers :
Premièrement : une augmentation d'échelle vers ± 200 à 250 communes d'une taille minimale de 25.000 habitants. Cela donne à chaque commune la capacité d'avoir du personnel spécialisé : plusieurs fonctionnaires de l'environnement, un juriste propre, un coordinateur informatique, un ingénieur des voiries. Une reprise de dette en cas de fusion sur le modèle flamand (jusqu'à 16 millions d'euros par fusion) est étendue à toutes les entités fédérées. En trois vagues : d'abord volontaire, ensuite obligatoire pour celles qui restent sous 25.000 habitants.
Deuxièmement : tous les services communaux dans un seul portail public national sur le modèle danois, avec une seule connexion pour tous les niveaux de pouvoir. Que vous habitiez à Anvers ou à Arlon : la même expérience numérique pour l'état civil, les permis et les signalements concernant les voiries. Le once only comme loi. La commune ne demande jamais ce qui figure déjà au Registre national, à la BCE ou au Cadastre. Guichet physique comme filet de sécurité pour celles et ceux qui ne suivent pas le numérique, mais plus comme norme.
Troisièmement : des règles de permis standardisées par entité fédérée. Les communes peuvent poser des accents locaux, mais le cadre de base est uniforme. Une seule plateforme numérique de permis pour toute la Belgique, construite sur l'Omgevingsloket flamand. Un délai de décision légal de 60 jours par défaut ; si l'administration ne décide pas à temps, la demande est réputée acceptée, sauf dans les cas que la loi exclut.
Quatrièmement : un système national de gestion des voiries sur le modèle CROW. L'état de chaque voirie communale est suivi. Un fonds d'investissement de l'entité fédérée cofinance l'entretien structurel, lié à des normes de qualité mesurables.
Ce que cela rapporte
Les fusions rapportent, selon les estimations, après la phase de transition 200 à 500 millions d'euros par an, surtout en administration, informatique et frais généraux : des centaines d'administrations, de secrétariats et de comptabilités en moins. À cela s'ajoute le gain d'efficience d'un seul portail numérique, que HART compte dans l'administration numérique dans son ensemble. C'est de l'argent qui se libère pour de meilleures routes, des permis plus rapides et plus de personnel dans les services qui comptent : l'accueil de la petite enfance, la sécurité, la politique sociale.
Mais il ne s'agit pas seulement d'argent. Il s'agit de pouvoirs publics qui fonctionnent. Où vous obtenez une réponse à votre demande de permis de bâtir en 60 jours, pas après des mois. Où vous demandez vos extraits depuis votre fauteuil, pas après des semaines d'attente pour un rendez-vous. Où chaque voirie communale est en état correct, pas avec des nids-de-poule qui durent déjà depuis trois hivers.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Departement Omgeving. Gemeentewegen: wie is de wegbeheerder? | https://omgeving.vlaanderen.be/nl/decreten-en-uitvoeringsbesluiten/wetwijzer/gemeentewegen-wie-is-de-wegbeheerder | consulté en 2026 | Décret sur les voiries communales : la commune comme gestionnaire de voirie, répartition des tâches entre conseil communal et collège |
| Belgium.be. Bevoegdheden gemeenten | https://www.belgium.be/en/about_belgium/government/Communes/competence | consulté en 2026 | Aperçu des compétences communales (état civil, travaux publics, population) |
| Belfius Research. Gemeentebesturen geven 2.179 euro uit per inwoner | https://www.belfius.be/retail/nl/publicaties/actualiteit/2024-w025/gemeentebesturen/index.aspx | 20 juin 2024 | Administrations locales flamandes : 14,8 Mds € de dépenses d'exploitation, frais de personnel de plus de 7 Mds € (près de la moitié), 4,7 Mds € d'investissements (2024), pensions de plus d'1 Md €, près des trois quarts citent la facture des pensions comme principal défi |
| RSZ. Arbeidsmarktanalyse, tewerkstelling naar sector | https://www.rsz.be/stats/arbeidsmarktanalyse-interactieve-statistieken-en-snelle-ramingen-van-de-tewerkstelling | premier trimestre 2025 | 360.891 travailleurs dans les administrations locales et provinciales |
| Statbel. Bevolking naar woonplaats op 1 januari 2026 (open data) | https://statbel.fgov.be/sites/default/files/files/opendata/bevolking%20naar%20woonplaats%2C%20nationaliteit%20burgelijke%20staat%20%2C%20leeftijd%20en%20geslacht/TF_SOC_POP_STRUCT_2026.zip | 1er janvier 2026 | 565 communes, 11.867.634 habitants (moyenne ± 21.000) ; 203 communes (36 %) sous 10.000 et 442 (78 %) sous 25.000 habitants (décompte propre) |
| Etaamb (Belgisch Staatsblad). KB van 10 maart 2019 over de toegang tot de databank voor de akten van de burgerlijke stand | https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-10-maart-2019_n2019011109.html | 14 mars 2019 | Base juridique de la BAEC, en vigueur le 31 mars 2019 |
| Oud-minister van Justitie. Digitalisering burgerlijke stand | https://www.koengeens.be/policy/digitalisering-burgerlijke-stand | 31 mars 2019 | BAEC : registres de 589 communes et de 102 postes consulaires intégrés ; demande de copie dans n'importe quelle commune |
| Rijksarchief. Digitalisering en ontsluiting burgerlijke stand | https://www.arch.be/index.php?l=nl&m=nieuws&r=alle-nieuwsberichten&a=2021-04-01-de-digitalisering-en-ontsluiting-van-de-burgerlijke-stand-een-langverwacht-koninklijk-besluit.-en-nu | 1er avril 2021 | Transfert des anciens registres aux Archives de l'État |
| Provincie Antwerpen. Welke vergunningsprocedure? | https://www.provincieantwerpen.be/nl/infopunt-omgevingsvergunningen/welke-vergunningsprocedure | consulté en 2026 | Délais de décision du permis d'environnement : 60 jours (simplifiée), 105 ou 120 jours (ordinaire), prolongation de 60 jours |
| Burgerprofiel.be. Mijn Burgerprofiel | https://www.burgerprofiel.be/ | consulté en 2026 | Portail numérique de l'administration flamande ; les communes ajoutent elles-mêmes des fonctions locales |
| BOS+. Het Vlaamse wegennet: een vage rekening | https://bosplus.be/nieuws/het-vlaamse-wegennet-een-vage-rekening/ | consulté en 2026 | Flandre : de 67.000 à 85.000 km de routes revêtues selon la source, ± 90 % de voiries communales ; près de 30 % des investissements communaux vont aux routes (2014) |
| VRT NWS. Brussel heeft geen geld meer om eigen wegen te onderhouden | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/12/16/brussel-heeft-geen-geld-meer-om-eigen-wegen-te-onderhouden/ | 16 décembre 2025 | Ministre bruxellois : trop peu d'argent pour un entretien correct des routes ; entretien des routes régionales de ± 11 M€ (2022) à 3,2 M€ pour le réasphaltage (2024) |
| VVSG. Aangepast ondersteuningskader voor gemeentelijke fusies | https://www.vvsg.be/nieuwsoverzicht/aangepast-ondersteuningskader-voor-gemeentelijke-fusies | janvier 2026 | Reprise de dette flamande : maximum 16 M€ par fusion, 20 M€ à partir de trois communes |
| Rijksoverheid.nl. Taken van een gemeente | https://www.rijksoverheid.nl/onderwerpen/gemeenten/taken-gemeente | consulté en 2026 | 342 communes néerlandaises, BRP et missions communales |
| ProDemos. Wat doet de gemeente? | https://prodemos.nl/kennis/informatie-over-politiek/de-gemeente/wat-doet-de-gemeente/ | consulté en 2026 | Services communaux néerlandais |
| Rijksdienst voor het Cultureel Erfgoed. Invoering Omgevingswet op 1 januari 2024 | https://www.cultureelerfgoed.nl/actueel/nieuws/2023/03/14/invoering-omgevingswet-op-1-januari-2024 | 14 mars 2023 | L'Omgevingswet regroupe 26 lois ; système et guichet numériques |
| PONT Omgeving. Geen vergunning van rechtswege in de Omgevingswet | https://omgevingsweb.nl/nieuws/geen-vergunning-van-rechtswege-de-omgevingswet/ | 5 novembre 2014 | Plus de permis de plein droit ; astreinte et recours en cas de décision tardive |
| Wikipedia. Strukturreformen (Denemarken) | https://en.wikipedia.org/wiki/Strukturreformen | consulté en 2026 | Réforme danoise de 2007 : 271 → 98 communes, 13 provinces (amter) → 5 régions |
| Deens ministerie van Binnenlandse Zaken. Aftale om strukturreform | https://www.ism.dk/Media/7/A/Strukturaftale.pdf | juin 2004 | Repère de ± 20.000 habitants, sinon coopération obligatoire |
| American Political Science Review. Jurisdiction Size and Local Government Policy Expenditure | https://www.cambridge.org/core/journals/american-political-science-review/article/abs/jurisdiction-size-and-local-government-policy-expenditure-assessing-the-effect-of-municipal-amalgamation/1D7FC5AEBFBBFAD475F70913CBB8FBAF | 2016 | Fusion danoise : économies annulées dans certains domaines par des coûts plus élevés dans d'autres ; pas de baisse nette des dépenses |
| VIVE. Analyse: Slankekur i den kommunale administration | https://www.vive.dk/da/nyheder-og-debat/analyse-slankekur-i-den-kommunale-administration-ov9807xn/ | 13 novembre 2012 | Les communes danoises fusionnées ont réduit leurs dépenses administratives à partir de 2010 |
| Staat van de Uitvoering. Deense digitale overheid | https://staatvandeuitvoering.nl/case/deense-digitale-overheid-succesvol-dankzij-langetermijn-strategie/ | consulté en 2026 | borger.dk : environ 2.000 selfservices numériques ; KOMBIT |
| Binnenlands Bestuur. Digitaal tenzij in Denemarken | https://www.binnenlandsbestuur.nl/digitaal/eu-subsidies/digitaal-tenzij-in-denemarken | consulté en 2026 | Communication numérique obligatoire avec l'administration, introduite entre 2012 et 2015 |
| Rigsrevisionen. Savings potential of approx. DKK 1 billion annually associated with Digital Post | https://www.uk.rigsrevisionen.dk/audits-reports-archive/2016/jan/report-on-the-savings-potential-of-approx-dkk-1-billion-annually-associated-with-the-transition-to-the-mandatory-public-digital-mailbox-digital-post | janvier 2016 | Économie estimée du courrier numérique obligatoire : environ DKK 1 milliard par an |
| Verenigde Naties. E-Government Knowledgebase, landenprofiel België | https://publicadministration.un.org/egovkb/en-us/Data/Country-Information/id/17-Belgium | 2024 | Belgique 56e sur 193, Danemark 1er (EGDI 2024) |
| KOMMUNAL. Behörden-Digimeter 2025: so weit ist das OZG | https://kommunal.de/behoerden-digimeter-2025-so-weit-ist-das-ozg | 2025 | Début 2025 : 196 des 575 services OZG en ligne partout en Allemagne ; délai initial fin 2022 |
| CEMR. Belgium country profile | https://terri.cemr.eu/en/country-profiles/belgium.html | consulté en 2026 | Structure des administrations locales, répartition des compétences |
Phase 6 : archivage et suivi
Fichier : HART/staatshervorming audit/Gemeentelijke taken. Audit 2026-04-01.md
TRACKER.md : ligne Gemeentelijke taken cochée [x] avec la date 2026-04-01.
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)