Cour constitutionnelle : audit de la réforme de l'État
Date : 2026-03-29
Statut : 🟠 Réformé Catégorie : pouvoir judiciaire et organes constitutionnels
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
La Cour constitutionnelle (jusqu'en 2007 : Cour d'arbitrage) est la plus haute instance judiciaire de Belgique qui contrôle la conformité des lois, décrets et ordonnances à la Constitution. Elle a été créée lors de la révision de la Constitution de 1980 sous le nom de Cour d'arbitrage, installée solennellement le 1er octobre 1984 au Sénat, et a rendu son premier arrêt le 5 avril 1985. Depuis la révision de la Constitution du 7 mai 2007, elle porte le nom de « Cour constitutionnelle ».
Base juridique :
- Article 142 de la Constitution (inséré en 1980 comme article 107ter)
- Loi spéciale du 6 janvier 1989 sur la Cour constitutionnelle (modifiée à plusieurs reprises, notamment en 2003 et en 2014)
Niveau de pouvoir : fédéral
Composition :
- 12 juges, nommés à vie (retraite à 70 ans, âge minimum de 40 ans)
- 6 néerlandophones, 6 francophones (au moins 1 avec une connaissance de l'allemand)
- Par groupe linguistique : 3 « juges-juristes » (professeurs de droit, magistrats de la Cour de cassation ou du Conseil d'État, référendaires de la Cour constitutionnelle) et 3 « juges-politiques » (anciens parlementaires pendant au moins 5 ans)
- Depuis 2014, un quota de genre : au moins 1/3 du sexe le moins représenté (fin 2025 : 6 femmes sur 12)
- 2 présidents (un par groupe linguistique), qui alternent chaque année comme président en fonction
Procédure de nomination :
- Nommés par le Roi sur une liste de deux candidats, présentés alternativement par la Chambre et le Sénat
- Requis : une majorité des deux tiers des membres présents
- En pratique : le système d'Hondt. Les mandats sont répartis entre les groupes politiques
Budget : un budget de 14,5 millions d'euros (2026), financé par une dotation de 13,8 millions d'euros et des réserves propres ; en 2025, la dotation était de 13,6 millions d'euros. La Cour gère ce budget de manière autonome afin de garantir son indépendance. Ses comptes sont vérifiés par la Cour des comptes et approuvés par la Chambre. Les salaires et traitements représentent 88,5 % des dépenses (2024).
Personnel : outre les 12 juges, la Cour compte 20 référendaires (maximum légal 24), 2 greffiers et 56 membres du personnel du cadre administratif (fin 2025), dont des traducteurs et des collaborateurs administratifs. Au total environ 90 personnes. Les référendaires préparent les dossiers avec les juges-rapporteurs.
1B. Que fait-elle en pratique ?
Missions principales :
- Recours en annulation : contrôle la conformité des lois, décrets et ordonnances à la Constitution. Les citoyens, les autorités et les parties intéressées peuvent demander une annulation dans les 6 mois de la publication. Les décisions valent erga omnes (à l'égard de tous).
- Questions préjudicielles : d'autres juges soumettent des questions sur la constitutionnalité d'une législation. La décision vaut inter partes (entre les parties) mais a en pratique une large portée de précédent.
- Conflits de compétence : statue sur la répartition des compétences entre le fédéral, les Régions et les Communautés. La mission centrale historique.
Contrôle au regard de :
- Les règles répartitrices de compétences (fonction d'origine de « Cour d'arbitrage »)
- Le titre II de la Constitution (articles 8-32) : les droits fondamentaux
- Les articles 143 §1, 170, 172 et 191 : égalité, non-discrimination, légalité fiscale
Mode de fonctionnement :
- Siège standard : 7 juges (les deux présidents + 5 juges, avec au moins 3 par groupe linguistique, au moins 2 anciens parlementaires et au moins 2 juristes)
- Séance plénière (au moins 10 juges, autant de néerlandophones que de francophones) : pour les affaires sensibles ou sur demande
- Chambre restreinte (le président et les 2 juges-rapporteurs) : pour les affaires manifestement irrecevables ou pour lesquelles la Cour est manifestement incompétente
- Chaque dossier : 2 rapporteurs (un par groupe linguistique) avec leurs référendaires
Charge de travail : la Cour a reçu 207 nouvelles affaires en 2025 (269 en 2024, 228 en 2023) et a rendu 177 arrêts en 2025 (159 en 2024, 178 en 2023). Parmi les arrêts de 2025, 87 portaient sur un recours en annulation et 85 sur une question préjudicielle ; dans 20 arrêts, une violation de la répartition des compétences était invoquée. La loi demande un arrêt dans les douze mois (un délai d'ordre) ; le rapport annuel ne publie pas de durée moyenne de traitement.
Évaluations : le mémorandum commun de juillet 2024 de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation et du Conseil d'État demande davantage de moyens pour la Justice, des décisions dans un délai raisonnable et une vision à long terme de la numérisation de la Justice. La Cour publie depuis 2003 un rapport annuel avec des statistiques d'affaires, le budget, les comptes et le cadre du personnel.
1C. Comparaison internationale
Allemagne : Bundesverfassungsgericht (Karlsruhe)
- 16 juges en deux sénats de 8 chacun
- Élus par le Bundestag (une moitié) et le Bundesrat (l'autre moitié) à la majorité des deux tiers
- Mandat : 12 ans (ou jusqu'à 68 ans), sans renouvellement possible : cela garantit l'indépendance
- Les candidats doivent avoir au moins 40 ans et la qualification pour la fonction de juge (formation juridique)
- Budget : environ 45 millions d'euros par an (2025)
- Personnel : environ 295 collaborateurs (2025) ; chaque juge dispose de 4 collaborateurs scientifiques
- Charge de travail : environ 4.900 nouvelles affaires en 2025, dont 4.722 (96 %) plaintes individuelles (Verfassungsbeschwerde)
- Différence cruciale : les citoyens peuvent introduire, contre tout acte des pouvoirs publics, y compris une loi, une décision administrative ou un jugement, une plainte individuelle pour violation de leurs droits fondamentaux (Verfassungsbeschwerde). La Belgique ne connaît pas cela
- En décembre 2024, les 16 juges, les 2 sénats, le mandat de 12 ans et l'interdiction de renouvellement ont été ancrés aux articles 93 et 94 de la Grundgesetz, comme protection contre la manipulation politique
Pays-Bas : pas de cour constitutionnelle
- L'article 120 de la Constitution contient une interdiction de contrôle : les juges ne peuvent pas contrôler la conformité des lois à la Constitution
- Les Pays-Bas sont le seul pays européen avec une interdiction de contrôle aussi explicite
- Le Conseil d'État néerlandais (Raad van State) rend bien des avis mais ne peut pas annuler des lois
- En juin 2026, le gouvernement néerlandais a envoyé au Conseil d'État une proposition de révision de la Constitution pour lever partiellement l'interdiction de contrôle : les juges pourraient contrôler les lois au regard des droits fondamentaux classiques
- Pertinence : la Belgique est en avance sur les Pays-Bas, mais le système belge a d'autres faiblesses (nominations politiques)
Danemark : contrôle diffus
- Pas de cour constitutionnelle distincte
- Le Højesteret (18 juges) peut en théorie déclarer des lois inconstitutionnelles
- En pratique, cela n'est arrivé que 1 seule fois depuis la Constitution de 1849 (arrêt Tvind, 1999)
- Nominations par le ministre de la Justice sur recommandation d'un conseil de nomination indépendant. Pas de répartition politique
Autriche : Verfassungsgerichtshof (Vienne)
- 14 juges + 6 suppléants, nommés jusqu'à leurs 70 ans
- Le gouvernement présente le président, le vice-président, 6 membres et 3 suppléants ; le Conseil national 3 membres et 2 suppléants ; le Conseil fédéral 3 membres et 1 suppléant
- Tous les membres doivent avoir un diplôme en droit et au moins dix ans d'expérience professionnelle juridique ; les parlementaires en fonction et les fonctionnaires de parti sont exclus
- Personnel : environ 80 collaborateurs
- Comparable à la Belgique par son modèle fédéral
- Différence importante : le système de suppléants évite le blocage en cas d'absence
- Les opinions dissidentes (dissenting opinions) ne sont pas publiées
Suisse : Bundesgericht (Lausanne)
- Juridiction suprême dotée d'une fonction constitutionnelle, mais qui doit appliquer les lois fédérales, même si elles sont inconstitutionnelles (article 190 de la Constitution fédérale) ; elle peut en revanche contrôler la législation cantonale
- La démocratie directe (référendum) prime sur le contrôle juridictionnel
- La Belgique donne à sa cour constitutionnelle plus de pouvoir que la Suisse
1D. Problèmes et critiques
1. Les nominations politiques via d'Hondt : un arbitrage
Les juges sont nommés selon une clé de répartition politique (d'Hondt) entre les partis au parlement, avec une majorité des deux tiers à la Chambre ou au Sénat (alternativement) comme confirmation. Cela a deux visages.
Le revers : chaque juge « appartient » informellement à un parti politique. Le Vlaams Belang, deuxième parti de Flandre lors des élections de 2024 (20 sièges à la Chambre), n'a jamais été pris en compte pour une nomination (cordon sanitaire). La couleur politique des juges est un secret de Polichinelle.
L'autre versant : le système d'Hondt a préservé la Belgique depuis 1984 du problème espagnol des vacances. En Espagne (Tribunal Constitucional), les candidats sont négociés à chaque tour de renouvellement à la majorité des 3/5, sans clé de répartition fixée à l'avance. Résultat : des mandats expirés depuis des années, un renouvellement bloqué pendant des mois en 2022 et une crise institutionnelle entre le gouvernement, le parlement et la cour. La méthode d'Hondt répartit les sièges mathématiquement sur la base des rapports de force entre groupes, ce qui fait largement disparaître la marge de négociation pour les blocages. La confirmation aux deux tiers n'est ensuite plus qu'une formalité pour l'essentiel.
Pour une cour constitutionnelle qui statue par nature sur des questions politico-éthiques (avortement, liberté de culte, droits fondamentaux sociaux), une composante politique dans la nomination n'est en outre pas par définition un défaut. Les cours constitutionnelles distinctes ont été créées après la guerre dans toute l'Europe continentale précisément pour cette raison : la fonction de contrôle comporte une dimension d'appréciation qui exige un ancrage démocratique. Conclusion : un ancrage démocratique est défendable, mais il ne doit pas nécessairement prendre la forme d'une clé de répartition entre partis, et la procédure autour de la Cour doit devenir plus résiliente et plus transparente.
2. La réforme manquée de février 2026
Le 26 février 2026, la Chambre a rejeté un projet de loi spéciale (DOC 56 1093) qui aurait réformé la procédure de nomination :
- Proposition : auditions des candidats, un diplôme en droit pour les anciens politiques, la preuve de la connaissance de l'autre langue nationale, présentation uniquement par la Chambre, couplée à la suppression du Sénat
- Résultat : 82 pour, 52 contre. Majorité des deux tiers non atteinte
- Ont voté contre : le Vlaams Belang (qui craignait une « refédéralisation »), le PTB, le PS, DéFI, Ecolo-Groen
- Le Vlaams Belang exigeait une présentation par les parlements de communauté plutôt que par la Chambre
- Le 12 mars 2026, la Chambre a malgré tout présenté un candidat de la N-VA à la majorité des deux tiers, après deux tours de scrutin
3. Une composition à moitié politique
L'exigence selon laquelle 6 des 12 juges doivent être d'anciens parlementaires est exceptionnelle. Dans les cours comparées, c'est l'inverse : l'Allemagne exige la qualification pour la fonction de juge, l'Autriche un diplôme en droit et dix ans d'expérience juridique, et l'Autriche exclut même les parlementaires en fonction et les fonctionnaires de parti. En Belgique, un juge-politique n'a pas besoin d'être juriste. Cela mine la perception d'indépendance.
4. La nomination à vie
Les juges constitutionnels belges sont nommés à vie (jusqu'à 70 ans). L'Allemagne applique 12 ans sans renouvellement, l'Italie, l'Espagne et la France 9 ans sans renouvellement. Un tel mandat fixe et non renouvelable garantit à la fois l'indépendance et le renouvellement. L'Autriche nomme, comme la Belgique, jusqu'à 70 ans.
5. Pas de plainte individuelle pour les droits fondamentaux
Contrairement à l'Allemagne (Verfassungsbeschwerde) et à l'Autriche, les citoyens belges ne peuvent pas s'adresser directement à la Cour constitutionnelle contre une violation concrète de leurs droits fondamentaux par une décision des pouvoirs publics ou un jugement. Ils ne peuvent contester eux-mêmes une loi que par un recours en annulation dans les 6 mois de la publication (s'ils y ont intérêt), ou doivent attendre qu'un autre juge pose une question préjudicielle.
6. Une transparence limitée
La Cour publie depuis 2003 un rapport annuel avec des statistiques d'affaires, le budget et les comptes, et la Cour des comptes et la Chambre contrôlent l'utilisation du budget (14,5 millions d'euros en 2026). Mais les délais de traitement et les objectifs de performance font défaut, les délibérations sont secrètes et les opinions dissidentes (dissenting opinions) ne sont pas possibles. Qui présente quel juge et pourquoi reste une affaire des partis.
7. La vulnérabilité en cas de recul démocratique
Les cours constitutionnelles à nomination politique sont historiquement vulnérables à la captation populiste. La Pologne (gouvernement PiS 2015-2023) a capté le Trybunał Konstytucyjny par des modifications législatives et l'a rempli de loyalistes. La Hongrie (Fidesz depuis 2010) a entièrement redessiné l'Alkotmánybíróság à la majorité des 2/3 en une seule législature. Les deux cas ont entraîné une perte de légitimité au regard de l'État de droit et des procédures européennes sur l'État de droit. Le système d'Hondt belge offre mathématiquement une certaine protection (la répartition proportionnelle des sièges empêche un parti unique de réclamer tous les sièges), mais une coalition populiste des 2/3 pourrait tout de même faire toutes les nominations, et la loi spéciale sur la Cour constitutionnelle peut être modifiée à cette même majorité des 2/3 (plus une majorité dans chaque groupe linguistique). Les garanties procédurales ne figurent que dans une loi spéciale, pas dans la Constitution elle-même.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Le contrôle de constitutionnalité est par définition une mission fédérale. La Cour statue sur les conflits de compétence entre niveaux. Cela ne peut être que fédéral. |
| 2 | Transparence | ❌ | Des nominations par clé de répartition politique (d'Hondt) sans auditions publiques. Il existe un rapport annuel avec des statistiques d'affaires, mais les délibérations sont secrètes et les opinions dissidentes ne sont pas possibles. Le citoyen ne peut pas voir quelle affiliation politique a un juge, mais c'est un secret de Polichinelle. |
| 3 | Responsabilité = financement | ✅ | La Cour reçoit une dotation fédérale (13,8 M€ en 2026) et la gère de manière autonome. L'autonomie protège l'indépendance ; les comptes sont vérifiés par la Cour des comptes, approuvés par la Chambre et publiés dans le rapport annuel. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La structure de la Cour elle-même est claire (12 juges, 2 groupes linguistiques). Mais la procédure de nomination est inutilement complexe (Chambre et Sénat en alternance, d'Hondt, majorité des 2/3), et une réforme de celle-ci a échoué en février 2026 faute de majorité des deux tiers. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 12 juges pour plus de 200 nouvelles affaires et 159 à 178 arrêts par an (2023-2025), c'est gérable. Mais l'absence de suppléants (comme en Autriche) peut entraîner des retards. La Cour est plus petite que l'allemande (16) mais comparable à l'autrichienne (14). |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Pas directement applicable. La Cour est l'arbitre des conflits de compétence. Elle remplit ce rôle de manière adéquate. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Le rapport annuel compte les affaires et les arrêts, mais ne contient ni délais de traitement, ni objectifs de performance, ni évaluation externe du fonctionnement. Le mémorandum commun de juillet 2024 signale des besoins mais ne débouche pas sur des améliorations mesurables. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Les arrêts sont en ligne le jour du prononcé et les dossiers sont traités numériquement en interne. Depuis le 1er mars 2026, les parties peuvent introduire leurs actes par voie électronique (eProConst), mais dans cette première phase, la communication de la Cour avec les parties et les juges de renvoi se fait exclusivement par envoi recommandé ; la communication électronique nécessite un arrêté royal supplémentaire. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | La composition à moitié politique (6 anciens parlementaires obligatoires) est exceptionnelle et n'a fait ses preuves nulle part. L'absence de plainte individuelle pour les droits fondamentaux s'écarte des modèles allemand et autrichien. La nomination à vie est dépassée. |
Synthèse : la procédure de nomination d'Hondt est un arbitrage institutionnel (elle évite les vacances à l'espagnole et donne un ancrage démocratique à une cour qui statue sur des questions politico-éthiques), mais de ce fait chaque juge appartient informellement à un parti. Les gains les plus importants sont à réaliser au niveau du champ de compétence (les litiges politiques de compétence passent au Conseil des entités fédérées et à la commission de médiation, le contrôle juridique de la répartition des compétences et de la subsidiarité reste à la Cour dans le modèle d'État HART), de la résilience (des mandats longs non renouvelables + un ancrage constitutionnel contre les scénarios Pologne/Hongrie), de la transparence (délais de traitement dans le rapport annuel, dissenting opinions), de l'accessibilité (une plainte constitutionnelle contre les lois pour ceux qui sont directement touchés) et de la compétence professionnelle (suppression de l'expérience parlementaire obligatoire, des juristes sélectionnés sur score au lieu d'une clé de répartition entre partis).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé. La Cour constitutionnelle continue d'exister comme juridiction distincte, avec douze juristes que la Chambre et le Conseil des entités fédérées choisissent dans une liste classée de l'Organe de nomination indépendant (OBO) (art. 48 de la Constitution HART). La réforme porte sur cinq axes : le champ de compétence, la résilience, la compétence professionnelle, l'accessibilité et la transparence.
3B. Proposition concrète
1. Recalibrer le champ de compétence via le Conseil des entités fédérées
- Dans le modèle d'État HART avec des compétences concurrentes (le droit fédéral prime sur le droit des entités fédérées qui lui est contraire, sur le modèle allemand), le règlement politique des litiges entre niveaux de pouvoir passe au Conseil des entités fédérées, avec une commission de médiation de la Chambre et du Conseil comme le Vermittlungsausschuss allemand (art. 35 de la Constitution HART)
- La Cour constitutionnelle conserve le contrôle juridique de la répartition des compétences et de la subsidiarité : elle examine si une loi reste dans les compétences de son législateur et si l'intervention fédérale est nécessaire au regard des critères de subsidiarité (art. 48 §3), et se concentre pour le reste sur le contrôle des droits fondamentaux, les questions préjudicielles et la plainte constitutionnelle contre les lois
- Cela scinde la charge de travail répartitrice de compétences en une composante politique et une composante juridique, et retire à la Cour les litiges purement politiques. Le gain en charge de travail est limité : en 2025, une violation de la répartition des compétences était invoquée dans 20 des 177 arrêts
2. Limitation du mandat pour la résilience
- 12 ans au maximum, sans renouvellement (sur le modèle allemand)
- Évite un remplacement rapide de toute la Cour au cours d'une seule période de gouvernement (protection Pologne)
- Garantit en même temps le renouvellement et l'indépendance (pas de pression pour être reconduit)
- Remplace l'actuelle nomination à vie (jusqu'à 70 ans)
- Régime transitoire pour les juges actuels
3. Ancrage constitutionnel de la procédure
- La procédure de nomination (liste classée de la chambre contrôle de l'Organe de nomination indépendant, choix par la Chambre aux deux tiers et par le Conseil des entités fédérées), la composition (douze juristes, les régions linguistiques représentées de manière appropriée) et les mandats sont ancrés dans la Constitution elle-même (art. 48 de la Constitution HART)
- Ces règles ne figurent aujourd'hui que dans la loi spéciale du 6 janvier 1989, modifiable à la majorité des 2/3 (et à la majorité dans chaque groupe linguistique)
- Une modification ultérieure exigerait alors une révision de la Constitution : deux tiers à la Chambre et un vote citoyen obligatoire avec une majorité des électeurs et des entités fédérées (art. 63). Cela relève le seuil d'une captation populiste (protection Hongrie)
4. Compétence professionnelle : tous les juges juristes
- Supprimer l'obligation que 6 des 12 juges soient d'anciens parlementaires (une règle exceptionnelle)
- Tous les juges sont des juristes titulaires d'un diplôme de master en droit et d'au moins dix ans d'expérience (art. 48 §1)
- L'expérience politique reste admise et peut être un atout, mais ne devient pas une condition formelle
- Plus de clé de répartition d'Hondt : la chambre contrôle de l'Organe de nomination indépendant établit une liste classée, et la Chambre y choisit aux deux tiers la moitié des juges et le Conseil des entités fédérées l'autre moitié (art. 48 §2)
- Si un poste n'est pas pourvu après trois mois, le candidat le mieux classé est élu : ainsi le problème espagnol des vacances est évité sans clé de répartition entre partis
- Des auditions publiques de chaque candidat juge avant le choix par la Chambre ou le Conseil des entités fédérées
5. Plainte constitutionnelle contre les lois
- Quiconque est touché directement et personnellement par une loi, un concordat ou une loi de l'entité fédérée peut la contester lui-même devant la Cour constitutionnelle (art. 49), y compris après le délai de six mois d'un recours en annulation
- Pas de Verfassungsbeschwerde large sur le modèle allemand : une plainte contre tout jugement ou toute décision administrative n'est pas prévue
- Renforce la protection des droits fondamentaux et la légitimité de la Cour
- Charge de travail supplémentaire attendue : la compenser par un système de chambres (Kammersystem) pour filtrer les plaintes manifestement non fondées
6. Douze juges, sans parité linguistique
- La Cour compte douze juges (art. 48 §1)
- Pas de répartition fixe de six néerlandophones et six francophones : les régions linguistiques sont représentées de manière appropriée (art. 48 §1)
- Légitimité régionale garantie : le Conseil des entités fédérées choisit la moitié des juges (art. 48 §2)
7. Transparence et reddition de comptes
- Le rapport annuel existant (depuis 2003, avec statistiques d'affaires, budget et comptes) devient légalement obligatoire et est complété par les délais de traitement par type d'affaire et des objectifs de performance
- La publication des dissenting opinions (opinions dissidentes) comme en Allemagne, où existe le Sondervotum
- Une présentation annuelle au parlement
Impact estimé :
- Économie : aucune. Avec un budget de 14,5 millions d'euros (2026), la Cour n'est pas chère. Elle reste à douze juges, donc sans surcoût pour des juges supplémentaires. La plainte constitutionnelle contre les lois entraîne du travail supplémentaire, dont le coût dépend du nombre de plaintes ; les chambres de filtrage doivent le maintenir maîtrisable
- Gain d'efficience : moins de litiges politiques de compétence grâce au Conseil des entités fédérées et à la commission de médiation
- Gain de qualité : la compétence professionnelle par des juristes ayant dix ans d'expérience sur une liste classée, la protection des droits fondamentaux par la plainte constitutionnelle contre les lois, la résilience par l'ancrage constitutionnel et la limitation du mandat
- Modifications légales requises : la Constitution HART (art. 48 et 49 : composition, nomination, mandats et accès) + une loi fédérale sur la Cour constitutionnelle en remplacement de la loi spéciale du 6 janvier 1989
Horizon temporel : la composition, la nomination, les mandats et l'accès figurent dans la Constitution HART elle-même (art. 48 et 49), sans déclaration de révision ; une modification ultérieure exige deux tiers à la Chambre et un vote citoyen obligatoire (art. 63). Les modifications par voie de loi (exigence de diplôme, auditions, rapport annuel) peuvent aller plus vite. Le volet du champ de compétence est lié à la réforme de l'État plus large (compétences concurrentes + Conseil des entités fédérées).
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Cour constitutionnelle. Réformée, pas démantelée. Une cour qui travaille plus vite, de manière plus transparente et plus résiliente. Douze juristes, classés sur score et choisis par la Chambre et le Conseil des entités fédérées, pour douze ans. Les querelles politiques de compétence entre pouvoirs publics passent au Conseil des entités fédérées ; la Cour contrôle les lois au regard des droits fondamentaux, de la répartition des compétences et de la subsidiarité. Quiconque est directement touché par une loi peut la contester lui-même. Et la procédure de nomination est ancrée dans la Constitution elle-même, de sorte qu'aucune majorité future ne puisse capter la Cour.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Cour constitutionnelle est l'organe suprême qui contrôle la conformité des lois à la Constitution. Elle se compose de 12 juges : 6 néerlandophones et 6 francophones. La moitié doit être d'anciens parlementaires, l'autre moitié des juristes. Ils sont nommés à vie (jusqu'à 70 ans) par le Roi, sur présentation de la Chambre ou du Sénat à la majorité des deux tiers. En pratique, les postes sont répartis selon le système d'Hondt. Chaque grand parti obtient « son » juge. La Cour a un budget de 14,5 millions d'euros (2026) et a rendu 177 arrêts en 2025.
Ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas
Le système d'Hondt a préservé la Belgique depuis 1984 du problème espagnol : en Espagne, les nominations sont négociées à chaque tour sans clé de répartition fixe, avec pour conséquence des mandats expirés depuis des années et un renouvellement de la cour bloqué pendant des mois en 2022. Cela, nous le faisons mieux. Et une cour constitutionnelle statue sur des questions politico-éthiques (avortement, liberté de culte, droits fondamentaux sociaux). Un certain ancrage démocratique de la composition est internationalement reconnu comme légitime. Cet ancrage, nous le gardons, mais sans clé de répartition entre les partis.
Ce qui, en revanche, ne fonctionne pas : l'obligation que la moitié des juges soient d'anciens parlementaires est exceptionnelle. L'Allemagne et l'Autriche exigent au contraire une qualification juridique, et l'Autriche exclut même les politiques en fonction. Nommer des juges à vie (jusqu'à 70 ans) est dépassé : l'Allemagne fonctionne avec 12 ans, l'Italie, l'Espagne et la France avec 9 ans, chaque fois sans renouvellement. Un citoyen ne peut contester une loi que dans les six mois de sa publication ; quiconque est touché directement plus tard doit attendre qu'un autre juge pose une question préjudicielle à la Cour. Le rapport annuel ne contient pas de délais de traitement. Et les opinions dissidentes (dissenting opinions) ne sont pas possibles, alors que l'Allemagne les publie.
Et la procédure de nomination ne figure que dans une loi spéciale, modifiable à la majorité des 2/3. Ce n'est pas une protection étanche contre de futures coalitions populistes. La Pologne et la Hongrie montrent ce qui arrive lorsqu'un gouvernement dominant veut mettre une cour constitutionnelle à sa main.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, le Bundesverfassungsgericht de Karlsruhe est l'une des cours constitutionnelles les plus puissantes au monde. 16 juges en deux sénats, élus par le Bundestag et le Bundesrat à la majorité des deux tiers, pour 12 ans sans renouvellement. Les citoyens peuvent s'adresser directement à la cour via la Verfassungsbeschwerde. Résultat : environ 4.900 nouvelles affaires en 2025, dont 96 % de plaintes individuelles. Depuis décembre 2024, les 16 juges, les deux sénats et le mandat de 12 ans figurent dans la Constitution elle-même.
En Autriche, le Verfassungsgerichtshof compte 14 juges plus 6 suppléants, tous juristes. Le système de suppléants évite le blocage en cas d'absence.
L'Espagne montre le contre-exemple : une cour constitutionnelle sans clé de répartition fixe, où des mandats ont expiré pendant des années et où le renouvellement a débouché en 2022 sur une crise institutionnelle. Un avertissement : une procédure de nomination a besoin d'une issue lorsque les partis ne s'accordent pas.
La Pologne et la Hongrie montrent ce qui peut arriver lorsqu'une majorité populiste veut mettre à sa main une cour nommée politiquement, sans ancrage constitutionnel de la procédure. Le PiS a capté le Trybunał Konstytucyjny par des modifications législatives, le Fidesz a redessiné l'Alkotmánybíróság à la majorité des 2/3.
Ce que HART propose
Recalibrer le champ de compétence. Les querelles politiques entre pouvoirs publics sur qui peut décider quoi passent au Conseil des entités fédérées, avec une commission de médiation de la Chambre et du Conseil, dans le cadre de notre réforme de l'État plus large avec des compétences concurrentes. La Cour constitutionnelle reste le juge juridique de la répartition des compétences et de la subsidiarité, et se concentre pour le reste sur ce qu'elle doit vraiment faire : le contrôle des droits fondamentaux.
Tous les juges juristes, choisis sur score. Supprimer l'obligation que la moitié soient d'anciens parlementaires. Chaque juge est un juriste titulaire d'un diplôme de master en droit et d'au moins dix ans d'expérience. L'expérience politique peut être un atout, mais n'est pas une condition. Plus d'Hondt : la chambre contrôle de l'Organe de nomination indépendant classe les candidats, la Chambre choisit aux deux tiers la moitié des juges et le Conseil des entités fédérées l'autre moitié. Après trois mois, le candidat le mieux classé est élu, donc pas de blocages à l'espagnole.
12 ans, sans renouvellement. Sur le modèle allemand. Cela évite qu'une seule période de gouvernement puisse renouveler entièrement la Cour, et garantit le renouvellement.
Plainte constitutionnelle contre les lois. Quiconque est touché directement et personnellement par une loi peut la contester lui-même devant la Cour constitutionnelle, y compris après le délai de six mois. Une plainte contre tout jugement ou toute décision des pouvoirs publics, comme la Verfassungsbeschwerde allemande, n'est pas prévue. Cela renforce la démocratie et rend la Cour visible pour le citoyen.
Douze juges, pas de parité linguistique. Les régions linguistiques sont représentées de manière appropriée, sans répartition fixe de six néerlandophones et six francophones. Le Conseil des entités fédérées choisit la moitié des juges, ce qui donne à la Cour une légitimité régionale.
Ancrage dans la Constitution. La procédure de nomination, la composition et les mandats ne sont plus réglés uniquement dans la loi spéciale, mais dans la Constitution elle-même. Cela relève le seuil pour capter la Cour plus tard, comme cela s'est passé en Pologne et en Hongrie.
Transparence. Un rapport annuel obligatoire avec les statistiques d'affaires et l'utilisation du budget, complété par les délais de traitement et des objectifs de performance. La publication des opinions dissidentes. Des auditions publiques des candidats. Une présentation annuelle au parlement.
Ce que cela rapporte
L'économie ne se situe pas dans l'argent : avec 14,5 millions d'euros (2026), la Cour n'est pas chère, et elle reste à douze juges. Le gain réside dans une cour constitutionnelle qui travaille plus vite (moins de querelles politiques de compétence), qui travaille davantage sur le fond (priorité aux droits fondamentaux), qui est plus compétente (des juristes sélectionnés sur score au lieu d'une clé de répartition entre partis), plus accessible (plainte constitutionnelle contre les lois), plus résiliente face à une captation future (ancrage constitutionnel) et plus transparente (rapport annuel, opinions dissidentes). Un renforcement fondamental de l'État de droit sans mettre en jeu la stabilité institutionnelle de la Cour.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Wikipedia. Constitutional Court (Belgium) | https://en.wikipedia.org/wiki/Constitutional_Court_(Belgium) | Composition, historique, procédure de nomination, compétences |
| Wikipedia. Grondwettelijk Hof (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Grondwettelijk_Hof_(Belgi%C3%AB) | Contexte néerlandophone et compléments |
| Bijzondere wet 6 januari 1989 (Codex Vlaanderen) | https://codex.vlaanderen.be/Portals/Codex/documenten/1006981.html | Base juridique, nomination (art. 32), conditions de nomination (art. 34), délai de six mois (art. 3) |
| Const-court.be. How the Court operates | https://en.const-court.be/court/presentation/how-the-court-operates | Mode de fonctionnement, composition des sièges, séance plénière, chambre restreinte |
| Const-court.be. History of the Court | https://en.const-court.be/court/presentation/history-of-the-court | Historique : 1980, 1984, 1985, 1989, 2003, 2007, 2014 |
| Grondwettelijk Hof. Jaarverslagen (sinds 2003) | https://nl.const-court.be/court/publications/annual-reports | Existence du rapport annuel avec statistiques |
| Grondwettelijk Hof. Jaarverslag 2025 | https://nl.const-court.be/public/jvra/n/jvra-2025n.pdf | Affaires et arrêts 2023-2025, budget 2024-2026, dotation, cadre du personnel, 20 référendaires, composition, pas de dissenting opinions, délai de douze mois, eProConst |
| Kamer. Ontwerp van bijzondere wet tot wijziging van de bijzondere wet op het Grondwettelijk Hof (DOC 56 1093/001, 9 oktober 2025) | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1093/56K1093001.pdf | Contenu de la réforme rejetée |
| Business AM. Belgisch Parlement verwerpt hervorming | https://businessam.be/belgisch-parlement-verwerpt-hervorming-grondwettelijk-hof/ | Résultat du vote 82-52, votes contre, position du VB |
| PAL. Vlaams Belang en Ecolo-Groen blokkeren | https://pal.be/2026/03/regering-de-wever-institutionele-hervorming/ | Vote du jeudi 26 février 2026, contenu de la réforme |
| V-Nieuws. Vlaams Belang blokkeert hervorming | https://www.v-nieuws.be/vlaams-belang-blokkeert-hervorming-rond-benoemingen-grondwettelijk-hof/ | Position du VB, amendement sur la présentation par les parlements de communauté |
| VRT NWS. N-VA-kandidaat vindt tweederdemeerderheid (12 maart 2026) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/03/12/n-va-kandidaat-voor-grondwettelijk-hof-vindt-tweederdemeerderhei/ | Présentation après deux tours de scrutin |
| Europees Parlement. Schriftelijke vraag E-004407/2021 | https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-9-2021-004407_NL.html | Exclusion du Vlaams Belang lors de la nomination des juges |
| EC Rule of Law Report Belgium 2024 | https://commission.europa.eu/document/download/ac09a9ad-63c4-4c65-bf36-d032b605a015_en | Évaluation européenne de l'État de droit |
| Wikipedia. Federal Constitutional Court (Germany) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Constitutional_Court | Modèle allemand : composition, Verfassungsbeschwerde |
| Bundesverfassungsgericht. Tasks & Organisation | https://www.bundesverfassungsgericht.de/EN/TheFederalConstitutionalCourt/TasksOrganisation/tasks_and_organisation_artikel.html | Composition, élection, mandat et limite d'âge |
| Bundesverfassungsgericht. Jahresbericht 2025 | https://www.bundesverfassungsgericht.de/SharedDocs/Downloads/DE/Jahresbericht/jahresbericht_2025.pdf?__blob=publicationFile&v=2 | Nouvelles affaires 2025, part des Verfassungsbeschwerden, budget de 0,045 milliard d'euros (2025), environ 295 collaborateurs, 4 collaborateurs scientifiques par juge |
| Deutscher Bundestag. Änderung im Grundgesetz zum Bundesverfassungsgericht beschlossen (december 2024) | https://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2024/kw51-de-bundesverfassungsgericht-1033220 | Ancrage aux articles 93 et 94 de la Grundgesetz |
| Wikipedia. Constitutional Court (Austria) | https://en.wikipedia.org/wiki/Constitutional_Court_(Austria) | Modèle autrichien : 14 + 6 suppléants, présentation, conditions, limite d'âge de 70 ans, environ 80 collaborateurs |
| Parlament Österreich. Veröffentlichung abweichender Meinungen von VerfassungsrichterInnen | https://www.parlament.gv.at/fachinfos/rlw/Veroeffentlichung-abweichender-Meinungen-von-VerfassungsrichterInnen | Pas de dissenting opinions en Autriche, Sondervotum en Allemagne depuis 1970 |
| Rijksoverheid.nl. Kabinet stuurt wetsvoorstel constitutionele toetsing naar Raad van State (26 juni 2026) | https://www.rijksoverheid.nl/actueel/nieuws/2026/06/26/kabinet-stuurt-wetsvoorstel-constitutionele-toetsing-naar-raad-van-state | Proposition néerlandaise sur l'art. 120, seul pays européen avec une interdiction de contrôle |
| NederlandRechtsstaat.nl. Artikel 120 | https://www.nederlandrechtsstaat.nl/grondwet/inleiding-hoofdstuk-6-rechtspraak/artikel-120-toetsingsverbod/ | Contexte de l'interdiction de contrôle |
| Wikipedia. Judicial review in Denmark | https://en.wikipedia.org/wiki/Judicial_review_in_Denmark | Modèle danois : seule déclaration d'inconstitutionnalité (Tvind, 1999) |
| Wikipedia. Supreme Court (Denmark) | https://en.wikipedia.org/wiki/Supreme_Court_(Denmark) | Højesteret : 18 juges, nomination sur recommandation d'un conseil indépendant |
| Parlament.ch. Faktenblatt Verfassungsgerichtsbarkeit | https://www.parlament.ch/de/%C3%BCber-das-parlament/Seiten/faktenblatt-verfassungsgerichtsbarkeit.aspx | Modèle suisse : article 190 de la Constitution fédérale, pas de contrôle des lois fédérales |
| Federal Judicial Center. Constitutional Courts | https://judiciariesworldwide.fjc.gov/constitutional-courts | Mandats de l'Italie (9 ans) et de l'Allemagne (12 ans) |
| Wikipedia. Constitutional Court of Spain | https://en.wikipedia.org/wiki/Constitutional_Court_of_Spain | Modèle espagnol : 12 juges, 9 ans, présentation, mandats expirés |
| Wikipedia. Spanish General Council of the Judiciary blockade | https://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_General_Council_of_the_Judiciary_blockade | Renouvellement bloqué de la cour espagnole en 2022 |
| Wikipedia. Constitutional Council (France) | https://en.wikipedia.org/wiki/Constitutional_Council_(France) | Mandat de 9 ans en France |
| Hof van Cassatie. Gemeenschappelijk memorandum (juli 2024) | https://hofvancassatie.be/pdf/Gemeenschappelijk_memorandum_2024NL.pdf | Besoins communs des hautes juridictions |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)