Chambre des représentants : 150 membres
Date de l'audit : 2026-03-28 Statut : 🟠 Réformé Classification : Réformer en profondeur : réduire le nombre de sièges, renforcer chaque député, moderniser
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
La Chambre des représentants est le seul organe législatif directement élu au niveau fédéral en Belgique. Elle est de facto l'institution démocratique la plus importante du pays.
Base juridique :
- Constitution, Titre III (article 36 : pouvoir législatif fédéral) et Chapitre I « Des Chambres fédérales » (articles 42-73, la Chambre aux articles 61-66)
- Article 63, § 1er : la Chambre compte 150 membres
- Code électoral : répartition des sièges selon le système D'Hondt, seuil électoral de 5 % par circonscription
- Règlement de la Chambre (version d'avril 2024)
Création : 1831, lors de la fondation de la Belgique. Avec le Sénat, la Chambre forme le Parlement fédéral, mais depuis la sixième réforme de l'État (en vigueur en 2014), la Chambre est de loin l'organe dominant.
Niveau de pouvoir : fédéral.
Composition (2024-2029) :
- 150 membres, répartis sur 11 circonscriptions électorales (les 10 provinces et Bruxelles-Capitale)
- Groupe linguistique néerlandais : 89 membres, groupe linguistique français : 61 membres (au début de la législature 90 et 60 ; les élus bruxellois choisissent leur groupe linguistique par la langue de leur serment)
- Répartition des sièges dans les circonscriptions flamandes : Anvers (24), Flandre-Orientale (20), Flandre-Occidentale (16), Brabant flamand (15), Limbourg (12) = 87 sièges flamands ; en outre Bruxelles-Capitale (16), Hainaut (17), Liège (14), Namur (7), Brabant wallon (5) et Luxembourg (4)
Budget : dotation de 179,7 millions d'euros (budget initial 2026), après 185,1 millions d'euros (2024) et 185,0 millions d'euros (2025). Entre 2019 et 2024, la dotation a augmenté de 28 %, en grande partie (22 %) à cause des indexations successives. Le financement fédéral des partis (37,6 millions d'euros en 2026) figure sur une ligne budgétaire distincte. La Chambre jouit d'une autonomie financière : elle fixe son propre budget, sans que le gouvernement ou l'autre chambre puisse le modifier.
Personnel : une administration propre (traitements du personnel : 59,5 millions d'euros dans le budget 2024) et les collaborateurs politiques des groupes, que la Chambre paie (46,3 millions d'euros en 2024, y compris le surcoût des élections). En 2021, cela représentait, en chiffres arrondis, 346 collaborateurs de groupe, soit plus de 2 par député.
Indemnité par parlementaire (depuis le 1er mars 2025, plus indexée jusqu'à la fin de la législature 2024-2029) :
- Indemnité parlementaire brute : 8.990,68 €/mois, soit environ 107.900 €/an (après une retenue de 5 %)
- Indemnité forfaitaire de frais : 2.649,88 €/mois, soit environ 31.800 €/an
- En outre, un pécule de vacances et une prime de fin d'année selon le régime du personnel de l'État
- Au total environ 139.700 €/an avant pécule de vacances et prime de fin d'année (hors indemnité de déplacement et indemnité de sortie)
- S'y ajoute : un budget pour les collaborateurs parlementaires par groupe
Qui pilote : le président de la Chambre dirige le Bureau, l'organe de gestion qui pilote le fonctionnement quotidien. La Conférence des présidents fixe l'ordre du jour.
Contrôle : ce n'est que depuis la loi du 23 novembre 2023 (entrée en vigueur le 1er janvier 2024) que la Cour des comptes contrôle chaque année les comptes de la Chambre, pour la première fois sur l'exercice 2023, et qu'elle l'aide à élaborer son budget. Auparavant, la Chambre se contrôlait elle-même, pendant près de deux siècles.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Législation : traiter, amender et voter les projets de loi (gouvernement) et les propositions de loi (parlementaires)
- Droit budgétaire : approuver et suivre le budget de l'État
- Contrôle du gouvernement : interroger les ministres, interpellations, votes de confiance, commissions d'enquête
- Formation du gouvernement : vote de confiance pour les nouveaux gouvernements
- Traités internationaux : approbation
En pratique :
- Les projets et propositions de loi sont préparés en commission
- La Chambre travaille via 11 commissions permanentes de 17 membres chacune (entre autres Finances et Budget, Justice, Intérieur, Affaires sociales), complétées par des commissions spéciales et temporaires et des commissions d'enquête
- La séance plénière vote les textes finaux
- Les questions parlementaires (écrites et orales) sont le principal instrument de contrôle au quotidien
- Les citoyens peuvent déposer une pétition via une plateforme de pétitions en ligne ; avec 25.000 signatures (réparties entre les Régions), ils obtiennent le droit d'être entendus (loi du 2 mai 2019)
Chevauchements :
- Avec le Sénat : après la sixième réforme de l'État (2014), le Sénat ne conserve plus que des compétences résiduelles (révision de la Constitution, lois spéciales, matières institutionnelles). La Chambre est dominante. Le chevauchement est en grande partie résolu, mais le Sénat existe toujours (dotation de 44,6 M€ en 2024 et 2025, 41,75 M€ en 2026).
- Avec les parlements des entités fédérées : la répartition des compétences et les lois spéciales font naître des problèmes de coordination. Le Comité de concertation (gouvernements) et le Sénat (parlement) doivent les résoudre, mais cela fonctionne lentement et de manière opaque.
- La Belgique compte au total 617 sièges parlementaires répartis en sept assemblées (Chambre 150, Sénat 60, Parlement flamand 124, Parlement wallon 75, Parlement bruxellois 89, Parlement de la Communauté française 94, Parlement de la Communauté germanophone 25). Comme des membres des parlements des entités fédérées siègent aussi au Sénat et au Parlement de la Communauté française, cela représente environ 475 personnes (législature 2024-2029). Selon une étude de l'UCLouvain (2024), la Belgique figure, proportionnellement à sa population, parmi les pays comptant le plus de parlementaires.
Public : le citoyen (représentation démocratique), le gouvernement (cadre législatif) et la société (contrôle du pouvoir exécutif).
Indicateurs de performance :
- Il n'existe aucun KPI formel pour la Chambre. On ne mesure pas systématiquement l'efficacité du contrôle législatif, le temps que prennent les lois, ni le pourcentage d'amendements adoptés.
- Depuis l'exercice 2023, la Cour des comptes contrôle chaque année les comptes sur la légalité et la régularité. C'est un contrôle financier, pas une mesure des performances.
Audit externe :
- En décembre 2023, la Cour des comptes a présenté un examen de la gestion comptable et financière, du cycle du personnel et du cycle des achats de la Chambre. Le Bureau l'avait commandé en mars 2023, après l'affaire des indemnités de départ versées à d'anciens hauts fonctionnaires. La Cour des comptes a surtout demandé de documenter les processus, de définir plus clairement les procédures et de délimiter plus strictement les rôles et les droits. La loi du 23 novembre 2023 rend le contrôle par la Cour des comptes structurel.
- Lors du budget 2024, la Chambre a elle-même signalé un budget informatique de 9,3 millions d'euros (contre 6,7 millions d'euros initialement en 2022) et le recours à la consultance pour un appui informatique structurel, parce que les services peinent à recruter des profils informatiques.
1C. Comparaison internationale
| Pays | Chambre basse | Membres | Population (1/1/2026) | Habitants/membre | Soutien par membre | Service scientifique | Monocaméral ? | Budget |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Belgique | Chambre | 150 | 11,9 millions | 79.000 | plus de 2 collaborateurs de groupe (2021) | Non | Non (+ Sénat) | 179,7 M€ (2026) |
| Pays-Bas | Tweede Kamer | 150 | 18,1 millions | 121.000 | collaborateurs de groupe | Dienst Analyse en Onderzoek | Non (+ Eerste Kamer) | 248,8 M€ (estimation 2026) |
| Danemark | Folketing | 179 | 6,0 millions | 34.000 | n.d. | n.d. | Oui (depuis 1953) | 1.034 M DKK (2026, hors médiateur et Rigsrevision) |
| Suède | Riksdag | 349 | 10,6 millions | 30.000 | n.d. | Riksdagens utredningstjänst | Oui (depuis 1971) | 2.388 M SEK (2026, membres, partis et administration) |
| Suisse | Nationalrat | 200 | 9,1 millions* | 46.000 | parlement de milice | Parlamentsdienste | Non (+ Ständerat) | 112 M CHF (2024, services du Parlement) |
| Allemagne | Bundestag | 630 | 83,5 millions | 132.000 | budget propre de collaborateurs de 27.396 €/mois (2026) | Wissenschaftliche Dienste (environ 100 collaborateurs, 2024) | Non (+ Bundesrat) | 1.280 M€ (2026) |
| Finlande | Eduskunta | 200 | 5,7 millions | 28.000 | n.d. | Eduskunnan tietopalvelu | Oui (depuis 1906) | 148 M€ (2026, y compris médiateur et cour des comptes) |
* Suisse : population au 31 décembre 2025 ; parlement de milice, les membres travaillent à temps partiel. Budgets en monnaie locale et avec un périmètre différent : ils ne sont pas directement comparables.
Loi de la racine cubique (1972) : la taille optimale d'un parlement est à peu près la racine cubique de la population. Pour la Belgique (11,9 millions) : ∛11.867.634 ≈ 228. La Chambre, avec ses 150 membres, se situe largement en dessous. Mais la Belgique a aussi encore le Sénat et 5 parlements d'entités fédérées : ensemble 617 sièges, soit environ 475 personnes. C'est plus du double de la norme.
Observations clés :
- Les Pays-Bas ont autant de députés (150) pour 18,1 millions d'habitants, soit 53 % de population en plus que la Belgique. La Tweede Kamer fonctionne de manière démontrée efficace.
- Le Danemark a supprimé en 1953 sa seconde chambre (le Landsting) et travaille depuis avec un parlement monocaméral.
- L'Allemagne a réformé en 2023 sa loi électorale : les mandats excédentaires et de compensation ont disparu, et depuis les élections de 2025 le Bundestag compte en permanence 630 membres, contre 736 au début de 2021.
- La Suisse travaille avec un parlement de milice : les parlementaires travaillent à temps partiel et gardent leur profession. Cela les garde en lien avec la société et comprime les coûts.
1D. Problèmes et critiques
1. Aucun contrôle externe jusqu'en 2023 La Chambre a contrôlé ses propres finances pendant près de deux siècles. Il a fallu attendre la loi du 23 novembre 2023 pour que la Cour des comptes obtienne une compétence de contrôle, pour la première fois sur l'exercice 2023. Le premier examen par la Cour des comptes (décembre 2023) n'est intervenu qu'après l'affaire des indemnités de départ versées à d'anciens hauts fonctionnaires.
2. Hausse des coûts La dotation a augmenté de 28 % entre 2019 et 2024 pour atteindre 185,1 M€, en grande partie à cause de l'indexation ; en 2026, elle est de 179,7 M€. Le budget informatique est passé de 6,7 M€ (initial 2022) à 9,3 M€ (2024), et la Chambre s'appuie sur la consultance pour son appui informatique structurel parce qu'elle recrute difficilement des profils informatiques.
3. Aucune mesure de la performance Il n'existe pas de KPI formels pour le travail législatif. Combien de temps faut-il en moyenne pour voter une loi ? Combien de lois sont corrigées après évaluation ? Combien de questions parlementaires débouchent sur une action concrète ? Personne ne le sait, parce que personne ne le mesure.
4. Surcapacité dans l'ensemble du paysage parlementaire La Belgique compte 617 sièges parlementaires répartis en sept assemblées (environ 475 personnes) pour 11,9 millions d'habitants (2026). Au niveau national seul, il y en a 210 (Chambre et Sénat). À titre de comparaison : les Pays-Bas, qui ne sont pas un État fédéral, ont 225 parlementaires nationaux (Tweede et Eerste Kamer) pour 18,1 millions d'habitants. Les coûts de chevauchement et de coordination entre 6 parlements sont énormes.
5. Financement des partis via la Chambre La Chambre est le canal du financement fédéral des partis : 37,6 M€ (2026), plus les dotations aux groupes et les salaires des collaborateurs de groupe. Selon VIVES (KU Leuven), les partis ont reçu 159,8 M€ d'argent public en 2021 : 75,4 M€ de subsides (surtout des dotations et des dotations aux groupes, en grande partie via les parlements) et 84,4 M€ de salaires de collaborateurs parlementaires. Ce système rend les partis financièrement dépendants du système qu'ils sont censés contrôler.
6. Cumul des mandats Selon une étude de l'UCLouvain (2024), certains parlementaires cumulent jusqu'à 20 mandats. Cela mine le temps et la concentration qu'ils peuvent consacrer à leur travail de base.
7. Rigidité linguistique La division fixe en groupes linguistiques (89 NL / 61 FR) rend la Chambre vulnérable aux blocages via les procédures de sonnette d'alarme. C'est un problème structurel pour toute législation de réforme.
8. Capacité de recherche insuffisante par député Un député belge dispose en moyenne de plus de 2 collaborateurs de groupe (346 pour 150 membres en 2021), essentiellement politiques et presse. Comparaison : un membre du Bundestag allemand dispose d'un budget de collaborateurs propre de 27.396 € par mois (2026) pour des collaborateurs scientifiques et du secrétariat, et de l'accès aux Wissenschaftliche Dienste des Bundestages (environ 100 collaborateurs répartis en huit départements spécialisés, 2024). Aux Pays-Bas, le Dienst Analyse en Onderzoek de la Tweede Kamer réalise des analyses budgétaires, vérifie la couverture financière des amendements et analyse les propositions de loi. La Belgique n'a aucun service d'études parlementaire indépendant. Cette lacune a des conséquences structurelles : pour leurs analyses, les députés s'appuient sur leur parti, ce qui entretient la particratie, et pour les chiffres et les analyses juridiques sur ce que le gouvernement leur fournit. Le problème de la Chambre n'est pas le nombre de ses membres, c'est leur capacité d'action individuelle.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Un parlement fédéral a sa place au niveau fédéral. C'est cohérent. La question est de savoir s'il n'est pas trop grand et si la répartition des compétences avec 5 autres parlements est claire. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Jusqu'en 2023, il n'y avait aucun contrôle financier externe. Depuis l'exercice 2023, la Cour des comptes contrôle chaque année les comptes, mais cela reste un contrôle de légalité et de régularité. Les dépenses ne sont pas consultables publiquement en temps réel. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | La Chambre fixe son propre budget sans approbation externe ; la Cour des comptes ne fait que conseiller. C'est une autonomie financière sans frein. Le citoyen paie, mais ne dispose d'aucun instrument pour peser sur les dépenses de la Chambre. |
| 4 | Simplicité | ❌ | La Belgique a 6 parlements avec ensemble 617 sièges. La Chambre et le Sénat forment ensemble le Parlement fédéral, mais le Sénat est largement superflu. Le citoyen ne comprend pas ce système. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 150 membres pour 11,9 millions d'habitants est défendable en soi (les Pays-Bas en ont autant pour 18,1 millions). Mais, combiné à 5 autres parlements, cela donne une surcapacité. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | La Belgique connaît des compétences exclusives, pas de compétences concurrentes. Cela mène à des conflits de compétences et à la sclérose. Le modèle allemand (Konkurrierende Gesetzgebung) est totalement absent. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI, pas d'évaluation systématique des politiques, pas de tableaux de bord publics. Le travail législatif n'est mesuré ni sur ses productions ni sur son impact. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Il existe une plateforme de pétitions en ligne (25.000 signatures donnent le droit d'être entendu) et les réunions peuvent être suivies en vidéo. Mais, malgré un budget informatique de 9,3 M€ (2024), les documents parlementaires sont difficiles à trouver, les dépenses ne sont pas consultables en temps réel et les citoyens ne peuvent pas imposer une proposition de loi comme avec l'initiative citoyenne finlandaise. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | D'autres pays (DK, SE, FI) montrent qu'un système monocaméral fonctionne bien. L'Allemagne montre que cela est possible avec des compétences concurrentes. La Suisse montre que le parlement de milice fonctionne. La Belgique n'en tire aucune leçon. |
Synthèse : les gains les plus importants sont à réaliser sur la Simplicité (❌), l'Orientation résultats (❌) et les Compétences concurrentes (❌). La Chambre fonctionne en tant qu'institution, mais elle est enchâssée dans un système inutilement complexe, ne mesure pas ses propres performances et tire trop peu parti de ses moyens sur le plan numérique.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : la Chambre subsiste comme organe démocratique central et unique législateur, mais elle est fondamentalement modernisée : 60 membres au lieu de 150, plus forte par député, plus transparente, axée sur les résultats et numérique. L'enquête permanente est assurée par le conseil de contrôle fédéral (art. 36 de la Constitution HART) ; la Chambre garde le contrôle politique, et un quart de ses membres peut charger le conseil de contrôle d'une enquête prioritaire (art. 33 §5). La réduction économise au maximum ±76,5 M€ par an, et une partie des moyens passe du nombre de sièges à la capacité de recherche.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Réduction à 60 membres (contre 150), répartis entre les douze entités fédérées (art. 33 de la Constitution HART)
- La loi de la racine cubique donne ~228 pour 11,9 millions d'habitants. Mais : à côté de douze parlements d'entités fédérées et sans Sénat, 60 membres suffisent pour voter les lois et le budget et pour soutenir le gouvernement, car l'enquête permanente est assurée par le conseil de contrôle fédéral (art. 36).
- Économie : au maximum ±76,5 M€/an (90 sièges en moins à 850.000 € par membre ; un plafond, car les bâtiments restent). La Chambre de 60 coûte environ 51 M€ par an. Une partie de l'argent libéré va au renforcement des députés restants (voir points 2 et 3).
- Les Pays-Bas fonctionnent avec 150 membres pour 18,1 millions d'habitants (environ 121.000 par membre). La Belgique, avec 60 pour 11,9 millions (environ 198.000 par membre), est plus étroitement dotée, mais laisse l'enquête permanente au conseil de contrôle. La Chambre luxembourgeoise compte elle aussi 60 membres.
- Système électoral : les sièges vont aux entités fédérées selon leur population, avec au moins un par entité fédérée (Anvers 10, Flandre-Orientale 8, Hainaut 7, Flandre-Occidentale 6, Brabant flamand 6, Bruxelles 6, Limbourg 5, Liège 5, Namur 3, Brabant wallon 2, Luxembourg 1, Ostbelgien 1) ; la loi peut en faire élire une partie dans une seule circonscription nationale, sans sièges pour un groupe linguistique. Suppléants et votes en case de tête supprimés, répartition proportionnelle des sièges maintenue (voir le point du programme Pouvoirs publics)
- Pas de groupes linguistiques, pas de sonnette d'alarme et pas de majorités spéciales par groupe linguistique (art. 33). Les cinq entités fédérées flamandes ont 35 des 60 sièges : une majorité, mais pas les deux tiers (40)
- La Chambre vote les lois et le budget, élit le Premier ministre et approuve chaque ministre. Le président de la Chambre dirige la formation ; si aucun candidat n'obtient une majorité en nonante jours, est élu celui qui obtient le plus de voix au scrutin suivant. La Chambre ne renvoie le gouvernement qu'en élisant un nouveau Premier ministre (motion constructive, art. 39)
Doublement du soutien personnel par député
- De 2 collaborateurs en moyenne par député à 4, dont au moins 2 collaborateurs scientifiques ou de politique publique (juriste, économiste, analyste politique)
- Coût : 60 × 2 ETP supplémentaires × ~85.000 € = ~10 M€/an de manière structurelle (un collaborateur parlementaire a coûté en moyenne environ 84.000 € en 2021 : 84,4 M€ de frais de personnel pour au moins 1.008 collaborateurs, VIVES)
- Objectif : les députés obtiennent leur propre capacité de recherche et deviennent moins dépendants des analyses de leur parti. C'est l'instrument le plus concret contre la particratie.
- Contrôle : les ETP supplémentaires sont recrutés sur la compétence (sélection publique, pas via la carte de parti), avec interdiction du cumul avec des fonctions de parti et publication transparente de qui est le collaborateur de qui.
Création d'un Service scientifique parlementaire
- Indépendant, entièrement à l'intérieur de la structure parlementaire, sur le modèle des Wissenschaftliche Dienste des Bundestages allemands et du Dienst Analyse en Onderzoek néerlandais
- Composition : ~60-80 ETP, dont des juristes, des économistes, des experts budgétaires et des comparatistes internationaux
- Missions : estimations budgétaires des projets de loi (obligatoires avant tout vote sur une loi ayant un impact budgétaire), analyses juridiques, études d'impact, benchmarking international, fiches pour les réunions de commission
- Accessible à chaque député sur demande, sans intervention du parti
- Délibérément pas rattaché à la Cour des comptes ni au Bureau du Plan : un instrument parlementaire doit être parlementaire, pas enchâssé dans un organe qui conseille aussi le gouvernement
- Coût : ~8-10 M€/an
- Avec le conseil de contrôle fédéral, qui enquête en permanence et examine d'avance chaque projet, chaque proposition et chaque amendement qui modifie un texte de manière substantielle sur l'effet, les objectifs mesurables et la faisabilité numérique, avec le coût calculé par le Bureau du Plan (art. 36), c'est le contre-pouvoir structurel face à la domination du gouvernement : la Chambre obtient sa propre capacité analytique et ne doit plus se fier à ce que le gouvernement lui fournit
Suppression du Sénat (point d'audit distinct, mais indissociable)
- Remplacé par le Conseil des entités fédérées : les douze gouvernements des entités fédérées, avec 42 voix pondérées et un droit d'approbation sur les lois fédérales qui touchent aux compétences ou aux finances des entités fédérées (art. 35 de la Constitution HART ; voir la réforme de l'État de HART et l'audit du Sénat)
- Économie : net ~39-40 M€/an (brut ~45 M€, dotation de 44,6 M€ en 2024 et 2025, moins le secrétariat du Conseil des entités fédérées) ; comptée dans l'audit Organe de concertation intergouvernemental (Conseil des entités fédérées)
Audit externe obligatoire par la Cour des comptes
- Étendre le contrôle annuel des comptes (depuis l'exercice 2023) à un audit financier complet et à un audit de performance, intégralement publics
- Publication en temps réel de toutes les dépenses >500 € sur un portail open data
- Benchmark avec des parlements comparables (NL, DK, FI)
KPI parlementaires et reddition de comptes permanente
- Chaque département rend compte en continu d'objectifs mesurables sur un tableau de bord de reddition de comptes en direct ; les signaux d'alerte sont inscrits automatiquement à l'ordre du jour de la commission compétente
- Le conseil de contrôle fédéral assure le suivi de chaque recommandation et publie une fiche d'évaluation par ministre et par domaine politique (art. 36), appuyé par le Bureau du Plan renforcé et la Cour des comptes ; la Chambre en tire la conclusion politique, et le ministre défend une recommandation majeure rejetée devant la commission de suivi, présidée par un membre de l'opposition
- Publication : délai moyen de traitement des projets de loi, pourcentage de lois évaluées, taux de présence en commission, taux de suivi des questions parlementaires
Parlement numérique
- Tous les documents, votes et rapports parlementaires en ligne en temps réel
- La plateforme de pétitions existante devient le parlement citoyen numérique sur une seule plateforme : une proposition qui réunit 25.000 soutiens est soumise à la Chambre, qui en débat et la vote dans les six mois, au lieu d'un simple droit d'être entendu ; avec 80.000 signatures dans les cent jours, les électeurs demandent un veto populaire sur une nouvelle loi, lors de l'un des quatre jours de vote fixes au maximum par an (art. 37 et 44 de la Constitution HART)
- Chaque réunion de commission en direct et dans une archive consultable, comme règle permanente
- Vote électronique pour les parlementaires lors des votes hors séance plénière
Réforme du financement des partis
- Transparence : chaque euro de dotation aux partis est public et consultable
- Lien avec des indicateurs de performance démocratique (nombre de membres, participation, diversité des listes de candidats)
- Réduction progressive des subsides publics aux partis (surtout les dotations et les dotations aux groupes) de 20 % sur 10 ans
Introduction de compétences concurrentes (modèle allemand)
- À côté de paquets de compétences homogènes : là où les niveaux agissent ensemble, les entités fédérées peuvent légiférer tant que le législateur fédéral ne le fait pas, et en cas de conflit la loi fédérale prime (Konkurrierende Gesetzgebung)
- Évite les conflits de compétences, stimule l'innovation régionale
- Nécessite une révision de la Constitution
Bilan financier (économie sur la Chambre elle-même, en partie réinvestie) :
- Économie par la réduction 150→60 : au maximum ±76,5 M€/an (90 sièges à 850.000 € par membre ; un plafond, car les bâtiments restent)
- Coût supplémentaire du doublement du soutien par député : ~10 M€/an
- Coût supplémentaire du Service scientifique parlementaire : ~8-10 M€/an
- Bilan net de la Chambre elle-même : une économie d'au maximum ~56-58 M€/an (76,5 M€ moins ~10 M€ moins 8 à 10 M€), à compléter par des gains d'efficience en informatique et en consultance (non comptés)
La logique n'est pas seulement « faire des économies sur la Chambre » : une partie des moyens passe du nombre de sièges à la capacité d'action par député. À côté de cela, les autres propositions dégagent aussi des économies structurelles :
- Suppression du Sénat : net ~39-40 M€/an (comptée dans l'audit Organe de concertation intergouvernemental, sur le Conseil des entités fédérées)
- Réforme du financement des partis (réduction de 20 % sur 10 ans) : ~15 M€/an de manière structurelle (20 % de 75,4 M€ de subsides aux partis, surtout des dotations et des dotations aux groupes, 2021), dont ~7,5 M€ sur le financement fédéral des partis (20 % de 37,6 M€, 2026)
- Économie structurelle totale en dehors de la Chambre elle-même : ~55 M€/an (le Sénat compte une seule fois, au Conseil des entités fédérées)
Modèle international : combinaison de :
- Modèle néerlandais (service d'analyse propre de la Chambre ; la Journée de la reddition de comptes comme point de comparaison pour la reddition de comptes permanente)
- Modèle danois (système monocaméral, suppression du Sénat)
- Modèle finlandais (initiative citoyenne, transparence)
- Modèle allemand (compétences concurrentes, Wissenschaftliche Dienste)
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : numérisation, open data, introduction des KPI, doublement du soutien personnel par député, création du Service scientifique parlementaire (aucune modification de la Constitution nécessaire, seulement le Règlement de la Chambre et la loi budgétaire)
- Années 2-3 : renforcer la loi sur le contrôle de la Cour des comptes, réformer le financement des partis
- Années 3-5 : révision de la Constitution pour la réduction à 60 + la suppression du Sénat (Conseil des entités fédérées) + la circonscription nationale + les compétences concurrentes + le conseil de contrôle et le parlement citoyen numérique, selon l'art. 63 de la Constitution HART : deux tiers à la Chambre, puis un vote citoyen obligatoire avec une majorité des électeurs et des entités fédérées (pas de déclaration de révision et pas de dissolution)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Chambre des représentants : plus petite et plus forte De 150 à 60 membres, répartis entre les douze entités fédérées et sans groupes linguistiques, mais chaque député reçoit deux fois plus de soutien. Plus un service d'études indépendant propre, et un conseil de contrôle qui enquête en permanence. Pour la première fois dans l'histoire de la Belgique, le parlement obtient une véritable capacité d'action face au gouvernement et aux directions des partis.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Chambre des représentants est le cœur de la démocratie belge : 150 parlementaires directement élus qui votent les lois, contrôlent le gouvernement et approuvent le budget. La dotation de la Chambre s'élève à 179,7 millions d'euros (2026 ; 185 millions d'euros en 2024 et 2025). Avec cet argent, elle paie sa propre administration et les collaborateurs politiques des groupes, en moyenne plus de deux par député. Un parlementaire perçoit une indemnité brute d'environ 108.000 euros par an, plus une indemnité forfaitaire de frais d'environ 32.000 euros par an (montants depuis mars 2025).
Ce qui ne va pas
Quatre problèmes fondamentaux.
Premièrement : aucun contrôle externe jusqu'en novembre 2023. Près de 200 ans après sa création, personne en dehors de la Chambre elle-même n'avait le droit de contrôler ses finances. Ni le gouvernement, ni la Cour des comptes, personne. Il a fallu attendre la loi du 23 novembre 2023 pour donner cette compétence à la Cour des comptes ; le premier examen par la Cour des comptes est intervenu après l'affaire des indemnités de départ versées à d'anciens hauts fonctionnaires. Entre 2019 et 2024, la dotation a augmenté de 28 %, en grande partie à cause de l'indexation. Le budget informatique a atteint 9,3 millions d'euros (2024), et pourtant la Chambre s'appuie sur des consultants externes pour son appui informatique structurel.
Deuxièmement : aucune mesure des résultats. Combien de temps faut-il en moyenne pour voter une loi ? Combien de lois sont évaluées sur leur efficacité après cinq ans ? Combien de questions parlementaires débouchent sur un changement concret de politique ? Personne ne le sait, parce que personne ne le mesure. La Chambre produit des lois, mais ne vérifie pas si elles fonctionnent.
Troisièmement : une capacité d'action insuffisante par député. Un député belge dispose en moyenne de plus de deux collaborateurs de groupe, essentiellement politiques et presse. Un membre du Bundestag allemand dispose d'un budget de collaborateurs propre de plus de 27.000 € par mois (2026) et de l'accès aux Wissenschaftliche Dienste des Bundestages, avec environ 100 collaborateurs. La Belgique n'a aucun service d'études parlementaire indépendant. Cette lacune a des conséquences structurelles : pour leurs analyses, les députés s'appuient sur leur parti, ce qui entretient la particratie, et pour les chiffres et les analyses juridiques sur ce que le gouvernement leur fournit. Le parlement ne contrôle pas, il enregistre.
Quatrièmement : la surcapacité dans l'ensemble du paysage parlementaire. La Belgique compte 617 sièges parlementaires répartis en sept assemblées, occupés par environ 475 personnes, pour 11,9 millions d'habitants (2026). À titre de comparaison : les Pays-Bas, qui ne sont pas un État fédéral, comptent 225 parlementaires nationaux (Tweede et Eerste Kamer ensemble) pour 18,1 millions d'habitants. Selon une étude de l'UCLouvain (2024), la Belgique figure, proportionnellement à sa population, parmi les pays comptant le plus de parlementaires.
Comment cela fonctionne ailleurs
L'Allemagne dispose, à côté de ses 630 membres du Bundestag, des Wissenschaftliche Dienste, avec environ 100 collaborateurs qui, à la demande de chaque parlementaire et de chaque commission, réalisent des analyses, des avis juridiques et des comparaisons internationales, politiquement neutres. Cela donne au parlement allemand une capacité analytique propre face au gouvernement.
Les Pays-Bas ont 150 membres de la Tweede Kamer pour 18,1 millions d'habitants, soit 53 % de population en plus que la Belgique. Les groupes ont leurs propres collaborateurs, et le Dienst Analyse en Onderzoek de la Chambre réalise des analyses budgétaires, vérifie la couverture financière des amendements et analyse les propositions de loi. Depuis 2012, la Tweede Kamer désigne elle-même les informateurs. Les Pays-Bas connaissent une Journée annuelle de la reddition de comptes : le troisième mercredi de mai, le gouvernement rend compte des résultats de chaque département, avec l'avis de l'Algemene Rekenkamer.
Le Danemark a supprimé sa seconde chambre en 1953 et travaille depuis avec un seul parlement (le Folketing, 179 membres). La Finlande connaît depuis 2012 l'initiative citoyenne (kansalaisaloite.fi) : quiconque rassemble 50.000 signatures en six mois oblige le parlement à traiter une proposition de loi de citoyens.
Ce que HART propose
Étape 1 : dans la première législature, sans révision de la Constitution :
- Chaque député reçoit deux fois plus de collaborateurs personnels, dont au moins deux collaborateurs scientifiques ou de politique publique. Ils sont recrutés sur la compétence, pas sur la carte de parti.
- Création d'un Service scientifique parlementaire, sur le modèle allemand et néerlandais : ~60 à 80 chercheurs indépendants que chaque député peut solliciter pour des estimations budgétaires, des analyses juridiques et des comparaisons internationales. Toute loi ayant un impact budgétaire fait obligatoirement l'objet d'une estimation indépendante avant le vote.
- Numériser complètement la Chambre : tous les documents, votes et rapports en ligne en temps réel. Chaque réunion de commission en direct et dans une archive consultable. Chaque dépense supérieure à 500 € publique sur un portail open data.
- Reddition de comptes numérique permanente : chaque département rend des comptes publiquement et en continu sur des objectifs mesurables, contrôlés par le Bureau du Plan ; les écarts arrivent automatiquement à l'ordre du jour de la commission. Audit complet et annuel par la Cour des comptes, benchmark avec des parlements comparables compris.
Étape 2 : dans la deuxième législature, par révision de la Constitution :
- Réduire la Chambre de 150 à 60 membres, répartis entre les douze entités fédérées selon leur population, avec au moins un par entité fédérée, sans groupes linguistiques et sans sonnette d'alarme. La Chambre élit le Premier ministre et ne renvoie le gouvernement qu'en en élisant un nouveau. Une partie des moyens libérés finance le soutien renforcé ; l'enquête permanente est assurée par le conseil de contrôle fédéral.
- Supprimer le Sénat et le remplacer par le Conseil des entités fédérées, où les douze gouvernements des entités fédérées décident à la majorité des lois fédérales qui touchent à leurs compétences ou à leur argent.
- Faire élire une partie de la Chambre dans une seule circonscription nationale, sans sièges pour un groupe linguistique ; partout sans suppléants et sans votes en case de tête, avec maintien de la répartition proportionnelle des sièges.
- La plateforme de pétitions existante devient le parlement citoyen numérique : une proposition qui réunit 25.000 soutiens est soumise à la Chambre, qui en débat et la vote dans les six mois, et avec 80.000 signatures les électeurs demandent un veto populaire sur une nouvelle loi.
- Introduction de compétences concurrentes sur le modèle allemand, à côté de paquets de compétences homogènes : là où les niveaux agissent ensemble, les entités fédérées peuvent légiférer tant que le législateur fédéral ne le fait pas, avec primauté de la loi fédérale en cas de conflit. Cela évite les conflits de compétences et stimule l'innovation régionale.
Ce que cela rapporte
La Chambre elle-même devient moins chère : 90 sièges en moins économisent au maximum ±76,5 millions d'euros par an (à 850.000 euros par membre ; un plafond, car les bâtiments restent), et après le soutien renforcé et le service d'études il reste au maximum 56 à 58 millions d'euros par an en net. Les moyens sont aussi déplacés : moins vers le nombre de sièges, plus vers la capacité d'action par député. Ailleurs dans le paysage parlementaire, les réformes dégagent des économies structurelles supplémentaires : net ~40 millions d'euros par an par la suppression du Sénat (compté une seule fois, au Conseil des entités fédérées) et ~15 millions d'euros par an par 20 % de subsides publics en moins aux partis, ensemble environ 55 millions d'euros par an.
Mais le vrai gain ne se trouve pas dans le budget, il se trouve dans la capacité d'action démocratique. Un député capable d'analyser lui-même les projets de loi, de chiffrer les budgets et d'établir des comparaisons internationales n'est plus le bouton de vote de son parti. Un parlement doté de sa propre capacité de recherche est un véritable contre-pouvoir face au gouvernement, et non son prolongement. C'est l'instrument le plus concret qui existe contre la particratie et la domination du gouvernement. Pas moins de démocratie. Une meilleure démocratie.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| 1 | Belgische Grondwet, art. 36, 42-73 (gecoördineerde tekst) | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | Base juridique de la Chambre, 150 membres (art. 63), sièges du Sénat |
| 2 | De Kamer. Officiële website | https://www.dekamer.be/ | Composition, règlement, fonctionnement |
| 3 | Wikipedia. Kamer van volksvertegenwoordigers | https://nl.wikipedia.org/wiki/Kamer_van_volksvertegenwoordigers | Historique, structure |
| 4 | Wikipedia. Samenstelling 2024-2029 | https://nl.wikipedia.org/wiki/Kamer_van_volksvertegenwoordigers_(samenstelling_2024-2029) | Groupes linguistiques, sièges par circonscription |
| 5 | Wet van 23 november 2023 (Rekenhof controleert de rekeningen van de Kamer) | https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-23-november-2023_n2024000376.html | Contrôle annuel de la Cour des comptes à partir de l'exercice 2023, entrée en vigueur le 1er janvier 2024 |
| 6 | Kamer, Begroting 2024 van de Kamer en financiering van de politieke partijen, DOC 55 3707/001 (13 december 2023) | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/55/3707/55K3707001.pdf | Dotation 2024 (185,1 M€), hausse 2019-2024 (28 %), budget informatique, consultance, frais de personnel et de groupes |
| 7 | Kamer, persbericht over de audit van het Rekenhof (13 december 2023) | https://www.dekamer.be/kvvcr/pdf_sections/pri/administration/2023_12_13_reactie_op_audit_van_het_rekenhof.pdf | Premier examen par la Cour des comptes |
| 8 | Algemene uitgavenbegroting 2026, sectie 01 (dotaties aan de federale wetgevende vergaderingen), DOC 56 1280/001 | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1280/56K1280001.pdf | Dotation de la Chambre 2026 (179,7 M€), dotation du Sénat, financement fédéral des partis (37,6 M€) |
| 9 | De Kamer. Statuut van het lid (laatste wijziging februari 2026) | https://www.dekamer.be/kvvcr/pdf_sections/depute/statuut%20van%20het%20lid.pdf | Indemnité parlementaire et indemnité de frais |
| 10 | De Kamer. Fiche 12.02 De commissies | https://www.dekamer.be/kvvcr/pdf_sections/pri/fiche/nl_12_02.pdf | 11 commissions permanentes |
| 11 | De Kamer. Petitieplatform (een petitie indienen of steunen) | https://dekamer.mijnopinie.belgium.be/pages/introduire_ou_soutenir_une_petition?format=html&locale=nl | 25.000 signatures, dépôt en ligne |
| 12 | De Kamer. Petitieplatform, reglement en wet van 2 mei 2019 | https://dekamer.mijnopinie.belgium.be/pages/reglement_chambre?locale=nl | Base légale des pétitions |
| 13 | De Kamer. Videoverslagen | https://media.dekamer.be/ | Vidéo des séances plénières et des réunions de commission |
| 14 | VIVES (KU Leuven). Briefing 2022/04: De parlementaire medewerkers en de overheidsfinanciering van de politieke partijen | https://lirias.kuleuven.be/retrieve/747394 | 346 collaborateurs à la Chambre, 1.008 dans tous les parlements, 159,8 M€ de financement public des partis (2021) |
| 15 | Brussels Times. Excessive number of MPs (juni 2024) | https://www.brusselstimes.com/1095108/political-headache-belgium-has-excessive-number-of-mps-study-shows | Étude UCLouvain : nombre de parlementaires, cumul jusqu'à 20 mandats |
| 16 | FOD Binnenlandse Zaken. Verkiezingen | https://verkiezingen.fgov.be/kandidaten-hoe-stel-ik-mij-kandidaat/kamer-van-volksvertegenwoordigers | Circonscriptions |
| 17 | Statbel. België telde 11.867.634 inwoners op 1 januari 2026 | https://statbel.fgov.be/nl/nieuws/belgie-telde-11867634-inwoners-op-1-januari-2026 | Population de la Belgique |
| 18 | CBS StatLine. Bevolking Nederland (1 januari 2026) | https://www.cbs.nl/nl-nl/cijfers/detail/85496NED | Population des Pays-Bas |
| 19 | Eurostat. Bevolking op 1 januari (demo_gind) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/demo_gind?format=JSON&lang=en&indic_de=JAN&geo=BE&geo=NL&geo=DE&geo=DK&geo=SE&geo=FI&geo=AT&geo=EE&geo=CH&geo=IE&geo=EU27_2020&sinceTimePeriod=2024 | Population de l'Allemagne, de la Suède, de la Finlande |
| 20 | Danmarks Statistik. Befolkningstal | https://www.dst.dk/en/Statistik/emner/borgere/befolkning/befolkningstal | Population du Danemark |
| 21 | Tweede Kamer, Dienst Analyse en Onderzoek. Memo vergelijking omvang parlementen (2022, bijgewerkt 2023) | https://www.tweedekamer.nl/downloads/document?id=2022D52500 | Comparaison internationale des tailles, loi de la racine cubique |
| 22 | Tweede Kamer. Raming der voor de Tweede Kamer in 2026 benodigde uitgaven | https://www.tweedekamer.nl/kamerstukken/detail?id=2025Z05675&did=2025D13074 | Budget de la Tweede Kamer 2026 |
| 23 | Tweede Kamer. Kennis in de Kamer: de Dienst Analyse en Onderzoek | https://www.tweedekamer.nl/kamerleden-en-commissies/kennis-en-onderzoek-de-kamer | Service d'études parlementaire néerlandais |
| 24 | Deense Grondwet (regeringen.dk) | https://regeringen.dk/grundloven/ | Folketing 179 sièges, système monocaméral depuis 1953 |
| 25 | Finanslov 2026, § 3 Folketinget | https://www.oes-cs.dk/bevillingslove/fl26a03.pdf | Budget du Folketing 2026 |
| 26 | Riksdag. Betänkande 2025/26:KU1 Utgiftsområde 1 Rikets styrelse | https://www.riksdagen.se/sv/dokument-och-lagar/dokument/betankande/utgiftsomrade-1-rikets-styrelse_hd01ku1/html/ | Budget du Riksdag 2026 |
| 27 | Riksdag. The Instrument of Government (2023) | https://www.riksdagen.se/globalassets/05.-sa-fungerar-riksdagen/demokrati/the-instrument-of-government-2023-eng.pdf | Riksdag 349 sièges |
| 28 | Valtion talousarvioesitys 2026, pääluokka 21 Eduskunta | https://budjetti.vm.fi/sisalto.jsp?year=2026&lang=fi&maindoc=%2F2026%2Ftae%2FhallituksenEsitys%2FhallituksenEsitys.xml&opennode=0%3A1%3A3%3A33%3A | Budget de l'Eduskunta 2026 |
| 29 | Eduskunta. Members and parliamentary bodies | https://www.eduskunta.fi/en/members-and-parliamentary-bodies/ | Eduskunta 200 sièges |
| 30 | Finse ministerie van Justitie. Citizens' initiative will be introduced in the beginning of March | https://oikeusministerio.fi/en/-/citizens-initiative-will-be-introduced-in-the-beginning-of-march | Initiative citoyenne finlandaise : 50.000 signatures, six mois, depuis le 1er mars 2012 |
| 31 | Wikipedia. Bundestag | https://en.wikipedia.org/wiki/Bundestag | Réforme 736→630 sièges |
| 32 | Euronews. German electoral reform (februari 2025) | https://www.euronews.com/my-europe/2025/02/23/explained-how-does-germanys-electoral-system-work-and-what-changes-this-year | Réforme du Bundestag 2023-2025 |
| 33 | Bundestag. Mitarbeiter (Mitarbeiterpauschale) | https://www.bundestag.de/abgeordnete/mdb_diaeten/1334d-260806 | Budget de collaborateurs par membre du Bundestag (27.396 €/mois, mai 2026) |
| 34 | Bundestag. Unterabteilung Wissenschaftliche Dienste en infoflyer (februari 2024) | https://www.bundestag.de/parlament/verwaltung/ua_wd | Service d'études parlementaire allemand, environ 100 collaborateurs |
| 35 | Schweizerische Bundeskanzlei. Der Bund kurz erklärt 2026 | https://www.bk.admin.ch/dam/de/sd-web/B74oYqykWJXb/Der%20Bund%20kurz%20erkl%C3%A4rt%202026.pdf | Nationalrat 200 membres, coût des services du Parlement (2024) |
| 36 | Aboutswitzerland. The Federal Assembly | https://www.aboutswitzerland.eda.admin.ch/en/the-federal-assembly-parliament | Parlement de milice suisse |
| 37 | Bundesamt für Statistik. Bevölkerung | https://www.bfs.admin.ch/bfs/de/home/statistiken/bevoelkerung.html | Population de la Suisse |
| 38 | Wikipedia. Cube root law | https://en.wikipedia.org/wiki/Cube_root_law | Loi de la racine cubique (1972) |
| 39 | VRT NWS. Hoeveel kost onze democratie? (2019) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2019/05/16/hoe-veel-kost-onze-democratie/ | Coût par député (environ 850.000 € par an), base de l'économie d'une Chambre de 60 |
| 40 | Luxemburgse regering. De Kamer van Afgevaardigden | https://gouvernement.lu/en/systeme-politique/chambre-deputes.html | Chambre luxembourgeoise : 60 membres |
| 41 | FOD Binnenlandse Zaken. Rijksregister: bevolking per gemeente en provincie (2026) | https://www.ibz.rrn.fgov.be/sites/default/files/documents/fr/population/statistiques/population-bevolking-20260101.pdf | Répartition des 60 sièges de la Chambre entre les entités fédérées (calcul HART) |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)