ONE (accueil de la petite enfance, enfance & famille) : audit
Date : 2026-03-31 Statut : 🔵 Transféré. Missions redistribuées aux cinq entités fédérées wallonnes et à l'entité fédérée bruxelloise Catégorie : Institutions de la FWB. Redistribuées
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE) Base juridique : loi du 5 septembre 1919 (création sous le nom d'Œuvre Nationale de l'Enfance) ; décret de la Communauté française du 30 mars 1983 (communautarisation et changement de nom) ; décret du 17 juillet 2002 (réforme de la structure et des missions) Type : Organisme d'Intérêt Public (OIP) de type B. Personne morale de droit public sous la tutelle du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Niveau de pouvoir : Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française) : actif en Wallonie + Région de Bruxelles-Capitale (institutions francophones)
Budget : une dotation de la Communauté française de près de 600 millions d'euros (2025) ; le budget total de l'ONE avoisine 750 millions d'euros par an (2025), dont environ 550 millions d'euros de subsides aux milieux d'accueil agréés et aux services. Le contrat de gestion 2021-2025 a relevé progressivement la dotation de 60 millions d'euros par an d'ici 2024 (+10 %). Dette accumulée : environ 75 millions d'euros (2025). Personnel : 1.920 membres du personnel (30 juin 2025), dont 884 partenaires enfants-parents (PEP) pour les consultations et les visites à domicile. S'y ajoutent de nombreux bénévoles et 1.231 médecins qui collaborent avec l'ONE (2025). Siège : Chaussée de Charleroi 95, 1060 Bruxelles (Saint-Gilles) Administratrice générale : Déborah Dewulf (nommée en juin 2025)
Historique :
- 1919 : créé sous le nom d'Œuvre Nationale de l'Enfance après la Première Guerre mondiale, pour lutter contre la mortalité infantile
- Pendant la Seconde Guerre mondiale : rôle crucial dans le sauvetage d'enfants juifs sous la direction d'Yvonne Nèvejean
- 1983 : après la communautarisation, la Communauté française crée l'ONE comme successeur de l'Œuvre (décret du 30 mars 1983). En Flandre, Kind en Gezin (aujourd'hui fondu dans Opgroeien) a repris les missions ; dans la Communauté germanophone, elles ont été placées chez Kaleido Ostbelgien
- 2002 : réforme fondamentale. Conseil d'administration plus restreint, nouveaux organes consultatifs, redéfinition des missions
- Depuis 2019 : réforme MILAC. Réforme des milieux d'accueil avec de nouvelles exigences de qualité et des tarifs liés aux revenus, mais aussi controverse sur son impact pour les crèches non subventionnées
- Octobre 2025 : la FWB décide de 74 millions d'euros d'économies dans le secteur de la petite enfance pour 2026
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Accompagnement préventif des familles et des enfants : consultations prénatales, consultations pour les enfants de 0 à 6 ans, visites à domicile par les partenaires enfants-parents (PEP, anciennement TMS), accompagnement des équipes SOS-Enfants pour la maltraitance infantile
- Accueil des enfants en dehors de la famille : agrément, subventionnement et contrôle de toutes les formes d'accueil. Crèches, accueillant(e)s, accueil extrascolaire. Pour les enfants de 0 à 12 ans
- Programmes de vaccination pour la Fédération Wallonie-Bruxelles (depuis 2015)
- Dépistage néonatal des maladies rares et des troubles de l'audition
- Promotion de la santé à l'école (Promotion de la Santé à l'École)
- Prévention dentaire chez les jeunes enfants
- Gestion du FESC (Fonds des Equipements et des Services Collectifs) : financement des infrastructures d'accueil
Ampleur concrète de l'accueil de la petite enfance :
- 45.105 places d'accueil agréées dans toute la FWB (Wallonie + Bruxelles) au 31 décembre 2024, pour environ 67.000 enfants par an
- Dont 32.088 places en Wallonie francophone et 13.017 à Bruxelles
- 79 % des places sont collectives (crèches), 21 % individuelles chez environ 2.400 accueillant(e)s (2023)
- 76 % des places avec une contribution parentale liée aux revenus (subside d'accessibilité), 24 % à prix libre (2023)
Chevauchements avec d'autres institutions :
- AVIQ (Agence pour une Vie de Qualité, Wallonie) : chevauchement pour le bien-être de l'enfant, la prévention et les soins aux personnes handicapées
- Iriscare (COCOM, Bruxelles) : compétent pour les allocations familiales et les matières bicommunautaires liées aux personnes à Bruxelles
- Opgroeien/Kind en Gezin (Flandre) : pendant flamand, avec une politique distincte pour l'accueil néerlandophone à Bruxelles
- Administration de l'enseignement de la FWB (AGE) : chevauchement pour l'accueil extrascolaire qui prolonge les heures d'école
Portée : près de 131.000 enfants inscrits dans les consultations et les structures de suivi de l'ONE (2025) ; environ 2.400 accueillant(e)s (2023)
Taux de couverture de l'accueil de la petite enfance (formule FWB : places pour 100 enfants de 0 à 2,5 ans), 31 décembre 2024 :
- Moyenne de la FWB : 39,4 places pour 100 enfants (37,2 en 2022 ; 38,1 en 2023)
- Wallonie francophone : 38,3 %, avec de grandes différences entre provinces (Hainaut 32,7 %, Brabant wallon 56,0 %)
- Bruxelles : 42,4 %
- Objectif propre de la FWB : 50 %, dont 33 % avec contribution parentale liée aux revenus. Cet objectif n'est pas atteint
- Selon la formule de l'UE (tous les enfants de moins de 3 ans, école maternelle comprise), la FWB atteint 49,2 % (2023) et donc déjà l'objectif de Barcelone révisé de 45 % d'ici 2030. Les 46 places flamandes pour 100 enfants (fin 2025) utilisent un autre dénominateur et ne sont pas directement comparables
- Tendance à la baisse en Wallonie francophone : de 34.300 places (2019) à 32.088 (fin 2024), soit plus de 2.200 places en moins, dont 1.757 entre 2019 et 2022
Évaluation. Cour des comptes (27 mai 2025), capacité d'accueil de la petite enfance en Région wallonne :
- L'objectif de 50 % de couverture ne repose pas sur une connaissance suffisante et actuelle de la demande et des besoins des parents, et n'est pas atteint
- Le suivi des projets de nouvelles places était faible ; les appels à projets sont lents et pluriannuels
- Les efforts de création de places sont en partie annulés par la perte de places, mais l'ONE ne dispose pas de bases de données fiables sur les fermetures et leurs causes
- L'ONE ne collecte pas de données financières sur les milieux d'accueil en activité : leur viabilité financière ne peut pas être mesurée
- Qualité des données insuffisante : données incohérentes, différences entre applications et mises à jour tardives
- Du côté des parents (Baromètre des parents 2024, Ligue des familles) : 61 % ont eu du mal à trouver une place, 33 % n'ont pas trouvé de place au moment où ils en avaient besoin et 23 % ont dû prendre un congé parental ou travailler moins, voire arrêter de travailler
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Contrôle décentralisé, registre central :
- L'accueil de la petite enfance est un modèle de marché avec des opérateurs privés et un contrôle public
- Les communes sont responsables du contrôle et de l'application, exercés par les 25 GGD (services communaux de santé publique) (environ 400 inspecteurs, environ 17.000 visites d'inspection par an)
- Landelijk Register Kinderopvang (LRK) : registre central, public et numérique, avec les rapports d'inspection par implantation
- Financement via la kinderopvangtoeslag (allocation d'accueil liée aux revenus, versée aux parents)
- Participation : 66,5 % des enfants de moins de 3 ans fréquentent un accueil formel, souvent à temps partiel (Eurostat, 2025)
- Depuis 2022 : assouplissement de l'inspection (la GGD et la commune choisissent localement les points contrôlés)
Danemark. Obligation communale, accès universel :
- Les communes sont légalement tenues d'offrir un accueil à tout enfant dès 26 semaines ; si la commune ne peut pas offrir de place, elle paie un accueil privé, une place dans une autre commune ou une indemnité aux parents
- La commune paie ≥75 % des coûts bruts de fonctionnement, les parents ≤25 % (Dagtilbudsloven)
- Personnel au service de la commune. Pas de structure de subventionnement complexe
- Norme minimale légale depuis 2024 : 1 collaborateur pédagogique pour 3 enfants (0-2 ans) et pour 6 enfants (3-5 ans), en moyenne annuelle par commune
- Participation : 67 % des enfants de moins de 3 ans fréquentent un accueil formel, la participation la plus élevée de l'UE (Eurostat, 2025)
- Contrôle de la qualité : communal, avec des rapports de qualité nationaux établis par l'EVA (institut d'évaluation)
Suède. Communal, universel, maxtaxe :
- 290 communes sont tenues d'offrir la förskola aux enfants de 1 à 5 ans
- Financement : surtout impôts communaux et subventions de l'État ; dès 3 ans, 525 heures par an sont gratuites
- Système de maxtaxe : un maximum légal de ce que les parents paient, lié aux revenus, appliqué par toutes les communes
- Inspection nationale (Skolinspektionen) pour le contrôle de la qualité
- Participation : près de 87 % de tous les enfants de 1 à 5 ans et près de 96 % des 4 et 5 ans (2024)
Allemagne. Cadre fédéral, normes des entités fédérées, exécution communale :
- Loi-cadre fédérale : Kinder- und Jugendhilfegesetz (SGB VIII)
- Les entités fédérées déterminent les programmes, les exigences de qualité et les normes d'encadrement
- Les communes (Jugendamt) exécutent : enregistrement, contrôle, placement
- Principe de subsidiarité : les opérateurs libres (le plus souvent à but non lucratif) ont la priorité légale (§ 4 SGB VIII) ; les pouvoirs publics n'interviennent que si le privé ne fournit pas
- KiTa-Qualitätsgesetz (depuis le 1er janvier 2023) : financement fédéral de la qualité vers les entités fédérées
- Taux de couverture 0-3 ans : 34,5 % (Ouest) à 54,9 % (Est, Berlin compris), 37,8 % en moyenne (1er mars 2025)
Flandre. Opgroeien (comparaison avec l'entité fédérée voisine) :
- L'agence Opgroeien (anciennement Kind en Gezin) comme agence flamande
- Fin 2025 : 5.389 lieux d'accueil, 92.819 places autorisées
- 46 places pour 100 enfants de moins de 3 ans (fin 2025) ; autre calcul que la formule de la FWB
- Plan directeur de l'accueil de la petite enfance (avril 2025) avec 200 millions d'euros supplémentaires d'ici 2029
- Crise flamande de l'accueil de la petite enfance en 2022 : après des scandales de maltraitance d'enfants → démission de la responsable d'Opgroeien (novembre 2022), inspection plus stricte, plus de moyens
1D. Problèmes et critiques
1. Structurel : la FWB, un niveau de pouvoir impraticable pour l'accueil de la petite enfance L'ONE est une institution de la FWB qui dessert deux territoires totalement différents. La Wallonie connaît de grandes différences entre provinces et un corps d'accueillant(e)s en déclin ; Bruxelles connaît un manque aigu de places dans des quartiers densément peuplés, jeunes et multilingues. Une seule et même politique ne peut pas répondre aux deux besoins. Le niveau FWB n'a en outre pas de fiscalité propre : il vit presque entièrement de dotations, ce qui le prive de tout levier financier pour réagir vite aux besoins.
2. Crise financière
- En octobre 2025, la FWB a décidé 74 millions d'euros d'économies dans tout le secteur de la petite enfance pour 2026 (sur un budget total de 719 millions d'euros, environ 10 %)
- Non-indexation des subsides de l'ONE en 2026 : une économie de 7,8 millions d'euros, mais chaque milieu d'accueil doit trouver environ 1.000 euros par travailleur ailleurs
- L'ONE a accumulé une dette d'environ 75 millions d'euros (2025)
- Soutien exceptionnel à l'ONE : 43 millions d'euros (2026) et 57 millions d'euros (2027) en guise d'emplâtre
- Le renforcement de la norme d'encadrement de la réforme MILAC (de 1 à 1,5 accompagnant pour 7 enfants) n'a pas lieu comme prévu, faute de budget
- Le budget informatique de l'ONE (37 millions d'euros) doit baisser de 3 millions d'euros (2026) et de 9 millions d'euros (2027)
3. Pénurie de places et de personnel
- En Wallonie francophone, plus de 2.200 places ont disparu entre 2019 et fin 2024 (de 34.300 à 32.088), entièrement dans l'accueil non subventionné (de 9.107 à 6.617 places) ; l'offre subventionnée a légèrement augmenté
- Le Plan Cigogne +5200 (lancé en 2022) promettait au moins 5.200 nouvelles places subventionnées d'ici 2025. En 2023, 186 se sont ajoutées ; les échéances ont été repoussées à fin 2027 : en Wallonie pour la part que la Région wallonne finance elle-même (c'était auparavant août 2026), à Bruxelles jusqu'en décembre 2027
- L'accueil individuel chez les accueillant(e)s se réduit depuis des années (21 % des places en 2023) ; le métier est peu valorisé financièrement et socialement (ONE et Ligue des familles, 2023)
- 61 % des parents ont eu du mal à trouver une place en crèche (Baromètre des parents 2024, Ligue des familles)
4. Transparence et numérisation déficientes
- Pas de registre central, public et en temps réel des places disponibles (contraste avec le LRK néerlandais)
- Rapports d'inspection pas systématiquement publics (contraste avec les Pays-Bas, où ils doivent être publics)
- Pas de système d'inscription numérique intégré. Les parents doivent contacter les crèches une par une
- Le site premierspas.be (outil de géolocalisation) est un début, mais sans disponibilité en temps réel
- La Cour des comptes (2025) a constaté une faible qualité des données à l'ONE et relevé qu'aucune donnée financière sur les milieux d'accueil n'est collectée
5. Problèmes de qualité
- Dans la FWB, en moyenne 2 fermetures par an pour maltraitance (2023) : moins qu'en Flandre, mais chaque fermeture est une de trop
- Mai 2023 : accident mortel dans une crèche à Liège (un enfant d'un an s'est étranglé dans le cordon d'un store)
- Les économies touchent aussi le fonctionnement de l'ONE lui-même (notamment le budget informatique), l'institution qui doit aussi assurer le contrôle
- La réforme MILAC (depuis 2019) a relevé les exigences de qualité ; en même temps, des places ont disparu dans le secteur non subventionné, selon l'ONE surtout à cause de crises successives (covid, prix de l'énergie, indexation salariale 2022)
6. Critiques politiques
- Lors des élections de 2024, la pénurie de crèches était un thème central. Les propositions portaient sur les places, le personnel et les moyens, pas sur le niveau de pouvoir lui-même
- DéFI a plaidé explicitement en 2023 pour une restructuration et une simplification administrative du secteur
- La Région wallonne cofinance déjà : les plans Cigogne sont payés ensemble par la Communauté française, la Région wallonne, la Région bruxelloise et la COCOF. De facto un double circuit
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ | L'ONE opère au niveau de la FWB. Une couche intermédiaire entre le fédéral et le régional, qui n'est pas proche du citoyen. L'accueil de la petite enfance devrait se situer au niveau de l'entité fédérée ou de la commune, près des parents. Dans tous les pays de comparaison (NL, DK, SE, DE), l'accueil de la petite enfance est une affaire de commune ou d'entité fédérée. |
| 2 | Transparence | ❌ | Pas de registre public central des places d'accueil et de leur disponibilité (comparez avec le LRK néerlandais). Rapports d'inspection pas systématiquement publics. Les parents ne peuvent pas voir facilement qui décide pour leur crèche, comment fonctionnent les subsides, ni quels scores de qualité leur crèche obtient. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | La FWB a la compétence mais pas de fiscalité propre. Le budget provient presque entièrement de dotations. Un fiscal gap énorme. La FWB décide de l'accueil de la petite enfance mais ne peut pas piloter elle-même le financement. Résultat : sous-financement structurel, une dette accumulée d'environ 75 M€ (2025), mesures d'urgence. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Six acteurs sont concernés : la FWB (compétence), la Région wallonne, la Région bruxelloise et la COCOF (cofinancement de nouvelles places), l'ONE (exécution), les communes (contexte local). Chevauchements avec l'AVIQ, Iriscare, l'AGE et Opgroeien (à Bruxelles). Un système d'une complexité inexplicable. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | L'ONE lui-même est assez grand (1.920 membres du personnel, environ 750 M€ en 2025), mais le problème est qu'il doit mener une seule et même politique pour la Wallonie et pour Bruxelles. Deux territoires à la démographie et aux besoins totalement différents. Trop grand pour du sur-mesure, trop petit pour de véritables avantages d'échelle. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Zéro place pour l'innovation régionale. La Région wallonne ne peut pas mener une politique d'accueil de la petite enfance différente de celle de Bruxelles. Tout est déterminé centralement par la FWB via l'ONE. La Région wallonne cofinance déjà de nouvelles places (plans Cigogne), ce qui illustre le manque de compétence propre. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | L'offre se réduit : en Wallonie francophone, de +5.000 places (2010-2019) à plus de 2.200 places en moins (2019-2024). Un parent sur trois n'a pas trouvé de place au moment où il en avait besoin (2024). Le Plan Cigogne n'atteint pas ses échéances et l'objectif de 50 % de couverture n'est pas atteint. Selon la Cour des comptes (2025), des données fiables font défaut pour piloter la politique ; pas de mesure structurelle d'indicateurs de qualité sur le développement de l'enfant ou la satisfaction des parents. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Pas de registre numérique central avec disponibilité en temps réel (comparez avec le LRK néerlandais). Pas de système d'inscription intégré. Les parents doivent appeler les crèches une par une et s'inscrire sur des listes d'attente. Premierspas.be est un début mais n'affiche pas la disponibilité en direct. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle FWB (un niveau communautaire sans fiscalité propre, séparé de la Région, desservant deux régions différentes) n'existe nulle part ailleurs en Europe. Dans tous les pays de comparaison, l'accueil de la petite enfance est une affaire de commune ou d'entité fédérée disposant de sa propre compétence de financement. |
Synthèse : 0 ✅, 1 ⚠️, 8 ❌. L'ONE obtient des résultats extraordinairement mauvais sur presque tous les principes. Le problème central est structurel : l'accueil de la petite enfance est bloqué au niveau de la FWB, un niveau de pouvoir sans fiscalité propre qui dessert deux territoires totalement différents. Les trois principes où le gain est le plus important : la subsidiarité (transfert aux entités fédérées), la responsabilité = financement (qui décide doit disposer lui-même des moyens) et le numérique d'abord (un registre central par entité fédérée).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔵 Transféré L'ONE, en tant qu'institution de la FWB, est supprimé. Les missions sont redistribuées : l'accueil de la petite enfance et le soutien aux familles deviennent une compétence des entités fédérées, dans le respect des normes minimales que fixe la fédération (art. 28 de la Constitution HART). Les cinq entités fédérées wallonnes reprennent les missions wallonnes de l'ONE et peuvent confier ce qui demande de l'échelle à un service commun (art. 32) ; l'entité fédérée bruxelloise reprend les missions bruxelloises.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- La FWB est supprimée comme niveau de pouvoir → l'ONE cesse d'exister sous sa forme actuelle
- Les cinq entités fédérées wallonnes reprennent chacune les missions de l'ONE pour leur territoire (ensemble environ 70 % des places d'accueil) : accompagnement préventif des familles, agrément et subventionnement de l'accueil de la petite enfance, contrôle de la qualité, programmes de vaccination, dépistage néonatal. Elles peuvent régler volontairement ensemble les agréments et les normes de qualité dans un concordat. Ce qui demande de l'échelle, elles le confient, par accord, à un service commun (art. 32 de la Constitution HART) : l'ONE lui-même, comme agence Jeunesse & Famille des entités fédérées wallonnes, ou un service commun avec les missions de bien-être de l'AVIQ.
- L'entité fédérée bruxelloise reprend les missions francophones de l'ONE à Bruxelles et les intègre avec leur pendant néerlandophone (Opgroeien et la VGC) dans un cadre bruxellois bilingue, sous la direction du Parlement bruxellois. Iriscare, intégré dans l'administration de l'entité fédérée bruxelloise, peut servir de plateforme opérationnelle.
- Les cinq entités fédérées flamandes règlent l'accueil de la petite enfance sur leur territoire, avec Opgroeien comme service commun possible (art. 32) ; l'accueil néerlandophone à Bruxelles est intégré dans le cadre bruxellois, avec une meilleure coordination grâce à la simplification du paysage bruxellois
- Ostbelgien garde Kaleido Ostbelgien. Aucun changement
- Personnel : les 1.920 membres du personnel de l'ONE (2025) suivent au prorata des missions : environ 70 % vers les entités fédérées wallonnes ou leur service commun, environ 30 % vers l'entité fédérée bruxelloise. Maintien du statut et de l'ancienneté, sans licenciements.
- Les communes reçoivent un rôle de régisseur renforcé dans l'ajustement de l'offre à la demande (modèle danois/néerlandais)
Modèle international. Combinaison de :
- Le modèle danois pour la répartition des responsabilités : l'entité fédérée fixe le cadre et les normes de qualité, les communes exécutent et garantissent une offre suffisante
- Le modèle néerlandais pour la transparence : un registre numérique central par entité fédérée avec des rapports d'inspection publics (sur l'exemple du LRK)
- Le modèle suédois pour le financement : un système de maxtaxe pour que les parents ne paient jamais plus qu'un maximum légal
- Le modèle allemand pour la subsidiarité : les opérateurs libres d'abord, les pouvoirs publics comme filet de sécurité (Subsidiaritätsprinzip)
Gain d'efficience estimé :
- Élimination de tous les frais de structure de la FWB pour l'accueil de la petite enfance (parlement de la FWB, cabinet, administration)
- Un seul point de contact par entité fédérée au lieu de l'enchevêtrement de la FWB, de la Région, de la COCOF, de l'ONE, de l'AVIQ, d'Iriscare et de la commune
- Aucune économie propre sur cette ligne : les frais de structure de la FWB figurent dans l'audit « FWB comme niveau de pouvoir » ; le registre et la maxtaxe sont des investissements dans le service rendu
- Une politique propre à chaque entité fédérée : chaque entité fédérée wallonne se concentre sur ses propres déficits, les zones rurales et le corps d'accueillant(e)s en déclin ; Bruxelles se concentre sur la densification urbaine et l'accueil multilingue
- Un meilleur couplage entre accueil de la petite enfance et marché du travail : le VDAB, le Forem et Actiris se situent déjà au niveau des entités fédérées
- Fin du fiscal gap : qui décide de l'accueil de la petite enfance paie aussi, avec ses propres impôts
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : cadre juridique. Lois des entités fédérées (art. 28 de la Constitution HART) et un accord ou concordat volontaire pour ce que les entités fédérées wallonnes font exécuter ensemble (art. 32), protocole du personnel, transfert budgétaire sur la base des dépenses de l'ONE par territoire au départ
- Années 2-3 : intégration opérationnelle dans les administrations des entités fédérées wallonnes ou leur service commun, et dans l'administration bruxelloise
- Années 3-4 : lancement d'un registre numérique de l'accueil de la petite enfance par entité fédérée (sur le modèle du LRK)
- Années 4-5 : instauration d'un système de maxtaxe par entité fédérée et renforcement du rôle de régisseur des communes
Phase 4/5 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
ONE (accueil de la petite enfance, enfance & famille) : transféré L'ONE cesse d'exister comme institution de la FWB et ses missions passent aux entités fédérées, dans un cadre fédéral. Chaque entité fédérée reçoit sa propre politique d'accueil de la petite enfance, avec un budget propre et une responsabilité propre, pour que la politique corresponde enfin aux familles qu'elle dessert ; ce qui demande de l'échelle, un service commun peut le faire.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE) est le pendant francophone d'Opgroeien en Flandre. Il agrée, subventionne et contrôle tout l'accueil de la petite enfance en Wallonie et à Bruxelles (côté francophone), des crèches aux accueillant(e)s, pour les enfants jusqu'à 12 ans. L'ONE dispose d'un budget d'environ 750 millions d'euros (2025), de plus de 1.900 collaborateurs, et supervise environ 45.100 places d'accueil (fin 2024). Il est aussi responsable des consultations prénatales, des programmes de vaccination, du dépistage néonatal et de la promotion de la santé à l'école. L'ONE est une institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'administration communautaire francophone.
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental n'est pas l'ONE lui-même mais le niveau de pouvoir auquel il est attaché. La Fédération Wallonie-Bruxelles a la compétence de l'accueil de la petite enfance mais pas de recettes fiscales propres. Le budget provient de dotations. Ces dotations sont insuffisantes : l'ONE a accumulé une dette d'environ 75 millions d'euros (2025) et la FWB a décidé en octobre 2025 de 74 millions d'euros d'économies dans le secteur pour 2026, notamment en n'indexant pas les subsides. Le secteur a averti que des milliers de places sont de ce fait menacées.
Entre-temps, la pénurie est déjà là. Fin 2024, il y avait en Wallonie francophone 38 places pour 100 enfants (39 dans toute la FWB), loin de l'objectif propre de 50. Un parent sur trois n'a pas trouvé de place au moment où il en avait besoin, et près d'un sur quatre a dû travailler moins, voire arrêter de travailler (Ligue des familles, 2024). Entre 2019 et 2024, plus de 2.200 places ont disparu en Wallonie francophone. Le nombre d'accueillant(e)s se réduit depuis des années et le métier est trop peu attractif pour les remplacer.
Il n'existe pas de registre numérique central où les parents pourraient voir les places disponibles. Les rapports d'inspection ne sont pas systématiquement publics. La Cour des comptes a constaté en 2025 que l'ONE ne dispose pas de données fiables sur les fermetures et ne collecte pas de données financières sur les milieux d'accueil. Le Plan Cigogne +5200 promettait au moins 5.200 nouvelles places d'ici 2025. Cette échéance n'a pas été respectée et a été repoussée à fin 2027.
Et l'ONE doit desservir, avec une seule et même politique, deux territoires totalement différents : la Wallonie (corps d'accueillant(e)s en déclin, offre dispersée, grandes différences entre provinces) et Bruxelles densément peuplée (population jeune, manque aigu de places dans les quartiers pauvres). C'est comme vouloir régler à la fois un frigo et un four avec un seul réglage de thermostat.
Comment cela fonctionne ailleurs
Nulle part en Europe l'accueil de la petite enfance n'est organisé à un niveau intermédiaire sans fiscalité propre qui dessert deux régions différentes. Partout, il se situe plus près du citoyen :
Au Danemark, les communes sont légalement tenues d'offrir une place d'accueil à chaque enfant dès 26 semaines. La commune paie au moins 75 %. Si elle ne peut pas offrir de place, elle paie l'accueil ailleurs. En Suède, 290 communes offrent la förskola aux enfants de 1 à 5 ans, avec un système national de maxtaxe qui garantit que les parents ne paient jamais plus qu'un maximum légal. Participation : près de 87 % de tous les enfants de 1 à 5 ans et près de 96 % des 4 et 5 ans (2024). Aux Pays-Bas, le GGD veille à la qualité et tout figure dans le registre public Landelijk Register Kinderopvang. Chaque parent peut vérifier en ligne quel score obtient quelle crèche. En Allemagne, l'autorité fédérale fixe le cadre, les entités fédérées précisent les normes et les communes exécutent.
Ce que HART propose
L'ONE est supprimé comme institution de la FWB. Les missions sont redistribuées :
Les cinq entités fédérées wallonnes reprennent les missions de l'ONE pour leur territoire, ensemble environ 70 % des places d'accueil, dans le respect des normes minimales que fixe la fédération (art. 28 de la Constitution HART). Elles peuvent régler ensemble les agréments et les normes de qualité dans un concordat volontaire, et faire exécuter ce qui demande de l'échelle par un service commun (art. 32) : l'ONE lui-même, ou un service commun avec les missions de bien-être de l'AVIQ. L'entité fédérée bruxelloise reprend les missions bruxelloises de l'ONE et les intègre avec leur pendant néerlandophone dans un cadre bilingue.
Les communes reçoivent un rôle de régisseur renforcé : elles ajustent l'offre à la demande, connaissent leur population et s'attaquent aux déficits locaux. Sur le modèle danois. Chaque entité fédérée se dote d'un registre numérique de l'accueil de la petite enfance sur le modèle néerlandais : public, avec la disponibilité en temps réel et les rapports d'inspection par implantation. Un système de maxtaxe sur le modèle suédois garantit que les parents ne paient jamais plus qu'un maximum légal.
Les plus de 1.900 collaborateurs de l'ONE sont transférés aux entités fédérées respectives, avec maintien du statut et de l'ancienneté.
Ce que cela rapporte
Chaque entité fédérée devient responsable de sa propre politique d'accueil de la petite enfance, avec un budget propre et un levier fiscal propre. Fin du fiscal gap qui provoque le sous-financement chronique. Chaque entité fédérée wallonne peut se concentrer sur ses propres déficits, les zones rurales et le corps d'accueillant(e)s en déclin. Bruxelles peut se concentrer sur la densification urbaine et l'accueil multilingue. La politique d'accueil de la petite enfance est directement couplée à la politique du marché du travail. Le Forem et Actiris se situent déjà au niveau des entités fédérées. Les parents obtiennent de la transparence : un seul registre, des scores de qualité publics, la disponibilité en temps réel. Les frais de structure d'un parlement, d'un cabinet et d'une administration FWB distincts pour cette compétence disparaissent.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| ONE. Coördinaten en toegang | https://www.one.be/public/contact/acces/ | En continu | Adresse du siège (Chaussée de Charleroi 95, 1060 Bruxelles) |
| ONE. Organisatie | https://www.one.be/public/cest-quoi-lone/notre-organisation/ | En continu | OIP sous la tutelle du gouvernement, réforme de la structure en 2002 |
| ONE. Administratieve organen | https://www.one.be/public/cest-quoi-lone/notre-organisation/organes-administratifs/ | En continu | Administratrice générale Déborah Dewulf |
| L'Avenir. Nieuwe administratrice générale ONE | https://www.lavenir.net/actu/2025/09/08/deborah-dewulf-je-mattellerai-a-rendre-plus-visibles-les-actions-de-lone-JYDKXI7CVBCE3NGN6YAL442KYM/ | Septembre 2025 | Nouvelle administratrice générale |
| Gallilex. Benoeming administratrice générale ONE | https://gallilex.cfwb.be/textes-normatifs/53449 | 12 juin 2025 | Nomination de Déborah Dewulf (arrêté du 12 juin 2025) |
| ONE. Missies | https://www.one.be/public/cest-quoi-lone/nos-missions/ | En continu | Missions principales, missions de santé élargies depuis 2015, FESC |
| ONE. Juridische aspecten | https://www.one.be/public/cest-quoi-lone/aspects-juridiques/ | En continu | Décret du 17 juillet 2002 |
| Wikipedia. Office de la naissance et de l'enfance | https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_de_la_naissance_et_de_l%27enfance | En continu | Historique, création en 1919, rôle pendant la Seconde Guerre mondiale |
| CRISP. ONE | https://www.vocabulairepolitique.be/office-de-la-naissance-et-de-lenfance-one/ | En continu | Décret du 30 mars 1983, OIP de type B, ressort de compétence |
| FWB. Les chiffres clés de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2025 | https://statistiques.cfwb.be/fileadmin/sites/ccfwb/uploads/documents/CC2025_web.pdf | 2025 | Dotation de près de 600 M€, 1.920 membres du personnel (30 juin 2025), 884 PEP, 1.231 médecins, 131.000 enfants ; 45.105 places et taux de couverture par sous-région (31 décembre 2024) |
| ONE. ONE en chiffres 2023 | https://www.one.be/fileadmin/user_upload/siteone/PRESENTATION/Rapports/ONE_en_chiffres_2023_ACC.pdf | 2024 | 45.394 places (2023), 79 % collectif, 76 % lié aux revenus, accueillant(e)s, taux de couverture 37,2 % (2022) et 38,1 % (2023), formule UE 49,2 %, objectif 50 %, Plan Cigogne +5200, financement par la FWB, la Région wallonne, la Région bruxelloise et la COCOF |
| IWEPS. Accueil préscolaire: taux de couverture | https://www.iweps.be/indicateur-statistique/accueil-prescolaire-taux-de-couverture/ | 2025 | Wallonie francophone : 29.329 places (2010), 34.300 (2019), 32.543 (2022), 32.088 et 38,3 % (31 décembre 2024) ; non subventionné de 9.107 (2019) à 6.617 (2024) |
| Rekenhof/Cour des comptes. Capacité d'accueil de la petite enfance en Région wallonne | https://www.ccrek.be/fr/publication/capacite-d-accueil-de-la-petite-enfance-en-region-wallonne | 27 mai 2025 | Objectif de 50 % non atteint, faible suivi des nouvelles places, pas de données sur les fermetures et la viabilité financière, qualité des données |
| Ligue des familles. Baromètre des parents 2024 | https://liguedesfamilles.be/storage/31758/Barom%C3%A8tre-2024-(final).pdf | 2024 | 61 % ont eu du mal à trouver une place, 33 % pas de place, 23 % moins ou plus de travail |
| RTBF. Economies petite enfance | https://www.rtbf.be/article/voici-les-economies-prevues-dans-le-secteur-de-la-petite-enfance-creches-maison-d-accueil-one-11614354 | 10 octobre 2025 | 74 M€ d'économies sur 719 M€, 75 M€ de dette, 43 et 57 M€ de soutien exceptionnel, budget informatique de 37 M€, 550 M€ de subsides sur 750 M€, norme MILAC, 7,8 M€ de non-indexation |
| RTBF. Pénurie crèches revalorisation | https://www.rtbf.be/article/penurie-dans-les-creches-il-faut-revaloriser-les-metiers-de-la-petite-enfance-selon-l-one-et-la-ligue-des-familles-11142088 | Janvier 2023 | Métier peu valorisé, Plan Cigogne 5.200 places d'ici 2025, premierspas.be |
| RTBF. Non-indexation subsidies ONE | https://www.rtbf.be/article/petite-enfance-des-milliers-de-places-d-accueil-seront-elles-menacees-des-janvier-11633141 | 18 novembre 2025 | Environ 1.000 € par travailleur, places menacées |
| La Libre. Budget historique ONE 2021-2025 | https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/05/04/la-federation-wallonie-bruxelles-degage-un-budget-historique-pour-lone-jusque-fin-2025-5M2B4JEL2RFLNOWGZOQEQY5LBY/ | Mai 2021 | Contrat de gestion 2021-2025, +60 M€ de dotation |
| Le Spécialiste. Contrat de gestion ONE | https://www.lespecialiste.be/fr/actualites/la-fwb-adopte-le-contrat-de-gestion-de-l-one-dont-la-dotation-sera-augmentee-de-60-millions.html | Juin 2021 | +60 M€ de dotation d'ici 2024, +10 % |
| Minister van Kinderen FWB. Nieuwe plaatsen | https://lescrenier.wallonie.be/home/communiques-de-presse/presses/inverser-la-courbe-et-creer-de-nouvelles-places-un-engagement-pour-les-familles-et-les-milieux-d'accueil-de-la-petite-enfance.html | 10 janvier 2025 | 45.400 places pour environ 67.000 enfants par an ; perte de places non subventionnées ; échéances wallonnes du Plan Cigogne prolongées jusqu'à fin 2027 |
| Matélé. Pénurie crèches élections 2024 | https://www.matele.be/dossier-elections-2024-pas-de-place-en-creche-pour-votre-enfant-que-proposent-les-partis | 2024 | Taux de couverture FWB 37,2 % (2022), propositions des partis lors des élections |
| RTBF. Maltraitance crèches Flandre/Wallonie | https://www.rtbf.be/article/on-privait-mon-enfant-de-nourriture-les-plaintes-pour-maltraitance-dans-les-creches-augmentent-aussi-en-belgique-11440250 | 2024 | Plaintes à l'ONE, comparaison avec la Flandre |
| La Libre. Maltraitance crèches comparaison | https://www.lalibre.be/belgique/societe/2023/05/24/il-y-a-bien-plus-de-cas-de-maltraitance-dans-les-creches-flamandes-que-du-cote-francophone-HV3PK4CSWBH2LLPQPFCZVPNYOI/ | Mai 2023 | En moyenne 2 fermetures par an pour maltraitance dans la FWB |
| L'Avenir. Ongeval crèche Luik | https://www.lavenir.net/actu/2023/05/21/un-enfant-dun-an-decede-dans-une-creche-en-region-liegeoise-LSSRTQPRMJCYJHPDXQNC4L7VDQ/ | Mai 2023 | Accident mortel avec le cordon d'un store |
| Guide Social. Réforme MILAC | https://pro.guidesocial.be/articles/actualites/article/reforme-milac-l-one-repond-aux-preoccupations-du-secteur-de-l-enfance-en | 2023 | MILAC depuis 2019 ; perte de places dans le secteur non subventionné selon l'ONE surtout à cause de crises |
| DéFI. Restructuration petite enfance | https://www.defi.be/actualites/defi-veut-restructurer-et-alleger-le-secteur-de-la-petite-enfance/ | Octobre 2023 | Critique politique de la complexité du secteur |
| Rekenhof/Cour des comptes. Promotie gezondheid op school | https://www.ccrek.be/nl/publicatie/de-promotie-van-gezondheid-op-school-beheer-en | Juin 2021 | Audit de la mission de santé à l'école de l'ONE |
| Opgroeien. Kinderopvang baby's en peuters | https://www.opgroeien.be/kennis/cijfers-en-onderzoek/kinderopvang-babys-en-peuters | 2026 | Comparaison flamande : 5.389 lieux, 92.819 places, 46,07 places pour 100 enfants (fin 2025) |
| VRT NWS. Topvrouw Opgroeien stapt op | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2022/11/18/topvrouw-agentschap-opgroeien-stapt-op/ | Novembre 2022 | Crise flamande de l'accueil de la petite enfance en 2022 |
| GGD GHOR Nederland. Toezicht kinderopvang | https://ggdghor.nl/onderwerp/jeugd/toezicht-kinderopvang/ | En continu | Modèle néerlandais : environ 400 inspecteurs, environ 17.000 visites par an, commune comme commanditaire et autorité d'application, assouplissement 2022 |
| GGD GHOR Nederland. 25 regio's | https://ggdghor.nl/wp-content/uploads/2019/11/infographic-ggd-ghor-nl-1.pdf | 2019 | 25 GGD |
| Rijksoverheid.nl. Kwaliteit kinderopvang | https://www.rijksoverheid.nl/onderwerpen/kinderopvang/kwaliteitseisen-kinderopvang-en-peuterspeelzalen | En continu | Exigences de qualité aux Pays-Bas, Wet kinderopvang, LRK |
| Eurydice. Netherlands quality assurance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/netherlands/quality-assurance-early-childhood-and-school-education | En continu | Contrôle par les GGD, rapports d'inspection publics |
| Eurostat. Children aged less than 3 years in formal childcare (tepsr_sp210) | https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tepsr_sp210/ | 2026 | Participation des enfants de moins de 3 ans (2025) : Danemark 67,2 % (la plus élevée de l'UE), Pays-Bas 66,5 % |
| OESO. Family Database PF3.2 | https://webfs.oecd.org/els-com/Family_Database/PF3_2_Enrolment_childcare_preschool.pdf | Février 2026 | Accueil néerlandais souvent à temps partiel |
| Eurydice. Denmark ECEC | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/denmark/organisation-early-childhood-education-and-care | En continu | Modèle danois : droit à une place dès 26 semaines ; sans place, la commune paie un accueil privé, une place dans une autre commune ou une indemnité aux parents |
| Deens ministerie (BAEBM). Tilskud og forældrebetaling | https://baebm.dk/arbejdsomraader/dagtilbud/tilskud-og-foraeldrebetaling/tilskud-og-foraeldrebetaling-i-dagtilbud | En continu | Parents au plus 25 %, commune au moins 75 % |
| Deens ministerie (BAEBM). Minimumsnormeringer | https://baebm.dk/arbejdsomraader/dagtilbud/om-dagtilbud/minimumsnormeringer/minimumsnormeringer-i-kommunale%C2%AD-og-selvejende-daginstitutioner | En continu | Norme minimale 1:3 et 1:6 depuis 2024 |
| Eurydice. Denmark quality assurance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/denmark/quality-assurance-early-childhood-and-school-education | En continu | Contrôle de la qualité par l'EVA |
| Skolverket. Barn och personal i förskola hösten 2024 | https://www.skolverket.se/statistik-och-utvarderingar/statistik-om-forskola-och-skola/fler-statistiknyheter/statistik/2025-04-16-statistik-over-barn-och-personal-i-forskola-per-den-15-oktober-2024 | Avril 2025 | 87 % des 1 à 5 ans |
| Skolverket. PM Barn och personal i förskola hösten 2024 | https://siris.skolverket.se/siris/sitevision_doc.getFile?p_id=553820 | Avril 2025 | Un peu moins de 96 % des 4 et 5 ans |
| Skolverket. Avgifter | https://www.skolverket.se/styrning-och-ansvar/regler-och-ansvar/ansvar-i-skolfragor/avgifter | En continu | Maxtaxa dans toutes les communes, 525 heures gratuites dès 3 ans |
| Destatis. Kindertagesbetreuung 2025 | https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2025/10/PD25_392_225.html | Octobre 2025 | Betreuungsquote des moins de 3 ans : 37,8 %, Ouest 34,5 %, Est 54,9 % (1er mars 2025) |
| SGB VIII § 4 | https://dejure.org/gesetze/SGB_VIII/4.html | En continu | Priorité des opérateurs libres (subsidiarité) |
| BMBFSFJ. KiTa-Qualitätsgesetz | https://www.bmbfsfj.bund.de/bmbfsfj/themen/familie/kinderbetreuung/fuer-gute-kinderbetreuung-bundesweit-das-kita-qualitaetsgesetz-209046 | En continu | Financement fédéral de la qualité aux entités fédérées depuis 2023 |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)