perspective.brussels : planification territoriale
Audit réforme de l'État HART
Date : 2026-03-31 Catégorie : Région bruxelloise : institutions Statut proposé : 🟠 Réformé : intégration dans une administration allégée de l'entité fédérée bruxelloise
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Bureau bruxellois de la Planification (BBP), en néerlandais Brussels Planningsbureau : nom commercial perspective.brussels
Base juridique : ordonnance du 29 juillet 2015 du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Opérationnel depuis le 1er octobre 2016.
Niveau de pouvoir : Région de Bruxelles-Capitale. Organisme d'intérêt public (OIP) doté de la personnalité juridique propre.
Né de la fusion de 7 entités :
- IBSA (Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse)
- ADT (Agence de Développement Territorial)
- DEP (Direction Études et Planification, la direction d'études et de planification de Bruxelles Développement urbain)
- BMA (Bouwmeester/Maître Architecte)
- Service École
- Secrétariat de la Commission régionale de Développement (CRD)
- Référent logement
Personnel : environ 175 collaborateurs (site propre, 2026) ; 180 fin 2022 selon le rapport d'activités 2022.
Budget : aucun chiffre public exact trouvé. Sur la base de l'effectif et des frais de fonctionnement, HART estime le coût annuel à un ordre de grandeur de 15-20 millions d'euros, financé par une dotation du budget régional.
Tutelle : relève du ministre de tutelle compétent pour l'Urbanisme et l'Aménagement du territoire au sein du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale.
Départements :
- Direction générale (y compris PerspectiveLab, unité International/Europe/Interrégional)
- IBSA (Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse)
- Connaissance territoriale (référent logement, unité sport, service participation)
- Stratégie territoriale (y compris le secrétariat de la Commission régionale de Développement)
- Service École et Vie étudiante
- Département transversal
- Équipe Bouwmeester-Maître Architecte (BMA)
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Élaborer et suivre les plans stratégiques : le Plan régional d'affectation du sol (PRAS/GBP), les plans d'aménagement directeur (PAD/RPA), et l'avis sur les plans particuliers d'affectation du sol (PPAS/BBP)
- Collecter, analyser et publier des données territoriales et socio-économiques (via l'IBSA)
- Veiller à la qualité architecturale via le Bouwmeester (BMA)
- Soutenir les communes dans la planification territoriale
- Participation citoyenne et consultation du public pour les grands projets
- Planification scolaire et monitoring de la population étudiante
Chevauchements avec d'autres institutions :
- urban.brussels (Bruxelles Urbanisme et Patrimoine) : un service public régional distinct (depuis 2017), responsable de l'exécution de la politique d'urbanisme et de patrimoine : les permis régionaux (via le fonctionnaire délégué), les avis sur les permis communaux, le patrimoine et la rénovation urbaine. perspective.brussels fait la stratégie et la planification. Dans la pratique, la ligne de partage est floue. Les deux font des études, les deux conseillent le Gouvernement.
- Bruxelles Environnement (IBGE) : les rapports d'incidences environnementales chevauchent les études territoriales de perspective.brussels.
- 19 communes : le collège des bourgmestre et échevins délivre la plupart des permis d'urbanisme. Chaque commune a son propre service d'urbanisme qui élabore aussi des plans communaux, souvent sans coordination forte avec le niveau régional.
- SPRB (Service public régional de Bruxelles) : d'autres administrations régionales (entre autres Bruxelles Mobilité) prennent aussi des décisions aux conséquences territoriales.
Public : le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, les 19 communes, les promoteurs immobiliers, les citoyens, les chercheurs.
Indicateurs de performance : aucun KPI ni indicateur de résultat disponible publiquement n'a été trouvé. Le rapport d'activités 2022 est disponible mais ne contient ni objectifs mesurables ni scores de résultats.
Audits : aucun rapport spécifique de la Cour des comptes sur perspective.brussels n'a été trouvé. La Cour des comptes a en revanche été accablante sur la gestion financière bruxelloise en général (novembre 2021 : aucun avis possible sur les comptes 2020 faute d'informations de contrôle suffisantes) et a rejeté le compte général 2024 de la Région bruxelloise (novembre 2025).
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : commune d'Amsterdam (Ruimte en Duurzaamheid) Amsterdam regroupe la politique et les cadres de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de la durabilité dans une seule direction de la commune. Il n'y a pas d'OIP distinct : cela se trouve dans l'organisation hiérarchique de la commune, sous le même collège que celui qui décide aussi des permis. Le Planbureau voor de Leefomgeving (PBL, environ 300 collaborateurs) est l'institut national de connaissance pour l'environnement, la nature et l'aménagement du territoire, mais il n'est pas associé opérationnellement aux permis d'urbanisme ni à la planification locale.
Danemark : Copenhague (Finger Plan) Depuis la réforme communale de 2007 (de 271 à 98 communes), les communes danoises sont responsables de l'aménagement du territoire. Le niveau national fixe les cadres via la loi sur la planification et le Finger Plan (pour le Grand Copenhague). Les régions n'ont pas de compétence de planification territoriale contraignante ; il n'y a pas de service régional de planification à côté d'un service communal. Résultat : chaque commune planifie de manière autonome dans les cadres nationaux.
Allemagne : Berlin (Senatsverwaltung für Stadtentwicklung, Bauen und Wohnen) Berlin (ville-État de 3,7 millions d'habitants fin 2025) a une seule Senatsverwaltung (département ministériel) pour le développement urbain, la construction et le logement. Stratégie, planification urbaine, réglementation de la construction et politique du logement relèvent d'un seul département, sans bureau de planification distinct à côté. Les permis de bâtir sont délivrés par les services de contrôle des constructions des 12 Bezirke (districts), mais ceux-ci font partie de la même administration urbaine, et le Sénat dispose d'un pouvoir de décision final.
Autriche : Vienne (MA 18, Stadtentwicklung und Stadtplanung) Vienne (2,04 millions d'habitants en 2026) règle le développement urbain et la planification territoriale via des services d'une seule administration urbaine (Magistrat), directement sous l'autorité de l'administration de la ville : la MA 18 élabore les plans stratégiques, la MA 21 les plans d'affectation et la MA 37 (Baupolizei) délivre les permis de bâtir. Pas d'agence distincte. Le Wien-Plan (plan de développement urbain 2035) a été élaboré de manière centrale et approuvé par le conseil communal en avril 2025. Vienne compte 23 Bezirke à autonomie limitée. Résultat : une seule administration qui planifie et délivre les permis.
Conclusion de la comparaison internationale : dans toutes les villes de référence, la planification territoriale et les permis relèvent de l'organisation hiérarchique d'une seule administration, et ne sont pas scindés dans des institutions distinctes. La combinaison de la stratégie, de l'exécution et des données sous un même pilotage est la norme. Bruxelles est l'exception : un OIP distinct pour la planification (perspective.brussels), un service public régional distinct pour l'exécution (urban.brussels) et 19 communes qui délivrent la plupart des permis.
1D. Problèmes et critiques
Morcellement entre planification et exécution : perspective.brussels élabore les plans, urban.brussels et les 19 communes les exécutent. Cela crée des problèmes de coordination, des retards sur les grands projets et un flou, pour les communes comme pour les citoyens, sur qui fait quoi.
19 communes comme contre-pouvoirs : chaque commune bruxelloise a son propre service d'urbanisme, ses propres plans locaux (PPAS) et sa propre dynamique. perspective.brussels peut conseiller mais pas imposer. Résultat : une mosaïque de plans d'affectation locaux sans vision régionale cohérente.
Pas de production mesurable : pas de KPI publics, pas de mesure des résultats, pas de benchmark avec des villes comparables. On ne sait pas si les plans élaborés par perspective.brussels débouchent effectivement sur un meilleur aménagement du territoire.
Processus de planification lents : les plans d'aménagement directeur (PAD) connaissent des délais de plusieurs années. Parmi les PAD lancés en 2018, les quatre premiers (Usquare, Gare de l'Ouest, Heyvaert, Herrmann-Debroux) n'ont été définitivement approuvés qu'après 2,5 à 4 ans et Mediapark qu'après près de six ans (avril 2024) ; Josaphat et Porte de Ninove sont à l'arrêt après une seconde enquête publique (situation en 2026). Le Plan régional d'affectation du sol (PRAS/GBP) date du 3 mai 2001 et n'a été modifié que partiellement depuis (entre autres le « PRAS démographique » de 2013) ; la première révision complète n'a été lancée qu'en décembre 2021, vingt ans plus tard.
Retard de numérisation : MyPermit (la plateforme numérique des permis d'urban.brussels) fonctionne depuis novembre 2020 pour les permis régionaux, mais dans les 19 communes seulement depuis mars 2024 ; à ce moment-là, 40 % des dossiers communaux passaient par MyPermit. perspective.brussels ne dispose pas lui-même d'outils de planification numériques intégrés au niveau des villes comparables.
Structure double en statistique : l'IBSA (composante de perspective.brussels) produit des statistiques propres à Bruxelles, mais chevauche en partie Statbel (fédéral), l'IWEPS (wallon) et Statistiek Vlaanderen (service statistique flamand). Quatre services statistiques pour un seul pays de près de 12 millions d'habitants (2026).
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le niveau régional est logique pour la planification stratégique, mais les 19 communes ont trop d'autonomie sur les plans locaux, ce qui rend le niveau régional impuissant. |
| 2 | Transparence | ❌ | Pas de KPI disponibles publiquement, pas de rapportage clair sur les résultats ; les citoyens ne savent pas si leur contribution lors des participations a réellement un impact. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Financé par une dotation régionale, mais les communes qui doivent exécuter les plans ont leur propre budget et leurs propres priorités. Qui planifie ne paie pas l'exécution. |
| 4 | Simplicité | ❌ | 7 entités fusionnées en 1 OIP, mais le paysage reste complexe : perspective.brussels (stratégie) + urban.brussels (exécution) + Bruxelles Environnement (incidences environnementales) + SPRB + 19 services communaux d'urbanisme. Inexplicable à un jeune de 16 ans. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Environ 175 collaborateurs pour une Région de plus de 1,25 million d'habitants (2026), c'est une échelle adéquate, mais le morcellement sur plusieurs institutions mine l'échelle effective. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Pas de place pour l'innovation ni pour l'expérimentation. Le système est rigide et hiérarchique (CoBAT), mais en même temps impuissant face à l'autonomie communale. Le pire des deux mondes. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de production mesurable, pas de KPI, pas de benchmarks, pas de cycle d'évaluation. Les rapports d'activités comptent des activités, pas des résultats. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | L'IBSA publie des données en ligne, MyPermit fonctionne depuis 2024 dans toutes les communes, mais la planification elle-même n'est pas numérisée. Pas de jumeaux numériques, pas de monitoring en temps réel, pas de géosystème intégré. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Un bureau de planification distinct, doté de la personnalité juridique propre, à côté d'un service d'exécution distinct n'existe, selon HART, dans aucune des villes comparables (Berlin, Vienne, Amsterdam, Copenhague). Partout, la planification et les permis relèvent d'une seule administration. |
Synthèse : perspective.brussels obtient un score faible sur 5 des 9 principes (transparence, simplicité, compétences concurrentes, orientation résultats, éprouvé à l'étranger). Les gains les plus importants se situent dans : (1) l'intégration de la planification et de l'exécution sous un même toit, (2) l'introduction de KPI mesurables, et (3) la numérisation du processus de planification.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : perspective.brussels est intégré à urban.brussels en un seul Service bruxellois de l'Aménagement du territoire et du Développement urbain, sur le modèle de Berlin (Senatsverwaltung) et de Vienne (MA 18).
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- Fusion de perspective.brussels + urban.brussels en un seul service intégré : « Bruxelles Espace » (nom de travail). Stratégie, planification, permis, contrôle et qualité architecturale sous l'autorité d'un seul directeur général.
- L'IBSA devient le service de statistique de l'administration de l'entité fédérée bruxelloise (dans le centre de services partagés, voir l'audit Autres OIP bruxellois) et centralise toutes les données bruxelloises, aujourd'hui dispersées entre l'IBSA, les statistiques d'Actiris, les données de la STIB et d'autres.
- Les services communaux d'urbanisme deviennent un guichet d'exécution (ils ne planifient plus de manière autonome). Dans le modèle HART, les 19 communes deviennent une seule administration urbaine avec 8 à 10 districts urbains élus (voir l'audit 19 communes bruxelloises) : un seul service d'urbanisme, avec un guichet local et un droit d'avis pour les districts, mais sans plans d'affectation propres qui contredisent le plan de l'entité fédérée.
- KPI et rapportage de résultats obligatoires : un délai légal de décision de 60 jours pour les permis, avec mesure annuelle des délais de traitement, du taux de réalisation des plans, de la production de logements et de la satisfaction du public.
- Planification numérique : investissement dans un système de planification numérique intégré, avec modèle 3D de la ville, monitoring en temps réel et données ouvertes.
Vers quel niveau : l'entité fédérée bruxelloise (l'une des douze entités fédérées du modèle HART, art. 2 de la Constitution HART).
Modèle international : Berlin (Senatsverwaltung für Stadtentwicklung, Bauen und Wohnen) : un seul département pour le développement urbain, la construction et le logement dans une ville-État comparable, sans bureau de planification distinct.
Gain d'efficience estimé :
- Élimination des doubles emplois et des coûts de coordination entre perspective.brussels et urban.brussels : estimation HART de 3 à 5 millions d'euros par an en régime de croisière, net (environ 10 % des frais de personnel combinés des deux institutions, ensemble environ 475 collaborateurs)
- Processus de planification plus rapides : des délais de traitement plus courts pour les PAD, avec des délais maximaux légaux
- Réduction des frais de structure par la fusion des couches de management
- Meilleure cohérence territoriale grâce à un seul plan intégré au lieu d'une mosaïque
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : modification légale (ordonnance) pour la fusion de perspective.brussels + urban.brussels
- Années 1-2 : intégration organisationnelle, fusion des systèmes ICT
- Années 2-3 : révision du CoBAT : limiter l'autonomie communale en urbanisme
- Années 3-5 : système de planification entièrement numérique opérationnel
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
perspective.brussels (planification territoriale) : Réformé Bruxelles a des institutions distinctes pour concevoir les plans et pour les exécuter. À Berlin et à Vienne, cela relève d'une seule administration. HART les fusionne en un seul service qui planifie, décide et exécute, dans un cadre territorial fédéral léger.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
perspective.brussels est le bureau bruxellois de planification territoriale. Il a été créé par ordonnance en 2015, a démarré en 2016 en regroupant 7 services plus petits et compte environ 175 collaborateurs. Il élabore les plans stratégiques de la Région : où l'on peut construire, à quelle hauteur, de quel type. Il gère en outre les statistiques bruxelloises (via l'IBSA) et le Bouwmeester, qui veille à la qualité architecturale.
Mais perspective.brussels ne fait qu'élaborer les plans. L'exécution (délivrer les permis, contrôler, faire respecter) relève d'ailleurs : d'urban.brussels, un service public régional distinct, et surtout des 19 communes bruxelloises, qui délivrent la plupart des permis d'urbanisme et ont chacune leur propre service d'urbanisme avec leurs propres plans locaux. Ajoutez-y Bruxelles Environnement (pour les incidences environnementales) et le Service public régional, et vous avez au moins quatre couches qui codécident sur chaque mètre carré de Bruxelles.
Ce qui ne va pas
Le problème de fond est le morcellement. Qui veut construire ou investir à Bruxelles se heurte à un enchevêtrement d'institutions qui gèrent chacune une pièce du puzzle sans qu'aucune n'ait la vue d'ensemble.
Les délais de traitement en disent long. Les plans d'aménagement directeur (les grands plans stratégiques pour des quartiers) prennent des années : les quatre premiers, lancés en 2018, n'ont été approuvés qu'après 2,5 à 4 ans, Mediapark qu'après près de six ans, et deux autres sont à l'arrêt. Le Plan régional d'affectation du sol (PRAS/GBP) date de 2001 et n'a été modifié que partiellement depuis ; une révision complète n'a démarré qu'en 2021. Pendant ce temps, 19 communes font chacune leur affaire avec des plans d'affectation locaux qui vont parfois à l'encontre de la vision régionale.
Il n'existe pas d'indicateurs de performance publics. Il n'y a aucun moyen de mesurer si perspective.brussels contribue effectivement à un meilleur aménagement du territoire. Les rapports d'activités comptent des réunions et des études, pas des résultats. Nous n'avons pas trouvé d'audit spécifique de la Cour des comptes sur cette agence.
Cela viole plusieurs de nos principes : la transparence (le citoyen ne peut pas voir ce que cela rapporte), la simplicité (un système inexplicable) et l'orientation résultats (pas de mesure = pas d'amélioration).
Comment cela fonctionne ailleurs
Berlin, une ville-État de 3,7 millions d'habitants (fin 2025) et, comme Bruxelles, une région-capitale, a une seule Senatsverwaltung für Stadtentwicklung, Bauen und Wohnen : un seul département pour la vision stratégique, la planification urbaine, les règles de construction et la politique du logement. Les permis de bâtir viennent des douze districts, mais ceux-ci relèvent de la même administration urbaine. Pas de bureau de planification distinct à côté d'une agence d'exécution distincte.
Vienne (2 millions d'habitants, également une ville-État) fonctionne avec des services d'une seule administration urbaine : la Magistratsabteilung 18 pour le développement urbain et la planification urbaine, la MA 21 pour les plans d'affectation et la MA 37 pour les permis de bâtir, tous directement pilotés par l'administration de la ville. Le Wien-Plan, le plan de développement urbain jusqu'en 2035, a été élaboré de manière centrale et approuvé en 2025 par le conseil communal.
Amsterdam regroupe la politique d'aménagement du territoire, d'urbanisme et de durabilité dans la direction communale Ruimte en Duurzaamheid. Pas d'OIP distinct, mais un département dans l'organisation hiérarchique.
Copenhague va encore plus loin : depuis la réforme communale danoise de 2007, la commune est responsable de la planification territoriale, dans des cadres nationaux (le fameux Finger Plan).
La leçon est partout la même : qui planifie doit aussi exécuter. La séparation entraîne des retards, du flou et un vide de responsabilité.
Ce que HART propose
Fusion de perspective.brussels et d'urban.brussels en un seul service intégré, « Bruxelles Espace ». Stratégie, planification, permis, contrôle et qualité architecturale sous un même toit et un seul pilotage.
L'IBSA (le bureau de statistique) devient le service de statistique de l'administration de l'entité fédérée bruxelloise et centralise toutes les données bruxelloises. Plus de morcellement sur des dizaines d'institutions.
Un seul plan pour tout Bruxelles remplace la mosaïque. Les communes deviennent un guichet d'exécution, pas un co-planificateur. Lorsque les 19 communes fusionneront dans une seule administration urbaine avec 8 à 10 districts élus, ces districts garderont un guichet local et un droit d'avis, mais n'élaboreront plus de plans propres qui minent la vision de l'entité fédérée.
KPI obligatoires : un délai légal de décision de 60 jours pour les permis, le taux de réalisation en construction de logements, la satisfaction du public, et un benchmarking annuel avec Berlin, Vienne et Amsterdam.
La planification numérique comme standard : un modèle 3D de la ville, un monitoring en temps réel de l'activité de construction, et des données ouvertes pour les citoyens et les investisseurs.
Un cadre territorial fédéral. Bruxelles Espace opère dans un cadre territorial fédéral léger : une loi-cadre sur le modèle du Raumordnungsgesetz allemand, avec des normes minimales pour l'espace ouvert et l'usage des sols (voir les audits Département Omgeving et CoDT). Benchmarking annuel avec les services d'aménagement du territoire des autres entités fédérées via un Bureau fédéral du Plan renforcé, qui évalue et compare la politique de tous les pouvoirs publics (art. 42 de la Constitution HART).
Ce que cela rapporte
- Simplicité : un seul guichet au lieu de quatre couches. Le citoyen et l'entrepreneur savent où s'adresser.
- Rapidité : en intégrant planification et exécution, les plans sont approuvés plus vite et les permis reçoivent un délai légal de décision de 60 jours.
- Économie : élimination des doubles emplois et des frais de coordination entre deux institutions. Estimation de 3 à 5 millions d'euros par an.
- Cohérence : une seule vision territoriale pour tout Bruxelles au lieu de 19 mosaïques communales.
- Transparence : des résultats mesurables, rapportés chaque année, accessibles au public.
Bruxelles mérite un aménagement du territoire qui fonctionne comme dans les meilleures capitales européennes. Pas deux institutions qui se renvoient la balle, mais un seul service qui planifie, décide et livre.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| perspective.brussels: About | https://perspective.brussels/en/about-us/about | Nom officiel, ordonnance, environ 175 collaborateurs, départements |
| perspective.brussels: Histoire | https://perspective.brussels/fr/qui-sommes-nous/notre-histoire | Genèse, fusion de 7 entités, ordonnance de 2015 |
| Brussels Gewest: Overzicht instellingen | https://be.brussels/en/about-region/structure-and-organisations/overview-administrations-and-institutions-region/perspectivebrussels | Statut juridique (organisme d'intérêt public), missions |
| Kluwer Immospector: BBP officieel actief sinds 1 oktober 2016 | https://immospector.kluwer.be/NewsView.aspx?contentdomains=OR%28IMMOPRO%2CIMMORES%2CIMMONEW%2CIMMOMOD%29&id=kl2046866&lang=fr | Date de démarrage du 1er octobre 2016 (arrêté du 6 octobre 2016, Moniteur belge du 11 octobre 2016) |
| BISA: Brussels Instituut voor Statistiek en Analyse | https://bisa.brussels/ | Missions statistiques, publications |
| BWRO: Brussels Wetboek van Ruimtelijke Ordening | https://stedenbouw.irisnet.be/spelregels/het-brussels-wetboek-van-ruimtelijke-ordening-bwro | Cadre juridique de l'aménagement du territoire à Bruxelles |
| Stedenbouw.irisnet.be: Vergunningverlenende overheden | https://stedenbouw.irisnet.be/links-navigatie/de-vergunningverlenende-overheden/de-gemeente | Rôle des communes dans les permis (collège des bourgmestre et échevins) |
| urban.brussels: Qui sommes-nous? | https://urban.brussels/fr/pages/about-us | Statut d'urban.brussels (Service public régional Bruxelles Urbanisme et Patrimoine) et missions |
| MyPermit Brussels | https://mypermit.brussels/nl/stedenbouw/ | MyPermit Urban utilisé depuis novembre 2020 |
| urban.brussels: MyPermit nu beschikbaar in alle gemeenten | https://urban.brussels/nl/articles/mypermit-nu-beschikbaar-in-alle-gemeenten-van-het-brussels-gewest | Déploiement dans les 19 communes (mars 2024), 40 % des dossiers communaux via MyPermit |
| perspective.brussels: GBP | https://perspective.brussels/nl/planningstools/plannen-en-programmas-op-gewestelijk-niveau/gbp | PRAS approuvé le 3 mai 2001, modifications partielles depuis, révision complète lancée en décembre 2021 |
| perspective.brussels: Tableau de bord des PAD | https://perspective.brussels/fr/plans-reglements/plans-strategiques-et-reglementaires-plan-damenagement-directeur-pad/tableau-de-bord-des-pads | Délais des plans d'aménagement directeur (lancement mai 2018 ; approbation d'Usquare en 2020 à Mediapark en 2024 ; Josaphat et Porte de Ninove en suspens) |
| Gemeente Amsterdam: Ruimte en Duurzaamheid | https://www.amsterdam.nl/bestuur-organisatie/organisatie/ruimte-en-economie/ruimte-duurzaamheid/ | Comparaison : direction communale pour l'aménagement du territoire, l'urbanisme et la durabilité |
| PBL: Werken bij het PBL | https://www.pbl.nl/over-het-pbl/werken-bij-het-pbl | Comparaison : bureau du plan néerlandais (environ 300 collaborateurs) |
| Berlijn: Senatsverwaltung für Stadtentwicklung, Bauen und Wohnen | https://www.berlin.de/sen/sbw/ | Comparaison : département intégré pour le développement urbain, la construction et le logement |
| Service Berlin: Baugenehmigung beantragen | https://service.berlin.de/dienstleistung/350893/standort/123456/ | Permis de bâtir délivrés par le service de contrôle des constructions du district |
| Amt für Statistik Berlin-Brandenburg: bevolking 2025 | https://www.statistik-berlin-brandenburg.de/presse/2026/73-bevoelkerungsfortschreibung-2025-berlin/ | 3,7 millions d'habitants fin 2025 |
| Wenen: MA 18 Stadtentwicklung und Stadtplanung | https://www.wien.gv.at/kontakte/ma18/index.html | Comparaison : modèle de planification viennois |
| Wenen: MA 37 Baupolizei, Baubewilligung | https://www.wien.gv.at/wohnen/baugenehmigung-dokumente-einreichung | Permis de bâtir délivrés par la MA 37 |
| Wenen: Wien-Plan (STEP 2035) | https://www.wien.gv.at/stadtplanung/wien-plan | Plan de développement urbain, approuvé par le conseil communal en avril 2025 |
| Statistik Austria: bevolking op 1 januari 2026 | https://www.statistik.at/fileadmin/announcement/2026/02/20260209Bevoelkerung1.1.2026.pdf | Vienne : 2,04 millions d'habitants |
| MLIT Japan: Overview Spatial Policy Denmark | https://www.mlit.go.jp/kokudokeikaku/international/spw/general/denmark/index_e.html | Système de planification danois, réforme communale de 2007 (de 271 à 98 communes), plans régionaux non contraignants |
| BRUZZ: Rekenhof vernietigend voor Brussels financieel beheer | https://www.bruzz.be/economie/rekenhof-vernietigend-voor-brussels-financieel-beheer-2021-11-04 | Aucun avis sur les comptes 2020 (novembre 2021) |
| BRUZZ: Rekenhof keurt Brusselse rekeningen 2024 af | https://www.bruzz.be/actua/politiek/rekenhof-keurt-brusselse-begroting-van-2024-af-2025-11-07 | Rejet du compte général 2024 (novembre 2025) |
| BRUZZ: Brusselse administratie groeide met duizenden ambtenaren in tien jaar | https://www.bruzz.be/actua/samenleving/brusselse-administratie-groeide-met-duizenden-ambtenaren-tien-jaar-2026-02-17 | urban.brussels : environ 300 collaborateurs (2026), base de l'estimation des économies |
| Transparencia.be: BBP | https://transparencia.be/body/bbp | Demandes de transparence concernant perspective.brussels |
| perspective.brussels: Activiteitenverslag 2022 | https://perspective.brussels/sites/default/files/documents/bbp_ra_2022_nl_web_light.pdf | Activités et organisation, 180 collaborateurs en 2022 |
Métadonnées
- Ligne : perspective.brussels : planification territoriale
- Section : Région bruxelloise : institutions
- Auditeur : audit HART (automatisé)
- Date : 2026-03-31
- Statut : 🟠 Réformé
- Ligne suivante : Bruxelles Fiscalité
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)