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Bureau du Plan renforcé → CPB belge : audit

Date : 2026-03-30 Ligne : Bureau du Plan renforcé → CPB belge Catégorie : Nouveau fédéral (proposition de HART) Statut : 🟠 Nouveau/réformé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. Qu'est-ce que le Bureau fédéral du Plan exactement ?

Nom officiel : Federaal Planbureau (FPB) / Bureau fédéral du Plan Base juridique : loi du 21 décembre 1994 portant des dispositions sociales et diverses, dans le prolongement de la loi du 23 décembre 1959 Créé : le 14 octobre 1959, sous le nom de « Bureau de programmation économique » Niveau de pouvoir : fédéral. Institution de fait indépendante d'intérêt public (OIP) Personnel : 91 équivalents temps plein fin 2025 (environ 100 collaborateurs), dont 74 scientifiques et 17 administratifs ; 80 ETP sur la dotation, 11 payés par des conventions avec des tiers. Depuis 2024, le BFP ne remplace plus les collaborateurs qui partent, pour réaliser les économies imposées. À titre de comparaison : le CPB néerlandais comptait en 2021 plus de 120 analystes (ETP), contre environ 50 au BFP (OCDE). Budget : environ 15 millions d'euros par an : en 2025, 14,0 millions d'euros de dotation fédérale et 1,1 million d'euros de recettes de conventions avec des tiers. Depuis la revue de l'OCDE, le BFP publie un rapport d'activité annuel avec des données sur le personnel et les finances. Tutelle : un Commissaire et un Commissaire adjoint, nommés par le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l'Économie, pour neuf ans et de façon indéfiniment renouvelable. Relève du Premier ministre et du ministre de l'Économie, mais est de facto indépendant.

Historique :

1B. Que fait-il en pratique ?

Le BFP travaille selon quatre axes :

  1. Perspectives : prévisions économiques à court et moyen terme (PIB, emploi, inflation), projections démographiques, scénarios énergétiques et de transport
  2. Évaluations : analyses d'impact des politiques, évaluations de durabilité, coût du vieillissement
  3. Recherche : protection sociale, politique de mobilité, coopération internationale
  4. Statistiques et modélisation : tableaux entrées-sorties, comptes environnementaux, indicateurs de bien-être

Structure organisationnelle :

Chiffrage des programmes électoraux (DC2024) :

Chevauchements avec d'autres institutions :

Indicateurs de performance :

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas : Centraal Planbureau (CPB)

Allemagne : Sachverständigenrat (Conseil des experts économiques)

Danemark : De Økonomiske Råd (Conseils économiques, « Vismænd »)

Suède : Finanspolitiska rådet (Fiscal Policy Council)

1D. Problèmes et critiques

1. Manque de capacité Le BFP compte plus de 90 équivalents temps plein (2025), avec un large paquet de missions (énergie, transport, développement durable, démographie, statistique) qui vient s'ajouter aux missions économiques de base. Le CPB mobilise plus du double d'analystes. Depuis 2024, les départs ne sont pas remplacés, alors qu'environ 40 % du personnel partira à la retraite d'ici dix ans. L'OCDE a constaté en 2023 que le chiffrage des programmes électoraux reste limité par les moyens restreints, que les Pays-Bas y consacrent environ deux fois plus d'ETP, et qu'un chiffrage complet sur le modèle néerlandais demande plus de capacité analytique.

2. Aucun rôle contraignant Les perspectives macroéconomiques du BFP forment déjà la base du budget fédéral. Mais le gouvernement estime lui-même le rendement des nouvelles mesures, sans contrôle indépendant contraignant. La Cour des comptes a jugé en mai 2025 que les effets de retour estimés dans le budget fédéral étaient insuffisamment étayés et probablement en grande partie surestimés. Cela mine l'effet disciplinant.

3. Morcellement des gendarmes budgétaires La Belgique a deux IFI (BFP + Conseil supérieur des Finances), plus la Banque nationale et la Cour des comptes. Aucune institution n'a l'autorité dont dispose le CPB aux Pays-Bas. Les compétences se chevauchent, les mandats sont mal délimités.

4. Un chiffrage encore récent Le chiffrage des programmes électoraux n'a été ancré dans la loi qu'en 2014 et n'a été réalisé pour la première fois qu'en 2019. Aux Pays-Bas, il existe depuis 1986. La version belge est plus limitée (en 2024 maximum 30 mesures par parti, pas le programme complet). Selon l'OCDE, la Belgique est le seul pays où seule une partie des programmes est chiffrée. Les résultats ont été contestés par certains partis.

5. Procédure de nomination Le Commissaire est nommé par le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l'Économie, pour neuf ans et de façon indéfiniment renouvelable. La procédure de sélection ne figure pas dans la loi, le Parlement ne joue aucun rôle et la loi ne prévoit aucun motif particulier de révocation. L'OCDE a recommandé en 2023 d'encadrer la sélection par la loi, de faire confirmer la nomination par le Parlement et d'inscrire expressément dans la loi les conditions de révocation.

6. Évaluation des règles budgétaires dissociée des estimations Le BFP n'évalue pas si les règles budgétaires belges sont respectées. C'est la section Besoins de financement du Conseil supérieur des Finances qui le fait dans un rapport annuel, séparément de l'institution qui établit les estimations. En Suède, le Fiscal Policy Council évalue explicitement le respect de l'objectif de surplus et du plafond de dépenses, et au Danemark, ce sont les Conseils économiques qui le font en tant que gendarme budgétaire indépendant.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Les prévisions économiques et l'analyse budgétaire relèvent à juste titre du fédéral. Mais les missions en matière d'énergie, de transport et de durabilité chevauchent des compétences régionales, sans coordination claire.
2 Transparence ⚠️ Le BFP publie ses modèles et sa méthodologie et, sur recommandation de l'OCDE, un rapport d'activité annuel avec des données sur le personnel et les finances. Mais il ne comparaît presque jamais devant le Parlement fédéral pour rendre compte de son fonctionnement, et la commission du Budget n'a aucun lien légal avec le BFP (OCDE 2023).
3 Responsabilité = financement ❌ Les prévisions du BFP étayent le budget, mais le gouvernement estime lui-même le rendement des nouvelles mesures, sans contrôle indépendant contraignant. Il existe un « fiscal gap » entre qui réalise l'analyse et qui pose les choix budgétaires, sans lien contraignant.
4 Simplicité ❌ La Belgique a 2 IFI (BFP + Conseil supérieur des Finances), la Banque nationale établit ses propres prévisions, la Cour des comptes contrôle a posteriori. Quatre institutions, aucune répartition claire des tâches. Aux Pays-Bas, le CPB fait cela en grande partie seul.
5 Taille critique ⚠️ Plus de 90 ETP (2025) pour un paquet de missions énorme, et les départs ne sont pas remplacés. L'OCDE estime que les moyens limités restreignent le chiffrage. Le CPB mobilise plus du double d'analystes.
6 Compétences concurrentes ⚠️ Le BFP est fédéral. Les Régions ont leurs propres services d'étude (Statistiek Vlaanderen, IWEPS, BISA) qui établissent avec le BFP les perspectives économiques régionales (modèle HERMREG). Mais cette coopération repose sur des accords, non sur un cadre légal commun, et aucune entité fédérée n'a son propre gendarme budgétaire indépendant.
7 Orientation résultats ⚠️ Le BFP établit des prévisions mais n'évalue pas si les règles budgétaires sont respectées ; cette évaluation relève du Conseil supérieur des Finances. Pas de réponse obligatoire du gouvernement (contrairement à l'Allemagne, où le gouvernement doit réagir dans les 8 semaines au rapport annuel du Sachverständigenrat).
8 Numérique d'abord ⚠️ Les publications sont disponibles en ligne, le chiffrage a son propre site (dc2024.be) et une partie des outils est open source (LIAM2, LArray). Mais les modèles de base tournent sur un logiciel propre datant des années 1980 (IODE) ; l'OCDE recommande de le remplacer à terme et de passer plus largement à l'open source.
9 Éprouvé à l'étranger ✅ Le modèle du CPB (Pays-Bas) est l'exemple le plus salué au niveau international. L'OCDE a évalué le BFP et formulé des recommandations. Il existe un modèle clairement meilleur.

Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (une répartition claire des tâches entre les gendarmes budgétaires), de la responsabilité = financement (rôle contraignant des prévisions) et de l'orientation résultats (évaluation de la politique + obligation de rendre des comptes).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Nouveau/réformé Le Bureau fédéral du Plan est fondamentalement renforcé et transformé en un « CPB belge » sur le modèle néerlandais, avec des compétences élargies, plus de personnel et un rôle contraignant dans le processus budgétaire.

3B. Proposition concrète

Ce qui change ?

  1. Changement de nom et renforcement du mandat : le Bureau fédéral du Plan devient le « Bureau belge d'analyse des politiques économiques » (CPB belge). Le mandat est élargi :

    • Toutes les prévisions économiques qui sous-tendent le budget deviennent la seule référence officielle (comme aux Pays-Bas)
    • Chiffrage complet des programmes électoraux (pas max. 30 mesures, mais l'ensemble du programme)
    • Évaluation et comparaison de la politique de tous les pouvoirs publics (art. 42 de la Constitution HART) ; le respect des règles budgétaires (plafonds de dépenses, ancre de dette) est surveillé par le Conseil supérieur des Finances
    • Évaluation ex post des politiques chiffrées précédemment
  2. Répartition claire des tâches entre les gendarmes budgétaires :

    • Le Conseil supérieur des Finances n'est pas absorbé par le CPB belge : il reste le gendarme budgétaire distinct et indépendant qui signale tout écart par rapport aux règles budgétaires (art. 42 et 56 de la Constitution HART). Le CPB belge établit les estimations et, avec la Cour des comptes, fixe les chiffres de manière contraignante
    • Répartition claire des tâches avec la Cour des comptes (contrôle a posteriori) et la Banque nationale (politique monétaire)
    • Une mission claire par institution au lieu de quatre mandats qui se chevauchent
  3. Renforcement des capacités :

    • Effectif porté de plus de 90 ETP (environ 100 collaborateurs) à ~150-170 (ce qui reste modeste au regard de l'ampleur du paquet de missions)
    • Priorité au recrutement de jeunes économistes et de data scientists (recommandation de l'OCDE)
    • Modèles open source et jeux de données publiquement disponibles
  4. Créer une obligation de rendre des comptes :

    • Le gouvernement doit réagir publiquement et de manière motivée au rapport annuel dans les trente jours (art. 41 §3 de la Constitution HART ; réponse obligatoire sur le modèle allemand)
    • Rapportage continu au Parlement sur les estimations et sur l'évaluation de la politique, dans le cadre de la reddition de comptes numérique permanente ; le respect des règles budgétaires est rapporté par le Conseil supérieur des Finances (modèle suédois)
    • Le chiffrage des programmes électoraux devient la norme et est attendu (la participation reste obligatoire pour les partis représentés à la Chambre ; les autres partis peuvent participer, et la non-participation est publiquement signalée)
  5. Ancrer formellement l'indépendance :

    • Nomination du Commissaire via l'Organe de nomination indépendant (proposition de HART)
    • Mandat fixe de 6 ans, non renouvelable, avec protection contre la révocation
    • Maximum 20 % de financement externe (modèle du CPB)

Vers quel niveau ? fédéral. Mais avec une coopération obligatoire avec les entités fédérées pour les analyses d'impact par entité fédérée.

Quel modèle international ? principalement le CPB néerlandais, complété par le modèle allemand (réponse obligatoire du gouvernement). Le modèle suédois pour l'évaluation des règles budgétaires vaut pour le Conseil supérieur des Finances, qui reste distinct.

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Bureau du Plan renforcé → CPB belge. Réformé

Le Bureau fédéral du Plan est transformé en un CPB belge à part entière, sur le modèle néerlandais : l'arbitre indépendant qui chiffre les promesses électorales, fixe de manière contraignante les chiffres du budget et oblige le gouvernement à rendre des comptes.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le Bureau fédéral du Plan (BFP) est une institution fédérale indépendante de plus de 90 équivalents temps plein (2025) et d'un budget d'environ 15 millions d'euros par an. Il établit des prévisions économiques, analyse l'impact des politiques et chiffre les programmes électoraux depuis 2019. Il a été créé en 1959 et a reçu depuis de plus en plus de missions, des perspectives énergétiques aux rapports de durabilité, sans que l'effectif ait grandi en proportion. Depuis 2024, les départs ne sont même plus remplacés. À côté de cela, trois autres institutions s'occupent d'avis budgétaire : le Conseil supérieur des Finances, la Banque nationale et la Cour des comptes. Quatre organisations, des mandats qui se chevauchent, aucune hiérarchie claire.

Ce qui ne va pas

Le problème fondamental, c'est que le BFP produit bien des analyses, mais qu'elles ne lient pas le gouvernement. Les perspectives macroéconomiques du BFP forment la base du budget, mais ce que rapportent les nouvelles mesures, c'est le gouvernement qui l'estime lui-même. Aux Pays-Bas, les pouvoirs publics ne peuvent de facto pas contourner le CPB. Chaque discussion budgétaire part des chiffres du CPB. En Belgique, cela mène à l'optimisme budgétaire et à des économies reportées : la Cour des comptes a jugé en mai 2025 que les effets de retour estimés dans le budget fédéral étaient insuffisamment étayés. Le déficit budgétaire de 5,2 % du PIB en 2025, le troisième plus élevé de l'UE, en dit long.

Le chiffrage des programmes électoraux est un pas dans la bonne direction, mais il reste beaucoup trop limité. En 2024, les partis ne pouvaient faire chiffrer que 30 mesures (aux Pays-Bas, c'est l'ensemble du programme qui est passé au crible). Selon l'OCDE, la Belgique est le seul pays où seule une partie des programmes est chiffrée. Les partis que le résultat dérange peuvent simplement l'écarter d'un revers de main : le Vlaams Belang et le PTB-PVDA ont contesté en 2024 les calculs et la méthode. L'OCDE a constaté en 2023 que le chiffrage reste limité par les moyens restreints du BFP et qu'un chiffrage à part entière demande plus de capacité analytique.

Le morcellement des gendarmes budgétaires est typiquement belge. Quatre institutions (BFP, Conseil supérieur des Finances, Banque nationale, Cour des comptes) s'occupent d'analyse budgétaire, chacune avec son angle d'approche et son mandat. Aucune n'a l'autorité du CPB néerlandais. Le résultat : personne n'est vraiment responsable, et le monde politique peut choisir l'analyse qui l'arrange le mieux.

Comment cela fonctionne ailleurs

Aux Pays-Bas, le Centraal Planbureau (CPB) est depuis 1945 l'arbitre indépendant de la politique économique. Créé par le prix Nobel Jan Tinbergen, le CPB occupe une position unique : le gouvernement utilise les chiffres du CPB comme base du budget. S'en écarter est théoriquement possible, mais politiquement impensable. Depuis 1986, le CPB chiffre les programmes électoraux ; en 2025, dix partis ont fait chiffrer leur programme, pour environ 1.800 mesures. Le CPB mobilise plus du double d'analystes que le BFP, est financé en grande partie par les pouvoirs publics (max. 20 % de recettes externes) et est membre de l'EU Independent Fiscal Institutions Network.

En Suède, le Fiscal Policy Council (créé en 2007) évalue chaque année si le gouvernement respecte ses propres règles budgétaires : l'objectif de surplus, le plafond de dépenses et la règle d'endettement. Le rapport est publié chaque année, au plus tard le 15 mai, et impose un débat public.

En Allemagne, le gouvernement doit réagir formellement dans les 8 semaines au rapport annuel du Sachverständigenrat (Conseil des experts économiques). Cela crée une obligation de rendre des comptes. Le gouvernement ne peut pas se taire.

Ce que HART propose

HART veut transformer le Bureau fédéral du Plan en un Bureau belge d'analyse des politiques économiques à part entière. Un « CPB belge » qui combine trois fonctions :

Premièrement, il devient la référence officielle pour toutes les prévisions budgétaires. Comme aux Pays-Bas, le gouvernement ne peut plus utiliser ses propres estimations, plus optimistes, pas même pour le rendement de ses propres mesures. Les chiffres du CPB deviennent la norme sur laquelle le budget est construit.

Deuxièmement, le chiffrage des programmes électoraux est élargi. Plus 30 mesures, mais l'ensemble du programme. La participation reste obligatoire pour les partis représentés à la Chambre ; les autres partis peuvent participer, et la non-participation est publiquement signalée. Après les élections suit une évaluation ex post : le gouvernement met-il bien en œuvre la politique qu'il avait promise ?

Troisièmement, le CPB belge fait rapport en continu au Parlement, dans le cadre de la reddition de comptes numérique permanente : il évalue et compare la politique de tous les pouvoirs publics (art. 42 de la Constitution HART). Le gouvernement doit réagir publiquement et de manière motivée dans les trente jours (art. 41 §3 de la Constitution HART), sur le modèle allemand de la réponse obligatoire. Le respect des règles budgétaires, comme les plafonds de dépenses et l'ancre de dette de 90 % du PIB, est surveillé par le Conseil supérieur des Finances : il reste le gendarme budgétaire distinct et indépendant, sur le modèle suédois.

Pour rendre cela possible, l'effectif est porté de plus de 90 équivalents temps plein à ~150-170, avec une priorité aux jeunes économistes et aux data scientists. Le Conseil supérieur des Finances reste distinct, comme gendarme budgétaire indépendant. Le Commissaire est nommé via l'Organe de nomination indépendant pour un mandat fixe de 6 ans, avec protection contre la révocation.

Ce que cela rapporte

L'investissement supplémentaire en personnel et en fonctionnement coûte net environ 8 à 12 millions d'euros par an. C'est un prix modeste, car le vrai gain est indirect : une meilleure discipline budgétaire. Avec un déficit de 5,2 % du PIB en 2025, il s'agit de sommes importantes : chaque point de pourcentage du PIB représente environ 6,4 milliards d'euros par an. Un arbitre indépendant qui veille sur le budget, sur le modèle néerlandais, est la meilleure assurance contre l'optimisme budgétaire politique. Avec le CPB, les Pays-Bas disposent depuis 1945 d'une institution qui oblige les pouvoirs publics à calculer honnêtement. Et cela fonctionne.


Phase 5 : sources

# Source URL Date Utilisé pour
1 Federaal Planbureau. Legal Basis https://www.plan.be/en/about-us/legal-basis 2026 Base juridique, lois clés
2 Federaal Planbureau. Who We Are https://www.plan.be/en/about-us/who-we-are 2026 Mission, statut, indépendance
3 Federaal Planbureau. Organisation https://www.plan.be/en/about-us/organisation 2026 Structure organisationnelle, directions
4 Federaal Planbureau. History https://www.plan.be/en/about-us/history 2026 Historique de 1959 à aujourd'hui
5 Federaal Planbureau. Activiteitenverslag 2025 https://www.plan.be/sites/default/files/documents/OTH_ACTIV_2025_13340_NL.pdf 2026-07-14 Personnel (91 ETP fin 2025), pas de remplacement des départs depuis 2024, budget 2025 (dotation 14,0 M€, conventions 1,1 M€)
6 Federaal Planbureau. Doorrekening van verkiezingsprogramma's https://www.plan.be/en/our-themes/costing-election-programmes 2026 Mission légale depuis mai 2014, premier chiffrage en 2019
7 OESO. Review of the Belgian Federal Planning Bureau (volledig rapport) https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2023/10/oecd-review-of-the-belgian-federal-planning-bureau_8cd55fd7/60830e19-en.pdf 2023-10 Personnel et analystes BFP face au CPB, nomination et mandat du commissaire, recommandations, chiffrage limité, rôle d'IFI du BFP et du CSF, open source
8 Federaal Planbureau. Publicatie OESO-review https://www.plan.be/publications/publication-2402-en-oecd_review_of_the_belgian_federal_planning_bureau 2023-10-19 Date de publication et synthèse de la revue de l'OCDE
9 CPB Netherlands. About https://www.cpb.nl/en/about-cpb 2026 Structure, missions et indépendance du CPB
10 CPB Netherlands. What Do We Do https://www.cpb.nl/en/what-do-we-do 2026 Missions principales du CPB
11 Bureau for Economic Policy Analysis. Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Bureau_for_Economic_Policy_Analysis 2026 Historique du CPB, chiffrage, Tinbergen
12 CPB. Keuzes in Kaart / Doorrekening 2023 https://www.cpb.nl/en/timeline-elections 2023 Chiffrage des programmes électoraux
13 VRT NWS. Doorrekening 2024 https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/05/07/federaal-planbureau-doorrekening-verkiezingsprogramma-overzicht/ 2024-05-07 Résultats du DC2024, réactions des partis
14 VRT NWS. Haalbaarheid verkiezingsplannen https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/05/06/doorrekening-verkiezingsprogramma-s-federaal-planbureau-kosten-i/ 2024-05-06 Détail du DC2024, critiques des partis
15 DC2024. Federaal Planbureau https://www.plan.be/en/data/dc2024-doorrekening-chiffrage-2024 2024 Chiffrage officiel de 2024
16 VRT NWS. Nederland doorrekening vergelijking https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/10/27/verkiezing-nederland-wilders-timmermans-doorrekening-planbureau/ 2025-10-27 Comparaison des chiffrages NL-BE ; PVV, SP et PvdD non chiffrés ; environ 1.800 mesures
17 Duitsland. Gesetz über die Bildung eines Sachverständigenrates (SachvRatG) https://www.gesetze-im-internet.de/sachvratg/BJNR006850963.html 1963 (gewijzigd 2020) Cinq membres, nomination par le président fédéral sur proposition du gouvernement fédéral, réponse du gouvernement dans les huit semaines
18 Danish Economic Councils (DØRS) https://dors.dk/english 2026 Modèle danois, Vismænd, 24 membres du conseil, IFI
19 Swedish Fiscal Policy Council. Information about the Council https://www.fpr.se/english/about-us/information-about-the-council.html 2026 Créé le 1er août 2007, six membres, secrétariat de cinq, rapport au plus tard le 15 mai
20 EU Independent Fiscal Institutions Network. Members https://www.euifis.eu/pages/members 2026 Membres : BFP et Conseil supérieur des Finances (Belgique), CPB et Raad van State (Pays-Bas)
21 EC. National Productivity Boards: Netherlands (CPB) https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-governance-framework/what-economic-governance-framework/evolution-eu-economic-governance/national-productivity-boards/netherlands-centraal-planbureau-cpb-bureau-economic-policy-analysis_en 2026 Classification du CPB par la CE
22 EC. National Productivity Boards: Denmark https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-and-fiscal-governance/national-productivity-boards/denmark-danish-economic-councils_en 2026 Classification des conseils danois par la CE
23 NBB/INR. Rekeningen van de overheid 2025 https://www.nbb.be/doc/dq/n/dq3/nnco.pdf 2026-04-20 Déficit budgétaire de 5,2 % du PIB en 2025 (4,4 % en 2024)
24 Rekenhof. Commentaar en opmerkingen bij de ontwerpen van staatsbegroting 2025 https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2025_13_Begroting2025.pdf 2025-05-15 Effets de retour insuffisamment étayés
25 DC2024. Présentation (wettelijk kader doorrekening) https://www.dc2024.be/aboutus/desc_fr.html 2024 Loi du 22 mai 2014, modifiée le 30 juillet 2018 ; participation obligatoire pour les partis représentés à la Chambre
26 Nederland. Aanwijzingen voor de Planbureaus (aanwijzing 10) https://wetten.overheid.nl/BWBR0031972 2012 Au moins 80 % financés par le budget, au plus 20 % financés de l'extérieur
27 CPB. Keuzes in Kaart 2027-2030 https://www.cpb.nl/system/files/cpbmedia/CPB-Keuzes-in-Kaart-2027-2030.pdf 2025 Douzième édition, dix partis participants, NSC et BBB pour la première fois
28 Federaal Planbureau. Regionale economische vooruitzichten 2024-2029 https://www.plan.be/sites/default/files/documents/FOR_HermReg_2429_13025_NL.pdf 2024-07 Coopération avec Statistiek Vlaanderen, IWEPS et BISA (HERMREG)
29 Koninklijk Besluit van 23 mei 2018 betreffende de Hoge Raad van Financiën https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-23-mei-2018_n2018012383.html 2018 Secrétariat de dix membres, crédits au budget du SPF Finances, évaluation des objectifs budgétaires