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SPP Intégration sociale : audit

Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé : intégration dans le SPF Sécurité sociale + numérisation fondamentale Ligne : SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Service public fédéral de programmation Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes (SPP IS)

Base juridique : créé par arrêté royal du 12 décembre 2002, dans le cadre de la réforme Copernic de l'administration fédérale. Le SPP IS est un service public « de programmation » : pas un SPF à part entière, mais un organe plus léger axé sur un programme de politique spécifique.

Niveau de pouvoir : fédéral

Ministre compétent : le ministre fédéral compétent pour l'Intégration sociale

Présidente : Helena Bex (depuis 2024). Prédécesseurs : Julien Van Geertsom (2003-2017), Alexandre Lesiw (2017-2024).

Personnel : passé de 89 membres du personnel en 2003 à 201 en 2020 ; le profil de recrutement de l'autorité fédérale mentionne environ 185 collaborateurs (2026). En tant que SPP, il ne disposait à l'origine pas de personnel propre mais d'un budget de personnel via le SPF de tutelle (le SPF Sécurité sociale). Depuis 2007, le SPP IS a acquis son indépendance en matière d'informatique, de budget et de politique du personnel.

Budget : le budget du SPP IS s'élève à environ 2,1 milliards d'euros par an (crédits de liquidation 2024 ; budget 2025 : 2,05 milliards d'euros), dont la part du lion est reversée aux CPAS :

Le SPP IS est donc avant tout une courroie de transmission : il perçoit des moyens fédéraux et les reverse à 565 CPAS (un par commune, depuis 2025), avec une organisation propre relativement petite qui coordonne, contrôle et élabore la politique.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales :

  1. Remboursement des revenus d'intégration : l'État fédéral rembourse en règle générale aux CPAS 55 % à 70 % du coût du revenu d'intégration (65 % à partir de 500 bénéficiaires en moyenne par mois et 70 % à partir de 1.000), avec des majorations jusqu'à 100 % pour des groupes particuliers. Le SPP IS gère ces flux financiers.
  2. Inspection et contrôle : le SPP IS inspecte les CPAS sur la correcte application de la législation relative à l'intégration sociale.
  3. Coordination de la politique de lutte contre la pauvreté : coordination de la politique fédérale de lutte contre la pauvreté à travers les différents niveaux de pouvoir.
  4. Statistiques et monitoring : gestion du Baromètre de l'intégration sociale (statistiques sur les bénéficiaires du revenu d'intégration).
  5. Numérisation : développement d'outils comme « OCMW Online » (lancé en juin 2025) et le projet DIGILAB pour l'inclusion numérique.
  6. Fonds européens : gestion des moyens européens pour les groupes vulnérables (FEAD, puis FSE+).

Missions historiquement cédées :

Chevauchements et problèmes :

Indicateurs de performance :

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. Participatiewet (depuis 2015) Les Pays-Bas ont entièrement décentralisé l'aide sociale vers les communes (342 au 1er janvier 2026). Chaque commune exécute la Participatiewet : allocations d'aide sociale, réinsertion et ateliers protégés. Le ministère des Affaires sociales et de l'Emploi (SZW) fixe le cadre, la commune est financièrement responsable. Il n'existe pas de service distinct comme le SPP IS. Les communes disposent d'un budget groupé (BUIG) et supportent elles-mêmes le risque financier. Cela stimule l'activation : plus il y a de gens au travail, plus il reste de budget. Les résultats sont mitigés : Utrecht a testé, dans l'expérience « Weten wat werkt » (2018-2019), un accompagnement supplémentaire et davantage de marge propre pour les bénéficiaires de l'aide sociale, avec un effet positif faible, non significatif, sur l'emploi (plus net chez les moins qualifiés) ; les plus petites communes se heurtent à des problèmes de capacité.

Allemagne. Le modèle des Jobcenter L'Allemagne sépare : les Jobcenter (fédéraux et communaux conjointement) traitent les demandeurs d'emploi (depuis le 1er juillet 2026 le Grundsicherungsgeld, auparavant Bürgergeld et Hartz IV), tandis que le Sozialamt (communal) s'occupe de l'aide sociale pour ceux qui ne peuvent pas travailler (Sozialhilfe). Le niveau fédéral (BMAS) fixe les normes, l'exécution est locale, avec une répartition claire de la responsabilité financière et sans service distinct entre le ministère et l'exécutant.

Danemark. Le modèle communal Les 98 communes (kommuner, depuis la réforme de 2007) décident de l'aide sociale (kontanthjælp) et la paient. Le ministère fixe le cadre et cofinance, les communes exécutent. Le système est radicalement plus simple que le belge : un seul niveau de pouvoir exécutant, un seul point de contact, une forte numérisation.

Suisse. Le modèle cantonal et communal La CSIAS (Conférence suisse des institutions d'action sociale, SKOS en allemand) établit des directives, mais les 26 cantons et leurs communes déterminent eux-mêmes la politique et l'exécution. Il n'existe pas de couche fédérale intermédiaire. Les cantons ont chacun leur propre loi sur l'aide sociale.

Différence essentielle avec la Belgique : dans tous les pays de référence, la couche intermédiaire est absente. L'autorité fédérale ou centrale fixe le cadre et finance ; la commune, la kommune ou le canton exécute. Avec le SPP IS, la Belgique a un maillon supplémentaire qui apporte peu de valeur ajoutée par rapport à un financement direct via le SPF Sécurité sociale.

1D. Problèmes et critiques

  1. Un niveau intermédiaire superflu : le SPP IS est une courroie de transmission qui reverse ±2,1 milliards d'euros par an aux CPAS. La question est de savoir quelle plus-value apporte un service distinct d'environ 185 collaborateurs au-delà de ce que fait déjà le SPF Sécurité sociale.

  2. Contrôle défaillant : la spending review fédérale sur les subsides (SPF BOSA, 2025) a constaté qu'une part importante des subsides fédéraux n'est pas évaluée systématiquement et qu'il manque une gestion structurée des données pour détecter les abus et les doubles subventionnements. Le SPP IS n'a pas la capacité d'un contrôle structurel de 565 CPAS.

  3. Un nom dépassé : le SPP s'appelle toujours « Économie sociale et Politique des Grandes Villes » alors que ces compétences sont déjà largement parties aux Régions en 2014.

  4. Pression croissante sur le revenu d'intégration : le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a plus que doublé depuis 2007. Depuis la limitation dans le temps des allocations de chômage (loi-programme du 18 juillet 2025), 55.512 personnes ont reçu un revenu d'intégration après la fin de leur allocation entre janvier et juillet 2026 ; le nombre de bénéficiaires est monté en avril 2026 à 209.142 (chiffre provisoire), ce qui met les CPAS sous pression.

  5. Non-recours : près de la moitié (46 %, revenus 2022) des ayants droit ne demandent pas le revenu d'intégration, en raison de procédures complexes et de la stigmatisation. La demande en ligne (OCMW Online) n'a été lancée qu'en juin 2025, plus de 22 ans après la création du SPP.

  6. Déséquilibre régional : à Bruxelles, environ 3,7 % des habitants vivent d'un revenu d'intégration, en Wallonie 2,1 % et en Flandre 0,7 % (moyenne mensuelle 2025). La Flandre cofinance via la solidarité fédérale sans influence directe sur la politique menée dans les autres régions.

  7. Absence de mesure des résultats : la Cour des comptes a constaté en 2012 que le premier plan fédéral de lutte contre la pauvreté contenait des objectifs sans chiffres cibles, sans échéances ni estimations budgétaires, que le suivi trimestriel convenu était à l'arrêt depuis décembre 2009 et qu'aucune mesure n'avait été évaluée. En 2016, elle a constaté à nouveau, pour le deuxième plan, qu'il manquait une échéance, une enveloppe budgétaire et une estimation des coûts : le plan était « plutôt une liste d'actions qu'un instrument de politique publique » (le suivi s'était toutefois amélioré).


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Le SPP IS opère au fédéral comme maillon intermédiaire, mais le service au public se fait localement (le CPAS). Dans tous les pays de référence, il n'y a pas de niveau intermédiaire. La politique qui fixe le cadre peut relever du SPF Sécurité sociale ; l'exécution doit être locale.
2 Transparence ❌ Le citoyen ne connaît pas le SPP IS. Le nom induit en erreur (il contient encore « Économie sociale » et « Politique des Grandes Villes » alors que ces compétences sont en grande partie parties). On ne sait pas clairement qui est responsable : le CPAS, le SPP ou le SPF ?
3 Responsabilité = financement ❌ Fiscal gap classique : l'État fédéral (via le SPP IS) paie 55-70 % du revenu d'intégration, mais c'est le CPAS qui décide de l'octroi. Qui décide ne paie pas entièrement ; qui paie ne décide pas. Cela crée des incitants pervers.
4 Simplicité ❌ Trois couches sont impliquées : le fédéral (le SPP IS) → le communal (le CPAS) → le citoyen. Le SPP IS est une couche supplémentaire qui n'existe dans aucun pays de référence. À cela s'ajoutent : la BCSS pour les données, le SPF Sécurité sociale pour le cadre général, et l'inspection du SPP lui-même.
5 Taille critique ⚠️ Le SPP IS lui-même (environ 185 collaborateurs) est trop petit pour contrôler efficacement 565 CPAS. En même temps, beaucoup de CPAS (surtout dans les petites communes) sont trop petits pour une gestion professionnelle des dossiers.
6 Compétences concurrentes ❌ Il n'y a aucune place pour l'innovation régionale. Le cadre du revenu d'intégration est strictement fédéral ; les CPAS exécutent sans marge d'expérimentation. Les Pays-Bas autorisent explicitement les communes à expérimenter (Utrecht, « Weten wat werkt »).
7 Orientation résultats ❌ Pas de KPI structurels. La Cour des comptes a critiqué en 2012 et en 2016 des plans de lutte contre la pauvreté sans chiffres cibles, sans échéances ni budget. Une part importante des subsides fédéraux n'est pas évaluée systématiquement (spending review SPF BOSA, 2025). Un non-recours de 46 % traduit une défaillance du système.
8 Numérique d'abord ⚠️ OCMW Online n'a été lancé qu'en 2025, plus de 22 ans après la création du SPP. Plus de 8.435 demandes en 4 mois, c'est un début, mais cela reste un formulaire de demande en ligne : le CPAS traite ensuite la demande de la manière classique, sans octroi automatique sur la base de données connues.
9 Éprouvé à l'étranger ❌ Aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark et en Suisse, il n'existe pas de couche intermédiaire comme le SPP IS. Partout, le modèle est le même : cadre central + exécution locale, sans courroie de transmission.

Synthèse : 0 × ✅, 3 × ⚠️, 6 × ❌. Le SPP IS obtient de faibles résultats sur presque tous les principes. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (éliminer la couche intermédiaire), de la responsabilité = financement (combler le fiscal gap) et de l'orientation résultats (instaurer des KPI et un contrôle).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé : le SPP IS est supprimé en tant qu'entité distincte (intégration dans le SPF Sécurité sociale). Mais HART va plus loin : tout le système de financement du revenu d'intégration est réformé vers un modèle sans couche intermédiaire, avec une responsabilité communale directe et un contrôle numérique.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Intégration du SPP IS dans le SPF Sécurité sociale : les quelque 185 collaborateurs sont intégrés au SPF Sécurité sociale. Les missions de politique, d'inspection et de statistiques passent aux directions existantes ; les services d'appui (informatique, RH, budget, logistique) sont partagés.

  2. Financement direct des CPAS via le SPF Sécurité sociale : plus de programme budgétaire distinct via un SPP. Les remboursements des revenus d'intégration (±1,7 milliard d'euros par an) passent directement par le SPF Sécurité sociale, avec un contrôle automatique via la Banque Carrefour de la Sécurité sociale (BCSS), dont la technologie devient le noyau d'un X-Road belge.

  3. Un contrôle numérique à la place de l'inspection physique : l'équipe d'inspection du SPP IS (trop petite pour 565 CPAS) est remplacée par un système de contrôle numérique : recoupement automatique des demandes de revenu d'intégration avec les données fiscales, les registres de propriété et les données de sécurité sociale via la BCSS. L'inspection physique n'a plus lieu que par sondage ou en cas de signaux d'alerte.

  4. Financement aux résultats : en plus d'un remboursement fédéral de 70 % du revenu d'intégration à chaque commune, pas seulement aux grandes (voir l'audit CPAS), les CPAS sont récompensés sur la base de leurs résultats d'activation (sur le modèle néerlandais) : plus il y a de bénéficiaires du revenu d'intégration qui passent vers l'emploi ou la formation, plus le CPAS conserve de marge financière. Les KPI sont fixés par la loi et audités chaque année par la Cour des comptes.

  5. Clause d'expérimentation : sur le modèle allemand et néerlandais : les entités fédérées et les communes peuvent expérimenter d'autres modèles d'activation (comparez avec Utrecht, « Weten wat werkt »), à condition de rendre compte des résultats.

  6. Nom et communication : le nom déroutant « SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes » disparaît. Les missions relèvent d'une direction clairement identifiée « Intégration sociale » au sein du SPF Sécurité sociale.

Modèle de référence international : les Pays-Bas (Participatiewet) + le Danemark (modèle communal) : responsabilité communale directe avec cadre central et contrôle numérique.

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

SPP Intégration sociale : réformé

Le SPP IS est supprimé comme service distinct et intégré au SPF Sécurité sociale. Le revenu d'intégration est contrôlé numériquement et les CPAS sont récompensés pour leurs résultats.


Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le SPP Intégration sociale est un service public fédéral d'environ 185 collaborateurs qui transfère chaque année quelque 2,1 milliards d'euros à 565 CPAS, surtout pour le remboursement des revenus d'intégration (1,7 milliard d'euros en 2024). Le SPP est un maillon intermédiaire : l'État fédéral rembourse en règle générale 55 à 70 pour cent de chaque revenu d'intégration, mais c'est le CPAS qui décide lui-même qui y a droit. Le SPP tient des statistiques, réalise des inspections limitées et coordonne la politique de lutte contre la pauvreté. Le nom contient toujours « Économie sociale » et « Politique des Grandes Villes », alors que ces compétences sont largement parties aux Régions dès 2014.

Ce qui ne va pas

Premièrement, le SPP IS est une courroie de transmission : 2,1 milliards d'euros y transitent avec seulement environ 185 personnes pour les gérer. Le contrôle est insuffisant. Une spending review fédérale des subsides (SPF BOSA, 2025) a constaté qu'une part importante des subsides fédéraux n'est pas évaluée systématiquement et qu'il manque une gestion structurée des données pour détecter les abus. Deuxièmement, il y a un fiscal gap classique : qui décide (le CPAS) ne paie pas le montant complet, et qui paie (l'État fédéral) n'a aucune prise sur les décisions. Troisièmement, le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a plus que doublé depuis 2007 (de 80.579 à 168.694 par mois en moyenne en 2025), alors que près de la moitié (46 pour cent) des ayants droit ne demandent même pas le revenu d'intégration, en raison de procédures complexes. La charge de dossiers des assistants sociaux est trop lourde. Demander un revenu d'intégration en ligne, via la plateforme OCMW Online, n'est possible que depuis 2025, plus de 22 ans après la création.

Comment cela fonctionne ailleurs

Aux Pays-Bas, les communes (342 en 2026) exécutent elles-mêmes l'aide sociale (la Participatiewet). Elles reçoivent de l'État un budget groupé et supportent le risque financier : plus elles remettent de gens au travail, plus il reste de budget. Il n'y a pas de service distinct comme le SPP IS. Les communes peuvent y expérimenter : Utrecht a testé avec « Weten wat werkt » davantage d'accompagnement et davantage de marge propre pour les bénéficiaires de l'aide sociale, avec un effet positif faible, statistiquement non significatif, sur l'emploi, surtout chez les moins qualifiés. Au Danemark, les 98 communes décident de l'aide sociale et la paient, avec une forte numérisation. En Allemagne, les Jobcenter (fédéraux et communaux ensemble) organisent l'exécution, là aussi sans couche intermédiaire distincte.

Ce que HART propose

  1. Suppression du SPP IS comme organe distinct. Les quelque 185 collaborateurs sont intégrés au SPF Sécurité sociale, avec informatique, RH et soutien partagés. Mais HART va plus loin.

  2. Contrôle numérique via la Banque Carrefour. Au lieu d'une petite équipe d'inspection qui ne peut pas contrôler les 565 CPAS, nous misons sur le recoupement automatique : les demandes de revenu d'intégration sont confrontées numériquement aux données fiscales, aux registres de propriété et aux données de sécurité sociale. L'inspection physique subsiste par sondage ou en cas de signaux d'alerte.

  3. Financement aux résultats pour les CPAS. L'autorité fédérale rembourse à chaque commune 70 % du revenu d'intégration, pas seulement aux grandes. En plus, sur le modèle néerlandais : les CPAS qui font passer davantage de bénéficiaires du revenu d'intégration vers l'emploi ou la formation conservent plus de marge financière. Des KPI concrets (taux de transition, durée moyenne au revenu d'intégration, degré d'activation) sont fixés par la loi et audités chaque année par la Cour des comptes.

  4. Clause d'expérimentation. Les communes et les entités fédérées peuvent expérimenter d'autres modèles d'activation, à condition de rendre compte des résultats. L'innovation par le bas, pas du one-size-fits-all imposé d'en haut.

  5. Un seul point de contact clair. Le nom déroutant disparaît. Les missions relèvent d'une direction « Intégration sociale » au sein du SPF Sécurité sociale. Pour le citoyen, rien ne change : le CPAS reste le guichet. Mais en coulisses, le système devient plus efficient, plus transparent et plus orienté résultats.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
POD Maatschappelijke Integratie. Wikipedia https://nl.wikipedia.org/wiki/POD_Maatschappelijke_Integratie Création, historique, présidents, transfert aux Régions (2014)
POD MI officiële website https://www.mi-is.be/nl Missions, outils, subsides
SPP Intégration sociale. Wikipedia (FR) https://fr.wikipedia.org/wiki/SPP_Int%C3%A9gration_sociale Évolution du personnel (89 en 2003, 201 en 2020), indépendance en 2007
Werkenvoor.be. POD MI https://werkenvoor.be/nl/onze-werkgevers/pod-maatschappelijke-integratie Profil de l'organisation, environ 185 collaborateurs
Kamer. Verantwoording van de algemene uitgavenbegroting 2025, sectie 44 POD MI (DOC 56 0855/017) https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/0855/56K0855017.pdf Budget : part de l'État dans le revenu d'intégration (1,54 Md € en 2023, 1,68 Md € en 2024, 1,72 Md € en 2025), loi du 2 avril 1965 (490 M€ en 2023, 167 M€ en 2025), CAAMI, subsides de projets, frais propres de fonctionnement, total d'environ 2,1 Mds €
POD MI. Barometer voor maatschappelijke integratie (leefloon) https://stat.mi-is.be/nl/dashboard/leefloon_klassieken?menu=linecharts Bénéficiaires par mois et par Région (168.694 en moyenne en 2025), hausse après la limitation des allocations de chômage (2026)
VRT NWS. Leeflonen verdubbeld in 15 jaar (nov. 2024) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/11/20/stijging-mensen-met-leefloon-pano/ Nombre de bénéficiaires en 2007 (80.579)
HIVA-KU Leuven in opdracht van de POD MI. Studie over non-take-up van het leefloon en afgeleide rechten (2024) https://www.mi-is.be/sites/default/files/documents/NTU_rapport_NL.pdf Non-recours au revenu d'intégration 46 % (45,7 % pondéré, revenus 2022, 18-64 ans)
POD MI. Stopzetting toelage participatie 2026 https://www.mi-is.be/nl/actueel/stopzetting-federale-toelage-participatie-en-sociale-activering-vanaf-2026 Suppression du subside participation et activation sociale à partir du 1er janvier 2026
POD MI. Primabook, staatstoelagen https://primabook.mi-is.be/nl/recht-op-maatschappelijke-integratie/staatstoelagen Pourcentages de remboursement 55 %, 65 % et 70 %, majorations jusqu'à 100 %
VRT NWS. Compensatie OCMW's werkloosheidshervorming (sept. 2025) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/09/20/hoeveel-krijgen-ocmw-s-extra-om-extra-werklozen-op-te-vangen-mi/ Pourcentages de remboursement 55-70 % selon la taille du CPAS
VRT NWS. Federale overheidsdienst kan subsidiestromen amper controleren (jan. 2025) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/01/08/federale-overheidsdienst-kan-subsidiestromen-amper-controleren/ Spending review des subsides : manque de gestion structurée des données et d'indicateurs mesurables
FOD BOSA. Assessment report spending reviews (december 2024) https://bosa.belgium.be/sites/default/files/publications/documents/Assessment%20report%20spending%20reviews%20v2024-12-20.pdf Spending review « Aperçu des subsides » : subsides non évalués systématiquement, présentée à la Chambre le 7 janvier 2025
POD MI. OCMW Online https://www.mi-is.be/nl/tools-ocmw/ocmw-online Numérisation, lancement en juin 2025, plus de 8.435 demandes en 4 mois
Rekenhof. Eerste federaal plan armoedebestrijding, samenvatting (2012) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2012_19_Armoedebestrijding_Samenvatting.pdf Objectifs sans chiffres cibles, échéances ni estimations budgétaires ; suivi trimestriel à l'arrêt depuis décembre 2009 ; pas d'évaluation
Rekenhof. Tweede federaal plan armoedebestrijding, persbericht (2016) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2016_31_Armoedebestrijding_Persbericht.pdf Pas d'échéance, pas d'enveloppe budgétaire, pas d'estimation des coûts ; suivi amélioré
Government.nl. Decentralisation https://www.government.nl/topics/municipalities/decentralisation-of-government-tasks Modèle néerlandais de décentralisation (depuis 2015)
CBS. Gemeentelijke indeling op 1 januari 2026 https://www.cbs.nl/nl-nl/onze-diensten/methoden/classificaties/overig/gemeentelijke-indelingen-per-jaar/indeling-per-jaar/gemeentelijke-indeling-op-1-januari-2026 342 communes néerlandaises (2026)
Labyrinth Onderzoek. Resultaten Weten wat werkt en Proef Bijstand https://www.labyrinthonderzoek.nl/actueel/resultaten-weten-wat-werkt-en-proef-bijstand/ Expérience d'aide sociale d'Utrecht (2018-2019) et résultats
Lifeindenmark.dk. Social assistance https://lifeindenmark.borger.dk/money-and-tax/social-benefits/social-assistance Modèle communal danois : la commune décide et paie
Wikipedia. Municipalities of Denmark https://en.wikipedia.org/wiki/Municipalities_of_Denmark 98 communes danoises depuis 2007
Bundesregierung. Bürgergeld wird zur neuen Grundsicherung https://www.bundesregierung.de/breg-de/aktuelles/neue-grundsicherung-2399562 Modèle allemand des Jobcenter, Grundsicherungsgeld depuis le 1er juillet 2026
Wikipedia. Social assistance in Switzerland https://en.wikipedia.org/wiki/Social_assistance_in_Switzerland Modèle suisse cantonal et communal
SKOS.ch https://skos.ch/ Directives de la CSIAS en Suisse

Synthèse

Le SPP Intégration sociale est un maillon intermédiaire qui transfère chaque année ±2,1 milliards d'euros aux CPAS avec un contrôle insuffisant, sans mesure des résultats et avec une structure dépassée. Dans les pays de référence (NL, DE, DK, CH), il n'existe pas de service distinct comparable entre le ministère et l'exécutant. HART intègre le SPP dans le SPF Sécurité sociale et va plus loin : contrôle numérique via la Banque Carrefour, financement des CPAS aux résultats et clause d'expérimentation pour l'innovation par le bas.