Sénat : 60 membres
Date de l'audit : 2026-03-28 Statut : 🔴 Supprimé Classification : Supprimer ; remplacé par le Conseil des entités fédérées (art. 35 de la Constitution HART), les autres tâches vers la Chambre
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Sénat belge est la chambre haute du Parlement fédéral. Depuis la sixième réforme de l'État (2014), c'est un organe non permanent aux compétences fortement réduites. Le Sénat conserve un pouvoir législatif pour les révisions de la Constitution, les lois spéciales et quelques matières institutionnelles (art. 77 de la Constitution), mais il n'a plus aucun rôle, ou presque, pour le reste de la législation.
Base juridique :
- Constitution, Titre III (Des pouvoirs) : notamment l'article 36 et, au Chapitre I (Des Chambres fédérales), les articles 56 et 67-73
- Article 56 : rapports d'information du Sénat
- Article 67 : composition (50 sénateurs des entités fédérées + 10 sénateurs cooptés)
- Article 77 : compétences bicamérales (révision de la Constitution, lois spéciales, matières institutionnelles)
- Article 78 : lois bicamérales optionnelles (le Sénat peut évoquer, mais la Chambre décide en dernier ressort)
- Révision de la Constitution du 6 janvier 2014 et lois spéciales et ordinaires y afférentes (sixième réforme de l'État) : réforme fondamentale de la composition et des compétences
Création : 1831, lors de la fondation de la Belgique. Conçu à l'origine comme un contrepoids conservateur à la Chambre directement élue : pour devenir sénateur, il fallait avoir au moins 40 ans et payer un cens élevé, de sorte que seul un petit groupe de citoyens fortunés était éligible. En 1993 (accord de la Saint-Michel, quatrième réforme de l'État), le Sénat a perdu son contrôle politique sur le gouvernement, est devenu une chambre de réflexion et a reçu des sénateurs de communauté. En 2014 (sixième réforme de l'État, après l'accord papillon de 2011), il est devenu un organe non permanent sans membres directement élus, conçu comme lieu de rencontre des entités fédérées, aux compétences fortement réduites.
Niveau de pouvoir : fédéral.
Composition (2024-2029) :
- 60 sénateurs, aucun n'est directement élu
- 50 sénateurs des entités fédérées : 29 désignés par le Parlement flamand, 10 par le Parlement de la Communauté française, 8 par le Parlement wallon, 2 par le groupe linguistique français du Parlement bruxellois, 1 par le Parlement de la Communauté germanophone
- 10 sénateurs cooptés : 6 néerlandophones, 4 francophones
- Répartition linguistique : 35 néerlandophones (58,3 %), 24 francophones (40 %), 1 germanophone (1,7 %)
Budget (2025) :
- Dépenses totales : 44.609.061 €
- Dotation fédérale : 44.600.000 € (autant qu'en 2024 ; dans le budget fédéral 2026 : 41,75 millions d'euros)
- En complément : 2.000.000 € pour la Maison des parlementaires
- Salaires et indemnités (toutes catégories) : 39,4 millions d'euros (budget 2025), près de 90 % des dépenses, dont 21,7 millions d'euros de personnel statutaire et contractuel et 13,5 millions d'euros de personnel politique
- Autres dépenses (fonctionnement, subsides aux groupes, investissements) : environ 5 millions d'euros
- Évolution : la dotation est passée de 64,4 millions d'euros en 2014 à 39,6 millions d'euros en 2021, puis est remontée à 44,6 millions d'euros en 2024 et 2025
Personnel :
- En 2014 (avant la réforme) : 289 ETP
- Dix ans plus tard : environ 160 ETP ; selon le Sénat lui-même, l'effectif se stabilise autour de ce niveau (2024-2025)
- À cela s'ajoutent : 60 sénateurs (non permanents) + leurs collaborateurs parlementaires
Indemnité des sénateurs : Les sénateurs des entités fédérées ne reçoivent aucune indemnité distincte du Sénat. Ils sont rémunérés comme membres de leur parlement d'entité fédérée. Les sénateurs cooptés reçoivent bien une indemnité. Les sénateurs des entités fédérées ont eux aussi droit à une indemnité de frais.
Qui pilote : le président du Sénat dirige le Bureau. Le Bureau se compose du président, de deux vice-présidents, des chefs de groupe et de quelques autres membres.
1B. Que fait-il en pratique ?
Compétences résiduelles depuis 2014 : Le Sénat n'est plus compétent que pour une liste limitée de matières (art. 77 et 56 de la Constitution) :
- La révision de la Constitution et la coordination de la Constitution
- Les lois spéciales (qui règlent la structure de l'État)
- Les lois relatives à la Communauté germanophone et à son financement
- Le financement des partis politiques et les dépenses électorales
- L'organisation du Sénat lui-même et le statut de sénateur
- Les rapports d'information sur des thèmes qui touchent aussi les entités fédérées (art. 56)
En outre, le Sénat présente, à tour de rôle avec la Chambre, des candidats pour des nominations telles que celles des juges de la Cour constitutionnelle, et rend un avis dans la procédure des conflits d'intérêts (art. 143 de la Constitution).
En pratique :
- Le Sénat se réunit une dizaine de fois par an en séance plénière, soit en moyenne environ 20 heures par an (103 heures en 2019-2024). Moins d'une semaine de travail
- Les sénateurs ne peuvent plus créer de commissions d'enquête ni contrôler politiquement le gouvernement fédéral ; seules les questions écrites restent possibles
- Le Sénat ne peut plus déposer de propositions de loi en dehors de son domaine de compétence limité
- Le Sénat produit des « rapports d'information » : des avis sans caractère contraignant
- Le droit d'évocation (art. 78 de la Constitution) : le droit d'examiner et d'amender certaines lois adoptées par la Chambre. La Chambre a toujours le dernier mot
Chevauchements :
- Avec la Chambre : la Chambre est dominante. Le Sénat n'a quasiment plus de pouvoir législatif autonome. Pour les lois spéciales et la révision de la Constitution, les deux chambres sont sur un pied d'égalité, mais cela ne concerne qu'une poignée de dossiers par législature.
- Avec le Comité de concertation : dans la pratique, la coordination entre le fédéral et les entités fédérées passe par le Comité de concertation (douze membres du gouvernement fédéral et des gouvernements des entités fédérées, dont le premier ministre et les ministres-présidents), pas par le Sénat. Le Sénat est de jure le lieu de rencontre parlementaire, de facto c'est le Comité de concertation qui joue ce rôle.
- Avec les parlements des entités fédérées : les 50 sénateurs des entités fédérées sont aussi membres d'un parlement d'entité fédérée. Ils ne parlent pas au nom du gouvernement de leur entité mais au nom de leur parti, de sorte que le Sénat n'est pas une véritable représentation des intérêts des entités fédérées.
Public : en théorie les entités fédérées (coordination) et le citoyen (contrôle démocratique). En pratique, il n'y a quasiment pas de « public ». La production du Sénat est minimale.
Indicateurs de performance : il n'existe aucun KPI formel. On ne mesure pas l'impact des rapports d'information, ni si le droit d'évocation contribue à la qualité de la législation, ni si la fonction de coordination produit des résultats.
Évaluation la plus récente :
- Il n'existe aucune évaluation formelle du Sénat après 2014. La suppression figure toutefois depuis des années à l'agenda politique
- Dans la déclaration de révision de la Constitution de 2024, tous les articles relatifs au Sénat n'ont pas été déclarés ouverts à révision, mais bien l'article 195 (la procédure de révision elle-même). Pour pouvoir supprimer le Sénat au cours d'une seule législature, une disposition transitoire dans l'article 195 est d'abord nécessaire. Le Sénat l'a approuvée en avril 2026 par 36 voix pour, 8 contre et 14 abstentions
- Exigence constitutionnelle : une majorité des deux tiers dans les deux chambres. Le Sénat doit donc consentir à sa propre suppression
1C. Comparaison internationale
| Pays | Chambre haute | Membres | Population (2026) | Permanente ? | Directement élue ? | Véritable pouvoir législatif ? | Budget |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Belgique | Sénat | 60 | 11,9 millions | Non | Non | À peine | 44,6 M€ (2025) |
| Pays-Bas | Eerste Kamer | 75 | 18,1 millions | Oui (1x/semaine) | Non (indirectement via les provinces) | Oui (droit de veto) | 28,6 M€ (2025) |
| Allemagne | Bundesrat | 69 | 83,5 millions | Oui | Non (gouvernements des Länder) | Oui (droit d'approbation pour plus d'un tiers des lois) | 38,5 M€ (2025) |
| Suisse | Ständerat | 46 | 9,1 millions | Oui | Oui (élection populaire) | Oui (sur un pied d'égalité avec le Nationalrat) | pas de budget distinct (services parlementaires partagés) |
| Autriche | Bundesrat | 60 | 9,2 millions | Oui | Non (désigné par les Landtage) | Limité (le plus souvent un veto suspensif) | pas de budget distinct (administration parlementaire partagée) |
| Danemark | Supprimée (1953) | - | 6,0 millions | - | - | - | 0 € |
| Suède | Supprimée (1971) | - | 10,6 millions | - | - | - | 0 € |
Observations clés :
Pays-Bas (Eerste Kamer) : elle siège chaque semaine et dispose d'un véritable droit de veto sur les propositions de loi (elle ne peut pas amender, mais bien rejeter). Ses membres sont élus indirectement via les Provinciale Staten. L'Eerste Kamer fonctionne comme un contrôle de qualité de la législation, un rôle que le Sénat belge ne remplit plus.
Allemagne (Bundesrat) : le modèle le plus discuté pour la Belgique. Le Bundesrat représente les gouvernements des Länder (pas des parlementaires individuels). Les membres de chaque Land votent en bloc, sur instruction du gouvernement de leur Land. Le Bundesrat dispose d'un droit d'approbation pour plus d'un tiers des lois fédérales (34,7 % en 2021-2025). Ainsi, les intérêts des entités fédérées pèsent réellement : précisément ce que le Sénat belge devrait faire, mais ne fait pas. Revers de la médaille : un droit de veto par lequel les entités fédérées peuvent bloquer des lois fédérales.
Scandinavie (Danemark 1953, Suède 1971) : les deux pays ont supprimé leur chambre haute et fonctionnent depuis avec une seule chambre. La Constitution danoise de 1953, qui a supprimé le Landsting, donne à un tiers des parlementaires le droit de soumettre une loi adoptée à un référendum (§ 42), comme garantie pour la minorité.
Suisse (Ständerat) : dans le modèle suisse, les deux chambres sont entièrement sur un pied d'égalité. Chaque loi doit passer par les deux chambres, avec un système de navette en cas de désaccord. Ce modèle fonctionne, mais il exige une culture politique totalement différente et la démocratie directe comme filet de sécurité.
Autriche (Bundesrat) : le modèle le plus comparable au Sénat belge par sa faiblesse. Le Bundesrat autrichien ne dispose le plus souvent que d'un veto suspensif ; seules les modifications constitutionnelles qui restreignent les compétences des Länder lui donnent un veto absolu. Il est donc considéré comme une chambre faible. La différence : en Autriche, le débat porte sur son renforcement, en Belgique sur sa suppression.
1D. Problèmes et critiques
1. Rapport coût-bénéfice : 44,6 millions d'euros (2025) pour une institution qui siège en moyenne environ 20 heures par an en plénière. Cela représente environ 2,2 millions d'euros par heure de plénière, ou environ 743.000 euros de coûts institutionnels par sénateur et par an. À titre de comparaison : le déficit de l'autorité fédérale et de la sécurité sociale réunies s'élève à 25,7 milliards d'euros (2026, estimation). L'économie est faible au regard de ce déficit, mais le signal envoyé au citoyen est important.
2. Aucune véritable représentation des entités fédérées : Les sénateurs votent selon la ligne de leur parti, pas au nom de leur entité fédérée. Le Sénat ne fonctionne pas comme une chambre des entités fédérées à la manière du Bundesrat, mais comme un second organe politique partisan sans dents, une coquille vide.
3. La fonction de coordination est une fiction : Le Comité de concertation (les chefs de gouvernement) est le véritable lieu de la coordination entre le fédéral et les entités fédérées. Le Sénat n'a aucune prise sur lui.
4. Des rapports d'information sans impact : Le Sénat produit des rapports d'information sur des thèmes qui touchent aussi les entités fédérées. Ces rapports ne sont pas contraignants, et personne ne mesure s'ils débouchent sur une législation ou une politique.
5. Déficit démocratique : Aucun sénateur n'est directement élu. Les citoyens élisent leur parlement d'entité fédérée, qui désigne ensuite les sénateurs. Le citoyen n'a aucune influence directe sur la composition du Sénat.
6. Paradoxe constitutionnel : Le Sénat doit consentir à sa propre suppression (majorité des deux tiers). Cela donne aux sénateurs un droit de veto sur leur propre position : un conflit d'intérêts inhérent.
Critiques dans les médias et le monde politique :
- N-VA, Vlaams Belang et Open Vld plaident depuis des années pour la suppression
- D'autres voix veulent réformer plutôt que supprimer : en une véritable chambre des entités fédérées, ou en une assemblée citoyenne de citoyens tirés au sort, comme l'a proposé le PS
- Tribunes dans Knack (2025) : « La suppression du Sénat n'est pas une économie mais une erreur »
- Analyses académiques : Verfassungsblog (« The Belgian Senate: little damage, little use ») décrit comment le Sénat ne trouve plus de rôle propre après 2014 ; d'autres plaident au contraire pour un rétablissement du bicaméralisme
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ Partiel | Le Sénat est conçu comme le lieu de rencontre des entités fédérées au niveau fédéral. C'est le bon niveau de pouvoir. Mais les entités fédérées sont mieux représentées via le Comité de concertation. Le Sénat est un niveau intermédiaire dont personne n'a besoin. |
| 2 | Transparence | ❌ Échec | Le citoyen ne comprend pas ce que fait le Sénat, qui y siège, ni pourquoi il coûte 44,6 M€ (2025). Aucun sénateur n'est directement élu. La composition est opaque (formule complexe de désignations et de cooptations). |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ Échec | Le Sénat ne décide quasiment rien mais coûte 44,6 M€ par an (2025). Fiscal gap extrême : coûts maximaux, production minimale. Aucune obligation de rendre compte des résultats. |
| 4 | Simplicité | ❌ Échec | Le Sénat est une couche supplémentaire dans un système déjà incompréhensible. La Belgique compte sept assemblées parlementaires totalisant 617 sièges (2024-2029) et plus de 3.700 unités publiques (2025). Le Sénat ajoute de la complexité sans plus-value. Un jeune de 16 ans ne peut pas expliquer ce que fait le Sénat, parce que personne ne le peut. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ Partiel | 60 membres est en soi gérable. Le problème n'est pas l'échelle mais l'absence de tâches. Une institution sans fonction utile est par définition trop grande, quel que soit son nombre de membres. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ Échec | Le Sénat n'a aucun rôle dans la répartition des compétences entre le fédéral et les entités fédérées. Dans le modèle allemand du Bundesrat, la chambre haute a précisément une voix cruciale sur les lois qui touchent les entités fédérées. Cela n'existe pas en Belgique. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ Échec | Pas de KPI, pas d'évaluation, pas de production mesurable. En moyenne environ 20 heures de plénière par an. Des rapports d'information sans caractère contraignant. Aucun mécanisme n'impose de résultat. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ Partiel | Le site web du Sénat est fonctionnel mais pas convivial. Les documents sont disponibles en PDF. Il n'existe pas d'outil interactif permettant aux citoyens de voir ou de suivre ce que le Sénat traite. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ Échec | Plusieurs pays comparables (Danemark, Suède, Norvège, Finlande) fonctionnent parfaitement sans chambre haute. Les pays dotés d'une chambre haute qui fonctionne (Allemagne, Suisse) lui donnent de véritables compétences, précisément ce que la Belgique ne fait pas. |
Synthèse : 0 principe sur 9 rempli, 3 partiellement, 6 en échec. Les gains les plus importants se situent au niveau de la Simplicité (supprimer une couche), de la Responsabilité = financement (économiser 39 à 40 M€ nets par an) et de l'Orientation résultats (imposer une production ou arrêter).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé : le Sénat est supprimé et remplacé par le Conseil des entités fédérées (art. 35 de la Constitution HART), qui remplace aussi le Comité de concertation et les conférences interministérielles. La coordination des entités fédérées passe au Conseil ; une révision de la Constitution est adoptée par la Chambre à la majorité des deux tiers, puis le citoyen a le dernier mot (art. 63).
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- Le Sénat en tant qu'institution est supprimé
- Le bâtiment (Palais de la Nation) est partagé avec la Chambre ou réaffecté
- Le personnel (environ 160 ETP) est reclassé au sein de l'administration fédérale ou de la Chambre
- La dotation (44,6 M€ en 2025) disparaît
Où vont les tâches :
- Révision de la Constitution : la Chambre adopte une révision à la majorité des deux tiers, puis suit un vote citoyen obligatoire à la majorité des électeurs et des entités fédérées (art. 63 de la Constitution HART). Les lois spéciales avec une majorité dans chaque groupe linguistique disparaissent : une compétence se déplace par loi avec l'accord du Conseil des entités fédérées (art. 27)
- Présentations pour les nominations (notamment les juges de la Cour constitutionnelle) : la chambre contrôle de l'Organe de nomination indépendant établit une liste classée ; la Chambre élit à la majorité des deux tiers la moitié des juges, le Conseil des entités fédérées l'autre moitié (art. 48)
- Coordination des entités fédérées et conflits d'intérêts : repris par le Conseil des entités fédérées (art. 35 de la Constitution HART), qui remplace le Sénat, le Comité de concertation et les conférences interministérielles. Le Conseil se compose des gouvernements des douze entités fédérées : le président de chaque gouvernement et le ministre fonctionnel par point de l'ordre du jour ; le gouvernement fédéral siège sans voix. Chaque entité fédérée dispose de 2 voix plus 1 par tranche pleine de 500.000 habitants, soit 42 au total, et vote de manière uniforme. Une décision requiert au moins 22 voix et 7 entités fédérées, sans veto linguistique. Le Conseil approuve les lois fédérales qui touchent aux compétences ou aux finances des entités fédérées. S'il refuse, une commission de conciliation de la Chambre et du Conseil cherche un accord dans les soixante jours ; à défaut, la Chambre décide à la majorité des deux tiers. Sur la péréquation, les liens fiscaux, les bases communes, une exécution fédérale dans un domaine concurrent et le déplacement de compétences, le Conseil garde toujours le dernier mot. Il siège publiquement et dispose d'un secrétariat permanent de 30 à 40 personnes. Des représentants des gouvernements plutôt que des parlementaires, comme dans le Bundesrat allemand, et avec un droit d'approbation
- Rapports d'information : confiés aux commissions de la Chambre ou au Bureau fédéral du Plan renforcé (CPB belge)
Modèle international : le Danemark (1953) : suppression de la chambre haute, avec un droit de référendum pour un tiers des parlementaires comme garantie pour la minorité. Complété par le modèle allemand du Bundesrat pour la fonction de coordination : les gouvernements des entités fédérées siègent eux-mêmes, pas leurs parlementaires, avec des voix pondérées, un droit d'approbation et une commission de conciliation avec la Chambre.
Économie estimée :
- Brute : la totalité de la dotation de 44,6 M€ par an (2025)
- Nette structurelle : environ 39 à 40 M€ par an, après déduction du coût de fonctionnement du Conseil des entités fédérées (secrétariat permanent de 30 à 40 personnes et plateforme numérique, 5 à 6 M€ par an) ; cette économie est comptée une seule fois, dans l'audit Organe de concertation intergouvernemental (Conseil des entités fédérées), pas ici
- Le reclassement du personnel et les pensions sont des coûts de transition uniques et ne comptent pas dans l'économie structurelle
- Plus important que le montant : le signal que les pouvoirs publics sont capables de se dégraisser eux-mêmes
Trajet de mise en œuvre :
- Première année : révision de la Constitution selon l'art. 63 de la Constitution HART : deux tiers à la Chambre, puis un vote citoyen obligatoire à la majorité des électeurs et des entités fédérées, sans déclaration de révision et sans dissolution
- Deuxième et troisième années : période de transition. Reclasser le personnel, transférer les tâches à la Chambre et au Conseil des entités fédérées
- Lors des prochaines élections fédérales : Sénat supprimé
Modifications légales requises :
- Révision de la Constitution (art. 63 de la Constitution HART) : le Sénat disparaît de la Constitution (dans la Constitution actuelle notamment les articles 36, 56, 67-73, 77-78 et 143) ; le Conseil des entités fédérées entre dans l'art. 35 et élit la moitié des juges de la Cour constitutionnelle (art. 48)
- Lois fédérales (avec l'accord du Conseil des entités fédérées là où l'art. 35 l'exige) : supprimer le rôle du Sénat, notamment dans la procédure des conflits d'intérêts et dans la présentation des juges de la Cour constitutionnelle
- Loi ordinaire : dispositions transitoires pour le personnel et les pensions
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Sénat : supprimé Une institution qui coûte quelque 42 à 45 millions d'euros par an et siège en moyenne 20 heures par an en plénière n'est plus une chambre de réflexion. C'est une petite salle de réunion hors de prix. HART supprime le Sénat et le remplace par le Conseil des entités fédérées, où les douze gouvernements d'entités fédérées siègent eux-mêmes et décident à la majorité des lois qui touchent à leurs compétences ou à leur argent, sans veto linguistique.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Sénat belge compte 60 membres. Aucun sénateur n'est directement élu par le citoyen. Ils sont désignés par les parlements des entités fédérées (50) ou cooptés par d'autres sénateurs (10). Depuis la sixième réforme de l'État de 2014, le Sénat est un « organe non permanent » : il siège en moyenne environ 20 heures par an en séance plénière. La dotation s'élevait à 44,6 millions d'euros en 2024 et 2025 (41,75 millions d'euros en 2026), pour environ 160 membres du personnel à temps plein. Le Sénat ne peut plus déposer de lois en dehors d'une liste limitée de thèmes institutionnels, ne peut plus que poser des questions écrites aux ministres, et produit des « rapports d'information » sans force contraignante.
Ce qui ne va pas
Le Sénat est une institution sans fonction. Après six réformes de l'État, presque toute compétence a été élaguée, mais l'institution, le bâtiment, le personnel et le budget sont restés. Le rapport coût-bénéfice est absurde : 44,6 millions d'euros (2025) pour environ 20 heures de plénière par an. Cela fait 2,2 millions d'euros par heure de réunion.
Le Sénat devrait être le lieu de rencontre où les entités fédérées coopèrent. Cela ne fonctionne pas, pour une raison simple : les sénateurs ne votent pas au nom de leur entité fédérée mais au nom de leur parti. Un sénateur N-VA issu du Parlement flamand vote sur la ligne de la N-VA, pas sur la ligne flamande. De ce fait, le Sénat ne fonctionne pas comme une chambre des entités fédérées, mais comme une seconde assemblée politique partisane et impuissante.
La véritable coordination entre les gouvernements passe par le Comité de concertation (avec notamment le premier ministre et les ministres-présidents) : c'est là que les accords se concluent. Le Sénat est spectateur.
Comment cela fonctionne ailleurs
Le Danemark a supprimé sa chambre haute (le Landsting) en 1953. La Suède fonctionne avec une seule chambre depuis 1971. Les deux pays fonctionnent sans problème avec un parlement monocaméral. Le Danemark a donné une garantie à la minorité : si un tiers du parlement le demande, une loi adoptée doit être soumise à une consultation populaire.
L'Allemagne offre un autre modèle : le Bundesrat n'est pas composé de parlementaires mais de représentants des gouvernements des Länder. Les membres de chaque Land votent en bloc, sur instruction de leur gouvernement de Land. Le Bundesrat dispose d'un droit d'approbation pour plus d'un tiers des lois fédérales (34,7 % en 2021-2025). Cela fait du Bundesrat une chambre des entités fédérées efficace, mais aussi un lieu où les entités fédérées peuvent bloquer des lois fédérales. Le Sénat belge prétend jouer un rôle de chambre des entités fédérées mais n'a ni la composition (des parlementaires plutôt que des membres de gouvernement) ni les compétences pour y parvenir.
Ce que HART propose
Suppression du Sénat en tant qu'institution. Le bâtiment et le personnel sont transférés à la Chambre ou réaffectés.
Le Conseil des entités fédérées (art. 35 de la Constitution HART), le successeur du Sénat, du Comité de concertation et des conférences interministérielles. Les douze gouvernements d'entités fédérées y siègent eux-mêmes : le président de chaque gouvernement et le ministre fonctionnel par point de l'ordre du jour, le gouvernement fédéral étant présent sans voix. Chaque entité fédérée dispose de 2 voix plus 1 par tranche pleine de 500.000 habitants, soit 42 au total. Le Conseil siège publiquement, avec procès-verbal, et décide avec au moins 22 voix et 7 entités fédérées plutôt que par consensus, sans veto linguistique. Il approuve les lois fédérales qui touchent aux compétences ou aux finances des entités fédérées. S'il refuse, une conciliation suit d'abord ; ensuite la Chambre décide à la majorité des deux tiers. Sur la péréquation, les liens fiscaux, les bases communes, une exécution fédérale dans un domaine concurrent et le déplacement de compétences, le Conseil garde toujours le dernier mot.
Une révision de la Constitution est adoptée par la Chambre des représentants à la majorité des deux tiers, puis le citoyen a le dernier mot : un vote citoyen obligatoire à la majorité des électeurs et des entités fédérées (art. 63). Les lois spéciales avec une majorité dans chaque groupe linguistique disparaissent : une compétence se déplace par loi avec l'accord du Conseil des entités fédérées (art. 27).
Les rapports d'information et les missions d'étude sont confiés au Bureau fédéral du Plan renforcé (CPB belge) ou à des commissions de la Chambre.
Ce que cela rapporte
- 39 à 40 millions d'euros nets par an d'économies : la totalité de la dotation (44,6 millions d'euros en 2025) moins le coût de fonctionnement du Conseil des entités fédérées (5 à 6 millions d'euros). De manière structurelle, chaque année (compté une seule fois, au Conseil des entités fédérées)
- Une couche en moins dans un système incompréhensible : plus de Sénat et 60 sièges en moins
- Une véritable coordination entre entités fédérées via le Conseil des entités fédérées, où les gouvernements décident eux-mêmes à la majorité au lieu que des parlementaires rédigent des rapports sans portée
- Un signal que les pouvoirs publics osent se dégraisser eux-mêmes. Crucial pour la confiance du citoyen
Supprimer ne suffit pas. La fonction de coordination doit être renforcée par un Conseil des entités fédérées qui fonctionne réellement : public, à la majorité et sans veto linguistique, avec un droit d'approbation et une commission de conciliation. Sinon, vous remplacez une coquille vide par un trou.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| 1 | Belgische Grondwet (gecoördineerde tekst) | https://www.senate.be/doc/const_nl.html | Base juridique : art. 4 (majorité spéciale), 36, 56 (rapports d'information), 67 (composition), 77-78, 143, 195 |
| 2 | Wikipedia. Senaat (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Senaat_(Belgi%C3%AB) | Historique (cens de 1831, réformes de 1993 et 2014), dix séances par an, perte des droits de contrôle et d'enquête, indemnité et indemnité de frais des sénateurs |
| 3 | Wikipedia. Samenstelling Belgische Senaat 2024-2029 | https://nl.wikipedia.org/wiki/Samenstelling_Belgische_Senaat_2024-2029 | Composition par parlement et par groupe linguistique (35/24/1) |
| 4 | Belgische Senaat. Begrotingsvoorstellen 2025 | https://www.senate.be/web/nl/article/1090/raw | Budget 2025 : 44.609.061 € de dépenses totales, 44.600.000 € de dotation, 2.000.000 € pour la Maison des parlementaires |
| 5 | Belgische Senaat. Begrotingsvoorstellen 2024 | https://www.senate.be/web/nl/article/596/raw | Budget 2024 : 45.612.786 € de dépenses, 44.600.000 € de dotation |
| 6 | Belgische Senaat. Verslag namens het Bureau, dotatie van de Senaat, uitgaven 2023 en begrotingsvoorstellen 2025 (stuk 8-49/1, 25 november 2024) | https://www.senate.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&MIcolObj=pdf&MInamObj=pdfid&MItypeObj=application/pdf&MIvalObj=134217784 | Personnel de 289 à 160 ETP en dix ans ; salaires et indemnités 39,4 M€ (2025), personnel statutaire 21,7 M€, personnel politique 13,5 M€ ; évolution de la dotation 2014-2025 |
| 7 | Andries Gryffroy. Senaat keurt eigen begroting 2024 goed | https://www.andriesgryffroy.be/nieuws/senaat-keurt-eigen-begroting-2024-goed | Chiffres détaillés du budget 2024 (salaires et indemnités 40,2 M€) |
| 8 | Kamer. Algemene uitgavenbegroting 2026 (DOC 56 1280/001), sectie 01 | https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1280/56K1280001.pdf | Dotation du Sénat 2026 : 41,75 M€ |
| 9 | Vlaams Belang. Senaat kost per minuut plenair vergaderen 34.075 euro | https://www.vlaamsbelang.org/nieuws/senaat-kost-minuut-plenair-vergaderen-34075-euro | 103 heures de séance plénière en 2019-2024 (décompte d'un groupe ; aucun décompte officiel trouvé) |
| 10 | Belgische Senaat. Schriftelijke vragen (8e zittingsperiode) | https://www.senate.be/www/?MIval=Vragen/SchriftelijkeVraag&LEG=8&NR=27&LANG=nl | Les sénateurs peuvent encore poser des questions écrites |
| 11 | Belgische Senaat. De verklaring tot herziening van de Grondwet | https://www.senate.be/web/nl/article/942/raw | Déclaration de révision de 2024, avec l'article 195 |
| 12 | VRT NWS. Senaatscommissie herziet grondwetsartikel 195 (30 maart 2026) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/03/30/senaatscommissie-herziet-grondwetsartikel-en-zet-eerste-stap-naa/ | Tous les articles relatifs au Sénat n'ont pas été déclarés ouverts à révision ; disposition transitoire dans l'article 195 |
| 13 | VRT NWS. Senaat maakt zijn eigen afschaffing mogelijk (3 april 2026) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/04/03/senaat-maakt-zijn-eigen-afschaffing-mogelijk-na-lang-en-tumultue/ | Vote au Sénat : 36 pour, 8 contre, 14 abstentions |
| 14 | VRT NWS. Prime minister hopes to move quickly to abolish Senate (mei 2025) | https://www.vrt.be/vrtnws/en/2025/05/15/abolition-senate-de-wever-talks/ | Proposition du PS d'une assemblée citoyenne à la place du Sénat ; majorité des deux tiers requise |
| 15 | ConstitutionNet. Toward a Unicameral Federalism in Belgium? (juli 2025) | https://constitutionnet.org/news/voices/toward-unicameral-federalism-belgium | Analyse académique : arguments pour et contre, alternatives (forum fédéral, assemblée citoyenne tirée au sort) |
| 16 | Verfassungsblog. The Belgian Senate: little damage, little use | https://verfassungsblog.de/belgian-senate-little-damage-little-use-2/ | Évaluation académique du Sénat après 2014 |
| 17 | Knack. 'De afschaffing van de Senaat is geen besparing maar een vergissing' (opinie, 2025) | https://www.knack.be/nieuws/belgie/politiek/de-afschaffing-van-de-senaat-is-geen-besparing-maar-een-vergissing/ | Contre-arguments (derrière un accès avec inscription ; titre vérifié) |
| 18 | Knack. 'Afschaffing Senaat: dom en kortzichtig' (opinie, 2025) | https://www.knack.be/nieuws/belgie/politiek/afschaffing-van-de-senaat-levert-vlaanderen-enkel-nadelen-op/ | Contre-arguments (derrière un accès avec inscription ; titre vérifié) |
| 19 | Doorbraak. Wat te doen met de Senaat? (december 2022) | https://doorbraak.be/wat-te-doen-met-de-senaat | Positions des partis (N-VA, Vlaams Belang, Open Vld pour la suppression) |
| 20 | VRT NWS. Haalt Senaat 200e verjaardag van België? (juli 2024) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/07/18/waarom-bestaat-de-senaat-nog/ | Historique et avenir, dix réunions par an |
| 21 | Bijzondere wet van 6 januari 2014 met betrekking tot de zesde staatshervorming | https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-06-januari-2014_n2014200341 | Base légale de la sixième réforme de l'État (notamment le transfert du personnel du Sénat, art. 64) |
| 22 | Monitoringcomité. Rapport juli 2026 | https://bosa.belgium.be/sites/default/files/content/documents/260706%20Rapport%20Monitoringcomit%C3%A9%20-%20Version%20d%C3%A9finitive.pdf | Déficit de l'autorité fédérale et de la sécurité sociale : 25,7 Mds € (2026, estimation) |
| 23 | Instituut voor de Nationale Rekeningen. Lijst van de publieke eenheden actief in 2025 | https://inr-icn.fgov.be/sites/default/files/list_public_units_april_2026.xlsx | 3.721 unités dans le secteur public (2025) |
| 24 | Rijksfinanciën. Begroting Staten-Generaal (IIA) 2026 | https://www.rijksfinancien.nl/memorie-van-toelichting/2026/OWB/IIA | Dépenses de l'Eerste Kamer : 28,6 M€ (2025) |
| 25 | Bundesrat. Gesamtstatistik | https://www.bundesrat.de/SharedDocs/downloads/DE/statistik/gesamtstatistik.pdf?__blob=publicationFile&v=1 | Part des lois d'approbation : 34,7 % (2021-2025) |
| 26 | Bundeshaushaltsplan 2026, Einzelplan 03 (Bundesrat) | https://www.bundesrat.de/SharedDocs/downloads/DE/sekretariat/Haushalt_Bundesrat_2026.pdf?__blob=publicationFile&v=2 | Budget du Bundesrat : 38,5 M€ (2025) |
| 27 | Parlament Österreich. Zahl der Bundesrät:innen sinkt von 61 auf 60 | https://www.parlament.gv.at/aktuelles/news/Zahl-der-Bundesraetinnen-sinkt-von-61-auf-60 | Bundesrat autrichien : 60 membres depuis juin 2023 |
| 28 | Eurostat. Bevolking op 1 januari (demo_gind) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/demo_gind?format=JSON&lang=en&indic_de=JAN&geo=BE&geo=NL&geo=DE&geo=DK&geo=SE&geo=FI&geo=AT&geo=EE&geo=CH&geo=IE&geo=EU27_2020&sinceTimePeriod=2024 | Chiffres de population 2026 dans le tableau comparatif |
| 29 | Wikipedia. Folketing (Denemarken) | https://en.wikipedia.org/wiki/Folketing | Modèle monocaméral danois depuis 1953 |
| 30 | Wikipedia. Constitution of Denmark | https://en.wikipedia.org/wiki/Constitution_of_Denmark | Référendum à la demande d'un tiers du parlement (§ 42) |
| 31 | Wikipedia. Riksdag (Zweden) | https://en.wikipedia.org/wiki/Riksdag | Modèle monocaméral suédois depuis 1971 |
| 32 | Wikipedia. German Bundesrat | https://en.wikipedia.org/wiki/German_Bundesrat | Modèle allemand : composition, compétences, vote en bloc |
| 33 | Wikipedia. Council of States (Zwitserland) | https://en.wikipedia.org/wiki/Council_of_States_(Switzerland) | Modèle suisse : 46 membres, chambres sur un pied d'égalité |
| 34 | Wikipedia. Federal Council (Oostenrijk) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Council_(Austria) | Modèle autrichien : veto suspensif et absolu |
| 35 | Young Journal of European Affairs. Restoring Bicameralism in Belgium (augustus 2025) | https://yjea.org/2025/08/14/restoring-bicameralism-in-belgium/ | Proposition alternative : rétablissement plutôt que suppression |
| 36 | VRT NWS. Federal Government reaches agreement on abolishing the Senate (juni 2025) | https://www.vrt.be/vrtnws/en/2025/06/17/federal-government-reaches-agreement-on-abolishing-the-senate-b/ | Compétences résiduelles du Sénat : nominations, révision de la Constitution, conflits d'intérêts |
| 37 | Wikipedia. Overlegcomité | https://nl.wikipedia.org/wiki/Overlegcomit%C3%A9 | Composition du Comité de concertation : douze membres, dont le premier ministre et les ministres-présidents |
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)