SPW (Service public de Wallonie) : 8 directions générales. Audit
Date : 2026-03-30 Catégorie : Wallonie. SPW et institutions Statut proposé : 🟠 Réformé : modernisation en profondeur et allègement
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Service public de Wallonie (SPW) Base juridique : organisé par arrêtés du Gouvernement wallon ; le personnel relève du Code de la fonction publique wallonne. Opérationnel depuis le 1er août 2008, après la fusion du Ministère de la Région wallonne (MRW) et du Ministère wallon de l'Équipement et des Transports (MET). Création : 1er août 2008 Niveau de pouvoir : Région wallonne Forme juridique : appareil administratif central de la Région wallonne. Pas de personnalité juridique distincte, mais l'administration centrale qui exécute la politique du Gouvernement wallon.
Budget : le budget régional wallon compte environ 21,3 milliards d'euros de dépenses (budget initial 2026). La plus grande partie passe par le SPW : en 2024, il a traité 163.655 factures et demandes de subsides pour un total de 17,6 milliards d'euros. Le budget de fonctionnement propre du SPW (personnel, bâtiments, ICT) n'en représente qu'une fraction ; le reste, ce sont des transferts, des subsides et des investissements qui transitent par le SPW. Personnel : 10.981 agents (juillet 2025), stable depuis plus de quinze ans autour de 10.000. Fin 2018, 57,2 % de statutaires et 42,8 % de contractuels (IWEPS). Tutelle : le SPW relève directement du Gouvernement wallon. Il est dirigé par un secrétaire général et les directeurs généraux. Le pilotage politique passe par les ministres compétents et leurs cabinets : environ 570 ETP pour le Gouvernement wallon et le Gouvernement de la Communauté française ensemble, dont environ 367 pour la Région wallonne (cadre de référence 2024-2029).
Les 8 directions générales
L'organigramme de 2019 comptait huit entités. Depuis la réorganisation de 2021, le SPW compte neuf entités portant un nom propre : le secrétariat général, dont relèvent aussi SPW Support et SPW Digital, et six directions générales opérationnelles. Au budget, cela représente sept structures (budget wallon 2026).
Transversal :
- SPW Secrétariat Général : coordination centrale, stratégie, audit, relations internationales
- SPW Support : personnel, bâtiments, logistique, communication, affaires juridiques
- SPW Digital : infrastructure informatique et services numériques (3 départements et 5 pôles ; plus de 9.500 PC, 2.950 serveurs dont 2.700 virtuels, 2024)
Opérationnel : 4. SPW Mobilité et Infrastructures : routes, voies navigables, transports en commun 5. SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement : agriculture, nature, environnement 6. SPW Territoire, Logement, Patrimoine, Énergie : aménagement du territoire, logement, patrimoine, énergie 7. SPW Intérieur et Action sociale : tutelle sur les pouvoirs locaux, intégration sociale 8. SPW Économie, Emploi et Recherche : économie, emploi, recherche 9. SPW Finances : impôts, budget, comptabilité
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales : Le SPW est le bras exécutif du Gouvernement wallon. Il prépare la politique, l'exécute, gère les flux de subsides, délivre des permis, perçoit des impôts, entretient les infrastructures (routes, voies navigables) et fournit des services aux citoyens et aux entreprises. En 2024, il a traité :
- 163.655 factures et demandes de subsides (17,6 milliards d'euros)
- plus de 3 milliards d'euros de droits fiscaux établis (dont 2,1 milliards d'euros de précompte immobilier) et 3,1 milliards d'euros d'impôts perçus
- environ 200 missions d'audit réalisées
- 4.305 dossiers de sanction traités
- 60.000 m² de bureaux réaménagés
Chevauchements avec d'autres institutions : Le SPW chevauche structurellement plusieurs niveaux :
- Fédéral : les SPF couvrent en partie les mêmes domaines politiques (économie, emploi, environnement). Après la sixième réforme de l'État, les compétences sont réparties mais pas toujours clairement délimitées.
- Provinces : les 5 provinces wallonnes ont des missions qui se chevauchent en matière de coordination supracommunale, de planification d'urgence et de tutelle. Ce sont de grands employeurs : le Hainaut compte à lui seul 4.200 membres du personnel hors enseignement et environ 5.000 enseignants.
- OIP et pararégionaux : à côté du SPW existent 39 OIP wallons (organismes d'intérêt public, 2026), comme l'AVIQ, le Forem, l'IFAPME et la SWDE, chacun avec sa propre personnalité juridique, son propre personnel et son propre budget. Cela crée un réseau complexe d'organismes d'exécution.
- FWB (Fédération Wallonie-Bruxelles) : les compétences communautaires (enseignement, culture, aide aux personnes) sont gérées séparément, ce qui entraîne des problèmes de coordination sur le territoire wallon.
Indicateurs de performance : Le SPW publie chaque année un rapport d'activités avec des chiffres d'output (nombre de dossiers traités, de factures, etc.), mais :
- Il n'existe aucun indicateur d'outcome systématique (quel est l'effet pour le citoyen ?)
- La Cour des comptes ne peut certifier aucune image fidèle des comptes depuis des années (voir ci-dessous)
- Il n'existe aucun benchmark avec d'autres régions ou d'autres pays
Constats de la Cour des comptes :
- Comptes 2020 (juillet 2021) : opinion défavorable en raison d'anomalies à l'incidence significative et généralisée. Dette envers Sowafinal mal comptabilisée (694 millions d'euros). Aides corona surestimées de 303 millions d'euros. 1.655 hectares de terrains non valorisés.
- Comptes 2024 (37e cahier d'observations, novembre 2025) : « Lacunes systémiques et dérives dans la gestion financière. » Créances et avances non inventoriées ou mal valorisées. Patrimoine immobilier mal connu et sous-évalué. Environ 873 millions d'euros de charges d'intérêts sur la dette régionale (2024). La Cour des comptes ne peut certifier aucune image fidèle du patrimoine wallon.
- Assurances (22e cahier d'observations, 2011) : de nombreux contrats d'assurance conclus sans marché public, aucun inventaire des polices, aucune gestion des risques selon des normes reconnues.
Cyberattaque d'avril 2025 : Le 17 avril 2025, le SPW a été touché par une cyberattaque de grande ampleur. Selon le Gouvernement wallon, les attaquants se sont introduits par des serveurs obsolètes et plus vulnérables, accessibles depuis internet, puis ont obtenu des droits d'administrateur. Environ 10.000 ordinateurs et plus de 800 applications ont été concernés. La presse a fait état d'adresses IP liées à la Russie. Conséquences : sites et systèmes injoignables pendant des semaines, report de 60 jours des délais administratifs, 10 millions d'euros de budget supplémentaire pour la cybersécurité, contrats d'urgence avec Microsoft (316.000 euros) et NRB (412.000 euros). Le parquet fédéral a repris l'enquête. Cinq mois après l'attaque, 82 % des 662 activités métier étaient de nouveau pleinement opérationnelles.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : administration provinciale + services de l'État
- Structure : 12 provinces disposant chacune d'un appareil administratif compact. Les services de l'État (Rijkswaterstaat, UWV, etc.) exécutent la politique nationale dans tout le pays.
- Personnel provincial total : 12.359 ETP pour les 12 provinces ensemble (2024), soit en moyenne environ 1.000 par province, pour 18,1 millions d'habitants (2026)
- Comparaison : la Wallonie compte près de 11.000 collaborateurs au SPW et 39 OIP pour 3,7 millions d'habitants. Une partie de ce que fait le SPW (routes, voies navigables, économie) relève aux Pays-Bas de l'État, mais même ainsi, l'appareil régional néerlandais est proportionnellement beaucoup plus petit.
- Clé : les Pays-Bas combinent une couche provinciale compacte et de solides services d'exécution nationaux, et disposent depuis 2007 d'une seule loi-cadre pour les organes administratifs autonomes. Pas de duplication par région.
Allemagne : Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW)
- Structure : la NRW (environ 18 millions d'habitants, près de cinq fois la Wallonie) a une Landesverwaltung à 3 niveaux : les obersten Landesbehörden (11 ministères et la Staatskanzlei), 5 Bezirksregierungen comme administration intermédiaire, et les services administratifs inférieurs.
- Modèle : compétences concurrentes avec le niveau fédéral. Les Länder ont une pleine autonomie politique tant que le Bund ne légifère pas.
- Échelle : avec sa Landesverwaltung, la NRW gère un éventail de missions plus large que le SPW, pour près de cinq fois plus d'habitants, avec une structure claire à trois niveaux.
Danemark : 5 régions (réforme de 2007)
- Structure : après la grande réforme de 2007, 13 comtés (amter) ont été remplacés par 5 régions (en moyenne environ 1,2 million d'habitants). Les régions sont responsables avant tout des soins de santé. Les communes sont passées de 271 à 98 et ont reçu davantage de missions.
- Numérisation : 98 % des Danois de 16 à 74 ans ont utilisé un site web ou une application des pouvoirs publics (2025 ; Belgique 85 %). Le numérique d'abord comme norme.
- Confiance : 72 % des Danois sont satisfaits des services administratifs publics qu'ils ont utilisés (moyenne de l'OCDE : 66 %) et 44 % font confiance au gouvernement national (moyenne de l'OCDE : 39 %) (enquête de l'OCDE sur la confiance, 2023).
- Clé : le Danemark montre que l'augmentation d'échelle et la numérisation ensemble peuvent mener à un meilleur service et à plus d'efficience.
Suisse : administrations cantonales
- Structure : 26 cantons disposant chacun de leur propre administration, d'environ 17.000 habitants (Appenzell Rhodes-Intérieures) à environ 1,6 million (Zurich).
- Modèle : subsidiarité extrême, mais avec une forte coopération intercantonale (concordats) et une standardisation numérique.
- Responsabilité fiscale : les cantons perçoivent leurs propres impôts et financent ainsi la plus grande partie de leur propre politique. Le fiscal gap est faible.
1D. Problèmes et critiques
Chaos comptable chronique : depuis des années, la Cour des comptes ne peut certifier aucune image fidèle. Dans les comptes 2024, les créances n'étaient pas inventoriées et l'immobilier était mal connu et sous-évalué. La consolidation budgétaire et comptable de l'ensemble du périmètre des pouvoirs publics wallons n'entre en vigueur qu'au plus tard le 1er janvier 2030.
Morcellement avec les OIP : à côté du SPW existent 39 organismes d'intérêt public dotés de leur propre personnalité juridique, chacun avec ses propres RH, sa propre IT et sa propre comptabilité. Cela rend impossibles une politique intégrée et des avantages d'échelle.
Échec de la cybersécurité : l'attaque d'avril 2025 est passée par des serveurs obsolètes accessibles depuis internet. Une faille de sécurité élémentaire pour une organisation qui compte plus de 9.500 PC et 2.950 serveurs. Après l'attaque, environ 30 applications obsolètes, totalisant plus de 220 serveurs, ont été mises hors service.
Politisation des nominations au sommet : la réforme du top management wallon (première lecture en septembre 2025, approbation définitive fin juillet 2026) remplace les mandats temporaires par des contrats à durée indéterminée (CDI) et supprime le certificat de management public comme condition d'accès. Le texte de la première lecture prévoyait en outre une clause résolutoire en cas de changement de gouvernement. Des critiques, dont le syndicat de fonctionnaires GERFA, avertissent que cela renforce au contraire la politisation : les top managers sont liés, par leur contrat de performance, aux objectifs du gouvernement.
Retard numérique : le Gouvernement wallon reconnaît lui-même une « dette technologique » due à des années de sous-investissement dans l'IT (budget 2026) ; le budget de fonctionnement informatique passe en 2026 à environ 59 millions d'euros. « Mon Espace » existe, mais n'est pas une plateforme once only à part entière.
Absence de mesure des résultats : le SPW rapporte des chiffres d'output (nombre de dossiers) mais aucun indicateur d'outcome (effet sur le citoyen, satisfaction, délais de traitement comparés à des benchmarks).
Culture des cabinets : avec environ 570 ETP de collaborateurs de cabinet pour le Gouvernement wallon et le Gouvernement de la Communauté française ensemble (cadre de référence 2024-2029), une grande partie du travail de politique publique se fait en dehors de l'administration. Cela mine la professionnalisation du SPW lui-même.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le SPW se situe au niveau régional, ce qui est en principe correct. Mais le morcellement avec 39 OIP et les chevauchements avec les provinces et la FWB font que les compétences ne se trouvent pas clairement à un seul niveau. |
| 2 | Transparence | ❌ | La Cour des comptes ne peut certifier aucune image financière fidèle. Les cabinets font du travail de politique publique en dehors de l'administration. Le citoyen ne peut pas voir qui décide et qui paie. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Le SPW perçoit plus de 3 milliards d'euros d'impôts (2024), mais la plus grande partie est du précompte immobilier qui va surtout aux communes et aux provinces. Pour ses propres moyens, la Wallonie dépend fortement de ce qui est perçu au niveau fédéral puis reversé (loi spéciale de financement). Le fiscal gap est important : celui qui dépense l'argent (la Wallonie) n'est pas celui qui le perçoit (en grande partie le fédéral). |
| 4 | Simplicité | ❌ | SPW + 39 OIP + 5 provinces + FWB sur le même territoire + 261 communes + cabinets = un écheveau inextricable. Aucun jeune de 16 ans ne peut expliquer cela. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 10.981 agents pour 3,7 millions d'habitants est en soi gérable. Mais le morcellement entre le SPW, 39 OIP et les provinces fait que les entités individuelles sont souvent trop petites pour une gestion professionnelle (IT, RH, comptabilité). |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Il n'y a aucune logique de compétences concurrentes. La répartition fédéral/Région/Communauté est rigide, exclusive et propice aux conflits. Aucun espace d'innovation. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Aucun indicateur d'outcome systématique. Aucun benchmarking. L'output est rapporté (dossiers traités), les outcomes non (effet sur le citoyen). |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Le Gouvernement wallon reconnaît lui-même une dette technologique due à des années de sous-investissement. Serveurs obsolètes (cyberattaque de 2025). Stratégie de numérisation morcelée. « Mon Espace » est un début, mais pas une plateforme once only à part entière. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle du SPW (administration centrale lourde + des dizaines d'OIP satellites + une couche provinciale + une couche communautaire distincte) n'a aucun équivalent international qui fonctionne. Les Pays-Bas, le Danemark et l'Allemagne travaillent avec des modèles plus compacts et plus intégrés. |
Synthèse : 0 ✅, 3 ⚠️, 6 ❌. Le SPW échoue sur 6 des 9 principes. Les gains les plus importants sont à réaliser sur la transparence (une comptabilité fiable), la simplicité (intégration des OIP et une seule couche de pouvoir : les provinces deviennent des entités fédérées, sans Région au-dessus) et le numérique d'abord (une plateforme d'e-gouvernement à part entière).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : le SPW est fondamentalement modernisé et allégé, et fusionne avec les administrations provinciales dans les administrations des cinq entités fédérées wallonnes (Hainaut, Liège, Namur, Brabant wallon et Luxembourg). Les services sensibles à l'échelle deviennent des services communs des entités fédérées wallonnes (art. 32 de la Constitution HART). La perception des impôts passe au SPF Finances, l'unique administration fiscale pour tous les pouvoirs publics (art. 52).
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Rationalisation des OIP : les 39 OIP wallons sont rationalisés en environ 15 institutions. Les institutions opérationnelles centrales (Jobcenter wallon/Forem, AWE/environnement, WEA/économie, Agence Wallonne de l'Habitation/logement social) deviennent des agences d'exécution autonomes avec des contrats de performance, par entité fédérée ou comme service commun des entités fédérées wallonnes là où l'échelle l'exige, comme le Forem pour le placement (art. 32 de la Constitution HART). Les OIP plus petits et de soutien (CRA-W, APAQ-W, IFAPME et autres) sont intégrés dans les administrations des entités fédérées ou dans un service commun, avec des services partagés pour les RH, l'IT et la comptabilité.
Une seule couche de pouvoir : les provinces deviennent des entités fédérées : les 5 provinces wallonnes deviennent des entités fédérées, sans Région au-dessus (art. 2 de la Constitution HART). Leur administration et le SPW fusionnent dans l'administration de l'entité fédérée. La tutelle administrative et la coordination supracommunale, planification d'urgence comprise, deviennent des missions de chaque entité fédérée (SPW Intérieur y est intégré), et le gouvernement de l'entité fédérée coordonne la gestion de crise sans gouverneur ; les missions liées aux personnes passent à des communes renforcées.
Gestion financière professionnelle : obligation d'une comptabilité conforme aux normes IPSAS dans les 3 ans. Comptes annuels audités par un tiers. Publication d'un indice de transparence annuel reprenant les délais de traitement, les scores de satisfaction et le coût par service.
Transformation numérique d'abord : tous les services aux citoyens numériques dans les 5 ans. « Mon Espace » est intégré dans l'unique application et l'unique site web pour tous les pouvoirs publics, sur le X-Road belge, avec le principe once only comme droit exécutoire, sur le modèle danois (art. 44 de la Constitution HART, plan de numérisation). Investissement dans des normes de base de cybersécurité (fini les serveurs obsolètes).
Réduction des cabinets : 5 collaborateurs politiques au maximum par membre du gouvernement, comme dans tous les gouvernements (art. 40 et 43 §3 de la Constitution HART ; voir wl-regering). Le travail de politique publique revient à l'administration. Cela renforce la professionnalisation de l'administration.
Contrats de résultats : chaque DG reçoit des KPI mesurables portant sur les outcomes (pas seulement sur les outputs). Benchmarking annuel avec les équivalents flamands et des références internationales.
Modèle international : combinaison du modèle suisse (administrations cantonales avec coopération intercantonale via des concordats) et du modèle danois (numérique d'abord + augmentation d'échelle + mesure des résultats).
Gain d'efficience estimé :
- Intégration des OIP et un centre de services partagés : comptés dans l'audit Autres OIP (item wl-overige-oip), pas ici
- Regroupement des administrations provinciales et du SPW dans les cinq administrations des entités fédérées : pas chiffré séparément
- Réduction des cabinets : comptée dans l'audit général Cabinets ministériels (tous niveaux de pouvoir ensemble, au plus environ 165 millions d'euros par an), pas ici
- Meilleure numérisation et contrats de résultats : moins de traitement manuel, des délais plus courts, moins d'erreurs (non chiffré)
- Total pour cet audit : aucune économie propre. Chaque élément n'est compté qu'une fois, dans l'audit où il relève, de sorte que rien n'est compté en double.
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : comptabilité conforme aux normes IPSAS, réduction des cabinets, préparation de l'intégration des OIP
- Années 2-3 : intégration des premiers OIP (en commençant par les services de soutien), raccordement à l'application unique et au X-Road
- Années 3-5 : intégration complète dans les cinq administrations des entités fédérées (les provinces deviennent des entités fédérées, art. 2 de la Constitution HART), services communs par accord ou concordat (art. 32), contrats de résultats opérationnels
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
SPW (Service public de Wallonie) : Réformé L'administration centrale wallonne est modernisée et fusionne dans les cinq entités fédérées wallonnes, avec des services communs là où l'échelle l'exige : 39 OIP rationalisés en environ 15 institutions, le numérique comme standard, et pour la première fois depuis des années une comptabilité qui est exacte.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Service public de Wallonie (SPW) est l'appareil administratif du Gouvernement wallon. Près de 11.000 fonctionnaires (2025), répartis entre le secrétariat général et six directions générales, exécutent la politique wallonne : des routes et des voies navigables à l'économie, l'environnement, le logement et les impôts. En 2024, le SPW a traité pour 17,6 milliards d'euros de factures et de subsides. Le budget wallon compte environ 21,3 milliards d'euros de dépenses (2026).
À côté du SPW existent encore 39 institutions autonomes (les OIP, organismes d'intérêt public), comme le Forem (placement), l'AVIQ (bien-être et handicap) et l'IFAPME (formation professionnelle). Chacune de ces organisations a son propre conseil d'administration, son propre service du personnel, son propre département IT et sa propre comptabilité. Ajoutez-y les 5 provinces wallonnes, et l'administration wallonne devient un labyrinthe d'instances.
Ce qui ne va pas
Depuis des années, la Cour des comptes ne peut approuver aucune image financière fiable de la Wallonie. En novembre 2025, le constat sur les comptes 2024 était à nouveau accablant : créances non inventoriées, immobilier mal connu et sous-évalué, règles comptables non respectées. L'écart avec des pays comme les Pays-Bas ou le Danemark, où les pouvoirs publics publient des comptes annuels audités de manière professionnelle, est criant.
En avril 2025, le SPW a été touché par une cyberattaque de grande ampleur. Les attaquants se sont introduits par des serveurs obsolètes accessibles depuis internet : une faille de sécurité élémentaire. Pendant des semaines, des sites publics ont été injoignables. Les délais administratifs ont dû être prolongés de 60 jours. Le Gouvernement wallon a dû débloquer 10 millions d'euros pour renforcer la cybersécurité.
Pendant ce temps, environ 570 collaborateurs de cabinet (ETP, Gouvernement wallon et Gouvernement de la Communauté française ensemble) travaillent souvent à la politique en dehors de l'administration. Cela mine le professionnalisme du SPW : pourquoi investir dans des fonctionnaires solides si le travail de politique publique se fait de toute façon au cabinet ?
Le morcellement entre le SPW, 39 OIP et 5 provinces rend impossibles les avantages d'échelle. Chaque organisation fait tourner sa propre IT, ses propres RH, sa propre comptabilité. Cela fait 45 fois les mêmes frais de structure, alors que la Wallonie dans son ensemble ne compte que 3,7 millions d'habitants.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, les 12 provinces emploient ensemble environ 12.400 ETP (2024), soit en moyenne environ 1.000 par province. L'exécution lourde (routes, eau, marché du travail) est assurée par des services nationaux comme Rijkswaterstaat et l'UWV, et depuis 2007 une seule loi-cadre s'applique aux organes administratifs autonomes. Pas de duplication provinciale, pas de prolifération sans règles.
Le Danemark est allé plus loin encore en 2007 : 13 comtés ont été fusionnés en 5 régions, le nombre de communes est passé de 271 à 98, et la numérisation est devenue la norme. Résultat : 98 % des Danois utilisent des sites web ou des applications des pouvoirs publics (2025) et 72 % sont satisfaits des services administratifs publics qu'ils ont utilisés (moyenne de l'OCDE : 66 %). Plus efficient, plus transparent, plus proche du citoyen.
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), une entité fédérée d'environ 18 millions d'habitants, soit près de cinq fois la Wallonie, gère un éventail de missions plus large avec une structure claire à trois niveaux : 11 ministères et la Staatskanzlei, 5 Bezirksregierungen comme administration intermédiaire et les services inférieurs.
Ce que HART propose
HART veut réformer le SPW pour en faire les administrations modernes des cinq entités fédérées wallonnes, avec des services communs là où l'échelle l'exige :
Premièrement : les 39 institutions autonomes (OIP) sont rationalisées en environ 15. Les institutions opérationnelles centrales (le Jobcenter wallon, la Société wallonne de l'environnement AWE, l'Agence économique wallonne WEA et l'Agence Wallonne de l'Habitation pour le logement social) deviennent des agences d'exécution autonomes avec des contrats de performance, par entité fédérée ou comme service commun des entités fédérées wallonnes. Les OIP plus petits et de soutien sont intégrés dans les administrations des entités fédérées avec des services partagés : un seul service RH, une seule plateforme IT, une seule comptabilité. Les conseils d'administration deviennent des conseils consultatifs sans frais de structure propres.
Deuxièmement : les provinces wallonnes deviennent des entités fédérées, sans Région au-dessus. Leur administration et le SPW fusionnent dans l'administration de l'entité fédérée. La tutelle sur les communes et la coordination supracommunale, planification d'urgence comprise, deviennent des missions de chaque entité fédérée, sans gouverneur ; les missions liées aux personnes passent à des communes renforcées.
Troisièmement : dans les 3 ans, une comptabilité conforme aux normes internationales (IPSAS), auditée par un tiers et accessible au public. Fini les « anomalies de plusieurs milliards d'euros ».
Quatrièmement : tous les services aux citoyens numériques dans les 5 ans. « Mon Espace » est intégré dans l'unique application et l'unique site web pour tous les pouvoirs publics, sur le modèle danois. Investir dans la cybersécurité pour qu'une attaque comme celle d'avril 2025 ne puisse plus se produire.
Cinquièmement : ramener les cabinets à un maximum de 5 collaborateurs politiques par membre du gouvernement, comme dans tous les gouvernements. Le travail de politique publique appartient à l'administration, pas à des collaborateurs politiques.
Sixièmement : chaque département reçoit des objectifs mesurables portant sur les résultats (pas seulement sur le nombre de dossiers traités), avec un benchmarking annuel.
Ce que cela rapporte
Les économies de cette réforme sont chacune comptées une seule fois, dans l'audit où elles relèvent : la fusion des OIP et le centre de services partagés dans Autres OIP wallons, et la réduction des cabinets dans l'économie sur l'ensemble des cabinets (au plus environ 165 millions d'euros par an pour tous les niveaux de pouvoir). Le regroupement des administrations provinciales et du SPW dans les entités fédérées n'est pas chiffré séparément. Une meilleure numérisation réduit en outre les coûts de traitement et les erreurs.
Mais le gain le plus important n'est pas financier : c'est une administration qui peut expliquer au citoyen qui est responsable, qui a une comptabilité exacte, qui est joignable numériquement et qui est jugée sur ses résultats. C'est ce que la Wallonie mérite. C'est ce que HART veut construire.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| SPW. Chiffres clés (rapport d'activités 2024) | https://spw.wallonie.be/rapport-dactivites-du-spw-chiffres-cles | 2025 | Output 2024 (163.655 factures et demandes de subsides, 17,6 Mds € ; impôts ; audits ; sanctions ; bureaux ; PC et serveurs) |
| SPW. Des chiffres et des êtres: le profil de la fonction publique wallonne | https://spw.wallonie.be/actualites/des-chiffres-et-des-etres-decouvrir-le-profil-de-la-fonction-publique-wallonne | 2025-07-25 | 10.981 agents |
| SPW. Structure / Organigrammes | https://spw.wallonie.be/organigrammes | 2026 | Entités du SPW |
| SPW. SPW Support | https://spw.wallonie.be/administrations/spw-secretariat-general/spw-support | 2026 | SPW Support : cinq départements (personnel et fonction publique, biens meubles, immobilier, communication, affaires juridiques et traduction) |
| SPW. SPW Digital | https://spw.wallonie.be/administrations/spw-secretariat-general/spw-digital | 2026 | SPW Digital sous le secrétariat général : 3 départements et 5 pôles |
| Wikipedia. Service public de Wallonie | https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_public_de_Wallonie | 2026 | Création le 1er août 2008, fusion du MRW et du MET, structure |
| Forum for the Future. SPW: nouvel organigramme, nouvelles appellations | https://blog.forumforthefuture.be/fr/article/spw-nouvel-organigramme-nouvelles-appellations/4860 | 2019 | Organigramme de 2019 avec huit entités |
| SPW Finances. Budget 2026, exposé général | https://finances.wallonie.be/files/Budget%202026/Budget%202026/expose/ExpGen.pdf | 2025 | Dépenses de 21,3 Mds € (2026), sept structures du SPW, dette technologique, budget informatique d'environ 59 M€ |
| SPW Finances. Budget 2025 | https://finances.wallonie.be/home/finances-wallonnes/budget-wallon/budget-2025.html | 2025 | Budget initial 2025 (22,0 Mds € de dépenses), à titre de comparaison |
| IWEPS. L'emploi public en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles (édition 2020) | https://www.iweps.be/wp-content/uploads/2020/04/RS3_Fonction_publique2020-4.pdf | 2020 | SPW 10.045 agents fin 2018, 42,8 % de contractuels ; personnel stable depuis 2009 |
| IWEPS. Emploi public en Wallonie | https://www.iweps.be/publication/lemploi-public-en-wallonie-et-en-federation-wallonie-bruxelles/ | 2021 | Emploi public ; SPW stable depuis quinze ans autour de 10.000 agents |
| Province de Hainaut. L'administration provinciale | https://www.hainaut.be/la-province/l-administration-provinciale | 2026 | 4.200 membres du personnel hors enseignement et environ 5.000 enseignants |
| Wallonie.be. Other public stakeholders in Wallonia | https://www.wallonie.be/en/stakeholders-and-institutions/wallonia/other-public-stakeholders-in-wallonia | 2026 | 39 OIP |
| Wallex. Arrêté du Gouvernement wallon du 15 juillet 2024 (cabinets) | https://wallex.wallonie.be/eli/arrete/2024/07/15/2024010995 | 2024 | Cadre de référence des cabinets 2024-2029 (environ 570 ETP Région wallonne et Communauté française, dont environ 367 Région wallonne) |
| La Libre. Cour des comptes: compte 2020 du SPW | https://www.lalibre.be/economie/conjoncture/2021/07/01/la-cour-des-comptes-pointe-plusieurs-milliards-deuros-danomalies-sur-le-compte-2020-du-service-public-de-wallonie-UTLRVYCSDBAH3FUQQOBORC3C74/ | 2021-07-01 | Opinion défavorable sur les comptes 2020 (694 M€ Sowafinal, 303 M€ aides corona, 1.655 ha) |
| L-Post. Cour des comptes: finances de la Région wallonne en 2024 (37e cahier) | https://lpost.be/politique/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-accablant-des-finances-de-la-region-wallonne-en-2024-entre-opacite-et-controle-defaillant/ | 2025-11-17 | Erreurs systémiques de gestion financière, aucune image fidèle, 873 M€ de charges d'intérêts |
| Parlement de Wallonie. Le 22ème Cahier d'observations de la Cour des comptes | https://www.parlement-wallonie.be/le-22eme-cahier-dobservations-de-la-cour-des-comptes-examine-au-sein-du-parlement-wallon | 2011 | Contrôle des assurances du SPW |
| IBR. Certification du compte général en Wallonie | https://www.ibr-ire.be/fr/actualites/news-detail/certification-du-compte-g-n-ral-en-wallonie | 2026-04-10 | Consolidation au plus tard le 1er janvier 2030 |
| La Libre. Y a-t-il trop de fonctionnaires au SPW? | https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/02/19/y-a-t-il-trop-de-fonctionnaires-au-service-public-de-wallonie-HCOLKKIDLVCJNA22AM2JKCERE4/ | 2025-02-19 | Débat sur la taille de l'effectif |
| Gouvernement wallon. Communiqué de presse réforme du top management | https://galant.wallonie.be/home/communiques-de-presse/presses/fonction-publique-reduction-du-nombre-de-hauts-managers-ouverture-aux-talents-de-la-societe-civile-conditions-d-acces-rehaussees-recrutement-externalise-evaluations-renforcees-remuneration-basee-sur-les-resultats-les-gouvernements-wallon-et-de-la-fed.html | 2025-09-01 | Première lecture : CDI avec clause résolutoire en cas de changement de gouvernement, suppression du CMP, contrats de performance liés aux objectifs de la législature |
| MaTribune. Réforme du haut management de la fonction publique wallonne | https://matribune.be/reforme-galant-du-haut-management-de-la-fonction-publique-wallonne-un-modele-inspire-du-prive/ | 2025-09-12 | Clauses résolutoires, risque de politisation |
| La Libre. La réforme des top managers va vers plus de politisation, selon le Gerfa | https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2025/11/27/la-reforme-de-la-nomination-des-tops-managers-wallons-et-francophones-va-vers-plus-de-politisation-selon-le-gerfa-2FCH4EZZ7FCTZBJL56PYJANQ2U/ | 2025-11-27 | Critique du GERFA |
| RTBF. La réforme des top managers est lancée | https://www.rtbf.be/article/la-reforme-des-top-managers-est-lancee-en-wallonie-et-a-la-federation-wallonie-bruxelles-voici-ce-qui-va-changer-pour-les-hauts-fonctionnaires-11777912 | 2026-08-31 | Réforme définitivement approuvée fin juillet 2026 : CDI comme règle, CMP plus exigé |
| RTBF. Cyberattaque SPW | https://www.rtbf.be/article/les-connexions-internet-du-service-public-de-wallonie-coupees-a-la-suite-d-une-intrusion-11535036 | 2025-04 | Cyberattaque : connexions internet coupées, aéroports et écluses sous surveillance |
| RTBF. Cyberattaque contre le SPW: l'objectif reste inconnu | https://www.rtbf.be/article/cyberattaque-contre-le-spw-l-objectif-de-l-attaque-reste-inconnu-pas-de-trace-d-exfiltration-massive-de-donnees-11545756 | 2025-05-12 | Intrusion via des serveurs obsolètes accessibles depuis internet, délais prolongés de 60 jours |
| Wikipedia. Cyberattaque contre le Service Public de Wallonie (2025) | https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberattaque_contre_le_Service_Public_de_Wallonie_(2025) | 2026 | 10.000 ordinateurs, 800+ applications, adresses IP liées à la Russie (presse), 10 M€, parquet fédéral |
| L-Post. Cyberattaque contre le SPW: une information judiciaire est ouverte au parquet fédéral | https://lpost.be/politique/cyberattaque-contre-le-spw-une-information-judiciaire-est-ouverte-au-parquet-federal/ | 2025-05-15 | Contrats Microsoft (316.000 €) et NRB (412.000 €), enquête du parquet fédéral |
| La Libre. Cinq mois après la cyberattaque contre le SPW | https://www.lalibre.be/belgique/societe/2025/09/08/cinq-mois-apres-la-cyberattaque-contre-le-sp-wallonie-82-des-services-sont-a-nouveau-pleinement-operationnels-FAMBNGH6INCNVG7OLO7N4COS44/ | 2025-09-08 | 82 % des 662 activités rétablies, 30 applications obsolètes et 220+ serveurs mis hors service |
| Wallonie.be. Digital Wallonia 2025-2029 | https://www.wallonie.be/fr/actualites/digital-wallonia-2025-2029-une-nouvelle-ere-numerique-pour-la-wallonie | 2025 | Stratégie de numérisation |
| Statbel. Population par Région au 1er janvier 2026 | https://bestat.statbel.fgov.be/bestat/crosstable.xhtml?view=7ef37f09-4a96-4c4c-8d90-350d3dafb4ac | 2026 | Wallonie 3.713.450 habitants (1er janvier 2026) |
| Statbel. Géographie (communes) | https://statbel.fgov.be/nl/over-statbel/methodologie/classificaties/geografie | 2025 | 261 communes dans la Région wallonne |
| Binnenlands Bestuur. Ruim 500 provincie-ambtenaren erbij | https://www.binnenlandsbestuur.nl/carriere/ruim-500-provincie-ambtenaren-erbij | 2025-06-17 | Provinces néerlandaises : 12.359 ETP (2024) |
| CBS. Bevolking Nederland | https://www.cbs.nl/nl-nl/cijfers/detail/85496NED | 2026 | 18,1 millions d'habitants |
| Wikipedia. Provinces of the Netherlands | https://en.wikipedia.org/wiki/Provinces_of_the_Netherlands | 2026 | Structure provinciale néerlandaise |
| Overheid.nl. Kaderwet zelfstandige bestuursorganen | https://wetten.overheid.nl/BWBR0020495 | 2007 | Loi-cadre néerlandaise pour les organes administratifs autonomes, en vigueur depuis le 1er février 2007 |
| Danske Regioner. The Local Government Reform, in brief | https://www.regioner.dk/media/2845/the-local-government-reform-in-brief.pdf | 2005 | Danemark : 98 communes au lieu de 271, 5 régions surtout pour les soins de santé |
| Wikipedia. Regions of Denmark | https://en.wikipedia.org/wiki/Regions_of_Denmark | 2026 | 13 comtés (amter) supprimés le 1er janvier 2007 |
| OCDE. Drivers of Trust in Public Institutions 2024, note par pays Danemark | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2024/06/oecd-survey-on-drivers-of-trust-in-public-institutions-2024-results-country-notes_33192204/denmark_c2330f34/ac5b6973-en.pdf | 2024 | Danemark : 44 % de confiance dans le gouvernement national (OCDE 39 %), 72 % de satisfaction à l'égard des services administratifs (OCDE 66 %), données 2023 |
| Eurostat. E-government activities of individuals (isoc_ciegi_ac) | https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/isoc_ciegi_ac?format=JSON&lang=EN&geo=DK&geo=BE&geo=EU27_2020&unit=PC_IND&ind_type=IND_TOTAL&time=2025 | 2025 | Utilisation de sites web ou d'applications des pouvoirs publics : Danemark 98 %, Belgique 85 % |
| Land.NRW. Landesverwaltung | https://www.land.nrw/landesverwaltung-nordrhein-westfalen | 2026 | NRW : trois niveaux, 5 Bezirksregierungen |
| Land.NRW. Ministerien und Vertretungen | https://www.land.nrw/ministerien-und-vertretungen | 2026 | NRW : 11 ministères et la Staatskanzlei |
| IT.NRW. Einwohnerzahl im Jahr 2025 wieder unter 18 Millionen | https://www.it.nrw/nrw-einwohnerzahl-im-jahr-2025-wieder-unter-18-millionen-128478 | 2026 | NRW : 17.986.214 habitants fin 2025, environ 18 millions |
| Wikipedia. Kanton Appenzell Innerrhoden | https://de.wikipedia.org/wiki/Kanton_Appenzell_Innerrhoden | 2025 | 16.796 habitants (30 septembre 2025) |
| Wikipedia. Kanton Zürich | https://de.wikipedia.org/wiki/Kanton_Z%C3%BCrich | 2025 | 1.630.151 habitants (30 septembre 2025) |
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)