VDAB (Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding) : audit
Date : 2026-03-30 Catégorie : Entité fédérée flamande. Compétences régionales Statut proposé : 🟠 Réformé : régisseur avec coopération interrégionale obligatoire
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding (VDAB, service flamand de l'emploi et de la formation professionnelle) Base juridique : décret du 7 mai 2004 portant création de l'agence autonomisée externe de droit public « Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding » (modifié notamment en 2020, 2022 et 2024) Création : créé à l'origine en 1989 lors de la régionalisation de la politique du marché du travail. Le cadre juridique actuel date de 2004. Niveau de pouvoir : Région flamande (compétence régionale depuis la loi spéciale du 8 août 1988) Forme juridique : agence autonomisée externe de droit public (EVA)
Budget : près de 1 milliard d'euros par an : 962 millions d'euros en 2024, dont 783 millions d'euros de dotation flamande ; le reste provient de subventions européennes et de recettes propres. Une grande partie va à des partenaires et à des pouvoirs locaux. Pour 2025-2027, le VDAB a lui-même fixé des économies : 20 millions d'euros (2025), 25 millions d'euros (2026) et 40 millions d'euros (2027). Personnel : 4.630 collaborateurs (31 décembre 2025), contre 4.761 fin 2024 ; en 2019-2024, le VDAB a déjà économisé 22 millions d'euros sur le personnel (422 ETP) Tutelle : conseil d'administration sous la tutelle du ministre flamand de l'Emploi ; une modification du décret de juin 2026 prévoit à nouveau une base légale pour un contrat de gestion avec le Gouvernement flamand.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales (décret de 2004, modifié en 2020) :
- Placement mise en relation des demandeurs d'emploi et des offres d'emploi
- Formation professionnelle organisation et financement des formations pour les demandeurs d'emploi
- Développement des compétences accompagnement de carrière, bilan de compétences
- Activation contrôle de la disponibilité des demandeurs d'emploi, sanctions
- Régie du marché du travail coordination des partenaires (agences d'intérim, CPAS, opérateurs de formation)
- Gestion des données information sur le marché du travail, analyse des offres d'emploi, matching par IA
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Le Forem (Wallonie) : missions identiques pour les demandeurs d'emploi wallons. Systèmes IT distincts, banques d'offres d'emploi distinctes, politique distincte.
- Actiris (Bruxelles) : idem pour les demandeurs d'emploi bruxellois. Le VDAB assure par contre la formation professionnelle des néerlandophones à Bruxelles.
- ADG/Arbeitsamt (Communauté germanophone) : idem pour ±79.500 habitants (2026).
- ONEM (fédéral) : décide du droit à l'allocation de chômage ; les organismes de paiement versent les allocations. Depuis la sixième réforme de l'État, les services régionaux contrôlent la disponibilité des demandeurs d'emploi et imposent les sanctions.
La Belgique compte donc quatre services de placement distincts pour une population de 11,9 millions d'habitants (2026). Chacun avec sa propre plateforme IT, sa propre banque d'offres d'emploi, ses propres centres de formation et sa propre logique politique.
Qui est le « public » ?
- 224.630 demandeurs d'emploi inoccupés ayant leur résidence en Flandre (31 décembre 2025)
- 271.072 offres d'emploi que les employeurs ont signalées directement au VDAB en 2025 (10 % de moins qu'en 2024)
- Les employeurs à la recherche de personnel
- Les CPAS et les pouvoirs locaux (comme partenaires)
Indicateurs de performance :
- Taux de sortie vers l'emploi après accompagnement
- Rapidité du matching (délai jusqu'au premier contact)
- Satisfaction des demandeurs d'emploi et des employeurs
- En 2021, la Cour des comptes a signalé que le VDAB n'avait pas une vue suffisante sur le rapport coût-efficacité des parcours sous-traités
Audit de la Cour des comptes 2021. Principales conclusions :
- Le choix de la forme de collaboration avec les partenaires externes était souvent peu transparent et, à plusieurs reprises, juridiquement contestable
- Les subsides et les conventions de collaboration ne répondaient pas toujours à leurs caractéristiques essentielles ; il n'y avait pas toujours de mise en concurrence
- Une politique de sous-traitance insuffisante, dépassée et peu transparente
- Manque de visibilité sur l'efficacité et le rapport coût-efficacité des parcours propres et des parcours des partenaires ; aucune comparaison entre les activités propres et celles des partenaires
- 20 recommandations formulées ; des notes internes pointaient les problèmes depuis des années, mais les recommandations et les projets n'ont donné que trop peu de résultats
- Un plan d'amélioration a été lancé après le rapport
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : UWV WERKbedrijf
- Structure : un seul organisme d'exécution national (UWV) pour l'ensemble des Pays-Bas (18,1 millions d'habitants, 2026)
- Personnel : en moyenne 19.894 ETP (2025), toutes les missions d'allocations comprises, donc pas uniquement le placement
- Budget : plusieurs milliards d'euros (l'UWV gère aussi la WW, la WIA et la Wajong)
- Modèle : l'UWV et les communes collaborent par région du marché du travail, avec l'enseignement et des partenaires privés
- Numérisation : Werk.nl comme plateforme numérique centrale ; VUM (Verbeteren Uitwisseling Matchingsgegevens) pour l'échange de données sur les offres d'emploi et les demandeurs d'emploi entre l'UWV, les communes et d'autres intermédiaires
- Population par service : 18,1 millions d'habitants → 1 service = ratio de 1:18,1 mln
Allemagne : Bundesagentur für Arbeit (BA)
- Structure : une seule agence fédérale comptant plus de 100.000 équivalents temps plein (fin 2024), 10 directions régionales, 146 Agenturen für Arbeit avec environ 600 bureaux locaux, et 300 Jobcenter avec les Kreise et les villes
- Modèle : cadre fédéral avec exécution locale. Une seule banque nationale d'offres d'emploi et un service IT central de la BA
- Budget : 52,6 Mds € de dépenses budgétisées (2026, total, allocations comprises)
- Particularité : les Jobcenter (partenariat de la BA et de la commune ou du Kreis) accompagnent les bénéficiaires d'une allocation de base, dans le même cadre légal fédéral
- Population par service : 83,5 millions (fin 2025) → 1 service
Danemark : exécution communale
- Structure : les 98 communes exécutent la politique du marché du travail, dans un cadre national unique piloté par le STAR (Styrelsen for Arbejdsmarked og Rekruttering). Une réforme (loi du 29 décembre 2025, en vigueur en 2026) a supprimé l'obligation d'avoir un Jobcenter et a donné aux communes plus de liberté dans la manière d'organiser cette exécution
- Modèle : flexicurité. Marché du travail très flexible + allocations généreuses + activation intensive
- Budget : 12,7 Mds DKK (±1,7 Md€) pour les politiques actives du marché du travail (2019, aux prix de 2021)
- Résultats : environ trois travailleurs danois sur quatre qui perdent leur emploi à la suite d'une fermeture ou d'un licenciement collectif retrouvent un emploi dans l'année, dans les années normales, un des meilleurs résultats au niveau international (OCDE, 2016)
- Dépenses : avec 3,5 % du PIB (2013, politiques active et passive confondues), le Danemark a consacré plus aux politiques du marché du travail que n'importe quel autre pays de l'OCDE
- Population par service : 6,0 millions (2026) → 1 cadre national avec exécution locale
Comparaison du ratio population/services de placement
| Pays | Habitants | Services | Ratio |
|---|---|---|---|
| Belgique | 11,9 mln | 4 (VDAB, Forem, Actiris, ADG) | 1 pour 3,0 mln |
| Pays-Bas | 18,1 mln | 1 (UWV) | 1 pour 18,1 mln |
| Allemagne | 83,5 mln | 1 (BA) | 1 pour 83,5 mln |
| Danemark | 6,0 mln | 1 (STAR + communes) | 1 pour 6,0 mln |
La Belgique est le seul de ces pays à avoir quatre services séparés, sans cadre légal ni plateforme communs pour l'exécution.
1D. Problèmes et critiques
1. Structure quadruple = coûts quadruples Quatre systèmes IT distincts, quatre banques d'offres d'emploi distinctes, quatre couches de management, quatre réseaux de formation distincts. Il n'existe pas de banque d'offres d'emploi commune : les offres circulent entre les services par des accords de coopération. Ce n'est que l'accord renouvelé entre le VDAB et le Forem de décembre 2025 qui règle l'échange d'offres d'emploi et de données personnelles, de sorte que les demandeurs d'emploi aient automatiquement accès aux offres de l'autre Région. Un employeur de la périphérie bruxelloise peut avoir affaire à deux ou trois services.
2. La mobilité interrégionale reste insuffisante
- Flandre : en moyenne environ trois candidats par offre d'emploi (VDAB, 2025) ; taux de chômage de 4,3 % (2025)
- Wallonie : taux de chômage de 7,9 % (2025)
- Bruxelles : taux de chômage de 12,7 % (2025)
- La Flandre et la Wallonie ont renouvelé en décembre 2025 leur accord sur le marché du travail (matching commun, formation, échange d'offres d'emploi et contrôle)
- La langue est un obstacle majeur : seuls environ 6 % des demandeurs d'emploi bruxellois avaient une bonne connaissance orale du néerlandais (janvier 2022), alors que 79,5 % des offres d'emploi du Brabant flamand exigent une bonne connaissance du néerlandais (VDAB, 2025)
- Le flux de navetteurs Wallonie → Flandre est passé de 41.682 (2014-2015) à 56.371 (2019-2020), mais cela ne représente encore que 4,9 % des travailleurs wallons ; la navette des travailleurs bruxellois vers la Flandre est montée à plus de 65.000 (2023)
3. Critique de la Cour des comptes (2021) : pas de politique de sous-traitance claire
- Des collaborations à plusieurs reprises juridiquement contestables
- Pas d'analyse coût-efficacité
- Des subsides et des conventions pas toujours conformes à leurs caractéristiques essentielles
- Des problèmes connus depuis des années, sans solution convaincante
4. Plus de 100 millions d'euros par an pour des parcours CPAS sans objectifs chiffrés Par le biais de la mise à l'emploi temporaire (TWE-OCMW), le VDAB a versé aux CPAS, entre 2020 et octobre 2025, plus de 600 millions d'euros pour la mise à l'emploi et l'accompagnement des bénéficiaires du revenu d'intégration (article 60, §7), soit en moyenne plus de 100 millions d'euros par an. La plus grande partie (452 millions d'euros) correspond à des subventions salariales ; les indemnités liées aux résultats ne figurent que dans les indemnités d'accompagnement (156 millions d'euros au total). Le VDAB suit bien la sortie (75,6 % étaient en emploi comme salariés dans les douze mois suivant le parcours, mesure de septembre 2025), mais l'autorité flamande n'applique aucun objectif chiffré.
5. Une coopération insuffisante entre les services La coopération entre les quatre services dépend d'accords ponctuels (notamment sur le langage commun des compétences Competent en 2015 et sur l'accord entre le VDAB et le Forem de décembre 2025). Il n'existe aucun cadre commun qui oblige les services à partager les offres d'emploi, les profils et les résultats.
6. Une avance en IA, mais un fonctionnement en îlots Le VDAB se présente comme un précurseur dans l'UE en matière de matching par IA (Jobnet, Jobbereik, Oriënt, Kans op Werk, Talent API) : Jobbereik et Oriënt ont atteint ensemble plus de 1 million d'utilisateurs sur quatre ans (VDAB, rapport annuel 2024). Mais cette technologie ne fonctionne que pour la Région flamande. Le Forem et Actiris construisent leurs propres systèmes.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le placement est à juste titre une compétence régionale (proche du marché du travail local). Mais la structure quadruple pour un seul petit marché du travail n'est pas de la subsidiarité. C'est du morcellement. Une exécution locale dans un cadre national (modèle danois) serait de la vraie subsidiarité. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le VDAB publie des rapports annuels et des statistiques, mais la Cour des comptes a conclu que la transparence est insuffisante quant à l'efficacité des parcours sous-traités et des flux de subsides. Le citoyen ne peut pas voir si son argent est bien dépensé. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Écart fiscal (fiscal gap) classique : le VDAB est financé par des moyens flamands (qui proviennent en grande partie de dotations fédérales), mais les allocations de chômage sont payées au niveau fédéral (ONEM). Qui active ne supporte pas le coût de la non-activation. Et inversement : l'autorité fédérale paie les allocations, mais n'a aucune prise sur l'activation. |
| 4 | Simplicité | ❌ | 4 services de placement pour 11,9 millions d'habitants (2026). 4 banques d'offres d'emploi. 4 systèmes IT. 4 jeux de règles. Un demandeur d'emploi qui déménage de Bruxelles vers la Flandre doit se réinscrire auprès d'un service complètement différent. Un employeur situé dans la zone de la frontière linguistique doit travailler avec plusieurs services. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Le VDAB lui-même (6,9 millions d'habitants en Flandre, 2026) a une taille suffisante. Mais Actiris (1,3 million) et surtout l'ADG (±79.500) sont trop petits pour un placement professionnel et technologiquement avancé. Les économies d'échelle d'un système national unique ne sont pas exploitées. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | En théorie, les quatre services pourraient se concurrencer et innover. Le VDAB le fait d'ailleurs (matching par IA, conseil d'éthique). Mais cette « concurrence » ne mène pas à une convergence vers les meilleures pratiques. Elle mène à un fonctionnement en îlots. Aucun mécanisme ne reprend les innovations réussies. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Cour des comptes (2021) : pas d'analyse coût-efficacité des parcours sous-traités. En moyenne plus de 100 M€/an vers les CPAS (2020-2025) sans objectifs chiffrés. Le VDAB mesure bien les chiffres de sortie, mais il ne les compare pas systématiquement avec le Forem et Actiris, ce qui rend tout benchmarking impossible. |
| 8 | Numérique d'abord | ✅ | Le VDAB se profile comme un précurseur européen : matching par IA (Jobnet), Jobbereik, Kans op Werk, Talent API. Conseil d'éthique pour les données et l'IA depuis 2022. Plus de 1 million d'utilisateurs de Jobbereik et d'Oriënt (rapport annuel 2024). Plateforme en ligne comme canal principal. C'est le principe le mieux coté. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aucun pays comparable n'organise le placement en 4 services séparés sans cadre commun pour 11,9 millions d'habitants. Les Pays-Bas (UWV), l'Allemagne (BA), le Danemark (STAR + communes), la Suisse (RAV/ORP cantonaux sous un cadre fédéral unique) : partout un seul cadre national avec exécution locale ou cantonale. La Belgique est l'exception, pas la norme. |
Synthèse : 1 ✅, 4 ⚠️, 4 ❌. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (un cadre au lieu de quatre services), de la responsabilité = financement (qui active doit aussi porter les conséquences financières) et de l'orientation résultats (KPI comparables, benchmarking, financement aux résultats).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé le VDAB devient le bras exécutif commun des entités fédérées flamandes (art. 32 de la Constitution HART) au sein d'un nouveau cadre national pour le placement.
3B. Proposition concrète
Qu'est-ce qui change ?
Un seul cadre fédéral, quatre services par entité fédérée (voir la réforme de l'ONEM)
- Une seule loi belge sur le travail, qui fixe le cadre des allocations de chômage et des normes minimales pour l'activation, les délais, les sanctions, les services numériques et la mesure des résultats (art. 28 de la Constitution HART)
- Les entités fédérées exécutent dans ce cadre : les entités fédérées flamandes peuvent le faire exécuter ensemble par le VDAB, les entités wallonnes par le Forem ; Bruxelles a Actiris et Ostbelgien l'ADG (art. 32). Comparable au modèle suisse (assurance chômage fédérale, RAV cantonaux)
- Crucial : cette loi-cadre fonctionne de pair avec la réforme de l'ONEM. L'assurance chômage reste fédérale : l'ONEM reste l'assureur, décide du droit à l'allocation et la paie. Le VDAB devient le Jobcenter des entités fédérées flamandes, qui intègre trois fonctions : (a) l'activation et la sanction, (b) l'accompagnement et la formation, (c) le placement. Le tout sous un même toit, tandis que la coordination fédérale s'opère via la plateforme centralisée.
- De la place pour l'innovation des entités fédérées (compétences concurrentes), mais dans des standards partagés
Une seule plateforme d'offres d'emploi pour toute la Belgique
- Une seule banque d'offres d'emploi intégrée (bâtie sur la technologie IA du VDAB comme base)
- Chaque demandeur d'emploi voit toutes les offres d'emploi dans toute la Belgique, quelle que soit la région linguistique
- Traduction automatique des textes d'offres d'emploi (IA)
- Un seul profil de demandeur d'emploi qui suit en cas de déménagement d'une entité fédérée à l'autre
Alignement fiscal : qui active supporte les coûts (voir la réforme de l'ONEM)
- L'entité fédérée responsable de l'activation supporte aussi les conséquences financières de la non-activation : elle paie une part croissante de l'allocation de ceux qui résident sur son territoire, 20 % pendant les quatre premières semaines, 60 % jusqu'à la semaine 26, 70 % jusqu'à la semaine 52 et 80 % ensuite (la gradation danoise, art. 28 §2 de la Constitution HART)
- Système de bonus-malus : la péréquation indemnise d'avance chaque entité fédérée pour le chômage attendu sur son territoire (art. 55) ; les entités fédérées qui obtiennent de meilleurs résultats en sortie vers l'emploi gardent la différence
- Cela comble l'écart fiscal classique : l'ONEM continue de verser les allocations, mais celui qui n'active pas voit son propre budget, celui de l'entité fédérée, supporter une part croissante des allocations. Ainsi disparaît l'incitant pervers selon lequel l'ONEM fédéral paie les allocations tandis que les Régions peuvent être moins actives sans conséquences financières. C'est l'enseignement central du modèle danois.
Benchmarking obligatoire et financement aux résultats
- Des KPI comparables pour les quatre services (taux de sortie, délai vers l'emploi, coût par parcours, satisfaction des usagers)
- Publication comparative annuelle par le CPB belge (Bureau du Plan renforcé)
- Une partie du financement liée aux résultats
Obligation de mobilité interrégionale
- Les demandeurs d'emploi au chômage depuis plus de 6 mois se voient automatiquement proposer aussi des offres d'emploi dans d'autres entités fédérées
- Des cours de langue comme partie intégrante du parcours d'activation
- Des stages et des périodes d'essai transfrontaliers facilités
Modèle de référence international : la Suisse (assurance chômage fédérale, placement par les RAV cantonaux) combinée à des éléments de la flexicurité danoise (activation intensive, investissement élevé dans la formation, mesure des résultats robuste) et au modèle danois dans lequel la commune paie une part croissante de l'allocation, indemnisée d'avance. Ce modèle s'articule avec la réforme de l'ONEM : l'assurance reste fédérale, l'incitant se situe au niveau de l'entité fédérée.
Gain d'efficience estimé (estimation de HART, quatre services ensemble) :
- Une seule plateforme IT au lieu de quatre : économies sur le développement, la maintenance et les licences (±15 à 25 M€/an)
- Économies d'échelle sur la formation et les achats : ±10 à 20 M€/an
- Un meilleur matching grâce à une offre plus large : difficile à quantifier, mais potentiellement énorme (chaque mois gagné vers l'emploi = moins de coûts d'allocations)
- Total structurel : 25 à 45 M€/an d'économies directes estimées, en plus des économies que le VDAB avait déjà lui-même fixées, plus un gain indirect grâce à une activation plus rapide
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1-2 : loi-cadre fédérale + construction de la plateforme d'offres d'emploi intégrée
- Année 2-3 : harmonisation des KPI, démarrage du benchmarking, conception du système de bonus-malus
- Année 3-5 : plateforme intégrée pleinement opérationnelle, financement aux résultats actif
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
VDAB (placement) : réformé Une seule plateforme nationale du marché du travail avec une exécution par entité fédérée, pour que chaque demandeur d'emploi en Belgique voie toutes les offres et que chaque employeur atteigne tous les candidats. Au lieu de quatre îlots séparés.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique a quatre services de placement complètement séparés : le VDAB pour la Flandre (4.630 collaborateurs fin 2025, un budget de près de 1 milliard d'euros en 2024), Le Forem pour la Wallonie, Actiris pour Bruxelles et l'Arbeitsamt (ADG) pour la Communauté germanophone. Chacun a sa propre banque d'offres d'emploi, son propre système IT, ses propres centres de formation et sa propre logique politique. Le VDAB a été créé par le décret du 7 mai 2004 comme agence autonomisée externe de l'autorité flamande.
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental est le morcellement. Quatre services distincts sans cadre commun pour 11,9 millions d'habitants (2026). Cela n'existe nulle part ailleurs en Europe comparable. À Bruxelles, le taux de chômage est de 12,7 % (2025), alors que des employeurs du Brabant flamand cherchent désespérément du personnel. Pourtant, ils se trouvent difficilement : seuls environ 6 % des demandeurs d'emploi bruxellois avaient une bonne connaissance orale du néerlandais (2022), alors que 79,5 % des offres d'emploi du Brabant flamand l'exigent (VDAB, 2025). Un employeur de la périphérie bruxelloise peut avoir affaire à deux ou trois services.
En 2021, la Cour des comptes a constaté que le VDAB n'avait pas de politique de sous-traitance claire : des collaborations à plusieurs reprises juridiquement contestables, pas d'analyse coût-efficacité, des subsides et des conventions pas toujours conformes. Par le biais de la mise à l'emploi temporaire, le VDAB verse aux CPAS en moyenne plus de 100 millions d'euros par an (plus de 600 millions d'euros entre 2020 et octobre 2025) pour l'activation des bénéficiaires du revenu d'intégration, sans objectifs chiffrés.
Pendant ce temps, chaque service investit séparément dans la technologie. Le VDAB a construit un matching par IA impressionnant (plus de 1 million d'utilisateurs de Jobbereik et d'Oriënt, rapport annuel 2024), mais cette technologie s'arrête à la frontière linguistique. Le Forem et Actiris construisent leurs propres systèmes. C'est comme si chaque province construisait son propre Google.
La coopération entre les services dépend d'accords ponctuels. Ce n'est qu'en décembre 2025 que le VDAB et le Forem ont convenu d'échanger les offres d'emploi et les données personnelles de manière à ce que les demandeurs d'emploi aient automatiquement accès aux offres de l'autre Région. Et l'écart fiscal (fiscal gap) est toxique : l'ONEM fédéral paie les allocations de chômage, mais ce sont les Régions qui sont responsables de l'activation. Qui active ne supporte pas le coût de la non-activation. Qui paie ne peut pas activer.
Ce problème est résolu structurellement par la réforme de l'ONEM : l'assurance reste fédérale auprès de l'ONEM, mais chaque entité fédérée paie une part croissante de l'allocation de ceux qui résident sur son territoire, indemnisée d'avance via la péréquation. Ainsi, chaque entité fédérée porte la responsabilité financière autant que la responsabilité politique. C'est aussi ce qui se passe au Danemark : la commune qui accompagne participe au paiement de l'allocation.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas ont un seul UWV pour 18,1 millions d'habitants (2026). L'Allemagne a une seule Bundesagentur für Arbeit avec des Jobcenter locaux pour 83,5 millions d'habitants (2025). Au Danemark, les 98 communes exécutent la politique du marché du travail dans un cadre national unique (STAR), pour 6,0 millions d'habitants (2026). Avec 3,5 % du PIB (2013), le Danemark a consacré plus aux politiques du marché du travail que n'importe quel autre pays de l'OCDE. Résultat : environ trois travailleurs danois sur quatre qui perdent leur emploi à la suite d'une fermeture ou d'un licenciement collectif retrouvent un emploi dans l'année, dans les années normales (OCDE, 2016).
Le modèle allemand est particulièrement pertinent : un cadre fédéral (Sozialgesetzbuch III et II) avec une exécution locale par les Agenturen für Arbeit et les Jobcenter (partenariat fédéral + commune). Une seule banque nationale d'offres d'emploi, un seul jeu de règles. Mais avec une flexibilité locale dans l'exécution.
Ce que HART propose (voir aussi : réforme de l'ONEM)
Une seule loi-cadre fédérale pour le placement, avec des normes minimales pour l'activation, les délais, les sanctions et les services numériques, à côté de l'assurance chômage fédérale (art. 28 de la Constitution HART). Les entités fédérées exécutent dans ce cadre. Le VDAB évolue vers le Jobcenter des entités fédérées flamandes, qui font exécuter le placement ensemble par le VDAB (art. 32). Cela intègre trois fonctions sous un même toit : placement, formation, et activation ou accompagnement avec sanction.
Cela va de pair avec la réforme de l'ONEM : l'ONEM reste l'assureur fédéral et verse les allocations. Chaque entité fédérée paie une part croissante de l'allocation de ceux qui résident sur son territoire : 20 % pendant les quatre premières semaines, 60 % jusqu'à la semaine 26, 70 % jusqu'à la semaine 52 et 80 % ensuite, indemnisée d'avance via la péréquation pour le chômage attendu sur son territoire (art. 28 §2 et 55 de la Constitution HART). La coordination fédérale s'opère via la plateforme numérique intégrée (construite sur l'IA du VDAB). Résultat : chaque entité fédérée a l'entière responsabilité et un véritable incitant pour activer. Car elle paie elle-même une part croissante des allocations si l'activation échoue.
Concrètement :
- Une seule plateforme d'offres d'emploi intégrée pour toute la Belgique, construite sur la technologie IA que le VDAB a déjà développée. Chaque demandeur d'emploi voit toutes les offres, avec traduction automatique. La plateforme est nationale, l'exécution appartient aux entités fédérées (via les Jobcenters).
- Un seul profil de demandeur d'emploi qui suit en cas de déménagement. Plus de réinscription à chaque frontière d'entité fédérée.
- Un système de bonus-malus : la péréquation indemnise d'avance chaque entité fédérée pour le chômage attendu, et les entités fédérées qui obtiennent de meilleurs résultats en sortie vers l'emploi gardent la différence. Cela comble l'écart fiscal classique par le couplage avec la réforme de l'ONEM : l'entité fédérée paie une part croissante des allocations, elle a donc un véritable incitant.
- Un benchmarking obligatoire : des KPI comparables pour tous les services, publiés chaque année. Transparence sur ce qui marche et ce qui ne marche pas.
- Après 6 mois de chômage : automatiquement des offres d'emploi de toutes les entités fédérées, avec des cours de langue intégrés au parcours.
- Les Jobcenters des entités fédérées (VDAB, Forem, Actiris, ADG) combinent désormais le placement, la formation, l'activation et la sanction, et leurs entités fédérées participent au paiement de l'allocation de chômage. De sorte qu'aucune entité fédérée ne puisse dire « ce n'est pas ma responsabilité ».
Ce que cela rapporte
Des économies directes estimées à 25 à 45 millions d'euros par an grâce à une seule plateforme IT, à une formation partagée et à des économies d'échelle. Mais le vrai gain est dans un meilleur matching : un demandeur d'emploi allocataire qui reprend le travail rapporte aux pouvoirs publics environ 1.800 € par mois selon le VDAB (2024). Si la plateforme intégrée aide seulement 10.000 personnes par an à trouver un emploi un mois plus tôt, cela représente environ 18 millions d'euros supplémentaires pour les pouvoirs publics. En plus du gain d'efficience structurel.
Et surtout : un marché du travail qui fonctionne comme un tout, où les talents et les offres d'emploi se rencontrent quelle que soit la frontière linguistique. Ce n'est ni de gauche ni de droite. C'est du bon sens.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Decreet 7 mei 2004. Oprichting VDAB | https://etaamb.openjustice.be/nl/decreet-van-07-mei-2004_n2004035865.html | Base juridique, missions, compétences |
| Vlaams Parlement. Nieuwe rol voor VDAB | https://www.vlaamsparlement.be/nl/een-nieuwe-rol-voor-vdab-0 | Modifications du décret en 2020, 2022 et 2024, rôle de régisseur, conseil d'éthique |
| Rekenhof. Uitbestedingsbeleid van de VDAB, efficiëntie en effectiviteit (toelichting in het Vlaams Parlement, 15 juli 2021) | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=1736311 | Conclusions de l'audit, 20 recommandations, coûts dans le budget de fonctionnement |
| VRT NWS. Rekenhof vindt "zootje" bij uitbestedingen van VDAB (1 juli 2021) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/07/01/rekenhof-vindt-zooitje-bij-uitbestedingen-van-vdab-geen-duideli/ | Résumé du rapport, réaction du ministre, plan d'amélioration |
| VDAB Jaarverslag 2024 | https://www.vdab.be/sites/default/files/media/files/VDAB-jaarverslag-2024.pdf | Personnel fin 2024, 35 ans du VDAB (créé en 1989), plus de 1 million d'utilisateurs de Jobbereik et d'Oriënt, 1.800 € par mois pour les pouvoirs publics |
| VDAB Jaarverslag 2025 | https://www.vdab.be/sites/default/files/media/files/VDAB-jaarverslag-2025.pdf | Personnel fin 2025, demandeurs d'emploi inoccupés, offres d'emploi signalées, économies 2019-2027, navette Bruxelles-Flandre, exigence linguistique Brabant flamand, accord VDAB-Forem |
| FDmagazine. Begrotingsoverschotten VDAB slinken (interview met de financieel directeur van VDAB, maart 2024) | https://fdmagazine.be/visie-leiderschap/begrotingsoverschotten-vdab-slinken/ | Budget 2024 (962 millions d'euros, dont 783 millions d'euros de dotation) |
| VDAB. Artificiële intelligentie | https://www.vdab.be/vdab/artificiele-intelligentie | Applications d'IA, conseil d'éthique depuis 2022 |
| VRT NWS. 1 miljoen AI-gebruikers VDAB (mei 2024) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/05/03/vdabai/ | Chiffres d'adoption des outils IA |
| Agoria. VDAB gebruikt AI om jobmatching te verrijken (2019) | https://www.agoria.be/nl/diensten/expertise/digitalisering/digitalisering-van-bedrijven/vdab-gebruikt-ai-om-jobmatching-te-verrijken | Détails technologiques de Jobnet |
| Vlaams minister van Werk. Antwoord op schriftelijke vraag nr. 208 van 12 november 2025 (kopie van het antwoord, gepubliceerd door de vraagsteller) | https://www.vlaamsbelang.org/sites/default/files/2025-12/antw.208%20%281%29.pdf | TWE-OCMW : montants 2020 à octobre 2025, sortie de 75,58 % dans les 12 mois, pas d'objectifs chiffrés |
| VDAB. Vlaanderen en Wallonië sluiten historisch arbeidsmarktakkoord (december 2025) | https://www.vdab.be/nieuws-voor-de-pers/algemeen/vlaanderen-en-wallonie-sluiten-historisch-arbeidsmarktakkoord | Accord renouvelé VDAB-Forem, échange d'offres d'emploi, environ trois candidats par offre |
| HIVA KU Leuven. Interregionale mobiliteit | https://hiva.kuleuven.be/50jaar/arbeidsmarkt/meer-interregionale-mobiliteit-nodig-om-de-arbeidsmarktkrapte-op-de-vlaamse-arbeidsmarkt-te-verlichten | Chiffres de navette Wallonie-Flandre |
| IDEA Consult in opdracht van VDAB en Actiris. Interregionale arbeidsmobiliteit voor Brusselse werkzoekenden (juni 2023) | https://www.vdab.be/sites/default/files/media/files/Extern%20rapport%20Interregionale%20mobiliteit.pdf | Connaissance linguistique des demandeurs d'emploi bruxellois |
| Dynam. Pendelcijfers Brussel-Vlaanderen | https://www.dynamstat.be/en/publications/interregionale-mobiliteit-het-aantal-brusselaars-dat-pendelt-richting-de-vlaamse-rand-is-tussen-2014-en-2020-sterk-toegenomen | Flux de navetteurs 2014-2020 |
| Statbel. Werkgelegenheid en werkloosheid | https://statbel.fgov.be/nl/themas/werk-opleiding/arbeidsmarkt/werkgelegenheid-en-werkloosheid | Taux de chômage par Région (2025) |
| Statbel. Bevolking op 1 januari 2026 | https://statbel.fgov.be/nl/nieuws/belgie-telde-11867634-inwoners-op-1-januari-2026 | Population de la Belgique et des Régions |
| SERV. Interregionale jobmobiliteit versterkt (19 maart 2015) | https://www.serv.be/serv/persberichten/interregionale-jobmobiliteit-versterkt | Accord sur Competent comme langage commun des compétences |
| UWV Jaarverslag 2025. Toelichting op de staat van baten en lasten | https://jaarverslag.uwv.nl/jaarverslag-2025/jaarverslag/jaarrekening/toelichting-op-de-staat-van-baten-en-lasten | Personnel de l'UWV (ETP 2025) |
| VNG. Verbeteren Uitwisseling Matchingsgegevens (VUM) | https://vng.nl/projecten/verbeteren-uitwisseling-matchingsgegevens-vum | Échange de données néerlandais UWV et communes |
| Bundesagentur für Arbeit. Über uns | https://www.arbeitsagentur.de/ueber-uns | Structure de la BA (directions régionales, Agenturen, Jobcenter) |
| Bundesagentur für Arbeit. Geschäftsbericht 2024 | https://www.arbeitsagentur.de/ueber-uns/geschaeftsbericht-2024 | Personnel de la BA (fin 2024) |
| Bundesagentur für Arbeit. BA-Haushalt 2026 | https://www.arbeitsagentur.de/presse/2025-46-ba-haushalt-2026 | Dépenses budgétisées de la BA 2026 |
| STAR Denemarken. Flexicurity | https://www.star.dk/en/about-the-danish-agency-for-labour-market-and-recruitment/flexicurity | Modèle danois, 12,7 Mds DKK de politique active du marché du travail (2019, prix de 2021) |
| STAR Denemarken. Municipalities | https://www.star.dk/en/about-the-danish-agency-for-labour-market-and-recruitment/municipalities | Rôle des communes dans la politique du marché du travail |
| STAR Denemarken. Beskæftigelsesreform: lovgivningsproces og ikrafttrædelse | https://star.dk/implementering/beskaeftigelsesreform/proces | Loi n° 1750 du 29 décembre 2025, en vigueur les 1er février et 1er juillet 2026 ; suppression de l'obligation d'avoir un Jobcenter |
| Departement WEWIS. Beslissingen Vlaamse Regering (19 juni 2026) | https://www.ewi-vlaanderen.be/nieuws/beslissingen-vlaamse-regering-werk-economie-wetenschap-innovatie-en-sociale-economie-19-juni | Décret de juin 2026 : à nouveau une base décrétale pour un contrat de gestion avec le VDAB |
| OECD. Back to Work Denmark (2016) | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2016/12/back-to-work-denmark_g1g7397a/9789264267503-en.pdf | Réemploi après licenciement, dépenses de politique du marché du travail de 3,5 % du PIB (2013) |
| Belgium.be. Gewestelijke diensten arbeidsbemiddeling | https://www.belgium.be/nl/werk/werk_zoeken/arbeidsmarkt/gewestelijke_diensten_voor_arbeidsbemiddeling | Aperçu des quatre services |
| KL. Økonomistyring på beskæftigelsesområdet | https://kl.dk/media/ydjbmmcm/oekonomistyring-paa-beskaeftigelsesomraadet-politisk.pdf | Les communes danoises paient une part croissante de l'allocation et sont indemnisées d'avance |
Métadonnées
- Ligne : VDAB (placement)
- Catégorie : Entité fédérée flamande. Compétences régionales
- Score des principes : 1 ✅ · 4 ⚠️ · 4 ❌
- Classification : 🟠 Réformé
- Modèle de référence : Suisse (assurance fédérale + RAV cantonaux) + Danemark (flexicurité, part croissante de la commune dans l'allocation)
- Économie estimée : 25 à 45 M€/an structurels (quatre services ensemble) + économies indirectes grâce à un meilleur matching
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)