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VGC (Commission communautaire flamande) : audit

Date : 2026-03-31 Statut : 🔴 Supprimée comme niveau de pouvoir distinct Catégorie : Région bruxelloise : structure


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC), Commission communautaire flamande Base juridique : Constitution belge (art. 136) et loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux Institutions bruxelloises. La VGC agit à Bruxelles comme pouvoir subordonné de la Communauté flamande, sous la tutelle du Gouvernement flamand (décret du 5 juillet 1989). Création : 1989, lors de la troisième réforme de l'État (installation le 14 juillet 1989). La VGC succède à la Nederlandse Commissie voor de Cultuur (NCC) de l'agglomération bruxelloise, qui fonctionnait depuis 1972. Niveau de pouvoir : niveau communautaire. Plus précisément la Communauté flamande sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Budget :

Personnel : plus de 1.200 collaborateurs

Gouvernance :

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales : La VGC est le pouvoir organisateur des institutions monocommunautaires néerlandophones à Bruxelles dans les domaines suivants :

  1. Enseignement : enseignement néerlandophone à Bruxelles : constructions scolaires, extension de capacité, soutien aux écoles et aux enseignants
  2. Culture : centres communautaires, bibliothèques, maisons de la culture, arts, éducation culturelle
  3. Bien-être & Santé : politique de santé préventive, accueil de la petite enfance, soins aux aînés, santé mentale
  4. Jeunesse & Sport : travail de jeunesse, infrastructures sportives
  5. Le néerlandais comme langue de lien : promotion de la langue, occasions de pratique, soutien linguistique dans les services

Principe monocommunautaire : La VGC n'est compétente que pour les institutions qui relèvent exclusivement de la communauté néerlandophone (par leur organisation ou leurs activités). Les institutions bicommunautaires ou bilingues relèvent de la COCOM/GGC.

Chevauchements et tensions :

Indicateurs de performance :

Évaluation externe :

1C. Comparaison internationale

Le problème que la VGC résout : comment organiser les services communautaires (enseignement, culture, bien-être) pour une communauté linguistique minoritaire dans une ville ou une région multilingue ?

Tyrol du Sud (Italie) : modèle proportionnel :

Canton de Fribourg (Suisse) : principe territorial :

Berlin (Allemagne) : integrated governance :

Conclusion de la comparaison internationale : aucun pays comparable ne connaît un système de trois commissions communautaires parallèles (VGC + COCOF + COCOM) par-dessus un gouvernement régional. Le Tyrol du Sud est le plus proche quant au problème posé (territoire multilingue avec garanties pour les minorités) mais le résout par une représentation proportionnelle au sein d'une seule administration, pas par des couches de pouvoir distinctes.

1D. Problèmes et critiques

  1. Relation floue avec la Flandre : La VGC est juridiquement subordonnée à la Communauté flamande, mais fonctionne en pratique comme un niveau de pouvoir quasi autonome. Les débats au Parlement flamand montrent un désaccord structurel sur le degré d'autonomie.

  2. Dépendance budgétaire : environ 70 % des recettes de la VGC proviennent de dotations : environ 100 millions d'euros de la Région bruxelloise et 50 millions d'euros de la Flandre sur 219 millions d'euros (2025). La VGC n'a quasiment aucune autonomie fiscale. Qui paie décide.

  3. Moyens dépendant des choix budgétaires flamands : dans le budget flamand 2026, la dotation et le subside de la Flandre à la VGC ont baissé de 2,6 millions d'euros (la dotation générale de 3,75 %, le subside pour les défis métropolitains de 1,5 million d'euros), tandis que le Gouvernement flamand a fait valoir des moyens supplémentaires via d'autres lignes, par exemple pour l'accueil extrascolaire. Pour l'ensemble des domaines politiques flamands, l'économie réalisée sur Bruxelles a été estimée à au moins 20 millions d'euros. La VGC planifie donc son fonctionnement sur des moyens dont d'autres décident.

  4. Faible poids démocratique : Le Conseil de la VGC est composé des 17 parlementaires bruxellois néerlandophones, qui exercent cette fonction en plus de la leur. Ce n'est pas un organe élu séparément. Le Collège n'est pas élu séparément non plus mais est automatiquement composé des membres néerlandophones du Gouvernement bruxellois.

  5. Chevauchement avec trois niveaux : La politique néerlandophone à Bruxelles touche à la VGC (comme pouvoir organisateur), à la Communauté flamande (comme communauté compétente), à la Région bruxelloise (comme bailleur de fonds) et à la COCOM/GGC (pour les matières bicommunautaires). Quatre acteurs pour une seule ville.

  6. Un carcan monocommunautaire dans une ville multilingue : Bruxelles est de facto multilingue. La VGC n'est compétente que pour les institutions néerlandophones. Beaucoup de Bruxellois, multilingues ou allophones, n'entrent ni dans la case « néerlandophone » ni dans la case « francophone ».

  7. Pénurie d'enseignants et problème de capacité : L'enseignement néerlandophone à Bruxelles souffre d'une pénurie structurelle d'enseignants et d'un manque de places, malgré une forte demande. La VGC prend ses propres mesures pour les écoles et les enseignants, mais le problème est structurel.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ La VGC opère près du citoyen bruxellois, ce qui est une bonne chose. Mais la relation hiérarchique avec la Flandre (qui peut suspendre et annuler) mine le pouvoir de décision local.
2 Transparence ⚠️ Pour le citoyen moyen, il est impossible de savoir qui décide réellement de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles : la VGC, la Communauté flamande ou la Région bruxelloise ? Trois sources de financement, trois lignes de pilotage.
3 Responsabilité = financement ❌ Fiscal gap classique : la VGC décide des dépenses mais ne perçoit quasiment aucun impôt elle-même. Environ 70 % des recettes viennent de dotations (2025). La Flandre et la Région bruxelloise paient, mais la VGC dépense, sans reddition de comptes fiscale directe.
4 Simplicité ❌ Le paysage bruxellois compte trois commissions communautaires (VGC, COCOF, COCOM) par-dessus un gouvernement régional, deux Communautés directement compétentes et 19 communes. La VGC est une couche supplémentaire dans un système déjà incompréhensible.
5 Taille critique ⚠️ Plus de 1.200 collaborateurs et environ 219 millions d'euros de recettes (2025), c'est opérationnellement viable. Mais la VGC dessert une petite communauté néerlandophone à Bruxelles ; les 17 sièges parlementaires sur 89 (19 %) sont un minimum garanti, pas une mesure de sa taille. Le public concerné devient de plus en plus multilingue, et pas exclusivement néerlandophone.
6 Compétences concurrentes ❌ Pas de place pour l'innovation : la VGC est liée à la réglementation flamande et ne peut pas s'en écarter. C'est un organe d'exécution avec une marge politique limitée, pas un législateur.
7 Orientation résultats ⚠️ Les plans pluriannuels contiennent des objectifs politiques, mais les tableaux de bord de KPI publiquement disponibles et les audits externes de résultats sont rares. Le budget est contrôlé, mais les résultats de la politique ne sont pas mesurés ni publiés de manière systématique.
8 Numérique d'abord ⚠️ La VGC a un site internet moderne et se numérise progressivement, mais elle n'est pas en tête de peloton. Pas de principe once only clair ni de service numérique intégré par-delà la frontière linguistique.
9 Éprouvé à l'étranger ❌ Aucun pays comparable ne connaît un système de trois commissions communautaires dans une seule ville. Le Tyrol du Sud (modèle proportionnel au sein d'une seule administration) et Fribourg (principe territorial) résolvent des problèmes comparables de manière plus simple.

Synthèse : la VGC obtient ses plus mauvais résultats sur la Simplicité (❌), la Responsabilité = financement (❌), les Compétences concurrentes (❌) et le principe Éprouvé à l'étranger (❌). Le gain le plus important se situe dans la simplification de la structure administrative et le rétablissement du lien entre qui décide et qui paie.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🔴 Supprimée comme niveau de pouvoir distinct : la VGC disparaît comme couche de pouvoir distincte de la Communauté flamande et est absorbée par l'administration de l'entité fédérée bruxelloise et, pour l'enseignement, par le concordat néerlandophone, avec des garanties linguistiques constitutionnelles sur le modèle du Tyrol du Sud.

3B. Proposition concrète

Ce qui change : Dans le modèle HART à douze entités fédérées, dont une seule entité fédérée bruxelloise bilingue (art. 2 et 6 de la Constitution HART), les commissions communautaires disparaissent comme couches de pouvoir distinctes. À la place :

  1. Bruxelles comme entité fédérée à part entière reçoit directement la culture, le bien-être, la prévention, les soins de première ligne et les allocations familiales, au lieu de passer par des détours (la VGC pour le néerlandophone, la COCOF pour le francophone, la COCOM pour le bicommunautaire). Pour l'enseignement, la politique linguistique et la radiotélévision publique, Bruxelles siège dans les deux concordats : dans le conseil communautaire néerlandophone avec un membre néerlandophone du gouvernement, dans le conseil francophone avec un membre francophone (art. 6 et 31).

  2. Des garanties linguistiques constitutionnelles sur le modèle du Tyrol du Sud (garanties linguistiques au sein d'une seule administration) :

    • Représentation néerlandophone minimale garantie d'un siège sur cinq au parlement de l'entité fédérée, soit 7 sur 33
    • Parité linguistique au gouvernement de l'entité fédérée
    • Pas de sonnette d'alarme : une représentation sans veto, comme le canton de Berne garantit au Jura bernois francophone un siège dans son gouvernement
    • Un service bilingue comme norme (et non comme exception), avec un Commissaire fédéral aux langues doté d'un pouvoir de sanction
  3. L'enseignement néerlandophone relève du concordat néerlandophone (art. 31) : les écoles néerlandophones de Bruxelles relèvent du même statut des enseignants, des mêmes socles de compétences et de la même inspection que les écoles des cinq entités fédérées flamandes, avec une seule administration, le Departement Onderwijs en Vorming. Bruxelles paie par élève sur ses propres recettes, selon la même formule que les autres entités fédérées, et conserve une offre d'enseignement néerlandophone garantie. Ce n'est plus une VGC, mais l'enseignement par langue que les entités fédérées portent ensemble.

  4. La culture, le bien-être et la santé sont organisés de manière bilingue sous l'administration de l'entité fédérée bruxelloise, avec des garanties linguistiques. Les services néerlandophones ne sont pas démantelés mais intégrés dans un cadre plus efficace.

  5. La COCOF disparaît également. Les compétences communautaires francophones à Bruxelles sont elles aussi intégrées dans l'entité fédérée bruxelloise ; les écoles francophones relèvent du concordat francophone.

  6. La COCOM/GGC disparaît également comme organe distinct. Ses compétences bicommunautaires deviennent des compétences ordinaires de l'administration de l'entité fédérée bruxelloise, à l'exception des hôpitaux, qui deviennent fédéraux (art. 27 de la Constitution HART). Tous les Bruxellois sont servis par une seule administration.

Vers quel niveau : niveau de l'entité fédérée bruxelloise (nouveau) ; pour l'enseignement, la politique linguistique et la radiotélévision publique, le concordat néerlandophone (art. 31).

Modèle international : le Tyrol du Sud (garanties linguistiques au sein d'une seule administration) combiné au modèle de Fribourg (une seule administration qui travaille dans les deux langues).

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

VGC (Commission communautaire flamande) : supprimée comme niveau de pouvoir distinct La VGC est intégrée dans l'administration de l'entité fédérée bruxelloise, et les écoles néerlandophones de Bruxelles relèvent du concordat néerlandophone. Les droits des néerlandophones sont ancrés dans la Constitution, avec des sièges garantis, la parité linguistique au gouvernement et un service en néerlandais, sur le modèle du Tyrol du Sud. Mieux protégés que dans le système actuel, mais sans couche de pouvoir supplémentaire.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Commission communautaire flamande (VGC) est l'administration de la Communauté flamande à Bruxelles. Elle est compétente pour l'enseignement, la culture, le bien-être et la santé néerlandophones en Région bruxelloise. La VGC dispose d'environ 219 millions d'euros de recettes (2025), de plus de 1.200 collaborateurs, et elle est dirigée par un Conseil de 17 parlementaires bruxellois néerlandophones et un Collège de 3 membres néerlandophones du Gouvernement bruxellois.

La VGC est l'une des trois commissions communautaires de Bruxelles. À côté d'elle existent la COCOF (l'équivalent francophone) et la COCOM/GGC (pour les matières bicommunautaires). Ce sont trois structures administratives distinctes, chacune avec son conseil, son collège, son administration et son budget, par-dessus le Gouvernement de la Région bruxelloise.

Ce qui ne va pas

Le problème central est une complexité sans plus-value. Bruxelles compte aujourd'hui effectivement quatre couches de pouvoir pour les matières communautaires : la Communauté flamande (directement compétente), la VGC (comme institution décentralisée), la Région bruxelloise (comme cofinanceur) et la COCOM pour les institutions bilingues. Pour un citoyen qui cherche une école, fréquente un centre culturel ou a besoin de soins à domicile, il est impossible de savoir qui est compétent et responsable.

La VGC est en outre fortement dépendante sur le plan fiscal : environ 70 % de ses recettes proviennent de dotations de la Flandre et de la Région bruxelloise (2025), et elle n'a quasiment aucune autonomie fiscale. Qui paie décide. Et cela conduit à une tension permanente : la Flandre veut plus de contrôle, la VGC veut plus d'autonomie. Ainsi, la dotation et le subside de la Flandre à la VGC ont baissé de 2,6 millions d'euros en 2026, dans le cadre d'une économie flamande sur Bruxelles estimée à au moins 20 millions d'euros.

Juridiquement, la VGC n'est pas un niveau de pouvoir à part entière. Elle ne peut pas s'écarter de la réglementation flamande et n'a pas de pouvoir législatif propre. C'est un organe d'exécution qui se comporte comme un niveau de pouvoir. Une dérive structurelle.

Enfin : le modèle monocommunautaire ne correspond plus à la réalité bruxelloise. Bruxelles est une ville multilingue. Beaucoup de Bruxellois parlent le français, le néerlandais et d'autres langues encore. La pensée en cases (néerlandophone ou francophone) crée des trous dans le service.

Comment cela fonctionne ailleurs

Au Tyrol du Sud (Italie), trois communautés linguistiques, germanophone (69 %), italophone (26 %) et ladine (5 % ; recensement 2011), vivent ensemble sous une seule administration provinciale. Il n'y a pas de « commissions communautaires » distinctes. À la place, chaque groupe linguistique obtient une représentation garantie dans le gouvernement provincial et une part proportionnelle des fonctions publiques et des moyens. L'enseignement est séparé par langue, mais sous un seul toit administratif. Les soins de santé et le bien-être sont organisés de manière bilingue.

Le canton suisse de Fribourg (langue principale français 68 %, allemand 25 % ; 2024) connaît une seule administration cantonale qui travaille dans les deux langues. L'Université de Fribourg est la seule université bilingue de Suisse. Pas de structures administratives parallèles par groupe linguistique.

Dans aucun modèle européen comparable nous ne trouvons trois commissions communautaires par-dessus un gouvernement régional dans une seule ville.

Ce que HART propose

HART fait de Bruxelles une entité fédérée à part entière, une des douze, qui règle elle-même la culture, le bien-être, la prévention, les soins de première ligne et les allocations familiales, et qui siège dans les deux concordats pour l'enseignement. La VGC, la COCOF et la COCOM/GGC disparaissent comme couches de pouvoir distinctes. À leur place vient un seul gouvernement de l'entité fédérée bruxelloise, avec de solides garanties linguistiques constitutionnelles :

  1. Représentation garantie de la communauté néerlandophone : au moins un siège sur cinq au parlement de l'entité fédérée (7 sur 33) et la parité linguistique au gouvernement de l'entité fédérée (art. 6 de la Constitution HART). Ancrée dans la Constitution, et non dépendante de la bonne volonté politique.

  2. Enseignement néerlandophone dans le concordat néerlandophone : les écoles néerlandophones de Bruxelles relèvent du même statut des enseignants, des mêmes socles de compétences et de la même inspection que les écoles des cinq entités fédérées flamandes. Bruxelles siège au conseil communautaire avec un membre néerlandophone du gouvernement, paie par élève sur ses propres recettes et conserve une offre d'enseignement néerlandophone garantie.

  3. Un service bilingue comme norme : chaque Bruxellois reçoit des services en néerlandais ou en français, sans devoir chercher de quelle commission ils relèvent. Un Commissaire fédéral aux langues doté d'un pouvoir de sanction y veille.

  4. Une représentation sans veto : pas de sonnette d'alarme ni de double majorité, afin que la protection ne bloque pas l'administration. Ainsi, le canton de Berne garantit au Jura bernois francophone un siège dans son gouvernement, sans veto.

Le personnel de la VGC est intégré dans l'administration de l'entité fédérée bruxelloise. Les écoles, centres communautaires, bibliothèques et services d'aide néerlandophones continuent d'exister et sont même mieux protégés. Non par une petite couche de pouvoir distincte, mais par des droits constitutionnels.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
VGC. Vlaamse Gemeenschapscommissie https://www.vgc.be/wie-zijn-wij/vlaamse-gemeenschapscommissie Base juridique, composition du Conseil (17 membres) et du Collège, compétences, tutelle du Gouvernement flamand (décret du 5 juillet 1989)
VGC. Wie zijn wij https://www.vgc.be/wie-zijn-wij Plus de 1.200 collaborateurs
VGC. Het College https://www.vgc.be/wie-zijn-wij/vlaamse-gemeenschapscommissie/het-college Composition et compétences du Collège ; voix consultative du ministre flamand pour Bruxelles
VGC. Bestuursakkoord 2026-2029 https://www.vgc.be/nieuws/vgc-bestuursakkoord-2026-2029-brussel-dat-zoveel-meer-2026-03-10 Priorités politiques 2026-2029, pénurie d'enseignants
Tracé Brussel. Bestuursakkoord VGC 2026-2029 https://trace.brussels/nieuws/bestuursakkoord-vgc-2026-2029 Plan pluriannuel 2027-2030
BRUZZ. VGC-raad keurt aanpassing meerjarenplan goed (20 december 2025) https://www.bruzz.be/actua/politiek/vgc-raad-keurt-aanpassing-meerjarenplan-goed-2025-12-20 Plan pluriannuel prolongé d'un an (2026)
Raad van de VGC. Wikipedia https://nl.wikipedia.org/wiki/Raad_van_de_Vlaamse_Gemeenschapscommissie Composition du Conseil, minimum 17 membres néerlandophones (accord du Lombard 2001)
Brussels Gewest. VGC https://be.brussels/en/about-region/structure-and-organisations/community-associations-and-committees/flemish-community-commission-vgc Description officielle, compétences
Encyclopedie Vlaamse Beweging. VGC https://encyclopedievlaamsebeweging.be/nl/vlaamse-gemeenschapscommissie-vgc Historique : installation le 14 juillet 1989, NCC depuis 1972
Belgische Grondwet (Senaat) https://www.senate.be/doc/const_nl.html Art. 136 (commissions communautaires), art. 138 (transfert uniquement à la COCOF)
BRUZZ. Begroting VGC roze (1 juli 2025) https://www.bruzz.be/actua/politiek/de-begroting-van-de-vgc-kleurt-roze-2025-07-01 Recettes 219 M€ et dépenses 195 M€, dotations de la Région bruxelloise (100 M€) et de la Flandre (50 M€), 2025
BRUZZ. Vlaanderen bespaart op Brussel (24 september 2025) https://www.bruzz.be/actua/politiek/vlaanderen-bespaart-minstens-20-miljoen-op-brussel-2025-09-24 Dotation générale environ 30 M€, -3,75 % ; défis métropolitains 19 M€ à partir de 2026 ; économie d'au moins 20 M€ sur Bruxelles
Raad van de VGC. Bulletin van Vragen en Antwoorden 2025-2026 nr. 1 (22 januari 2026) https://www.raadvgc.be/docs/wp-content/uploads/2026/01/BVA-2025-2026-Nr.-1.pdf Économie 2026 : 1.117.500 € sur la dotation et 1.525.000 € sur les défis métropolitains, soit 2,64 M€ au total (la réponse arrondit le total à 2,7 M€)
Vlaams Parlement. VGC partnerschap of hiërarchie https://www.vlaamsparlement.be/nl/de-vlaamse-gemeenschap-en-de-vgc-partnerschap-gelijkwaardigheid-hierarchie Débat autonomie contre contrôle
Vlaams Parlement. Commissie Brussel (8 oktober 2025) https://www.vlaamsparlement.be/nl/parlementair-werk/commissies/commissievergaderingen/1942115/verslag/1950803 Économies à Bruxelles ; moyens supplémentaires pour l'accueil extrascolaire
50 Shades of Federalism. South Tyrol http://50shadesoffederalism.com/case-studies/south-tyrol-50-years-of-power-sharing-and-federal-like-relations/ Modèle du Tyrol du Sud, groupes linguistiques (recensement 2011)
Autonomy Experience Südtirol https://www.autonomyexperience.org/en/south-tyrol/ Modèle proportionnel, déclaration d'appartenance linguistique, enseignement séparé
ECMI. South Tyrolean Autonomy https://www.ecmi.de/infochannel/detail/ecmi-minorities-blog-50-years-of-south-tyrolean-autonomy Système de quotas des fonctions publiques et des moyens
Kanton Fribourg. Langues et religions https://www.fr.ch/deef/ssd/statistiques-par-themes/langues-et-religions Langue principale français 68,3 %, allemand 25,1 % (2024)
Universiteit Fribourg. About us https://www.unifr.ch/uni/en/portrait/about-us.html Seule université bilingue de Suisse
Region of Fribourg. Education https://fribourg.ch/en/education/ Enseignement dans les deux langues dans un canton bilingue
GGC. Historisch overzicht https://www.ccc-ggc.brussels/nl/wie-zijn-we/historisch-overzicht Genèse des commissions communautaires

Synthèse

La VGC est une structure administrative née de l'histoire, qui trouve son origine dans les compromis communautaires de 1989. Elle accomplit un travail important pour la communauté néerlandophone à Bruxelles, en particulier dans l'enseignement, la culture et le bien-être. Mais la structure elle-même est dépassée : une institution décentralisée sans pouvoir législatif propre, fiscalement dépendante de deux autres autorités, prise dans un carcan monocommunautaire qui ne correspond pas à la réalité multilingue de Bruxelles.

HART supprime la VGC comme couche de pouvoir distincte, et non ce qu'elle fait : les droits des néerlandophones sont mieux protégés (par la Constitution, sur le modèle du Tyrol du Sud) et les écoles, centres communautaires et services d'aide sociale suivent vers l'entité fédérée bruxelloise. Une seule entité fédérée bruxelloise, avec des garanties linguistiques plus dures qu'une dotation en baisse. Ce n'est pas moins de protection. C'est une meilleure protection.