Droit sanctionnel de la jeunesse : audit
Date : 2026-03-30 Catégorie : Flandre. Compétences communautaires Statut proposé : 🟠 Réformé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le droit sanctionnel de la jeunesse (officiellement : le droit de la délinquance juvénile) est la compétence qui détermine la manière dont les pouvoirs publics réagissent aux faits punissables commis par des mineurs (12-18 ans). Il s'agit de l'ensemble du parcours : de la première réaction du parquet de la jeunesse, en passant par les mesures du juge de la jeunesse, jusqu'à l'exécution en institution communautaire ou via un accompagnement ambulatoire.
Base juridique :
- Loi spéciale du 6 janvier 2014 (sixième réforme de l'État) : transfert du droit sanctionnel de la jeunesse du fédéral vers les Communautés
- Décret flamand du 15 février 2019 relatif au droit de la délinquance juvénile (entrée en vigueur : 1er septembre 2019), modifié entre autres par le décret du 19 avril 2024 (durcissement : plus d'âge maximum pour les réactions, surveillance électronique) et le décret du 19 décembre 2025 (transfert vers l'Agentschap Justitie en Handhaving)
- Arrêtés d'exécution du Gouvernement flamand (2019-2025)
Historique : Jusqu'en 2014, le droit sanctionnel de la jeunesse était une compétence fédérale, réglée par la loi de 1965 sur la protection de la jeunesse. Avec la sixième réforme de l'État, cette compétence a été transférée aux Communautés ; à Bruxelles, la GGC/COCOM est devenue compétente. La Communauté française a été la première à adopter son propre régime : le décret du 18 janvier 2018 (Code de la prévention, de l'aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse, entré en vigueur le 1er janvier 2019), exécuté via les institutions IPPJ et l'Aide à la Jeunesse. La Flandre a suivi avec le décret de 2019. L'ordonnance de la GGC du 16 mai 2019 n'est pas entrée en vigueur ; à Bruxelles, c'est donc encore la loi fédérale de 1965 sur la protection de la jeunesse qui s'applique.
Niveau de pouvoir : Communauté flamande (depuis 2014)
Agence d'exécution :
- Jusqu'au 31 décembre 2025 : Agentschap Opgroeien
- À partir du 1er janvier 2026 : Agentschap Justitie en Handhaving (agence flamande de la justice et de l'application des règles), transfert en vertu du décret du 19 décembre 2025. L'aide à la jeunesse reste chez Opgroeien ; les deux agences collaborent en matière de délinquance juvénile.
Institutions communautaires (332 places au total, 2026) :
- De Grubbe (Everberg) : orientation en milieu fermé
- De Zande (campus de Beernem, Ruiselede et Wingene) : accompagnement en milieu fermé
- De Kempen (campus De Hutten et De Markt, Mol) : accompagnement en milieu fermé
S'y ajoutent : le Vlaams Detentiecentrum (centre de détention flamand) dans la prison de Beveren (8 places) pour les jeunes dessaisis, jusqu'à l'âge de 23 ans, et, depuis 2024, la surveillance électronique pour les mineurs.
Budget : les missions de délinquance juvénile transférées le 1er janvier 2026 à l'Agentschap Justitie en Handhaving (institutions communautaires, Vlaams Detentiecentrum, surveillance électronique, subsides aux services HCA) reçoivent ensemble au budget 2026 113,5 millions d'euros de crédits d'engagement (dont 3,3 millions d'euros pour la gestion des bâtiments via le Facilitair Bedrijf), dont 72,1 millions d'euros de salaires et 10 millions d'euros supplémentaires, notamment pour du personnel additionnel dans les institutions communautaires.
1B. Que fait-il en pratique ?
Le système flamand fonctionne en trois phases :
Parquet de la jeunesse (entrées) : en 2024, 39.074 procès-verbaux pour des délits commis par des jeunes ont été signalés aux parquets de la jeunesse flamands (baisse de 1,7 % par rapport à 2023). Le parquet décide du classement sans suite, du renvoi vers un traitement restaurateur (HCA) ou de la saisine du juge de la jeunesse.
Traitement restaurateur et constructif (HCA) : 5.890 signalements en 2024 (baisse de 3,3 %). Comprend la prestation d'intérêt général, la médiation réparatrice, la concertation restauratrice en groupe (hergo), les projets d'apprentissage et les projets positifs. 73 % des renvois viennent du parquet de la jeunesse, 27 % du juge ou du tribunal de la jeunesse.
Tribunal de la jeunesse et sanctions : 1.787 nouvelles saisines en 2024 (hausse de 5,4 %). 2.630 jeunes avec un dossier en cours (hausse de 7,5 %). Les sanctions vont de l'accompagnement ambulatoire au placement en milieu fermé dans une institution communautaire.
Institutions communautaires : 2.017 admissions en 2024 (12 % de plus qu'en 2023), dont 1.359 après un délit commis par un jeune et 658 dans le cadre d'un time-out. Les admissions ordinaires après un délit commis par un jeune ont augmenté de 19,9 % (1.035 contre 863). Délits les plus fréquents : trafic de drogue (24,9 %), vol avec violence (16,8 %), coups et blessures volontaires (14,4 %). Fait marquant : en 2024, plus de 100 enfants de douze et treize ans ont atterri dans une institution fermée, 56 après un délit commis par un jeune et 48 pour un time-out après une situation préoccupante.
Surveillance électronique : de juin à décembre 2024, 28 mineurs se sont vu imposer la surveillance électronique.
Chevauchements et morcellement :
- Le parquet de la jeunesse et le tribunal de la jeunesse sont des structures fédérales (SPF Justice), mais appliquent une réglementation flamande → tension structurelle
- La police (fédérale/locale) rédige les PV, mais le suivi est flamand
- À Bruxelles, l'ordonnance de la GGC n'est pas entrée en vigueur et la loi fédérale de 1965 s'applique encore, de sorte qu'un jeune bruxellois relève d'un autre système qu'un jeune flamand
- La FWB a un système totalement différent, avec 6 institutions IPPJ et une approche orientée vers l'aide
Indicateurs de performance : un rapport chiffré sur la délinquance juvénile paraît chaque année (entrées, HCA, admissions dans les institutions communautaires). Il n'existe toutefois aucune mesure systématique des résultats (récidive, réinsertion, formation après la sanction).
Critiques et évaluation :
- Le Kinderrechtencommissariaat (commissariat flamand aux droits de l'enfant) a jugé en mars 2024 qu'« il n'existe aucune preuve que le nombre de délits commis par des jeunes augmente de manière significative » ou que ceux-ci deviennent plus graves, et qu'une adaptation urgente du décret n'était donc pas fondée
- Manque de capacité structurel : fin 2025, 9.748 enfants et jeunes figuraient sur une liste d'attente pour l'aide à la jeunesse non directement accessible
- Dans les institutions communautaires, des jeunes placés après un délit (MOF) séjournent à côté de jeunes qui y sont pour un time-out, notamment après une situation préoccupante (VOS) : 658 des 2.017 admissions en 2024 étaient des time-outs
- Lors du transfert vers l'Agentschap Justitie en Handhaving, le Kinderrechtencommissariaat a mis en garde contre un changement de paradigme qui s'éloigne de l'approche pédagogique et restauratrice
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Droit pénal des adolescents (depuis le 1er avril 2014) :
- Un seul système national, pas de morcellement entre communautés
- Limite d'âge flexible : le droit pénal de la jeunesse s'applique à partir de 12 ans et le juge peut l'appliquer aux jeunes adultes de 18 à 23 ans ; inversement, il peut juger des jeunes de 16 et 17 ans selon le droit pénal des adultes
- Mesure systématique de la récidive par le WODC (Wetenschappelijk Onderzoek- en Datacentrum, centre néerlandais de recherche et de données scientifiques) depuis 2005, avec un moniteur de la récidive biennal, y compris pour les jeunes
- Combinaison de la peine et de la prise en charge dans un seul parcours
- Une seule organisation gère tous les établissements judiciaires pour jeunes : la DJI (Dienst Justitiële Inrichtingen, service néerlandais des établissements pénitentiaires)
Allemagne. Jugendgerichtsgesetz (JGG) :
- Loi fédérale, applicable dans les 16 Länder ; les Länder organisent les tribunaux de la jeunesse et l'exécution
- Limite d'âge de 14 à 20 ans inclus, avec une application flexible pour les 18-20 ans (Heranwachsende)
- Principe central : l'Erziehungsgedanke (l'idée éducative) : pas de punition mais de l'éducation
- Jugendgerichtshilfe : coopération obligatoire entre la justice et l'aide à la jeunesse dans chaque affaire
- Diversion (traitement extrajudiciaire) dans environ 70 % des cas (2012)
- Résultat : la diversion fonctionne. Dans l'étude de cohorte de naissance de Fribourg, les jeunes récidivaient moins après une diversion (25 % après deux ans) que les jeunes formellement sanctionnés par le juge de la jeunesse (37 %). Une enquête fédérale sur la récidive (bundesweite Rückfalluntersuchung), commandée par le ministère fédéral de la Justice, mesure périodiquement la récidive par type de sanction.
Danemark. Ungdomskriminalitetsnævnet (depuis le 1er janvier 2019) :
- Un système nouveau et ambigu, entre prévention, soutien et sanction
- Youth Crime Board : un juge, un collaborateur de la commune et un membre de la police décident ensemble d'un programme d'amélioration
- Public : enfants et jeunes de 10 à 17 ans ; pas de procédure pénale (l'âge de la responsabilité pénale reste fixé à 15 ans)
- Programmes d'amélioration de deux ans au maximum, de quatre ans dans des cas particuliers pour les 10-14 ans
- Critique : des chercheurs soulignent le mélange de soutien et de sanction, surtout pour les enfants en dessous de l'âge de la responsabilité pénale
Suède. Socialtjänstlagen (modèle d'aide sociale) :
- Pas de tribunaux de la jeunesse distincts. Les jeunes de 15 à 17 ans relèvent du droit pénal ordinaire avec des règles particulières ; les sanctions plus légères passent par le service social (socialtjänsten)
- Responsabilité pénale seulement à partir de 15 ans
- LVU (Care of Young Persons Act) pour le placement forcé via la commune
- SiS (Statens institutionsstyrelse) gère les institutions fermées de manière centralisée au niveau national
- La Suède choisit davantage d'intervention judiciaire : depuis le 1er juillet 2026, les 15-17 ans reçoivent pour les infractions graves une peine de prison dans des sections jeunesse distinctes de l'administration pénitentiaire (Kriminalvården), au lieu d'une prise en charge fermée de la jeunesse auprès de SiS
Synthèse internationale :
- Les Pays-Bas et l'Allemagne ont un seul cadre national, sans morcellement par région
- Les Pays-Bas et l'Allemagne appliquent aussi le droit pénal de la jeunesse aux jeunes adultes (jusqu'à 23 et jusqu'à 21 ans)
- L'Allemagne et les Pays-Bas mesurent systématiquement la récidive, la Belgique et la Flandre non
- Aucun pays de référence ne connaît la situation où la justice est fédérale mais le droit sanctionnel régional
1D. Problèmes et critiques
Tension structurelle fédéral/flamand : le tribunal de la jeunesse et le parquet de la jeunesse sont des institutions fédérales qui appliquent une législation flamande. Cela entraîne des problèmes de communication, des systèmes informatiques différents et des responsabilités floues.
Manque de capacité des institutions communautaires : 332 places (2026) pour toute la Flandre face à 2.017 admissions en 2024. La note d'orientation flamande 2026 qualifie elle-même les institutions communautaires de « structurellement surchargées ». Dans l'aide d'urgence à la jeunesse, des mineurs ont parfois dû passer une nuit dans une cellule de police faute de place (41 cas durant la période examinée par la Cour des comptes, rapport 2018).
Pas de mesure de la récidive : des chiffres sont tenus sur les entrées et les placements, mais il n'existe pas de données systématiques sur la récidive. Impossible d'évaluer si le système fonctionne.
Listes d'attente dans l'aide à la jeunesse : fin 2025, 9.748 enfants et jeunes figuraient sur une liste d'attente pour l'aide à la jeunesse non directement accessible, soit 6 % de plus qu'un an auparavant. Cette aide est une brique essentielle de la réinsertion.
Quatre systèmes différents dans un seul pays : la Flandre (décret de 2019), la Communauté française (décret de 2018, système IPPJ), la Communauté germanophone (décret propre) et Bruxelles (ordonnance de la GGC de 2019, non entrée en vigueur ; la loi fédérale de 1965 s'y applique encore). Selon son lieu de résidence, un jeune relève d'un autre régime.
Transfert vers Justitie en Handhaving : depuis le 1er janvier 2026, les institutions communautaires relèvent de l'Agentschap Justitie en Handhaving et non plus d'Opgroeien. Le Kinderrechtencommissariaat craint que l'approche pédagogique et restauratrice ne se dilue.
Rajeunissement de la population : en 2024, plus de 100 enfants de douze et treize ans ont atterri dans une institution fermée (56 après un délit commis par un jeune, 48 pour un time-out). La question est de savoir si le système est adapté à ce public très jeune.
Limite stricte à 18 ans : le droit sanctionnel de la jeunesse ne s'applique qu'aux faits commis avant 18 ans. Depuis 2024, les réactions à un tel fait peuvent être imposées sans âge maximum, mais celui qui commet un fait à 18 ans bascule aussitôt dans le droit pénal des adultes, quel que soit son développement.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le transfert aux Communautés (2014) était conforme à la subsidiarité. Mais les structures judiciaires fédérales (parquet de la jeunesse, tribunal de la jeunesse) qui appliquent une législation flamande créent une situation hybride. La compétence ne se situe pas entièrement à un seul niveau. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen peut à peine voir qui est responsable. Est-ce le ministre flamand de la Justice ou celui du Bien-être ? Le ministre fédéral de la Justice ? L'agence Justitie en Handhaving ou Opgroeien ? Le juge de la jeunesse ? La répartition complexe rend la reddition de comptes opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Fiscal gap classique : la Flandre décide du droit sanctionnel, mais les tribunaux et les parquets de la jeunesse sont financés au niveau fédéral. La police (fédérale/locale) rédige les PV. Trois flux de financement pour un seul parcours. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Quatre systèmes différents dans un seul pays. Au sein de la Flandre : les institutions communautaires chez Justitie en Handhaving, l'aide à la jeunesse chez Opgroeien. Une justice fédérale exécute une loi flamande. Inexplicable à un jeune de 16 ans. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 332 places en institutions communautaires pour toute la Flandre reste en soi une échelle gérable. Mais le morcellement entre quatre systèmes (Flandre, FWB, Communauté germanophone, Bruxelles) fait qu'aucune région n'atteint la masse critique nécessaire à la spécialisation (p. ex. la psychiatrie médicolégale pour les jeunes). |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | En théorie, ce système laisse de la place à l'innovation régionale. La Flandre a choisi davantage de responsabilité, la FWB davantage d'aide sociale. Mais aucun cadre fédéral ne fixe de normes minimales, de sorte qu'un jeune en Wallonie est traité de manière fondamentalement différente qu'en Flandre. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de mesure systématique de la récidive. Pas d'indicateurs de résultats pour la réinsertion, la formation ou la mise à l'emploi après la sanction. Uniquement des chiffres d'entrée et de flux (nombre de PV, placements). Fondamentalement impossible d'évaluer si la politique fonctionne. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Des systèmes informatiques différents entre la justice fédérale et les agences flamandes. Pas de dossier intégré qui suive tout le parcours, du PV à la réinsertion. Le principe once only est violé : les jeunes et les familles doivent raconter leur histoire plusieurs fois. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | Le décret flamand combine des éléments du modèle néerlandais (justice restauratrice) et du modèle allemand (idée éducative). Mais il lui manque la limite d'âge flexible pour les jeunes adultes (Pays-Bas, Allemagne), la mesure systématique de la récidive (Pays-Bas, Allemagne) et la simplicité d'un cadre national unique. |
Synthèse : 4× ❌, 5× ⚠️, 0× ✅. Les gains les plus importants se situent au niveau de la transparence (qui est responsable ?), de la responsabilité = financement (trois flux d'argent, un seul parcours) et de l'orientation résultats (pas de mesure de la récidive).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Le droit sanctionnel de la jeunesse devient une compétence concurrente (art. 28 de la Constitution HART) et est organisé de manière fondamentalement différente : avec un cadre minimal fédéral, une mesure obligatoire de la récidive, des limites d'âge flexibles et un dossier numérique intégré.
3B. Proposition concrète
1. Cadre minimal fédéral + mise en œuvre par les entités fédérées (modèle allemand)
- Une loi-cadre fédérale fixe des normes minimales : limites d'âge, peines maximales, droits du mineur, mesure obligatoire de la récidive
- Les entités fédérées complètent : type de sanctions, modalités d'exécution, équilibre entre réparation et sécurisation
- Cela évite qu'un jeune à Anvers soit traité de manière fondamentalement différente qu'à Liège
2. Limite d'âge flexible de 12 à 23 ans (modèle néerlandais)
- Droit sanctionnel de la jeunesse applicable aux faits commis par des jeunes adultes jusqu'à 23 ans, au lieu de s'appliquer uniquement aux faits commis avant 18 ans
- Le juge de la jeunesse peut appliquer le droit sanctionnel de la jeunesse à un jeune adulte si son développement le justifie
- Évite l'effet « cliff edge » à 18 ans, où un jeune adulte bascule aussitôt dans le droit pénal des adultes pour un premier fait
3. Mesure obligatoire de la récidive et indicateurs de résultats
- Sur le modèle du moniteur de la récidive néerlandais du WODC, avec une publication semestrielle
- KPI : récidive après 1/2/5 ans, niveau de formation à la sortie, mise à l'emploi après 1 an
- Réalisée de manière indépendante par le Bureau du Plan renforcé
4. Dossier de parcours numérique intégré
- Un seul dossier, du PV à la réinsertion, accessible à tous les acteurs concernés
- S'appuyer sur l'architecture BCSS/eHealth
- Once only : le jeune et sa famille racontent leur histoire une seule fois
5. Extension de capacité et spécialisation
- Extension des institutions communautaires d'au moins 100 places
- Davantage de places en psychiatrie médicolégale infanto-juvénile pour les mineurs auteurs de faits, dont l'offre est trop réduite
- Des unités de petite taille, spécialisées par type de délit (drogues, violence, mœurs)
6. Le tribunal de la jeunesse et le parquet de la jeunesse restent fédéraux
- Toutes les cours et tous les tribunaux et le ministère public sont fédéraux, y compris le tribunal de la jeunesse et le parquet de la jeunesse (art. 27 de la Constitution HART)
- Moins de tension structurelle : le juge de la jeunesse applique la loi-cadre fédérale, complétée par la loi de l'entité fédérée, et en cas de conflit la loi fédérale prime (art. 26 et 28)
- Tribunal, parquet et entité fédérée travaillent avec le même dossier de parcours numérique (voir point 4)
Gain d'efficience estimé :
- Un seul dossier de parcours numérique : moins de frais généraux administratifs et de doublons, mais pas d'économie budgétaire chiffrée (le gain n'est pas étayé et le dossier doit d'abord être construit)
- La mesure de la récidive rend possible une politique fondée sur les preuves : des interventions plus ciblées, moins de placements en milieu fermé inutiles
- Diminution du nombre de « jeunes de la porte tournante » grâce à la limite d'âge flexible : moins d'entrées dans le droit pénal des adultes
Coûts :
- 100 places supplémentaires dans les institutions communautaires : ordre de grandeur de 25 à 35 millions d'euros par an. Déduit du budget 2026 : 113,5 millions d'euros pour environ 340 places (332 dans les institutions communautaires et 8 au Vlaams Detentiecentrum), surveillance électronique et subsides HCA compris. C'est un investissement, pas une économie.
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : élaborer le cadre minimal fédéral, lancer la mesure de la récidive, concevoir le dossier de parcours numérique
- Années 3-4 : introduire la limite d'âge flexible, étendre la capacité des institutions communautaires
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Droit sanctionnel de la jeunesse. Réformé La Belgique a quatre systèmes différents pour réagir aux jeunes qui commettent des délits. Des juges fédéraux appliquent des lois régionales, personne ne mesure si cela fonctionne, et celui qui commet un fait à 18 ans bascule aussitôt dans le droit pénal des adultes. HART en fait un seul système logique : un cadre minimal fédéral avec une mise en œuvre par les entités fédérées, une mesure obligatoire de la récidive et une approche de la jeunesse qui ne s'arrête pas à un anniversaire.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Depuis la sixième réforme de l'État (2014), le droit sanctionnel de la jeunesse est une compétence communautaire. La Flandre a adopté son propre décret en 2019. Il existe trois institutions communautaires (De Grubbe, De Zande, De Kempen) totalisant 332 places (2026). En 2024, les parquets de la jeunesse flamands ont reçu 39.074 procès-verbaux pour des délits commis par des jeunes. Les institutions communautaires ont enregistré cette année-là 2.017 admissions, 12 % de plus qu'en 2023, dont 1.359 après un délit commis par un jeune. Depuis le 1er janvier 2026, les institutions communautaires relèvent de l'Agentschap Justitie en Handhaving et non plus d'Opgroeien.
La Communauté française et la Communauté germanophone ont chacune leur propre système. À Bruxelles, l'ordonnance propre de 2019 n'est pas entrée en vigueur, de sorte que la loi fédérale de 1965 s'y applique encore. Un jeune d'Anvers est traité de manière fondamentalement différente d'un jeune de Liège pour le même fait punissable.
Ce qui ne va pas
Le problème central est un triple morcellement :
Premièrement : quatre systèmes dans un seul pays. La Flandre mise sur davantage de responsabilité et de sanctions, la Communauté française sur une approche d'aide sociale via les institutions IPPJ. Il n'existe pas de cadre minimal commun pour les mesures et les sanctions. La réaction que reçoit un mineur et sa durée dépendent du côté de la frontière linguistique où il habite.
Deuxièmement : une justice fédérale exécute une législation régionale. Le tribunal de la jeunesse et le parquet de la jeunesse sont des structures fédérales, mais appliquent la réglementation flamande (ou francophone). Cela entraîne des problèmes de communication, des systèmes informatiques différents et une ligne de responsabilité opaque. Qui est responsable quand cela tourne mal : le ministre flamand ou le ministre fédéral ?
Troisièmement : personne ne mesure si cela fonctionne. Il existe des chiffres sur le nombre de jeunes placés, mais pas de mesure systématique de la récidive. Les Pays-Bas mesurent systématiquement la récidive des jeunes depuis 2005 et publient un moniteur de la récidive tous les deux ans. La Flandre ne sait littéralement pas si son droit sanctionnel de la jeunesse fait baisser ou augmenter la récidive. Le Kinderrechtencommissariaat a constaté en 2024 qu'« il n'existe aucune preuve que le nombre de délits commis par des jeunes augmente de manière significative », et pourtant le décret a été durci cette année-là.
En plus de cela : des institutions communautaires surchargées, près de 9.750 enfants et jeunes sur une liste d'attente pour l'aide à la jeunesse non directement accessible (fin 2025), et une limite stricte à 18 ans : celui qui commet un fait à dix-huit ans bascule aussitôt dans le droit pénal des adultes.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas appliquent depuis 2014 le droit pénal des adolescents : un seul système national avec une limite d'âge flexible de 12 à 23 ans. Les jeunes adultes de 18 à 23 ans peuvent recevoir des sanctions pour mineurs si leur développement le justifie. Le WODC mesure la récidive et publie un moniteur de la récidive tous les deux ans. Une seule organisation (DJI) gère tous les établissements judiciaires pour jeunes. Pas de morcellement entre régions.
L'Allemagne a une loi fédérale (Jugendgerichtsgesetz) qui s'applique dans les 16 Länder ; les Länder se chargent de l'exécution. Le principe éducatif (Erziehungsgedanke) est central : ne pas punir, mais éduquer. Environ 70 % des affaires sont traitées en dehors des tribunaux (diversion, 2012), et cela fonctionne : les jeunes traités de cette manière récidivent moins souvent que les jeunes formellement sanctionnés par le juge de la jeunesse. Point important : les tribunaux de la jeunesse relèvent des Länder, pas de l'autorité fédérale.
Le Danemark a créé en 2019 un Youth Crime Board : un juge, un représentant de la commune et un représentant de la police décident ensemble d'un programme d'amélioration pour les enfants et les jeunes de 10 à 17 ans. Controversé (même des enfants en dessous de l'âge de la responsabilité pénale de 15 ans passent devant le conseil), mais l'approche intégrée est riche d'enseignements.
Ce que HART propose
Un seul cadre minimal fédéral, sur le modèle allemand. Des normes minimales pour les limites d'âge, les droits du mineur, les sanctions maximales et la mesure obligatoire de la récidive. Les entités fédérées complètent ensuite avec leurs propres accents. Les entités fédérées flamandes peuvent être plus strictes sur la responsabilité, les wallonnes peuvent mettre davantage l'accent sur l'aide sociale. Mais les droits fondamentaux d'un jeune sont partout les mêmes.
Limite d'âge flexible de 12 à 23 ans, sur le modèle néerlandais. La coupure nette à 18 ans disparaît. Un juge de la jeunesse peut appliquer le droit sanctionnel de la jeunesse aux jeunes adultes jusqu'à 23 ans si leur développement le justifie. Cela évite l'effet cliff edge, où un jeune qui commet un fait peu après son 18e anniversaire se retrouve aussitôt dans le droit pénal des adultes.
Mesure obligatoire de la récidive, sur le modèle du moniteur de la récidive du WODC. Publication semestrielle des chiffres de récidive par type de sanction, par région et par catégorie de délit. Réalisée de manière indépendante par le Bureau du Plan renforcé (le CPB belge). Une politique qui ne fonctionne pas est adaptée. Pas durcie à l'instinct.
Dossier de parcours numérique intégré. Un seul dossier, du premier PV à la réinsertion, accessible à la police, au parquet, au juge de la jeunesse, à l'institution communautaire et à l'accompagnateur du suivi après sanction. En s'appuyant sur l'architecture BCSS/eHealth. Le jeune et sa famille racontent leur histoire une seule fois.
Extension de capacité et spécialisation. Au moins 100 places supplémentaires dans les institutions communautaires, un investissement estimé à 25 à 35 millions d'euros par an. Davantage de places en psychiatrie médicolégale infanto-juvénile pour les mineurs auteurs de faits. Des unités de petite taille, spécialisées par type de délit. Fin des cellules de police comme solution d'urgence.
Le tribunal de la jeunesse et le parquet de la jeunesse restent fédéraux. Toutes les cours et tous les tribunaux relèvent d'une seule justice fédérale (art. 27 de la Constitution HART). Le juge de la jeunesse applique la loi-cadre fédérale, complétée par la loi de l'entité fédérée, et en cas de conflit la loi fédérale prime (art. 26). Ainsi, juge et entité fédérée travaillent avec les mêmes règles de base et le même dossier de parcours, et la tension structurelle, où des magistrats fédéraux appliquent une législation régionale, s'amenuise.
Ce que cela rapporte
- Sécurité juridique : un jeune a partout en Belgique les mêmes droits fondamentaux, quelle que soit la frontière linguistique
- Politique fondée sur les preuves : la mesure de la récidive permet d'investir dans ce qui fonctionne et d'arrêter ce qui ne fonctionne pas
- Moins de jeunes de la porte tournante : la limite d'âge flexible évite que des jeunes adultes se retrouvent sans accompagnement dans le droit pénal des adultes
- Efficience : un seul dossier de parcours numérique remplace la mosaïque de systèmes informatiques fédéraux et flamands, de sorte que police, parquet, juge de la jeunesse et institution travaillent avec les mêmes données
- Humanité : une extension de capacité pour qu'aucun enfant n'atterrisse plus dans une cellule de police faute de place
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Decreet 15/02/2019 jeugddelinquentierecht | https://codex.vlaanderen.be/PrintDocument.ashx?id=1031620&geannoteerd=true | 2019 (consolidé 2026) | Base juridique du décret flamand ; application aux faits commis avant 18 ans (art. 2), réactions sans âge maximum (art. 6), Vlaams Detentiecentrum jusqu'à 23 ans |
| Justel. Wijzigingen decreet jeugddelinquentierecht | https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=nl&la=N&cn=2019021520&table_name=wet | 2026 | Décrets modificatifs du 19 avril 2024 et du 19 décembre 2025 (transfert vers Justitie en Handhaving) |
| Bijzondere wet 06/01/2014 zesde staatshervorming | https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-06-januari-2014_n2014200341 | 2014 | Transfert de compétence |
| Agentschap Opgroeien. Cijfers jeugddelinquentie | https://www.opgroeien.be/kennis/cijfers-en-onderzoek/jeugddelinquentie | 2024 | Chiffres 2024 : PV, placements en institution communautaire, HCA |
| Vlaams Parlement. Verslag hoorzitting 537 (2025-2026) Nr. 2 | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2285769 | 2026 | Capacité des institutions communautaires (332 places), Vlaams Detentiecentrum dans la prison de Beveren (8 places) |
| Vlaamse Regering. Beleids- en begrotingstoelichting Justitie en Handhaving 2026 | https://themis.vlaanderen.be/files/6b80eb70-b03d-11f0-9b44-3797f8128cc9/download | 2025 | Budgets transférés pour la délinquance juvénile (113,5 M€), institutions communautaires structurellement surchargées |
| Opgroeien. Overstap gemeenschapsinstellingen naar Justitie en Handhaving | https://www.opgroeien.be/over-opgroeien/nieuws-en-pers/overstap-van-de-gemeenschapsinstellingen-naar-justitie-en-handhaving-volle-voorbereiding | 2025 | Ce qui est transféré le 1er janvier 2026 |
| Opgroeien. Wachtlijst niet-rechtstreeks toegankelijke jeugdhulp | https://www.opgroeien.be/kennis/cijfers-en-onderzoek/aanvragen-crisisjeugdhulp-en-niet-rechtstreeks-toegankelijke-jeugdhulp | 2026 | 9.748 enfants et jeunes sur une liste d'attente (fin 2025) |
| Kinderrechtencommissariaat. Voorbarige wijziging decreet | https://www.kinderrechten.be/advies/voorbarige-wijziging-decreet-jeugddelinquentierecht-zet-kinderrechten-onder-druk | 2024 (15 mars) | Critique du durcissement, absence de preuves |
| Kinderrechtencommissariaat. Langdurige gesloten begeleiding | https://www.kinderrechten.be/advies/langdurige-gesloten-begeleiding-technische-oplossing-voor-ethische-keuze | 2021 (7 octobre) | Objections à l'enfermement de longue durée de mineurs |
| Kinderrechtencommissariaat. Overheveling GI's | https://www.kinderrechten.be/sites/default/files/2025-09/Advies_2025_2026_02_Resolutie%20over%20de%20geplande%20overheveling%20van%20de%20gemeenschapsinstellingen.pdf | 2025 (septembre) | Résolution sur le transfert vers Justitie en Handhaving : mise en garde contre un changement de paradigme |
| Rekenhof. Crisisjeugdhulp | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2018_10_Crisisjeugdhulp.pdf | 2018 | Analyse des demandes d'aide restées sans réponse dans l'aide d'urgence à la jeunesse ; 41 cas d'une nuit en cellule de police |
| Orde van Vlaamse Balies. Overdracht GI's | https://www.ordevanvlaamsebalies.be/nl/nieuws-en-events/vlaams-detentiecentrum-en-gemeenschapsinstellingen-verhuizen-naar-agentschap-justitie-en-handhaving | 2025 | Confirmation du transfert au 01/01/2026 |
| Jaarstatistiek jeugdparketten 2023 | https://www.om-mp.be/sites/default/files/Jstat_2023_JEUGD_analysenota_NL_2024.06.12.pdf | 2024 | Entrées nationales dans les parquets de la jeunesse 2023 |
| VRT NWS. Jeugddelinquenten gesloten instellingen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/12/05/ruim-1-100-minderjarigen-in-gesloten-instelling-opvallend-veel/ | 2024 | Admissions 2023 et part des délits liés aux drogues |
| Opgroeien. 100+ twaalf/dertienjarigen in gesloten instelling | https://pers.opgroeien.be/meer-dan-100-twaalf-en-dertienjarigen-belandden-vorig-jaar-in-een-gesloten-instelling | 2025 (7 octobre) | Rajeunissement de la population : 56 + 48 enfants de douze et treize ans en 2024 ; 2.017 admissions |
| WODC. Internationale vergelijking straffen jeugdigen | https://www.wodc.nl/actueel/nieuws/2021/02/02/internationale-vergelijking-straffen-voor-jeugdigen-die-ernstige-delicten-plegen-geeft-geen-aanleiding-tot-aanpassing | 2021 | Comparaison Pays-Bas, Flandre, Allemagne, Angleterre et pays de Galles, Irlande, Suède |
| WODC. Toepassing adolescentenstrafrecht bij 16- tot 23-jarigen | https://www.wodc.nl/actueel/nieuws/2024/04/22/toepassing-van-adolescentenstrafrecht-bij-16--tot-23-jarigen | 2024 | Droit pénal des adolescents depuis 2014, de 16 à 23 ans |
| Rijksoverheid. Kamerbrief bij de tweejaarlijkse recidivemonitor 2010-2022 | https://www.rijksoverheid.nl/documenten/kamerstukken/2023/12/13/tk-tweejaarlijkse-recidivemonitor-periode-2010-2022 | 2023 | Moniteur de la récidive biennal, y compris pour les jeunes |
| Opgroeien. Vergelijking VL/NL jeugddelinquentierecht | https://www.opgroeien.be/sites/default/files/tool-documents/het-vlaamse-jeugddelinquentierecht-en-het-nederlandse-adolescentenstrafrecht.pdf | 2023 (6 septembre) | Comparaison directe des systèmes flamand et néerlandais |
| Dünkel. Youth Justice in Germany (Oxford Handbooks) | https://rsf.uni-greifswald.de/storages/uni-greifswald/fakultaet/rsf/lehrstuehle/ls-duenkel/Veroeffentlichungen/Duenkel_-_Youth_Justice_in_Germany_-_Oxford_Handbooks_Online.pdf | s.d. | Jugendstrafrecht allemand, 14 à 20 ans, diversion environ 70 %, récidive après diversion 25 % contre 37 % (étude de cohorte de Fribourg) |
| KrimZ. Legalbewährung nach strafrechtlichen Sanktionen, bundesweite Rückfalluntersuchung | https://krimpub.krimz.de/frontdoor/index/index/docId/193 | 2016 | Mesure périodique allemande de la récidive, commandée par le ministère fédéral de la Justice |
| Henriksen e.a. Crime Prevention, Support or Punishment? Introducing an Ambiguous System of Youth Justice in Denmark (Sage) | https://doi.org/10.1177/14732254241239016 | 2024 | Youth Crime Board danois depuis 2019, système ambigu entre soutien et sanction |
| Justitsministeriet. Ungdomskriminalitetsnævnet | https://www.justitsministeriet.dk/ministeriet/raad-naevn-og-udvalg/ungdomskriminalitetsnaevnet/ | 2026 | Composition (juge, commune, police), public de 10 à 17 ans |
| Sveriges riksdag. Frihetsberövande påföljder för barn och unga (betänkande 2025/26:JuU30) | https://www.riksdagen.se/sv/dokument-och-lagar/dokument/betankande/frihetsberovande-pafoljder-for-barn-och-unga_hd01juu30/ | 2026 (décidé le 6 mai) | Peine de prison pour les 15-17 ans auprès de Kriminalvården au lieu d'une prise en charge fermée de la jeunesse auprès de SiS, en vigueur le 1er juillet 2026 |
| EUCPN. Belgian Policy on Youth Crime | https://eucpn.org/document/belgian-policy-on-youth-crime | 2014 | Aperçu de la politique belge en matière de jeunesse |
| BelConLawBlog. Bevoegdheidsoverdrachten zesde staatshervorming | http://belconlawblog.com/2014/12/15/bevoegdheidsoverdrachten-zesde-staatshervorming/ | 2014 | Analyse du transfert de compétences |
| FWB. IPPJ instellingen | https://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=632 | s.d. | Système francophone, 6 IPPJ |
| Justel. Decreet van 18 januari 2018 (Code de la prévention, de l'aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse) | https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=fr&la=F&cn=2018011832&table_name=loi | 2018 | Régime francophone, en vigueur le 1er janvier 2019 |
| Droitdelajeunesse.be. Mineur en conflit avec la loi, Région bruxelloise | https://droitdelajeunesse.be/professionnels/r%C3%A9gion-bxl/Mineur-en-conflit-avec-la-loi-R%C3%A9gion-bruxelloise.html | s.d. | À Bruxelles s'applique la loi de 1965 ; ordonnance de la GGC du 16 mai 2019 non entrée en vigueur |
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)