Enseignement (Communauté flamande) : audit 2026-03-30
Ligne
Enseignement. ±179.000 ETP Catégorie : Flandre. Compétences communautaires Statut sur le tracker : premier audit
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : domaine politique Onderwijs en Vorming (Enseignement et Formation) de l'autorité flamande Base juridique : article 127 §1er de la Constitution (compétence communautaire en matière d'enseignement), qui fixe aussi les trois exceptions fédérales. L'enseignement est une compétence communautaire depuis la réforme de l'État de 1988. Les trois exceptions qui restent fédérales : le début et la fin de l'obligation scolaire, les conditions minimales de délivrance des diplômes et le régime de pension du personnel de l'enseignement. Niveau de pouvoir : Communauté flamande (dans la structure HART : le concordat néerlandophone des cinq entités fédérées flamandes et de Bruxelles) Ministre : ministre flamand de l'Enseignement
Budget 2026 : 17,25 milliards d'euros en crédits d'engagement (17,24 milliards d'euros en crédits de liquidation). De loin le premier poste de l'autorité flamande : en 2025, 17,1 milliards d'euros sont allés à l'enseignement, plus de 25 % de toutes les dépenses flamandes. De 2025 à 2026, le budget augmente d'environ 2,4 % (crédits d'engagement), la plus forte hausse absolue concernant l'enseignement maternel et obligatoire (+304,8 millions d'euros, +2,6 %).
Personnel : l'enseignement flamand compte 179.205 équivalents temps plein (ETP) payés par le ministère flamand de l'Enseignement et de la Formation (année scolaire 2024-2025, +12,9 % depuis 2015-2016). En têtes, il s'agit de ±210.800 membres du personnel rémunérés par l'autorité flamande (mars 2024), ±28.000 de plus qu'en 2014 (+15 %). Cela comprend les enseignants, les directions, le personnel administratif, les collaborateurs des CLB et le personnel de soutien. Enseignants avec une charge de cours : 165.962 personnes ou 148.833 ETP (année scolaire 2022-2023).
Structure : L'enseignement flamand compte trois réseaux d'enseignement :
- GO! (Gemeenschapsonderwijs, enseignement officiel de la Communauté flamande) directement rattaché à la Communauté flamande, environ 19 % des élèves (233.068 élèves au 1er février 2024), 26 groupes d'écoles
- Enseignement officiel subventionné écoles communales et provinciales, environ 16 % des élèves (fédérations de pouvoirs organisateurs : OVSG pour les communes, POV pour les provinces)
- Enseignement libre subventionné écoles majoritairement catholiques (Katholiek Onderwijs environ 63 % des élèves), fédération de pouvoirs organisateurs : Katholiek Onderwijs Vlaanderen
À cela s'ajoutent : le Departement Onderwijs en Vorming (préparation, exécution et inspection de la politique), l'AGODI (Agentschap voor Onderwijsdiensten, agence des services d'enseignement. Administration des élèves, dossiers du personnel, financement) et l'Onderwijsinspectie (inspection de l'enseignement, contrôle de la qualité).
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Organisation et financement de l'enseignement maternel, primaire, secondaire, supérieur et pour adultes
- Fixation des objectifs finaux et des objectifs de développement
- Rémunération de ±210.000 membres du personnel
- Accompagnement des élèves via les CLB (centres d'encadrement des élèves)
- Contrôle de la qualité par l'inspection de l'enseignement
- Gestion des allocations d'études et de la construction scolaire (via l'AGION, entre autres avec le programme DBFM Scholen van Vlaanderen)
Chevauchements et morcellement :
- Trois réseaux, quatre fédérations de pouvoirs organisateurs qui organisent chacun leurs propres programmes d'études, projets pédagogiques et accompagnement. Morcellement fondamental.
- Chevauchement avec le niveau fédéral : conditions minimales pour les diplômes, obligation scolaire, pensions du personnel de l'enseignement
- À Bruxelles : des systèmes d'enseignement néerlandophone et francophone parallèles sur le même territoire
- Enseignement supérieur : compétence flamande, mais financement de la recherche en partie fédéral (BELSPO) ; en outre, chaque Communauté finance son propre fonds de recherche (FWO en Flandre, FNRS dans la Communauté française)
Indicateurs de performance et résultats :
PISA 2025 (Flandre) :
- Mathématiques : 489 points (moyenne OCDE : 463) : une baisse de 64 points depuis 2003 (553) et de 12 points depuis 2022 (501)
- Lecture : 467 points (OCDE : 461) : une baisse de 35 points depuis 2018, deux fois plus importante que la baisse entre 2009 et 2018
- Sciences : 496 points (OCDE : 482) : la baisse se stabilise après un recul de 10 points entre 2018 et 2022
- 25,6 % des élèves flamands n'atteignent pas le niveau de base en mathématiques (22,4 % en 2022)
- 29,4 % n'atteignent pas le niveau de base en lecture (23,9 % en 2022)
- Élèves très performants en sciences : 8,2 %, contre 12,3 % en 2006
- La baisse en lecture et en mathématiques s'accélère depuis 2018
Pénurie d'enseignants :
- Le département de l'Enseignement affirme lui-même que l'ampleur n'est « pas déterminable de manière univoque ». Indicateurs : 900 ETP d'encadrement non utilisé (1er février 2024) et 2.846 ETP de remplacements non pourvus (année scolaire 2022-2023)
- OCDE : 1,8 % des postes d'enseignants non pourvus, 4,8 % des enseignants pas entièrement qualifiés ; 6,3 % des enseignants démissionnent chaque année (Education at a Glance 2025)
- VDAB : 1.983 offres d'emploi ouvertes dans l'enseignement fin 2025 (2.652 fin 2024), 21.398 offres sur l'ensemble de 2025. Les offres d'emploi ne mesurent pas la pénurie : une offre peut porter sur quelques heures
- Concentration régionale : Anvers, Bruxelles et Hal-Vilvorde sont les plus touchées
- Dans le secondaire, les enseignants de français et de mathématiques restent surtout difficiles à trouver (VRT NWS, janvier 2026)
Charge administrative (planlast) :
- Trop de travail administratif est pour les enseignants flamands la source de stress la plus citée : 33,7 % dans l'enseignement primaire, 39,6 % au premier degré du secondaire, 34,8 % aux deuxième et troisième degrés ; dans le secondaire, significativement plus que dans l'UE (TALIS 2024)
- En temps : 2,6 à 2,8 heures par semaine de travail administratif général, sans différence significative avec la moyenne de l'UE (2,5 à 3,0 heures). Les tâches essentielles (enseigner, préparer, corriger, conseiller les élèves) occupent 71 à 75 % du temps de travail, l'enseignement lui-même 44 à 54 %
- La numérisation sans politique ni soutien peut alourdir les tâches des directions et des enseignants (Cour des comptes, citée dans la note conceptuelle Digiplan)
Rendement des études dans l'enseignement supérieur :
- À peine 33 % des nouveaux étudiants de bachelier obtiennent leur diplôme dans la durée nominale des études (moyenne UE : 43 % ; Education and Training Monitor 2025)
- Depuis 2023-2024 s'applique la « coupure » (« knip ») : celui qui n'a pas obtenu après deux ans les 60 crédits du premier parcours type ne peut pas poursuivre la formation
Décrochage scolaire :
- 7 % en Belgique (2024 ; Wallonie 8,1 %, Bruxelles 9,8 %), sous la moyenne UE de 9,3 %
Audits de la Cour des comptes :
- Audit de l'enseignement spécialisé (2024) : près de +13 % d'élèves en quatre ans, aucune évolution vers un enseignement inclusif malgré les objectifs politiques
- Audit de l'enseignement artistique à temps partiel (2021) : manque de moyens d'encadrement et de fonctionnement ; le budget de fonctionnement des académies subventionnées a été réduit de 170.000 euros à partir de 2020, et des économies ont aussi été faites au GO!
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas :
- Ministère central (OCW) avec exécution décentralisée
- Les écoles publiques et les écoles privées sont financées à égalité (liberté d'enseignement, article 23 de la Constitution néerlandaise), mais sans fédérations qui écrivent leurs propres programmes d'études : toutes les écoles sont autonomes sous un seul cadre et une seule inspection
- Normes de qualité et objectifs finaux contraignants, pas de curriculum national au sens conventionnel
- Postes d'enseignants non pourvus : 2,6 %, enseignants pas entièrement qualifiés : 2,7 % (Flandre : 1,8 % et 4,8 % ; OCDE, Education at a Glance 2025). La pénurie d'enseignants n'est donc pas un problème uniquement flamand
- Dépenses par élève : 15.254 USD de l'enseignement primaire à l'enseignement postsecondaire non tertiaire (2022), un peu moins que la Belgique (16.467 USD)
- PISA 2025 : mathématiques 483, lecture 441, sciences 485, moins que la Flandre. Les Pays-Bas sont une référence pour leur modèle de gouvernance, pas pour leurs résultats
- Taux de NEET des 18-24 ans : 5,0 % (2025), nettement sous la Belgique (10,2 %) et l'UE (11,8 %)
Allemagne :
- 16 Länder avec leurs propres systèmes d'enseignement (Kulturhoheit der Länder)
- Kultusministerkonferenz (KMK) pour la coordination, mais sans décisions contraignantes
- Problème : déménager d'un Land à l'autre est complexe en raison des différences de systèmes
- L'enseignement scolaire est presque entièrement une compétence des Länder ; la Bund n'a que des compétences délimitées, comme la formation professionnelle en entreprise et l'admission à l'enseignement supérieur et ses diplômes
- Pertinence pour la Belgique : montre que l'enseignement peut fonctionner au niveau des entités fédérées, mais que la coordination entre entités fédérées est essentielle
Estonie (modèle de référence) :
- Sommet européen au PISA 2022 : premier en sciences, premier ex æquo avec la Suisse en mathématiques et avec l'Irlande en lecture ; au PISA 2025, le seul pays de l'UE qui obtient un score supérieur à la Flandre dans les trois domaines
- Dépense 37 % de moins par élève que la Belgique (10.303 USD contre 16.467, de l'enseignement primaire à l'enseignement postsecondaire non tertiaire, 2022)
- Forte autonomie des écoles dans un curriculum national
- Compétences numériques dès l'enseignement fondamental (programmation + pensée computationnelle)
- Journées d'école courtes, peu de devoirs, et pourtant des résultats de haut niveau
- L'un des systèmes d'enseignement les plus égalitaires : l'origine sociale pèse peu sur les performances
- Facteurs de réussite : confiance dans les enseignants, normes nationales fortes, numérisation précoce
Finlande :
- Fortement décentralisée : les communes sont responsables de l'exécution
- Petites écoles, frais de structure minimaux
- Statut de l'enseignant très élevé (master obligatoire)
- PISA : tendance à la baisse depuis 2006 (comparable à la Flandre)
- Pertinence : montre que la décentralisation seule ne suffit pas ; la qualité des enseignants est déterminante
Danemark :
- Enseignement piloté par les communes
- PISA 2025 : mathématiques 471, lecture 460, sciences 478, autour de la moyenne de l'OCDE (2022 : 489, 489 et 494)
- Forte inclusion sociale
1D. Problèmes et critiques
Qualité de l'enseignement en baisse malgré un budget en hausse : 17,25 milliards d'euros (+15 % de personnel en dix ans), mais un PISA qui baisse structurellement. 68 % du budget flamand de l'enseignement va directement aux salaires (2025) ; dans la comparaison internationale du Vlaamse Brede Heroverweging, 88 % des dépenses courantes d'enseignement allaient au personnel (2017), la part la plus élevée de douze pays de l'UE, derrière la Belgique dans son ensemble.
Morcellement par les réseaux et les fédérations de pouvoirs organisateurs : trois réseaux, quatre fédérations, chacun avec ses propres programmes d'études, son accompagnement pédagogique et son administration. Aucun pays du top PISA ne connaît ce modèle.
Pénurie d'enseignants et attractivité du métier : malgré des salaires relativement élevés (au-dessus de la moyenne de l'OCDE), les écoles ne trouvent pas partout des enseignants. La pénurie est surtout un problème de répartition : 1,8 % de postes non pourvus, concentrés à Anvers, Bruxelles et Hal-Vilvorde, et 6,3 % des enseignants qui démissionnent chaque année. La charge administrative (planlast) est pour les enseignants la source de stress la plus citée.
Charge administrative et bureaucratie : un enseignant sur trois cite le trop-plein de travail administratif comme une grande source de stress, davantage dans le secondaire que dans le reste de l'UE. La numérisation sans soutien peut alourdir la charge administrative plutôt que l'alléger.
Faibles rendements des études : 33 % de diplomation dans les délais (UE : 43 %). Une perte de temps et de moyens pour les étudiants et les établissements.
Pas de mesure poussée des résultats : les objectifs finaux sont évalués par sondages (peilingsproeven, épreuves d'étalonnage), pas par une évaluation systématique. Les épreuves centrales (Vlaamse toetsen) n'existent que depuis 2024 en quatrième année primaire et en deuxième année secondaire, depuis 2026 aussi en sixième année primaire, et uniquement pour le néerlandais et les mathématiques.
L'enseignement inclusif a échoué : davantage d'élèves dans l'enseignement spécialisé malgré l'intention politique d'inclusion.
Vlaamse Brede Heroverweging (grand réexamen des dépenses flamandes, 2021) : a surtout chiffré de petites économies paramétriques (par exemple 26,8 millions d'euros pour 1 % d'encadrement en moins et 49,1 millions d'euros par la suppression des périodes de cours supplémentaires pour les scholengemeenschappen, groupes d'écoles) et n'a pas touché à la structure des réseaux.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | L'enseignement comme compétence communautaire est au bon niveau : proche de la langue, sensible à la culture. Dans la structure HART (douze entités fédérées), cela reste logique par groupe linguistique : les entités fédérées règlent l'enseignement ensemble dans un concordat contraignant (art. 31 de la Constitution HART). Les trois exceptions fédérales (obligation scolaire, diplôme, pensions) sont défendables. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | La structure en réseaux rend le système opaque : qui décide de quoi ? Les fédérations de pouvoirs organisateurs opèrent comme une couche intermédiaire sans reddition de comptes démocratique directe. Les parents et les citoyens ne voient pas la différence entre GO!, OVSG, Katholiek Onderwijs et le Département. Les flux financiers vers les fédérations sont obscurs. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | L'autorité flamande paie ±100 % mais les fédérations et les pouvoirs organisateurs codéterminent la politique (programmes d'études, projet pédagogique). Les pouvoirs organisateurs de l'enseignement libre reçoivent des subsides mais fonctionnent comme des ASBL privées avec une obligation de rendre des comptes limitée. Le fiscal gap est restreint, mais l'accountability gap est réel. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Trois réseaux, quatre fédérations de pouvoirs organisateurs, 26 groupes d'écoles (GO!), des centaines de pouvoirs organisateurs, le Département, l'AGODI, l'Inspection, les CLB, des services d'accompagnement pédagogique par réseau. C'est l'inverse de la simplicité. Un jeune de 16 ans ne peut pas expliquer ce système. Aucun pays du top PISA ne connaît cette structure. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | L'échelle de l'enseignement flamand dans son ensemble (±1,2 million d'élèves) est suffisante. Mais le morcellement entre réseaux et pouvoirs organisateurs crée une échelle sous-optimale : de petits pouvoirs organisateurs sans capacité professionnelle suffisante pour les RH, l'ICT et la gestion financière. Les groupes d'écoles du GO! sont un pas dans la bonne direction. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | L'enseignement est exclusivement flamand (hormis les 3 exceptions). Dans le modèle HART, les entités fédérées règlent l'enseignement par groupe linguistique dans un concordat contraignant (art. 31 de la Constitution HART) ; si l'harmonisation fait défaut, la fédération règle le noyau : entrée à l'école, obligation scolaire, durée et transitions. La situation actuelle fonctionne, mais la séparation totale entre les trois Communautés rend la reconnaissance mutuelle et la mobilité difficiles. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Déficit structurel. Épreuves centrales seulement depuis 2024, uniquement pour le néerlandais et les mathématiques. Pas de mesure systématique des résultats. PISA baisse depuis 20 ans sans réponse politique efficace. La Cour des comptes conclut que les objectifs d'inclusion ne sont pas atteints. Le rendement des études dans l'enseignement supérieur (33 % dans les délais) est faible ; la « coupure » ne s'applique qu'à ceux qui ont commencé depuis 2023-2024. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le Digisprong a investi dans le matériel et les infrastructures. Les élèves flamands de deuxième année du secondaire obtiennent des scores nettement supérieurs à ceux de leurs pairs de l'UE en compétences numériques (ICILS 2023). Mais la gestion et l'administration scolaires restent fortement basées sur le papier, et la numérisation sans soutien peut alourdir la charge administrative plutôt que l'alléger. Principe once only non réalisé : les écoles doivent fournir les mêmes données à plusieurs reprises. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | La structure en réseaux est unique sur le plan international, et pas dans le bon sens. L'Estonie prouve qu'avec 37 % de budget en moins par élève que la Belgique, on peut obtenir de meilleurs résultats grâce à une forte autonomie des écoles, un curriculum national solide et une intégration numérique. Les Pays-Bas montrent que la liberté d'enseignement est possible sans fédérations aux programmes propres, sous un seul cadre et une seule inspection. La Flandre ne suit aucun modèle international éprouvé. |
Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la Simplicité (suppression de la structure en réseaux), de l'Orientation résultats (mesure systématique des résultats) et de l'Éprouvé à l'étranger (modèle estonien et néerlandais). Score : 1✅, 5⚠️, 3❌.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé : l'enseignement va au concordat néerlandophone des cinq entités fédérées flamandes et de Bruxelles (art. 31 de la Constitution HART) et est organisé fondamentalement autrement
3B. Proposition concrète
1. Un seul réseau, un seul cadre. Suppression de la structure en réseaux
- Tous les réseaux sont fusionnés en un seul système d'enseignement public : toutes les écoles deviennent des établissements autonomes sous un seul cadre flamand de l'enseignement, avec une seule inspection, un seul système d'inscription et une seule échelle salariale
- Les fédérations de pouvoirs organisateurs existantes (Katholiek Onderwijs Vlaanderen, OVSG, POV et le GO! comme réseau) perdent leur rôle formel de niveau intermédiaire ; un seul service public d'accompagnement soutient toutes les écoles
- Les pouvoirs organisateurs fusionnent en groupes d'écoles professionnels d'au moins 5.000 élèves
- Le libre choix de l'école est maintenu ; le cours de religion et de morale devient une offre extrascolaire des organisations philosophiques elles-mêmes, comme dans le point du programme Enseignement
- Les bâtiments scolaires du réseau catholique ne sont pas expropriés mais mis à disposition par emphytéose ou concessions à long terme
- Référence : les Pays-Bas. Des écoles autonomes dans un cadre central de qualité
2. Curriculum national avec autonomie des écoles
- Un seul curriculum de base flamand (objectifs de base par année d'études) valable pour toutes les écoles
- Les écoles obtiennent l'autonomie sur l'approche pédagogique et 20 % d'espace libre
- Les anciennes fédérations peuvent offrir des services pédagogiques comme acteurs libres du marché, pas comme niveau intermédiaire obligatoire ou financé
- Référence : l'Estonie. Curriculum national + forte autonomie des écoles
3. Mesure systématique des résultats
- Épreuves centrales obligatoires à 12, 15 et 18 ans (néerlandais, mathématiques, sciences, anglais), construites sur une architecture de gain d'apprentissage (pré-test et post-test avec correction selon le statut socio-économique)
- Publication au niveau de l'école sur la base du gain d'apprentissage, pas des scores bruts. Au niveau de la classe et de l'enseignant, les données restent internes, pour la réflexion pédagogique et le coaching, pas pour un classement ou une sanction
- Les écoles structurellement sous-performantes reçoivent un trajet d'amélioration ; en cas d'échec : intervention administrative
- Référence : les Pays-Bas (Inspectie van het Onderwijs, inspection de l'enseignement), l'Estonie
4. Réduire de moitié la charge administrative (planlast) par une véritable numérisation
- Principe once only : chaque école fournit ses données une seule fois, un système central les distribue
- Système standard de gestion scolaire numérique (facultatif mais gratuitement disponible)
- Réduction des obligations d'enregistrement de 50 % en 5 ans
- Référence : l'Estonie (eKool, Stuudium)
5. Relever le statut de l'enseignant
- Enseigner comme activité centrale : au maximum 20 % du temps de travail pour des tâches hors des tâches essentielles (enseigner, préparer, corriger, conseiller les élèves) ; en 2024, c'était 25 à 29 % (TALIS 2024)
- Ancrage structurel des reconversions professionnelles (zij-instromers) avec des trajets plus rapides
- Lier les salaires des enseignants à une évaluation des performances (volontaire, avec bonus), jamais aux résultats des élèves aux épreuves
- Exigence d'un master pour le degré supérieur du secondaire (introduction par phases)
6. Rendement des études dans l'enseignement supérieur
- Avis d'études contraignant après la première année (sur le modèle néerlandais), un pas de plus que la « coupure » après deux ans qui s'applique depuis 2023-2024
- Financement des universités et des hautes écoles en partie axé sur les résultats (taux de diplomation, résultats sur le marché du travail)
Gain d'efficience estimé :
- Un seul service public d'accompagnement et un seul curriculum de base au lieu de quatre services d'accompagnement avec leurs propres programmes : 10 à 20 millions d'euros par an. Les services d'accompagnement pédagogique reçoivent un conseiller à mi-temps par 350 emplois organiques plus des moyens de fonctionnement (dont 8 millions d'euros par an pour des priorités politiques depuis 2024) : la couche des fédérations coûte des dizaines de millions d'euros, pas des centaines, et l'accompagnement lui-même reste nécessaire
- Fusion des pouvoirs organisateurs : meilleurs achats, services partagés (ICT, RH, finances) : 50 à 100 millions d'euros par an (1 à 2 % des frais de fonctionnement, qui représentent 27 % des 17,1 milliards d'euros de dépenses d'enseignement de 2025)
- Meilleurs rendements des études : moins d'années d'études perdues. C'est surtout un gain pour les étudiants et les familles ; comme les hautes écoles et les universités sont financées par une enveloppe, cela ne produit pas d'économie budgétaire automatique et n'est pas compté
- Total : 60 à 120 millions d'euros par an de gains d'efficience, à niveau de qualité inchangé
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : cadre légal pour un système d'enseignement unique, conception du curriculum de base
- Années 3-4 : fusion des pouvoirs organisateurs, déploiement du système numérique central, premières épreuves centrales
- Années 5-7 : mise en œuvre complète, transformation des fédérations en prestataires de services libres
- Requiert : l'art. 16 de la Constitution HART (chacun peut fonder une école ; le concordat détermine quelles écoles sont financées publiquement, selon des critères objectifs) et des décisions du conseil communautaire du concordat néerlandophone (art. 31) à la place des décrets flamands sur l'enseignement. En attendant : les mêmes objectifs finaux, la même inspection et les mêmes épreuves pour tous les réseaux, et la fusion au sein des réseaux officiels (GO!, communal et provincial)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Enseignement (Communauté flamande) : réformé Un seul système d'enseignement au lieu de trois réseaux. Des épreuves centrales de qualité, moins de bureaucratie, plus d'autonomie pour les écoles. Sur le modèle de l'Estonie et des Pays-Bas.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Avec 17,25 milliards d'euros (2026), l'enseignement flamand est de loin le premier poste de dépenses de l'autorité flamande. Plus de 210.000 membres du personnel (179.000 équivalents temps plein) enseignent à environ 1,2 million d'élèves ou les encadrent. Le système est divisé en trois réseaux : l'enseignement de la Communauté (GO!, environ 19 % des élèves), l'enseignement officiel subventionné (communes et provinces, environ 16 %) et l'enseignement libre (majoritairement catholique, environ 63 %), avec quatre fédérations de pouvoirs organisateurs qui organisent chacune leurs propres programmes d'études, leur accompagnement pédagogique et leur administration. Aucun pays du top PISA ne connaît un paysage éducatif aussi morcelé.
Ce qui ne va pas
Malgré des budgets record, la qualité recule depuis vingt ans. Au PISA 2025, les jeunes Flamands de 15 ans ont obtenu 64 points de moins en mathématiques qu'en 2003. En lecture, la baisse entre 2018 et 2025 a été deux fois plus forte qu'entre 2009 et 2018. Un quart des élèves n'atteignent pas le niveau de base en mathématiques, près de trois sur dix le niveau de base en lecture. Dans le même temps, 68 % du budget de l'enseignement va directement aux salaires, et selon le Vlaamse Brede Heroverweging, 88 % des dépenses courantes d'enseignement allaient au personnel (2017), l'une des parts les plus élevées de l'UE. Trop de travail administratif est pour les enseignants la source de stress la plus citée : un sur trois le ressent comme une lourde charge. À peine 33 % des étudiants de bachelier obtiennent leur diplôme dans le temps prévu (moyenne UE : 43 %).
Le cœur du problème est structurel. Les trois réseaux et les quatre fédérations de pouvoirs organisateurs forment une couche intermédiaire qui absorbe de l'argent, du temps et de l'attention sans contribuer de manière démontrable à la qualité de l'enseignement. Chaque fédération développe ses propres programmes d'études, ses propres services d'accompagnement, ses propres systèmes administratifs. C'est faire quatre fois le même travail. Pendant ce temps, les résultats sont à peine mesurés : les épreuves centrales n'existent que depuis 2024, et uniquement pour le néerlandais et les mathématiques.
Comment cela fonctionne ailleurs
L'Estonie, un pays qui compte moins d'habitants que la Flandre, était au sommet de l'Europe au PISA 2022 et est, au PISA 2025, le seul pays de l'UE qui obtient un score supérieur à la Flandre dans les trois domaines. Elle y dépense 37 % de moins par élève que la Belgique. La recette : un seul curriculum national avec une forte autonomie pour les écoles, des compétences numériques dès l'enseignement fondamental, la confiance dans les enseignants et des journées d'école courtes. Pas de fédérations, pas de réseaux, pas de couches intermédiaires.
Les Pays-Bas financent à égalité les écoles publiques et les écoles privées, mais sans fédérations aux programmes d'études propres : un seul cadre d'enseignement avec des écoles autonomes, une Inspectie van het Onderwijs (inspection de l'enseignement) puissante qui rend les résultats publics, et un avis d'études contraignant dans l'enseignement supérieur. Cela prouve que le libre choix de l'école est possible sans couches intermédiaires morcelées.
Ce que HART propose
HART veut réformer l'enseignement flamand autour de cinq piliers :
Un : un seul système d'enseignement. Tous les réseaux sont fusionnés en un seul système d'enseignement public, avec une seule inspection, un seul système d'inscription et une seule échelle salariale. Toutes les écoles deviennent des établissements autonomes sous un seul cadre flamand. Le libre choix de l'école est maintenu ; le cours de religion et de morale devient une offre extrascolaire. Les bâtiments scolaires du réseau catholique ne sont pas expropriés mais mis à disposition par emphytéose ou concession. Les fédérations perdent leur rôle de niveau intermédiaire obligatoire. Elles peuvent continuer à offrir des services pédagogiques comme acteurs libres du marché, pas comme monopole financé. Un seul système public est possible parce que la Constitution HART laisse le concordat déterminer quelles écoles sont financées publiquement, selon des critères objectifs ; chacun peut fonder une école (art. 16).
Deux : un seul curriculum de base. Un seul ensemble d'objectifs de base par année d'études pour toutes les écoles, avec 20 % d'espace libre pour des accents propres. Fini les quatre programmes d'études parallèles.
Trois : mesurer, c'est savoir. Des épreuves centrales obligatoires à 12, 15 et 18 ans pour le néerlandais, les mathématiques, les sciences et l'anglais, construites sur une architecture de gain d'apprentissage : un pré-test au début d'un cycle, un post-test à la fin, avec une correction selon le contexte socio-économique. La publication se fait au niveau de l'école sur la base du gain d'apprentissage (pas des scores bruts), afin que les écoles accueillant des élèves défavorisés ne soient pas jugées injustement et que les écoles à public privilégié ne puissent pas se cacher derrière leur population. Au niveau de la classe et de l'enseignant, les données restent internes, pour la réflexion pédagogique et le coaching, pas pour un classement public ou une sanction. Les écoles structurellement sous-performantes reçoivent de l'aide, et si cela ne fonctionne pas, une intervention administrative suit.
Quatre : l'enseignement au centre. Réduire de moitié la charge administrative par une véritable numérisation : chaque école fournit ses données une seule fois, un seul système les répartit. Les enseignants consacrent au maximum 20 % de leur temps à des tâches hors enseignement, préparation, correction et accompagnement des élèves.
Cinq : un avis d'études contraignant dans l'enseignement supérieur. Celui qui obtient trop peu de crédits après la première année reçoit un avis de réorientation contraignant, un an plus tôt que la « coupure » qui s'applique depuis 2023-2024. Le financement des hautes écoles et des universités est en partie lié aux taux de diplomation.
Ce que cela rapporte
Un gain d'efficience de 60 à 120 millions d'euros par an grâce à la suppression des structures doubles et à une meilleure échelle des pouvoirs organisateurs. De meilleurs rendements des études épargnent en outre des années d'études perdues aux étudiants et aux familles. Mais plus important que l'argent : un meilleur enseignement. L'Estonie prouve que c'est possible : qualité au sommet, coûts bas, forte égalité. La Flandre a le talent, le budget et l'ambition. Ce qui manque, c'est un système qui fonctionne.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Autorité flamande. Departement Onderwijs en Vorming | https://www.vlaanderen.be/departement-onderwijs-en-vorming | 2026 | Structure du département |
| Parlement flamand. Verslag Commissie Onderwijs over de uitgavenbegroting 2026 (Stuk 15 (2025-2026) nr. 7-H) | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2246988 | déc. 2025 | Budget de 17,25 Mds € (crédits d'engagement) et 17,24 Mds € (crédits de liquidation), hausse de 2,4 % des crédits d'engagement, +304,8 M€ pour l'enseignement maternel et obligatoire, Vlaamse toetsen (épreuves centrales) |
| Statistiek Vlaanderen. Onderwijsbegroting | https://www.vlaanderen.be/statistiek-vlaanderen/onderwijs-en-vorming/onderwijsbegroting | 2026 | 17,1 Mds € de dépenses en 2025, plus de 25 % des dépenses flamandes, 68 % de salaires, 27 % de frais de fonctionnement |
| Statistiek Vlaanderen. Personeelsleden Vlaams onderwijs | https://www.vlaanderen.be/statistiek-vlaanderen/onderwijs-en-vorming/personeelsleden-vlaams-onderwijs | 2025 | 179.205 ETP (2024-2025), +12,9 % depuis 2015-2016 |
| Statistiek Vlaanderen. Schoolbevolking basis- en secundair onderwijs | https://www.vlaanderen.be/statistiek-vlaanderen/onderwijs-en-vorming/schoolbevolking-basis-en-secundair-onderwijs | 2025 | ±1,2 million d'élèves (2025-2026) |
| Ministre flamand de l'Enseignement. Aantal leerkrachten sterk gestegen in de voorbije 10 jaar | https://www.benweyts.be/nieuws/aantal-leerkrachten-sterk-gestegen-in-de-voorbije-10-jaar | avr. 2024 | 210.798 membres du personnel en têtes (mars 2024), +28.342 depuis 2014 ; 165.962 enseignants (2022-2023) |
| GO! Pro. GO! in cijfers en Scholengroepen | https://pro.g-o.be/themas/over-go/go-in-cijfers/ | 2024 | 233.068 élèves (1er février 2024), 26 groupes d'écoles (https://pro.g-o.be/themas/over-go/organisatiestructuur/mesoniveau/scholengroepen/) |
| UGent. Vlaamse resultaten PISA 2025 | https://www.pisa.ugent.be/resultaten/pisa-2025/vlaamse-resultaten | sept. 2026 | Scores PISA 2025, élèves peu performants et très performants |
| UGent. Vlaams Rapport PISA 2025 | https://www.pisa.ugent.be/uploads/files/Vlaams-Rapport-PISA-2025.pdf | sept. 2026 | Tendances depuis 2003, l'Estonie seul pays de l'UE avec un score supérieur dans trois domaines, scores des Pays-Bas et du Danemark |
| UGent. Vlaamse resultaten PISA 2022 | https://www.pisa.ugent.be/resultaten/pisa-2022/vlaamse-resultaten | 2023 | Scores PISA 2022 à titre de comparaison |
| Departement Onderwijs en Vorming. Indicatoren over het lerarentekort | https://data-onderwijs.vlaanderen.be/documenten/bestanden/Indicatoren-lerarentekort.pdf | juil. 2025 | Encadrement non utilisé, remplacements non pourvus, concentration régionale |
| VRT NWS. Lerarentekort wordt kleiner | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/01/13/lerarentekort-vdab-vacatures/ | janv. 2026 | Offres d'emploi VDAB fin 2025 et 2024, français et mathématiques comme matières en pénurie |
| TALIS 2024 Vlaanderen | https://talis2024.be/wp-content/uploads/2025/10/TALIS-2024-Vlaanderen-1.pdf | oct. 2025 | Emploi du temps des enseignants, administration comme source de stress |
| Vlaamse Brede Heroverweging. Rapport Onderwijs & Vorming | https://docs.vlaamsparlement.be/docs/begroting/brede-heroverweging/eindrapporten-projectgroepen/VBH_OV_Definitief_rapport_publicatie.pdf | 2021 | 88 % de frais de personnel (dépenses courantes, comparaison de 12 pays de l'UE), simulations d'économies, salaires des enseignants au-dessus de la moyenne de l'OCDE |
| Cour des comptes. Buitengewoon onderwijs: toegang en uitstroom | https://www.ccrek.be/nl/publicatie/buitengewoon-onderwijs-toegang-en-uitstroom | sept. 2024 | +13 % d'élèves dans l'enseignement spécialisé en quatre ans, aucune évolution vers l'inclusion |
| Cour des comptes. Deeltijds kunstonderwijs: afstemming en toegankelijkheid van het aanbod | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2021_58_DeeltijdsKunstonderwijs.pdf | déc. 2021 | Manque de moyens de fonctionnement, budget de fonctionnement des académies subventionnées -170.000 euros à partir de 2020 |
| Parlement flamand. Schriftelijke vraag nr. 1220 over de harde knip in het hoger onderwijs | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2228371 | sept. 2025 | Coupure (décret du 5 juillet 2022) : matières de première année réussies après deux ans |
| Vlor. Advies over de financiering van de werking van hogescholen en universiteiten | https://www.vlor.be/adviezen/advies-over-de-financiering-van-de-werking-van-hogescholen-en-universiteiten | juin 2007 | Financement par enveloppe avec système de clic pour la partie variable (décret de financement de 2008) |
| Codex Vlaanderen. Decreet betreffende de kwaliteit van onderwijs | https://codex.vlaanderen.be/Portals/Codex/documenten/1018273.html | 2026 | Financement des services d'accompagnement pédagogique (conseiller à mi-temps par 350 emplois organiques, 8 M€ de priorités politiques) |
| EU Education and Training Monitor 2025. Belgium | https://op.europa.eu/webpub/eac/education-and-training-monitor/en/country-reports/belgium.html | 2025 | Décrochage scolaire, rendement des études, compétences numériques (ICILS 2023) |
| OECD. Education at a Glance 2025: Belgium (landennota) | https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/09/education-at-a-glance-2025-country-notes_9749f4ff/belgium_3d277682/0fbd3865-en.pdf | 2025 | Dépenses par élève, pénurie d'enseignants en Communauté flamande (1,8 %, 4,8 %, 6,3 %) |
| OECD. Education at a Glance 2025: Netherlands | https://www.oecd.org/en/publications/education-at-a-glance-2025_1a3543e2-en/netherlands_26a700bc-en.html | 2025 | Pénurie d'enseignants aux Pays-Bas (2,6 %, 2,7 %), dépenses par élève |
| OECD. Education at a Glance 2025: Estonia | https://www.oecd.org/en/publications/education-at-a-glance-2025_1a3543e2-en/estonia_9f1f41d3-en.html | 2025 | Dépenses par élève en Estonie (10.303 USD) |
| Eurostat. NEET-ratio 18-24 jaar (edat_lfse_20) | https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/edat_lfse_20/default/table | 2026 | NEET Pays-Bas, Belgique, UE (2025) |
| e-Estonia. PISA test 2022 results | https://e-estonia.com/pisa-test-2022-results-estonian-students-rank-high-in-europe/ | 2023 | Estonie au sommet de l'Europe au PISA 2022 (premier en sciences, premier ex æquo en mathématiques et en lecture) |
| NCEE. Estonia country profile | https://ncee.org/estonia/ | 2025 | Autonomie des écoles, curriculum, égalité, littératie numérique |
| Gouvernement flamand. Conceptnota Digiplan (via OVSG) | https://www.ovsg.be/volumes/general/Schoolorganisatie/250502-Nota-VR-Digiplan-conceptnota-digitaliseringsbeleid-onderwijs.pdf | 2025 | Numérisation et charge administrative (planlast) |
| KU Leuven. Post-Pandemic Trends in Student Achievement | https://feb.kuleuven.be/research/economics/Documents/DPS2025/DPS%202502.pdf | 2025 | Baisse des performances en Flandre |
| Eurydice. Germany Organisation and Governance | https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/national-education-systems/germany/organisation-and-governance | 2025 | Compétences des Länder et de la Bund |
Synthèse
Ligne : Enseignement. ±179.000 ETP (Flandre. Compétences communautaires) Classification : 🟠 Réformé Problème central : budget record (17,25 Mds € en 2026) mais qualité en baisse structurelle. La structure unique en réseaux provoque morcellement, bureaucratie et absence de mesure des résultats. Proposition de HART : un seul système d'enseignement public, un seul curriculum de base, des épreuves centrales de qualité, une charge administrative (planlast) réduite de moitié, un avis d'études contraignant. Modèles de référence : l'Estonie (qualité + efficience), les Pays-Bas (un seul cadre + inspection) Gain d'efficience estimé : 60 à 120 millions d'euros par an Score des principes : 1✅, 5⚠️, 3❌. Les gains les plus importants sur la Simplicité, l'Orientation résultats, l'Éprouvé à l'étranger
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)