Parlement flamand : audit 2026-03-30
Ligne : Parlement flamand : 124 membres
Catégorie : Flandre, Gouvernement Auditeur : audit HART réforme de l'État (automatisé) Date : 30 mars 2026
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Parlement flamand Base juridique : loi spéciale de réformes institutionnelles (LSRI, 8 août 1980), modifiée par l'accord de la Saint-Michel (1993) et par la loi spéciale du 16 juillet 1993. Élections directes depuis 1995. Histoire de la création :
- 1971-1980 : Conseil culturel de la Communauté culturelle néerlandaise
- 1980-1995 : Conseil flamand (avec double mandat : les parlementaires fédéraux siégeaient aussi au niveau flamand)
- 1995 à aujourd'hui : Parlement flamand élu au suffrage direct
Niveau de pouvoir : entité fédérée (Communauté flamande + Région flamande, un assemblage unique en Belgique depuis 1980)
Composition : 124 membres
- 118 élus directement en Région flamande
- 6 élus dans le collège électoral de Bruxelles-Capitale (droit de vote limité : uniquement sur les compétences communautaires)
Répartition des sièges par circonscription électorale (arrêté du Gouvernement flamand du 2 décembre 2022, applicable depuis les élections de 2024) :
| Circonscription | Sièges |
|---|---|
| Anvers | 33 |
| Flandre-Orientale | 27 |
| Flandre-Occidentale | 21 |
| Brabant flamand | 21 |
| Limbourg | 16 |
| Bruxelles-Capitale | 6 |
| Total | 124 |
Répartition des sièges après les élections du 9 juin 2024 :
| Parti | Sièges | Position |
|---|---|---|
| N-VA | 31 | Majorité |
| Vlaams Belang | 31 | Opposition |
| Vooruit | 18 | Majorité |
| CD&V | 16 | Majorité |
| Groen | 9 | Opposition |
| PTB | 9 | Opposition |
| Open Vld (devenu Anders) | 9 | Opposition |
| Team Fouad Ahidar | 1 | Opposition |
La composition des groupes évolue au cours de la législature (transfuges et indépendants) ; la majorité compte 65 des 124 sièges.
Présidente du Parlement : Freya Van den Bossche (Vooruit), depuis le 8 janvier 2025.
Budget : 123,9 M€ (budget 2026), dont :
- Presque entièrement financé par l'autorité flamande (dotation de 117,9 M€) ; les recettes propres et financières et les réserves complètent
- Frais de personnel : 78,4 M€ ; dotations aux partis et aux groupes : 23,3 M€
- En décembre 2025, le Parlement a annoncé un paquet d'économies de 23 M€
Personnel :
- 124 députés
- 258 collaborateurs de députés et de groupes politiques
- 233 membres du personnel (Secrétariat général)
- Total : ±615 personnes
Indemnités des députés :
- Indemnité parlementaire : 53.511 €/an (montant à l'index 100 %)
- Indemnité de frais : 14.983 €/an (montant à l'index 100 %)
- Indemnité de matériel de bureau : réduite de ±10.000 € à plus de 2.000 € (paquet d'économies de décembre 2025)
- Indemnité de sortie : en décembre 2025, il a été décidé de la limiter à 12 mois au maximum, soit au plus 107.888 € bruts, calculés sur l'indemnité hors indemnité de frais (auparavant jusqu'à 24 mois)
1B. Que fait-il en pratique ?
Trois missions principales :
- Législation : voter des décrets (ils ont force de loi dans les compétences flamandes)
- Contrôle du gouvernement : désigner et contrôler le Gouvernement flamand (questions d'actualité, interpellations, auditions, commissions d'enquête)
- Budget : approuver chaque année le budget flamand (66,0 milliards d'euros de dépenses et 61,6 milliards d'euros de recettes, consolidés SEC, budget 2026)
Domaines de compétence :
- Compétences communautaires : enseignement, culture, bien-être, soins de santé, politique linguistique, médias, sport, jeunesse, accueil de la petite enfance, allocations familiales (Groeipakket)
- Compétences régionales : aménagement du territoire, environnement, eau, agriculture, logement, économie, énergie, administration locale, emploi, travaux publics, mobilité, commerce extérieur
Fonctionnement :
- Séance plénière : chaque mercredi (les 124 membres)
- Réunions de commission : du mardi au vendredi (commissions permanentes par domaine politique)
- Bureau + Bureau élargi : gestion quotidienne et fixation de l'ordre du jour
Problème structurel : les 6 membres bruxellois Les 6 membres bruxellois ne peuvent voter que sur les compétences communautaires, pas sur les compétences régionales. Cela crée deux classes de députés. De plus, un député flamand bruxellois représente beaucoup moins d'électeurs qu'un collègue de la Région flamande : lors des élections de 2024, on comptait environ 13.200 bulletins valables par siège bruxellois (78.962 pour 6 sièges) contre environ 36.400 par siège en Région flamande (4,30 millions pour 118 sièges), soit près de trois fois moins. Cela revient à un droit de vote plural de fait. À mesure que les compétences communautaires glissent vers des organes bruxellois au fil des réformes de l'État, leur position devient de plus en plus difficile à justifier.
Chevauchements et tensions avec d'autres niveaux :
- La Flandre reçoit plus de la moitié de ses moyens via des dotations de la loi spéciale de financement (34,7 milliards d'euros sur 61,6 milliards d'euros de recettes, soit environ 56 %, budget 2026) → autonomie fiscale limitée
- Aucune compétence en matière de sécurité sociale, de chemins de fer, d'aéroport national ou de migration
- Les conflits d'intérêts et de compétence avec le niveau fédéral (p. ex. climat, énergie, mobilité) sont tranchés par le Comité de concertation ou par la Cour constitutionnelle, pas par le Parlement lui-même
- 29 sénateurs d'entité fédérée (membres du Parlement flamand qui siègent aussi au Sénat) : vestige du double mandat
Instruments de contrôle :
- La Cour des comptes réalise des audits, formule des recommandations et suit dans quelle mesure elles sont mises en œuvre
- Pétitions (droit de pétition) : quiconque réunit au moins 15.000 signatures obtient une audition obligatoire dans la commission compétente ; l'auteur reçoit le rapport de la commission et la décision de la séance plénière
- Les chiffres de présence en commission sont consultables publiquement réunion par réunion, mais en 2011, le Bureau élargi a décidé de ne pas publier de chiffres de présence globaux par député
1C. Comparaison internationale
Ratio habitants par député :
| Parlement | Membres | Habitants | Ratio |
|---|---|---|---|
| Parlement flamand | 124 | 6,9 millions | ±55.600:1 |
| Landtag de NRW (Allemagne) | 195 | 18,0 millions | ±92.500:1 |
| Landtag de Bavière (Allemagne) | 203 | 13,2 millions | ±65.300:1 |
| Landtag de Basse-Autriche | 56 | 1,7 million | ±30.900:1 |
| Landtag de Haute-Autriche | 56 | 1,5 million | ±27.500:1 |
| Landtag/conseil communal de Vienne | 100 | 2,0 millions | ±20.400:1 |
| Conseil cantonal de Zurich (Suisse) | 180 | 1,6 million | ±9.000:1 |
| États provinciaux de Hollande-Méridionale (NL) | 55 | 3,9 millions | ±70.600:1 |
| États provinciaux du Brabant-Septentrional (NL) | 55 | 2,7 millions | ±48.700:1 |
Habitants : Région flamande, Länder autrichiens et provinces néerlandaises au 1er janvier 2026 ; Länder allemands au 31 décembre 2024 ; canton de Zurich fin 2025. Sièges : Landtag de NRW après les élections de 2022 (minimum légal 181), Landtag de Bavière après les élections de 2023 (minimum légal 180).
Analyse :
- En termes de ratio (±55.600:1), le Parlement flamand se situe dans la moyenne des parlements d'entités fédérées européens comparables.
- Il compte moins de membres que les grands Landtage allemands (NRW 195, Bavière 203), mais ces Länder ont aussi deux fois (Bavière) à deux fois et demie (NRW) plus d'habitants que la Flandre.
- Les Pays-Bas n'ont pas de parlement d'entité fédérée distinct. Les États provinciaux ont des compétences bien plus limitées (39 à 55 membres par province). Le modèle néerlandais est fortement unitaire, avec une exécution décentralisée.
- Le Danemark et la Suède n'ont pas de parlements régionaux dotés d'un pouvoir législatif, seulement des conseils régionaux élus aux compétences limitées, surtout exécutives.
- Les parlements cantonaux suisses sont relativement grands, mais les cantons sont bien plus petits et disposent d'une autonomie profonde (impôts propres, tribunaux propres).
Qu'est-ce qui fonctionne mieux ailleurs ?
- Allemagne : les Landtage ont peu de pouvoir fiscal propre : outre de petits impôts locaux (sur les chiens ou les résidences secondaires, par exemple), ils ne fixent eux-mêmes que le taux de l'impôt sur les acquisitions immobilières (Grunderwerbsteuer, article 105 Grundgesetz). Leur poids vient de deux autres sources. Ils contrôlent un gouvernement qui codécide de la législation fédérale via le Bundesrat, et grâce aux compétences concurrentes (article 72 Grundgesetz), les Länder peuvent légiférer tant et dans la mesure où le Bund ne le fait pas.
- Suisse : chaque canton a sa propre loi fiscale et fixe lui-même les taux de l'impôt sur le revenu et sur les bénéfices : c'est une véritable autonomie fiscale. Les parlements cantonaux combinent le pouvoir législatif et la démocratie directe (référendums). La participation citoyenne maintient le parlement en éveil.
- Pays-Bas : sans parlement d'entité fédérée, le système est moins cher et plus simple, mais il offre moins de contrôle démocratique au niveau régional. La Flandre a plus de compétences qu'une province néerlandaise, un parlement s'y justifie donc.
1D. Problèmes et critiques
Autonomie fiscale limitée : plus de la moitié des recettes (environ 56 %, budget 2026) proviennent de dotations de la loi spéciale de financement. Le Parlement approuve un budget dont il ne contrôle pratiquement pas le volet des recettes. Cela mine le principe « qui décide, paie ».
Travail en commission vs. séance plénière : le vrai travail législatif se fait en commission. La séance plénière est souvent une formalité aux résultats fixés d'avance. Critique portant sur l'absentéisme et sur le rôle de chambre d'enregistrement.
Transparence des présences : le Bureau élargi a décidé en 2011 de ne pas publier de chiffres de présence globaux. La présence est consultable réunion par réunion, mais un aperçu d'ensemble par député manque.
Membres bruxellois, une dualité : 6 membres au droit de vote limité créent une inégalité difficile à expliquer. Avec le glissement des compétences communautaires vers des organes bruxellois, leur mandat se vide de plus en plus.
Double rôle résiduel avec le Sénat : 29 députés flamands sont aussi sénateurs d'entité fédérée. C'est un vestige du double mandat, qui disperse la charge de travail et dilue la concentration.
Taille des cabinets vs. parlement : fin 2025, le Gouvernement flamand comptait environ 288 collaborateurs de cabinet (262,8 équivalents temps plein). Cette administration de l'ombre mine la mission de contrôle du Parlement. Les ministres sont briefés par des collaborateurs de cabinet, pas par l'administration que le Parlement contrôle.
Pas de Constitution propre ni d'autonomie constitutionnelle : le Parlement flamand est lié par la Constitution fédérale et par les lois spéciales. Il ne peut pas réformer fondamentalement ses propres institutions sans la coopération du fédéral.
Paquet d'économies de décembre 2025 : un bon début, mais structurellement insuffisant : l'économie de 23 M€ (indemnités plus basses, indexation réduite, 14 fonctionnaires non remplacés) est positive, mais elle ne touche pas aux questions structurelles (nombre de membres, structure des commissions, autonomie fiscale).
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ Partiel | Le Parlement flamand se situe au bon niveau pour les compétences qu'il exerce. Mais, du fait de la fusion communauté/région, il est responsable des matières personnalisables comme des matières territoriales, une construction qui n'existe en Belgique que du côté flamand. Les 6 membres bruxellois au droit de vote limité sont une anomalie. |
| 2 | Transparence | ⚠️ Partiel | Les réunions sont publiques, les documents en ligne, les votes publics. Mais : les chiffres de présence globaux ne sont pas publiés, le budget est difficilement lisible pour les citoyens, et la relation entre dotations fédérales et dépenses flamandes est opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ Échec | C'est le problème fondamental. Plus de la moitié des recettes (environ 56 %, budget 2026) proviennent de dotations de la loi spéciale de financement. Le Parlement approuve des dépenses mais ne contrôle presque pas le volet des recettes. L'écart fiscal vertical est important. Il n'existe aucun lien direct entre pression fiscale et décisions budgétaires. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ Partiel | La structure (124 membres, commissions permanentes par domaine politique, Bureau, Bureau élargi) est raisonnablement compréhensible. Mais la construction avec 6 membres bruxellois au droit de vote limité, 29 sénateurs d'entité fédérée et le chevauchement communauté/région rend le système plus complexe que nécessaire. |
| 5 | Taille critique | ✅ Satisfait | 124 membres pour 6,9 millions d'habitants (2026) est conforme aux normes européennes (±55.600 habitants par membre). Comparable aux Landtage allemands de taille moyenne. Le parlement est assez grand pour fonctionner professionnellement et assez petit pour le contrôle démocratique. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ Échec | La Belgique connaît des compétences exclusives par niveau. Pas de compétences concurrentes sur le modèle allemand. Le Parlement flamand ne peut pas légiférer dans les domaines où l'autorité fédérale reste inactive. Les conflits de compétence sont tranchés juridiquement (Cour constitutionnelle), pas par l'innovation politique. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ Partiel | La Cour des comptes réalise des audits assortis d'un système de suivi structuré. Mais le Parlement lui-même n'impose pas de KPI systématiques au gouvernement. Le contrôle budgétaire est son instrument le plus fort ; les résultats des politiques sont évalués au cas par cas. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ Partiel | Les documents sont en ligne, les réunions diffusées en direct, le moteur de recherche est fonctionnel. Mais l'interaction avec les citoyens est limitée : le droit de pétition existe, mais une audition obligatoire ne suit qu'à partir de 15.000 signatures, et il n'y a pas de forme permanente de participation citoyenne. La Communauté germanophone, avec son Bürgerrat, est plus avancée sur le plan participatif. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ Partiel | La structure de base (un parlement d'entité fédérée à représentation proportionnelle) est un standard européen. Mais l'absence d'autonomie fiscale (Suisse), de compétences concurrentes (Allemagne) et d'autonomie constitutionnelle (constitutions propres des entités fédérées en Allemagne, en Suisse et en Autriche) s'écarte des best practices. |
Synthèse : les trois principes où le gain le plus important est à réaliser :
- Responsabilité = financement (❌) : sans autonomie fiscale, le Parlement est un organe de dépense, pas un parlement à part entière.
- Compétences concurrentes (❌) : le modèle de compétences exclusives bloque l'innovation et crée des conflits de compétence.
- Transparence (⚠️) : les données de présence et la transparence budgétaire doivent structurellement s'améliorer.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé. Le Parlement flamand disparaît en tant que parlement régional et communautaire. Son rôle passe aux cinq parlements d'entités fédérées flamandes (Anvers, Flandre-Orientale, Flandre-Occidentale, Brabant flamand et Limbourg), chacun avec son propre pouvoir fiscal, des compétences concurrentes et une meilleure transparence, au conseil communautaire du concordat néerlandophone pour l'enseignement, la langue, la radiodiffusion et les allocations familiales, et au conseil de contrôle néerlandophone (art. 2, 31 et 36 de la Constitution HART).
3B. Proposition concrète
Qu'est-ce qui change ?
Cinq parlements d'entités fédérées au lieu d'un : le Parlement flamand disparaît en tant que parlement régional et communautaire. Les cinq provinces flamandes deviennent des entités fédérées, et leurs conseils provinciaux deviennent des parlements d'entités fédérées de 21 membres plus un par tranche entière de 100.000 habitants au maximum : Anvers 40, Flandre-Orientale 37, Flandre-Occidentale 33, Brabant flamand 33 et Limbourg 30, soit 173 sièges à temps partiel au total, avec jetons de présence (art. 2 et 43 de la Constitution HART). Chaque parlement vote les lois de l'entité fédérée et le budget, élit le gouvernement et fixe son régime électoral et son fonctionnement dans un statut organique propre. L'enseignement, la langue, la radiodiffusion et les allocations familiales sont réglés par les cinq entités fédérées flamandes dans le concordat néerlandophone (avec Bruxelles pour ses institutions néerlandophones), auquel chaque parlement adhère par loi de l'entité fédérée (art. 31). L'enquête permanente est menée par le conseil de contrôle néerlandophone, avec une chambre par entité fédérée (art. 36).
Autonomie fiscale : chaque entité fédérée flamande obtient une compétence fiscale à part entière. Dans les dix ans, au moins 70 % des recettes des entités fédérées flamandes proviennent d'impôts propres (un taux propre à l'impôt des personnes physiques dans des fourchettes fédérales, le précompte immobilier, les droits d'enregistrement, de donation et de succession, la taxe de circulation et les taxes environnementales ; art. 53 et 54). L'impôt des sociétés reste fédéral, sans centimes additionnels, et le SPF Finances perçoit pour tous les niveaux (art. 52). L'écart fiscal vertical descend de plus de la moitié à 30 % au maximum.
Compétences concurrentes (modèle allemand) : à côté de paquets de compétences homogènes, il y aura des compétences partagées : dans les domaines où l'autorité fédérale ne légifère pas, chaque parlement d'entité fédérée peut voter lui-même des lois de l'entité fédérée ; la législation fédérale a la primauté (art. 26 et 28). Cela évite les vides politiques et stimule l'innovation entre entités fédérées.
Membres bruxellois : avec le Parlement flamand disparaissent aussi les 6 sièges bruxellois au droit de vote limité. Les Flamands de Bruxelles sont représentés au parlement de l'entité fédérée de Bruxelles, où au moins un siège sur cinq revient à des membres néerlandophones (7 sur 33), et, via un membre néerlandophone du gouvernement bruxellois, au conseil communautaire du concordat néerlandophone (art. 6, voir la proposition HART distincte).
Suppression des sénateurs d'entité fédérée : les 29 doubles mandats avec le Sénat disparaissent. Le Sénat est remplacé par le Conseil des entités fédérées, composé des douze gouvernements d'entités fédérées (art. 35, voir la proposition HART distincte).
Transparence obligatoire, dans chaque parlement d'entité fédérée :
- Les chiffres de présence globaux par député sont publiés chaque année
- Le budget et son exécution sont présentés dans un tableau de bord lisible par le public avec des données ouvertes (sur le modèle suédois : publication mensuelle de l'exécution du budget de l'État)
- Chaque commission publie un rapport de résultats annuel
Participation citoyenne :
- Le parlement citoyen numérique fonctionne aussi par entité fédérée : une proposition soutenue par 0,21 % des habitants (4.100 à Anvers) est soumise au parlement de l'entité fédérée, qui en débat et la vote dans les six mois, et avec les signatures de 0,67 % des habitants (13.000 à Anvers), les électeurs de cette entité fédérée demandent un veto populaire sur une nouvelle loi de l'entité fédérée (art. 37). Chaque entité fédérée peut aussi régler par loi de l'entité fédérée ses propres initiatives citoyennes et votes citoyens
- Reddition de comptes numérique permanente : chaque ministre publie ses résultats en continu et se présente devant le parlement dès que des signaux d'alerte l'exigent
Modèle de référence international : les Landtage allemands (compétences concurrentes, commissions fortes), les cantons suisses (parlements à temps partiel, autonomie fiscale et participation citoyenne) et les données budgétaires ouvertes suédoises.
Impact estimé :
- Économie : non chiffrée séparément. Le Parlement flamand et les cinq conseils provinciaux flamands cèdent la place à cinq parlements d'entités fédérées à temps partiel avec jetons de présence ; le modèle cantonal chiffre la superstructure politique dans son ensemble (426 élus au lieu de 879), pas par parlement. La disparition des 29 sénateurs d'entité fédérée compte dans l'économie sur le Sénat (proposition HART distincte) et n'est pas recomptée ici.
- Le vrai gain réside dans une meilleure qualité des politiques grâce à la responsabilité fiscale : si le parlement lève lui-même l'impôt, chaque euro est dépensé avec plus de soin
- L'écart fiscal vertical descend de plus de la moitié à 30 % au maximum et rapproche la Flandre des cantons suisses
Trajet de mise en œuvre :
- Fondement : la Constitution HART fait des cinq provinces flamandes des entités fédérées dotées d'un parlement et d'un gouvernement propres (art. 2 et 43) et règle le concordat (art. 31) ; pas de loi spéciale avec des majorités dans les groupes linguistiques
- Chaque entité fédérée flamande fixe son régime électoral et le fonctionnement de son parlement dans son statut organique (art. 43) et adhère par loi de l'entité fédérée au concordat néerlandophone (art. 31 §2)
- La loi spéciale de financement cède la place à une loi de péréquation et à une loi qui fixe la fourchette autour du taux de référence, toutes deux avec l'accord du Conseil des entités fédérées (art. 35, 53 et 55)
- Horizon temporel : la prochaine réforme de l'État, avec l'autonomie fiscale phasée sur dix ans
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Parlement flamand : supprimé D'un parlement dépensier unique à cinq véritables parlements d'entités fédérées, à temps partiel, dotés d'un pouvoir fiscal propre, de compétences concurrentes et d'une transparence obligatoire. L'enseignement, la langue, la radiodiffusion et les allocations familiales sont réglés ensemble par les entités fédérées flamandes dans le concordat néerlandophone.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Parlement flamand compte 124 membres : 118 élus en Flandre et 6 à Bruxelles. Il est responsable de l'enseignement, du bien-être, de la culture, de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de l'économie, de la mobilité et de bien d'autres matières. Le Parlement vote des décrets, contrôle le Gouvernement flamand et approuve chaque année un budget de 66 milliards d'euros de dépenses (2026). Il coûte lui-même 123,9 millions d'euros par an (budget 2026) et compte quelque 615 personnes (124 députés, 258 collaborateurs de députés et de groupes politiques, 233 membres du personnel du Secrétariat général).
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental : le Parlement flamand dépense de l'argent qu'il ne perçoit pas lui-même. Plus de la moitié des recettes flamandes (environ 56 % en 2026) arrive par des dotations fédérales de la loi spéciale de financement. Cela fait du Parlement, en pratique, un organe de dépense et non un parlement à part entière. Un parlement qui n'a aucune prise sur le volet des recettes du budget ne peut pas réellement rendre des comptes aux citoyens sur la pression fiscale.
S'y ajoutent des anomalies structurelles. Six membres bruxellois ne peuvent voter que sur les compétences communautaires. Ce sont des députés de seconde zone, et par siège, ils représentent près de trois fois moins d'électeurs que leurs collègues de la Région flamande. 29 députés siègent aussi au Sénat comme sénateurs d'entité fédérée, un vestige du double mandat. Et le Bureau élargi a décidé en 2011 de ne pas publier de chiffres de présence globaux par député.
La Belgique connaît des compétences exclusives : si une matière est fédérale, la Flandre ne peut pas y toucher, et inversement. Cela paraît logique, mais en pratique cela crée des conflits de compétence et des vides politiques. Dans les domaines où l'autorité fédérale ne légifère pas pendant des années (p. ex. certains aspects de la politique climatique), le Parlement flamand ne peut pas prendre le relais.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Suisse, les entités fédérées ont une véritable autonomie fiscale. Chaque canton a sa propre loi fiscale et fixe lui-même les taux de l'impôt sur le revenu et sur les bénéfices ; le parlement cantonal décide donc des dépenses et des impôts que les habitants paient pour les financer. L'Allemagne connaît les compétences concurrentes : ce que le Bund ne règle pas, les Länder peuvent le régler. Ainsi, un Landtag comme celui de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (195 membres, 18 millions d'habitants) peut légiférer lui-même là où le Bund n'intervient pas. Cela évite les vides politiques et fait des entités fédérées des laboratoires d'innovation.
La Suède publie chaque mois l'exécution du budget de l'État sous forme de données ouvertes. La Suisse combine les parlements cantonaux et la démocratie directe : par référendum, les citoyens peuvent imposer ou bloquer une législation.
Ce que HART propose
Cinq parlements d'entités fédérées : le Parlement flamand cède la place aux parlements d'Anvers, de Flandre-Orientale, de Flandre-Occidentale, du Brabant flamand et du Limbourg. Les conseils provinciaux deviennent des parlements d'entités fédérées, soit 173 sièges à temps partiel au total, avec jetons de présence. L'enseignement, la langue, la radiodiffusion et les allocations familiales sont réglés ensemble par les entités fédérées flamandes dans le concordat néerlandophone. L'enquête permanente est menée par le conseil de contrôle néerlandophone.
Pouvoir fiscal propre : chaque entité fédérée flamande fixe elle-même son taux à l'impôt des personnes physiques, dans des fourchettes fédérales, et lève ses propres impôts, comme le précompte immobilier, les droits de succession et les taxes environnementales. L'impôt des sociétés reste fédéral. Dans les dix ans, au moins 70 % des recettes doivent provenir d'impôts propres. Qui décide, paie. Et qui paie, contrôle.
Compétences concurrentes : dans les domaines où l'autorité fédérale ne légifère pas, les entités fédérées peuvent voter des lois de l'entité fédérée ; la législation fédérale a la primauté. Cela suit le modèle de la Grundgesetz allemande et évite les vides politiques.
Plus de sièges bruxellois à droit de vote limité : les Flamands de Bruxelles sont représentés au parlement de l'entité fédérée de Bruxelles, avec au moins 7 des 33 sièges pour les néerlandophones, et, via un membre néerlandophone du gouvernement bruxellois, au conseil communautaire du concordat (voir la proposition distincte).
Plus de sénateurs d'entité fédérée : les 29 doubles mandats disparaissent avec la suppression du Sénat (voir la proposition distincte).
Transparence obligatoire : publication annuelle des chiffres de présence par député. Un tableau de bord budgétaire public. Chaque commission fait rapport chaque année sur les résultats atteints.
Participation citoyenne : le parlement citoyen numérique fonctionne aussi par entité fédérée : avec le soutien de 0,21 % des habitants, une proposition est soumise au parlement de l'entité fédérée, et avec les signatures de 0,67 %, les électeurs de cette entité fédérée demandent un veto populaire sur une nouvelle loi de l'entité fédérée. Reddition de comptes numérique permanente par chaque ministre.
Ce que cela rapporte
L'économie directe n'est pas chiffrée séparément : cinq parlements d'entités fédérées à temps partiel avec jetons de présence remplacent 124 députés flamands et 175 conseillers provinciaux, et le modèle cantonal compte pour tout le pays 426 élus au lieu de 879. Mais le vrai gain est structurel : un parlement qui lève lui-même l'impôt dépense avec plus de soin. En Suisse, chaque canton fixe lui-même ses taux d'imposition et en rend compte à ses propres habitants. Des données budgétaires ouvertes, comme en Suède, montrent à chaque citoyen ce qu'il advient de son argent.
L'écart fiscal vertical, la différence entre qui dépense l'argent et qui le perçoit, descend de plus de la moitié à 30 % au maximum. Cela rapproche la Flandre d'un État fédéral qui fonctionne bien comme la Suisse. Au lieu d'un parlement dépensier unique, il y aura cinq véritables parlements d'entités fédérées capables de rendre de vrais comptes au citoyen flamand.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Vlaams Parlement, Het Vlaams Parlement: over ons | https://www.vlaamsparlement.be/nl/het-vlaams-parlement-over-ons | consulté en 2026 | 124 membres (118 Région flamande, 6 Bruxelles), séance plénière le mercredi |
| Vlaams Parlement, Hoe werkt het Vlaams Parlement? | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/hoe-werkt-het-vlaams-parlement | consulté en 2026 | 258 collaborateurs de députés et de groupes, 233 membres du personnel |
| Vlaams Parlement, Budget en financiering van het Vlaams Parlement | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/budget-en-financiering-van-het-vlaams-parlement | budget 2026 | Budget 123,9 M€, frais de personnel 78,4 M€, dotations aux partis et aux groupes 23,3 M€ |
| 21News, 500 millions d'euros pour faire fonctionner les parlements belges (op basis van La Libre) | https://www.21news.be/500-millions-deuros-pour-faire-fonctionner-les-parlements-belges/ | 12 mars 2026 | Dotation du Parlement flamand 117,9 M€ (2026) |
| Vlaams Parlement, Kieskringen en kiescolleges | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/kieskringen-en-kiescolleges | consulté en 2026 | Collège électoral de Bruxelles (6 membres), recalcul des sièges par circonscription tous les 10 ans |
| Besluit van de Vlaamse Regering van 2 december 2022 (zetelverdeling) | https://etaamb.openjustice.be/nl/besluit-van-de-vlaamse-regering-van-02-december-2022_n2022034670.html | 2 déc. 2022 | Répartition officielle des sièges par circonscription |
| Vlaams Parlement, Statuut van de Vlaamse volksvertegenwoordiger | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/statuut-van-de-vlaamse-volksvertegenwoordiger | mis à jour le 18 déc. 2025 | Indemnité parlementaire 53.511 € et indemnité de frais 14.983 € (index 100 %), indemnité de sortie jusqu'à 24 mois |
| VRT NWS, Van lagere uittredingsvergoeding tot geen loonindexering: Vlaams Parlement wil 23 miljoen euro op eigen werking besparen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/12/08/besparingen-vlaams-parlement/ | 8 déc. 2025 | Paquet d'économies de 23 M€, indemnité de matériel de bureau, indemnité de sortie max. 12 mois (107.888 €), 14 membres du personnel non remplacés |
| FOD Binnenlandse Zaken, Verkiezingen van 9 juni 2024: officiële uitslagen Vlaams Parlement | https://verkiezingen.fgov.be/sites/2024.elections.fgov.be/files/inline-files/Brochure%20Officielle_VL_2024.pdf | 2024 | Bulletins valables par circonscription (Bruxelles 78.962 ; Région flamande ensemble 4,30 millions) |
| Wikipedia, Vlaams Parlement | https://nl.wikipedia.org/wiki/Vlaams_Parlement | consulté en 2026 | Historique (Conseil culturel, Conseil flamand, élections directes depuis 1995) |
| Wikipedia, Vlaams Parlement (samenstelling 2024-2029) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Vlaams_Parlement_(samenstelling_2024-2029) | consulté en 2026 | Répartition des sièges 2024, changements ultérieurs dans les groupes, présidente depuis le 8 janvier 2025 |
| Vlaams Parlement, Vlaamse volksvertegenwoordigers uit Brussel | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/extra/begrippenlijst/vlaamse-volksvertegenwoordigers-uit-brussel | consulté en 2026 | Droit de vote limité des membres bruxellois |
| Vlaams Parlement, Deelstaatsenator | https://www.vlaamsparlement.be/nl/over-ons/extra/begrippenlijst/deelstaatsenator | consulté en 2026 | 29 sénateurs d'entité fédérée, double mandat au Sénat |
| Vlaams Parlement, Hoe behandelt het parlement je verzoekschrift? | https://www.vlaamsparlement.be/nl/hoe-behandelt-het-parlement-je-verzoekschrift | consulté en 2026 | Audition obligatoire à partir de 15.000 signatures, retour d'information à l'auteur |
| VRT NWS, "Wat zeggen aanwezigheidscijfers eigenlijk?" | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2011/02/16/_wat_zeggen_aanwezigheidscijferseigenlijk-1-964406/ | 16 févr. 2011 | Décision du Bureau élargi de ne pas publier de chiffres de présence |
| Rekenhof, Opvolging van de aanbevelingen | https://www.ccrek.be/nl/publicaties/opvolging-van-de-aanbevelingen | consulté en 2026 | Suivi des recommandations de la Cour des comptes |
| Rekenhof, Onderzoek van de Vlaamse begroting voor 2026 (Vlaams Parlement, stuk 16 (2025-2026) nr. 1) | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2235038 | novembre 2025 | Dépenses SEC 66,0 milliards d'euros, recettes 61,6 milliards d'euros, dotations de la loi spéciale de financement 34,7 milliards d'euros (2026) |
| Vlaams Parlement, stuk 35 (2025-2026) nr. 1, Samenstelling van de kabinetten van de Vlaamse ministers | https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2298971 | 18 févr. 2026 | Environ 288 collaborateurs de cabinet, 262,8 ETP (31 décembre 2025) |
| Statbel, be.STAT: bevolking voor België en de gewesten | https://bestat.statbel.fgov.be/bestat/crosstable.xhtml?view=7ef37f09-4a96-4c4c-8d90-350d3dafb4ac | 1er janv. 2026 | Population de la Région flamande 6.898.350 |
| Grundgesetz, artikel 72 | https://www.gesetze-im-internet.de/gg/art_72.html | consulté en 2026 | Législation concurrente : les Länder légifèrent tant et dans la mesure où le Bund ne le fait pas |
| Grundgesetz, artikel 105 | https://www.gesetze-im-internet.de/gg/art_105.html | consulté en 2026 | Compétence de taux des Länder uniquement pour la Grunderwerbsteuer, à côté des impôts locaux de consommation et de dépense |
| Eidgenössische Steuerverwaltung, Das schweizerische Steuersystem | https://www.estv.admin.ch/dam/de/sd-web/i8eiHb5Gk0xl/ch-steuersystem.pdf | consulté en 2026 | Lois fiscales et taux propres des 26 cantons |
| Statskontoret, Utfall för statens budget | https://www.statskontoret.se/analys-och-statistik/utfall/utfall-for-statens-budget/ | consulté en 2026 | Publication mensuelle de l'exécution du budget de l'État suédois sous forme de données ouvertes |
| Wikipedia, Landtag of North Rhine-Westphalia | https://en.wikipedia.org/wiki/Landtag_of_North_Rhine-Westphalia | consulté en 2026 | Comparaison : 195 membres (minimum 181) |
| Wikipedia, Landtag of Bavaria | https://en.wikipedia.org/wiki/Landtag_of_Bavaria | consulté en 2026 | Comparaison : 203 membres (minimum 180) |
| Destatis, Bundesländer nach Fläche und Bevölkerung am 31.12.2024 | https://www.destatis.de/DE/Themen/Laender-Regionen/Regionales/Gemeindeverzeichnis/Administrativ/02-bundeslaender.html | 31 déc. 2024 | Population NRW 18.034.454, Bavière 13.248.928 |
| Statistik Austria, Bevölkerung Österreichs 2025 nur leicht gewachsen | https://www.statistik.at/fileadmin/announcement/2026/02/20260209Bevoelkerung1.1.2026.pdf | 1er janv. 2026 (provisoire) | Population Basse-Autriche 1.730.094, Haute-Autriche 1.537.669, Vienne 2.042.036 |
| NÖ Landtag, About | https://noe-landtag.gv.at/en/about | consulté en 2026 | Comparaison Basse-Autriche : 56 membres |
| Wikipedia, Cantonal legislatures of Switzerland | https://en.wikipedia.org/wiki/Cantonal_legislatures_of_Switzerland | consulté en 2026 | Kantonsrat Zürich : 180 membres |
| Kanton Zürich, Bevölkerung im Kanton Zürich wächst weiter, jedoch langsamer | https://www.zh.ch/de/news-uebersicht/medienmitteilungen/2026/02/bevoelkerung-im-kanton-zuerich-waechst-weiter-jedoch-langsamer.html | fin 2025 | Population du canton de Zurich 1,63 million |
| Kiesraad NL, Provinciale Staten | https://www.kiesraad.nl/verkiezingen/provinciale-staten | consulté en 2026 | Comparaison NL : 39 à 55 membres par province |
| Politieke ambtsdragers NL, Aantallen bestuurders en inwoners | https://www.politiekeambtsdragers.nl/bestuurslagen/provincie/aantallen-bestuurders-en-inwoners | 2025 | 571 membres des États provinciaux au total, max. 55 par province |
| AlleCijfers.nl (CBS-gegevens), Aantal inwoners per provincie | https://allecijfers.nl/ranglijst/aantal-inwoners-per-provincie-in-nederland/ | 1er janv. 2026 | Population Hollande-Méridionale 3.882.708, Brabant-Septentrional 2.676.954 |
Métadonnées
- Économie estimée : non chiffrée séparément : le Parlement flamand cède la place à cinq parlements d'entités fédérées à temps partiel, et le modèle cantonal chiffre la superstructure politique dans son ensemble, pas par parlement ; les 29 sénateurs d'entité fédérée comptent dans l'économie sur le Sénat.
- Révisé : 2026-09-27 (vérification des faits : chiffres, sources, formulation intemporelle)