arrow_back Retour à l'aperçu

VSSE (Sûreté de l'État) : audit

Date : 2026-03-29 Catégorie : Sécurité et renseignement Statut proposé : 🟠 Réformé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

La Sûreté de l'État (VSSE, Veiligheid van de Staat / Sûreté de l'État) est le seul service civil de renseignement et de sécurité de la Belgique. Elle a été créée en 1830, lors de l'indépendance belge, et est l'un des plus anciens services de renseignement au monde.

Base juridique :

Niveau de pouvoir : fédéral. La VSSE est un service indépendant au sein du SPF Justice, placé sous l'autorité du ministre de la Justice, avec une autonomie opérationnelle considérable. Pour la stratégie, le service suit les directives du Conseil national de sécurité (CNS).

Budget :

Personnel :

Direction :

Siège : boulevard du Roi Albert II 6, Bruxelles Bureaux régionaux : huit bureaux dans différentes provinces

1B. Que fait-il en pratique ?

Quatre missions principales :

  1. Travail de renseignement : collecter, analyser et traiter des renseignements sur les menaces pour la sécurité intérieure et extérieure (terrorisme, extrémisme, espionnage, prolifération, ingérence, criminalité organisée, sectes nuisibles)
  2. Enquêtes et vérifications de sécurité : filtrer les personnes qui obtiennent l'accès à des informations classifiées ou exercent une fonction sensible (avec le SGRS). En 2025, la VSSE a effectué 335.503 vérifications de sécurité.
  3. Autorité nationale de Sécurité (ANS) : intégrée dans la VSSE depuis le 1er janvier 2024 (auparavant au SPF Affaires étrangères). L'ANS a délivré 11.953 habilitations de sécurité individuelles en 2025.
  4. Divers : collaboration aux autorisations d'armes pour les non-résidents, avis aux pouvoirs publics

Méthodes particulières de recueil de données (MRD) : La VSSE peut intercepter le trafic téléphonique et internet, placer des caméras et des micros, fouiller des lieux non publics et s'introduire dans des systèmes informatiques. Pour les méthodes exceptionnelles, un avis conforme préalable de la Commission MRD (trois magistrats) est nécessaire ; les méthodes spécifiques sont décidées par le chef de service, avec notification à cette commission. Le recours a fortement augmenté : en 2023, la VSSE a déployé 1.369 méthodes spécifiques et 349 méthodes exceptionnelles, en 2024 1.630 spécifiques et 633 exceptionnelles (ensemble 2.263 ; avec le SGRS 2.937). Le Comité R explique la hausse notamment par la croissance du personnel. En 2025, la VSSE a elle-même fait état de 1.988 méthodes déployées.

Chevauchements avec d'autres services :

Coopération internationale :

Analyse de la menace (Intelligence Report 2025) :

1C. Comparaison internationale

Pays Service Personnel Budget Population (2026) Personnel pour 100.000 habitants
Belgique VSSE 954 (2024) 110 M€ (2026) 11,9 millions ±8,0
Pays-Bas AIVD plus de 2.000 non comparé 18,1 millions ±11,0
Allemagne BfV (fédéral, sans les 16 Landesämter) plus de 4.200 469 M€ (2024) 83,5 millions ±5,0
Danemark PET non publié 1,21 Md DKK (±162 M€, 2024) 6,0 millions n.d.
Suisse NDB non publié 122 M CHF (±130 M€, 2025) 9,1 millions n.d.

Différences structurelles importantes :

Pays-Bas (AIVD) : combine la sécurité intérieure et le renseignement extérieur dans un seul service civil, sous le ministère de l'Intérieur. Le MIVD militaire reste distinct, mais les deux services partagent une unité commune pour le sigint et le cyber (Joint Sigint Cyber Unit, JSCU). Contrôle à deux niveaux : la Toetsingscommissie Inzet Bevoegdheden (TIB) vérifie au préalable, de manière contraignante, la légalité du recours aux pouvoirs particuliers ; la CTIVD contrôle a posteriori, avec un accès propre aux systèmes et au personnel des services. Avec plus de 2.000 collaborateurs, l'AIVD est proportionnellement plus grand que la VSSE.

Allemagne (BfV) : modèle fédéral avec 16 Landesämter für Verfassungsschutz (services des Länder) à côté du BfV fédéral. Compétences concurrentes : les Länder ont leurs propres services de renseignement. Organe de contrôle parlementaire (PKGr) + commission G10 pour le contrôle de l'interception des communications. Un appareil beaucoup plus grand, mais aussi plus morcelé.

Danemark (PET) : le service de renseignement de la police danoise, sous le ministère de la Justice ; son chef rend compte directement au ministre de la Justice. Contrôle indépendant par le Tilsynet med Efterretningstjenesterne (TET), dont le mandat est plus large depuis 2025. Le Centre for Terror Analysis (CTA) est un centre de fusion avec du personnel de quatre services publics (le PET, le service de renseignement militaire, les Affaires étrangères et l'agence de gestion des urgences).

Suisse (NDB) : depuis le 1er janvier 2010, un seul service pour le renseignement intérieur et extérieur. Relativement petit. Travaille en étroite collaboration avec les polices cantonales. La nouvelle loi sur le renseignement a été adoptée en 2016 par référendum et est entrée en vigueur en 2017 ; les moyens les plus intrusifs exigent l'autorisation préalable du Tribunal administratif fédéral et de la direction politique. Le NDB rend compte dans le compte fédéral d'objectifs mesurables, comme la satisfaction des bénéficiaires et la ponctualité des avis. Pays multilingue, comparable à la Belgique en termes de complexité.

Que peut reprendre la Belgique ?

1D. Problèmes et critiques

  1. Sous-financement historique : jusqu'en 2015, la VSSE a été chroniquement sous-financée. Ce n'est qu'après les attentats de Paris et de Bruxelles (2015-2016) que de sérieuses augmentations budgétaires sont arrivées. Trop tard. En 2018, la direction elle-même estimait que le service avait besoin du double de personnel et du triple de budget.

  2. Partage d'informations VSSE-SGRS : malgré les améliorations après 2016, des tensions subsistent. La commission d'enquête parlementaire qui a suivi les attentats du 22 mars 2016 a constaté des manquements systémiques dans le partage d'informations et l'allocation des capacités.

  3. Double structure civile/militaire : la Belgique a deux services de renseignement distincts (la VSSE et le SGRS) avec des compétences qui se chevauchent en matière de lutte contre le terrorisme, d'espionnage et de menace cyber. Cela génère des coûts de coordination et de l'inefficience.

  4. Le contrôle est en retard sur les compétences : un contrôle indépendant préalable n'existe que pour les méthodes exceptionnelles (Commission MRD). La Cour constitutionnelle a jugé le 12 octobre 2023 (arrêt 131/2023) que l'absence de contrôle indépendant préalable sur les consultations PNR par les services de renseignement constitue une violation des droits des citoyens. Jusqu'à l'entrée en vigueur d'une loi de réparation le 15 juillet 2024, les services de renseignement ne pouvaient plus consulter la banque de données PNR.

  5. Le recours aux MRD est élevé : de 1.718 méthodes en 2023 à 2.263 en 2024 pour la VSSE seule (2.937 avec le SGRS) ; en 2025, la VSSE a fait état de 1.988 méthodes. Le Comité R examine toutes les autorisations a posteriori, mais il est lui-même petit : trois membres, un Service d'enquêtes de sept commissaires-auditeurs et une administration de dix-huit collaborateurs, avec un budget de 6,3 millions d'euros (2024).

  6. Une croissance rapide comporte des risques : passer de 583 à près de 1.000 collaborateurs en trois ans est ambitieux. La VSSE forme ses nouveaux collaborateurs en interne, mais une croissance aussi rapide peut entraîner une perte de qualité, un changement de culture et des problèmes d'intégrité.

  7. Limites légales classiques : la loi organique date de 1998. Bien qu'adaptée (loi MRD de 2010), le cadre n'a pas été conçu pour les menaces actuelles (cyberattaques, désinformation fondée sur l'IA, guerre hybride). La VSSE et le SGRS ont eux-mêmes élaboré des adaptations de la loi organique (Intelligence Report 2025).


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ✅ Un service civil de renseignement a sa place au niveau fédéral. Le terrorisme, l'espionnage et l'ingérence étrangère ne sont par définition pas des matières locales ou régionales. Positionnement correct.
2 Transparence ⚠️ La VSSE publie chaque année un Intelligence Report public, ce qui est une amélioration, et le Comité R publie le nombre de méthodes déployées. Mais le budget figure dans le budget fédéral sans ventilation par mission, et le contrôle parlementaire passe par le Comité R et une commission d'accompagnement de la Chambre qui siège à huis clos. Le citoyen ne peut pas voir qui décide de quelles opérations.
3 Responsabilité = financement ⚠️ La VSSE relève du SPF Justice, mais la stratégie est déterminée par le Conseil national de sécurité (Premier ministre + ministres). Le financement provient du budget fédéral, mais il n'existe aucun lien clair entre les performances et les moyens. Pas de KPI publics.
4 Simplicité ❌ La Belgique a deux services de renseignement (la VSSE + le SGRS), un organe distinct d'analyse de la menace (l'OCAM), un Conseil national de sécurité, un Comité R pour le contrôle et une Commission MRD composée de magistrats ; l'ANS est intégrée dans la VSSE depuis 2024. Le citoyen moyen ne peut pas expliquer cela. À comparer aux Pays-Bas : un service civil (AIVD) et un service militaire (MIVD) avec une unité commune de sigint et de cyber, et une répartition claire des tâches dans le contrôle (TIB au préalable, CTIVD a posteriori).
5 Taille critique ⚠️ Avec environ 1.000 collaborateurs, la VSSE est nettement plus petite que des services comparables (AIVD : plus de 2.000). La croissance vers 1.000 était nécessaire, mais le service reste relativement petit au vu du niveau de menace (capitale de l'UE et de l'OTAN). Le SGRS (environ 1.000 collaborateurs, 2024) est aussi grand et travaille en grande partie en milieu militaire. Ensemble, ils atteindraient la masse critique.
6 Compétences concurrentes ⚠️ Pas vraiment applicable. La sécurité est par définition une compétence fédérale. Mais l'absence de compétences concurrentes entre la VSSE et le SGRS conduit paradoxalement à du chevauchement plutôt qu'à de l'innovation. Le modèle allemand, avec des services Verfassungsschutz au niveau des Länder, n'est pas souhaitable ici.
7 Orientation résultats ❌ Il n'y a pas de KPI publics ni d'audits de performance indépendants ; les Intelligence Reports donnent des chiffres d'activité (messages, notes, méthodes, vérifications), pas des objectifs de résultats. Le Comité R contrôle la légalité, pas l'efficacité. Le citoyen ne sait pas si la VSSE travaille bien. Seulement quand cela tourne mal (voir 2016).
8 Numérique d'abord ⚠️ La VSSE investit lourdement dans l'ICT (7,5 M€ par an en plus depuis le plan de croissance 2021-2024) et dans les capacités numériques, mais elle accuse encore un retard technologique par rapport à des services comparables. L'infrastructure belge du renseignement est historiquement défavorisée. La loi MRD de 2010 n'a donné que tardivement des compétences techniques que d'autres services avaient déjà depuis bien plus longtemps.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ La VSSE coopère bien au niveau international (près de 400 concertations bilatérales en 2025, Club de Berne), mais sa propre structure organisationnelle s'écarte des best practices. Le modèle néerlandais (civil + militaire sous une coordination stricte, avec une unité partagée et un contrôle à deux niveaux) et le modèle danois (intégration avec la police) offrent des exemples utiles.

Synthèse : les plus grands gains sont à réaliser sur la simplicité (regroupement et rationalisation du paysage), l'orientation résultats (KPI publics et audits de performance) et la transparence (une meilleure reddition de comptes démocratique).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé : la VSSE est organisée de manière fondamentalement différente : renforcée, modernisée et mieux coordonnée avec le SGRS, avec un contrôle indépendant plus fort.

3B. Proposition concrète

Qu'est-ce qui change ?

  1. Plateforme commune VSSE-SGRS, avec évaluation d'une fusion à terme : sur le modèle néerlandais (AIVD et MIVD avec une unité commune de sigint et de cyber) : un service civil de renseignement (la VSSE, renforcée) et un service militaire (le SGRS), avec une plateforme commune ancrée dans la loi pour les fonctions partagées (services de traduction, OSINT, renseignement sur les réseaux sociaux, ICT, administration). Dans les dix ans suivant le lancement, on évalue si une fusion complète est souhaitable.

  2. Contrôle indépendant renforcé : le Comité R reste un organe distinct et indépendant, dont la chambre contrôle de l'Organe de nomination indépendant sélectionne les membres sur score (art. 38 de la Constitution HART), et est développé vers le modèle néerlandais (CTIVD et TIB) : contrôle préalable contraignant de toutes les méthodes intrusives et de toutes les consultations de données, et pas seulement des méthodes exceptionnelles, et un contrôle a posteriori avec un accès complet à tous les systèmes. La Commission MRD composée de magistrats est intégrée dans un organe de contrôle permanent et renforcé.

  3. Normes de performance publiques : la VSSE fait chaque année rapport sur des indicateurs mesurables (sans livrer de détails opérationnels) : temps de réponse aux signalements de menace, pourcentage de personnes filtrées pour les habilitations de sécurité, scores de coopération avec les services partenaires, satisfaction des donneurs d'ordre.

  4. Modernisation légale : remplacement de la loi de 1998 par une loi moderne sur le renseignement et la sécurité qui tienne compte de la menace cyber, de la désinformation pilotée par l'IA, de la guerre hybride et de la surveillance numérique. Sur le modèle suisse (loi sur le renseignement, adoptée par référendum en 2016, en vigueur depuis 2017).

  5. Renforcement : le budget de la VSSE double (d'environ 110 millions d'euros en 2026 à environ 220 millions d'euros) et le personnel augmente, avec une attention particulière au contre-espionnage (Chine, Russie, Iran) et à la protection des secteurs stratégiques, comme dans le point du programme Défense.

  6. Niveau : fédéral (inchangé, le niveau correct pour cette compétence).

Impact financier estimé :

Modèle de référence international : les Pays-Bas (AIVD + MIVD sous coordination, contrôle préalable par la TIB et a posteriori par la CTIVD) + la Suisse (base légale moderne après référendum)

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

VSSE (Sûreté de l'État) : Réformé

Le service civil de renseignement de la Belgique est renforcé et modernisé : un budget deux fois plus grand, une nouvelle loi, un contrôle plus strict, et une plateforme commune avec le service de renseignement militaire pour mettre fin aux chevauchements et être plus forts ensemble.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Sûreté de l'État (VSSE) est le seul service civil de renseignement de la Belgique, créé en 1830. Le service nous protège contre le terrorisme, l'espionnage, l'extrémisme et l'ingérence étrangère. Avec environ 1.000 collaborateurs (583 en 2021) et un budget de 110 millions d'euros (2026), la VSSE relève du SPF Justice. À côté d'elle existent un service de renseignement militaire distinct (le SGRS, environ 1.000 collaborateurs), un organe distinct d'analyse de la menace (l'OCAM) et un comité de contrôle parlementaire (le Comité R).

Ce qui ne va pas

Le paysage belge du renseignement est trop morcelé pour un petit pays. Deux services de renseignement (la VSSE et le SGRS) travaillent sur les mêmes menaces (terrorisme, espionnage, cyberattaques), mais avec des systèmes distincts, du personnel distinct et des budgets distincts. Après les attentats du 22 mars 2016, la commission d'enquête parlementaire a constaté que l'information n'était pas partagée, que les capacités étaient mal affectées et que les services travaillaient les uns à côté des autres.

La base légale date de 1998 et n'a pas été conçue pour la réalité actuelle : campagnes de désinformation pilotées par l'IA, guerre hybride menée par la Russie, cyberattaques contre des infrastructures critiques. Un contrôle préalable n'existe que pour les méthodes exceptionnelles les plus lourdes, alors que la VSSE déploie chaque année environ 2.000 méthodes particulières (2.263 en 2024, 1.988 en 2025). La Cour constitutionnelle a jugé en 2023 que l'absence de contrôle indépendant préalable sur les consultations PNR viole les droits des citoyens. Et il n'existe pas d'indicateurs de performance publics : le citoyen ne sait pas si le service fonctionne bien.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas disposent avec l'AIVD (plus de 2.000 collaborateurs) d'un service civil de renseignement puissant qui combine à la fois la sécurité intérieure et le renseignement extérieur. Son pendant militaire, le MIVD, travaille étroitement avec lui, avec une unité commune de sigint et de cyber. Le contrôle comporte deux niveaux : une commission indépendante (TIB) vérifie au préalable, de manière contraignante, la légalité du recours aux pouvoirs particuliers, et la CTIVD contrôle a posteriori, avec un accès propre aux systèmes et au personnel des services. La Suisse a réuni en 2010 ses services de renseignement intérieur et extérieur en un seul Nachrichtendienst des Bundes (NDB) et lui a donné une nouvelle loi sur le renseignement, adoptée en 2016 par référendum populaire et en vigueur depuis 2017.

Ce que HART propose

  1. Un budget deux fois plus grand pour la VSSE (d'environ 110 millions d'euros à environ 220 millions d'euros) et davantage de personnel, avec priorité au contre-espionnage et à la protection des secteurs stratégiques. La Belgique héberge l'OTAN et les institutions de l'UE et est de ce fait l'une des principales cibles d'espionnage d'Europe.

  2. Une nouvelle loi sur le renseignement et la sécurité qui remplace la loi de 1998. Adaptée à la menace cyber, à la désinformation par l'IA et à la guerre hybride. Sur le modèle suisse, avec un traitement parlementaire transparent.

  3. Une plateforme commune VSSE-SGRS pour les fonctions partagées : ICT, services de traduction, renseignement sur les réseaux sociaux, administration. Les services conservent leur expertise propre (civile vs. militaire) mais cessent de faire du travail en double.

  4. Un contrôle indépendant renforcé sur le modèle néerlandais (CTIVD et TIB) : contrôle préalable contraignant de toutes les méthodes intrusives, accès complet aux systèmes, contrôle permanent. Pas seulement vérifier après coup que c'était légal, mais garantir au préalable que c'est proportionné.

  5. Des normes de performance publiques pour que le citoyen puisse voir si le service est efficace, sans livrer de secrets opérationnels. Rapport annuel au parlement avec des indicateurs mesurables.

Ce que cela rapporte

Un service de renseignement plus fort et plus efficient, qui protège mieux contre les menaces d'aujourd'hui. Le doublement du budget coûte environ 110 millions d'euros par an ; l'infrastructure partagée avec le SGRS rapporte selon les estimations 10 à 15 millions d'euros par an, qui restent dans les services eux-mêmes et couvrent une partie de ce coût : net, environ 95-100 millions d'euros par an. Une meilleure protection des droits des citoyens grâce à un contrôle préalable indépendant. Et, pour la première fois, de la transparence sur la question de savoir si notre argent public est engagé efficacement pour notre sécurité.


Phase 5 : sources

# Source URL Date Utilisé pour
1 VSSE, Het wettelijk kader https://vsse.be/nl/het-wettelijk-kader 2026 Base juridique, missions (entre autres autorisations d'armes pour les non-résidents), méthodes MRD
2 VSSE, Wie we zijn en Organisatie https://vsse.be/nl/wie-we-zijn ; https://vsse.be/nl/organisatie 2026 Création en 1830, l'un des plus anciens services, direction, plus de 900 collaborateurs, huit bureaux provinciaux
3 VRT NWS, Belgische Staatsveiligheid verijdelde aanslag op oud-president George W. Bush https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2022/09/15/belgische-staatsveiligheid-verijdelt-aanslag-tegen-oud-president/ 2022-09-15 Tuyau de la VSSE aux services américains (2021)
4 News.belgium, Hervorming van de Nationale Veiligheidsoverheid https://news.belgium.be/nl/hervorming-van-de-nationale-veiligheidsoverheid 2024 Intégration de l'ANS dans la VSSE au 1er janvier 2024
5 VRT NWS, Toekomstplan Staatsveiligheid: dubbel zo veel personeel en miljoenen voor ICT; VSSE, Veiligheid van de Staat werft opnieuw aan https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/06/10/staatsveiligheid/ ; https://vsse.be/nl/nieuws/veiligheid-van-de-staat-werft-opnieuw-aan 2021-06-10 ; 2022-09-08 Plan de croissance de 583 à 1.000 collaborateurs, étapes intermédiaires 2022-2023, 7,5 M€/an en plus pour l'ICT
6 VSSE, Intelligence Report 2025 (PDF) https://vsse.be/sites/default/files/2026-01/IR25-NL.pdf 2026-01 Analyse de la menace, ANS (depuis 2024 dans la VSSE, 11.953 habilitations), la VSSE en chiffres 2025 (entre autres 1.988 MRD), adaptation de la loi organique, rôle cyber du SGRS
7 Comité I, Activiteitenverslag 2023 (PDF) https://www.comiteri.be/images/pdf/activiteitenverslagen/AV_RA_2023_NL.pdf 2024 Recours aux méthodes MRD en 2023 et explication par la croissance du personnel, arrêt 131/2023 et PNR
8 Comité I, Toezichtonderzoek naar de opvolging van de aanbevelingen van de parlementaire onderzoekscommissie Terroristische Aanslagen (notitienummer 2022.294) https://www.comiteri.be/images/pdf/toezichtsonderzoeken/Eindrapport_NL_Notitienummer_2022_294.pdf 2022-10-03 Coopération VSSE-SGRS, NSIP (validé par le CNS le 22 octobre 2018), suivi des recommandations
9 Koen Geens, Regering geeft Staatsveiligheid historisch hoog budget https://www.koengeens.be/news/2018/05/19/regering-geeft-staatsveiligheid-historisch-hoog-budget 2018-05-19 Budget 2018 (plus de 57 M€, plus potentiellement près de 7 M€), budget 2014 (46 M€), 637 collaborateurs début 2018, estimation de la direction (double de personnel, triple de budget)
10 Ellis Security, Van Quickenborne en Dedonder versterken samenwerking inlichtingendiensten https://www.ellissecurity.be/nl/blog-bericht/46/van-quickenborne-en-dedonder-versterken-samenwerking-inlichtingendiensten 2020-12-15 Équipes mixtes VSSE-SGRS
11 VSSE, De Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (ADIV) https://vsse.be/nl/de-algemene-dienst-inlichting-en-veiligheid-adiv 2026 NSIP, directives du CNS, synergie VSSE-SGRS
12 AIVD, Werken bij de AIVD; TIB, Taken en bevoegdheden https://www.aivd.nl/onderwerpen/algemene-inlichtingen--en-veiligheidsdienst/werken-bij-de-aivd ; https://www.tib-ivd.nl/wat-doet-de-tib/taken-en-bevoegdheden 2026 AIVD : plus de 2.000 collaborateurs ; vérification préalable contraignante par la TIB
13 Deutscher Bundestag, Drucksache 21/2371; BfV, Arbeiten beim BfV https://dserver.bundestag.de/btd/21/023/2102371.pdf ; https://www.verfassungsschutz.de/SharedDocs/hintergruende/DE/personalmarketing/arbeiten-beim-bfv.html 2025-10-22 ; 2026 Allemagne : budget du BfV 468,9 M€ (2024), plus de 4.200 collaborateurs
14 PET, Organization; PET, Årlig redegørelse 2024 https://pet.dk/en/about-pet/organization ; https://pet.dk/-/media/mediefiler/pet/dokumenter/aarlig-redegoerelse/aarlig-redegoerelse-2024.pdf 2025 Structure danoise, centre de fusion CTA, budget 1.206,1 M DKK (2024), contrôle TET
15 Eidgenössische Finanzverwaltung, Staatsrechnung 2025, Band 2, VBS (503 NDB) https://www.efv.admin.ch/dam/de/sd-web/VBTFDi0DvR8f/Staatsrechnung%202025%20%E2%80%93%20Band%20II%20%E2%80%93%20Dep-5%20VBS%20DE.pdf 2026 NDB : dépenses propres 121,8 M CHF (2025), objectifs mesurables
16 VBS.admin.ch, Federal Intelligence Service https://www.vbs.admin.ch/en/intelligence-service 2026 Loi suisse sur le renseignement (référendum 2016, en vigueur 2017), autorisation préalable
17 SPF Justice, Veiligheid van de Staat https://justitie.belgium.be/nl/overheidsdienst_justitie/organisatie/onafhankelijke_diensten_en_commissies/veiligheid_van_de_staat 2026 Position de service indépendant au sein du SPF Justice
18 Chambre, DOC 56 1281/005, Verantwoording algemene uitgavenbegroting 2026, sectie 12 FOD Justitie https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1281/56K1281005.pdf 2025 Budget de la VSSE 110,3 M€ (2026), 107,3 M€ (2025), 105,2 M€ (2024)
19 Comité I, Activiteitenverslag 2024 (PDF) https://www.comiteri.be/images/pdf/Jaarverslagen/Activiteitenverslag_2024_NL.pdf 2025 Recours aux méthodes MRD en 2024 (VSSE 2.263, SGRS 674), loi de réparation PNR (15 juillet 2024), taille et budget du Comité R
20 Cour constitutionnelle, Persbericht arrest 131/2023 https://nl.const-court.be/public/n/2023/2023-131n-info.pdf 2023-10-12 Annulation des consultations PNR sans contrôle indépendant préalable
21 Koen Geens, Inleiding BIM in Commissie Justitie https://www.koengeens.be/news/2016/10/07/inleiding-bim-in-commissie-justitie 2016-10-07 Commission MRD : trois magistrats, avis conforme préalable pour les méthodes exceptionnelles
22 VRT NWS, Francisca Bostyn wordt topvrouw Staatsveiligheid https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/03/27/vansina-nieuwe-baas-defensie/ 2024-03-27 Nomination de l'administratrice générale (cinq ans, à partir du 2 avril 2024)
23 ADIV/SGRS, Jaarrapport van de ADIV https://www.sgrs.be/nl/2025/04/02/jaarrapport-van-de-adiv-transparantie-tegen-desinformatie/ 2025-04-02 SGRS : environ 1.000 collaborateurs (2024)
24 AIVD, Joint Sigint Cyber Unit AIVD en MIVD van start https://www.aivd.nl/actueel/nieuws/2014/07/03/joint-sigint-cyber-unit-aivd-en-mivd-van-start 2014-07-03 Unité commune de sigint et de cyber AIVD-MIVD
25 VSSE, Intelligence Report 2024 (PDF) https://vsse.be/sites/default/files/2025-06/vsse_intelligence_report_2024_nl.pdf 2025-06 Personnel : 954 collaborateurs (2024)

Métadonnées