Autorité wallonne des transports : audit 2026-03-31
Type : proposition de HART (nouveau) Catégorie : Wallonie. Transféré de la FWB + nouveau Statut : 🟠 Nouveau/réformé Auditeur : automatisé (audit HART de la réforme de l'État)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
L'« Autorité wallonne des transports » est une proposition de HART pour une autorité des transports indépendante et structurellement ancrée, qui pilote les transports en commun en Wallonie. Il s'agit d'une réforme fondamentale du rapport actuel entre les pouvoirs publics wallons et l'exploitant opérationnel (OTW/TEC).
Situation actuelle : la Wallonie dispose depuis mars 2018 d'une « Autorité Organisatrice du Transport » (AOT), ancrée dans le décret du 29 mars 2018, qui a modifié le décret du 21 décembre 1989 relatif au transport public de personnes en Région wallonne. Cette AOT n'est toutefois pas une institution indépendante, mais une petite cellule (« Cellule AOT ») au sein du Département de la Stratégie de la mobilité et de l'intermodalité du Service Public de Wallonie (SPW Mobilité et Infrastructures). L'effectif et le budget propre de cette cellule ne sont pas publiquement disponibles.
L'exploitant opérationnel : l'OTW (Opérateur de Transport de Wallonie), commercialement connu sous le nom de « TEC » (puis « LETEC »), est l'opérateur interne né le 1er janvier 2019 de la fusion des cinq sociétés TEC (TEC Brabant wallon, TEC Charleroi, TEC Hainaut, TEC Liège-Verviers, TEC Namur-Luxembourg) et de l'ancienne SRWT (Société Régionale Wallonne du Transport).
Chiffres clés de l'OTW/TEC :
- Plus de 5.800 collaborateurs (5.818 en 2025)
- Plus de 2.700 véhicules en service (sous-traitants compris), 832 lignes, 117 millions de kilomètres parcourus par an (situation début 2024)
- Environ 150 millions de voyages (2025)
- Dotation de la Région wallonne : 987 M€ (2024, contre 787 M€ en 2023), investissements et grands projets compris ; le ministre a cité au Parlement wallon 960 M€ comme montant validé pour 2024. Le financement de base de l'exploitation s'élève à 529,2 M€ (2024)
- Budget d'exploitation total : 826 M€ (2023)
- Plan d'investissement 2024-2028 : environ 1,6 Md €
Base juridique de l'AOT : le règlement européen 1370/2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, transposé dans le décret wallon du 29 mars 2018. Ce décret a aussi créé l'OTW ; la fusion des sociétés TEC a été approuvée par arrêté du Gouvernement wallon du 5 juillet 2018.
1B. Que fait l'AOT actuelle en pratique ?
L'AOT a trois missions : l'organisation, la régulation et le contrôle du transport collectif et partagé. Concrètement :
Organisation : traduction de la vision FAST (2017) et de la Stratégie régionale de Mobilité (2019) en une politique territoriale d'accessibilité et en objectifs opérationnels pour l'OTW.
Régulation : surveillance des systèmes d'exploitation du transport collectif et partagé.
Contrôle : monitoring du respect des engagements et de la qualité du service via le contrat de service public (Contrat de Service Public) conclu avec l'OTW.
Problèmes en pratique :
Aucune indépendance. L'AOT est une cellule au sein du SPW, sous pilotage ministériel direct. Il n'y a pas de gouvernance autonome, pas de conseil d'administration indépendant, pas de budget propre. Cela mine fondamentalement la fonction de contrôle : le contrôleur se trouve dans la même organisation que le donneur d'ordre politique.
Retard structurel d'information. L'AOT dépend de l'OTW pour les données relatives aux performances, aux coûts et à la qualité. Canopea (ex-IEW) a qualifié en 2024 le budget du TEC de « la grande inconnue de la législature », parce que les trajectoires budgétaires ne sont pas détaillées publiquement.
Aucun véritable pouvoir de sanction. Le contrat de service public 2024-2028 compte 22 indicateurs de suivi (entre autres la satisfaction des clients, le nombre de voyageurs, la ponctualité au départ et les véhicules zéro émission), mais le contrôle relève d'une cellule au sein de l'administration elle-même. Le contrat ne prévoit de conséquences financières que pour les kilomètres non parcourus et les grèves, pas pour la non-atteinte des objectifs.
Taux de couverture des coûts catastrophiquement bas. La vente de titres de transport n'a rapporté en 2023 qu'environ 9 % des recettes du TEC ; la Région wallonne en a financé 81 %. Le TEC lui-même part d'une couverture des coûts par ses recettes propres de 10 % et vise 14 % d'ici 2030. À titre de comparaison : à la STIB, elle était de 29,5 % (2025), au ZVV suisse de 63,5 % (2024). Cela révèle une absence structurelle d'incitants à l'efficience.
Aucune intégration tarifaire. La carte MOBIB fonctionne chez les quatre opérateurs (TEC, SNCB, De Lijn et STIB), mais la plupart des titres de transport restent propres à chaque opérateur. Depuis le 1er février 2026, le TEC a supprimé ses 1.004 zones tarifaires et remplacé les titres NEXT et HORIZON par un seul titre CLASSIC (2,80 €). Un pas en avant, mais toujours pas d'intégration intermodale.
Explosion des coûts des projets. Le projet de tram à Liège illustre l'absence de maîtrise des coûts et des projets. Lors de l'attribution en 2019, il s'agissait d'un budget de construction d'environ 430 millions d'euros ; la Cour des comptes estime provisoirement le coût total du partenariat public-privé jusqu'en 2052 (construction, entretien et financement) à environ 1,3 milliard d'euros. Le tram n'a roulé qu'en avril 2025, près de huit ans plus tard que prévu (juin 2017), et la Cour des comptes a constaté des manquements considérables dans la gestion du projet.
1C. Comparaison internationale
Allemagne : les Verkehrsverbünde
Le modèle allemand est la référence absolue en matière de coordination régionale des transports. En Allemagne, en Autriche et en Suisse ensemble, il y avait 71 Verkehrsverbünde en 2017 ; en Allemagne, ils desservent 85 % de la population. Éléments essentiels :
- Organisation de droit public indépendante (Zweckverband) dotée de sa propre personnalité juridique
- Système tarifaire intégré : un seul titre de transport pour le bus, le tram, le métro, le S-Bahn et le train régional
- Séparation donneur d'ordre/exploitant : le Verkehrsverbund planifie et finance, les exploitants exécutent
- Contrôle démocratique : les communes et les entités fédérées sont actionnaires et administrateurs
- Résultat : les six plus grands Verkehrsverbünde (Hambourg, Munich, Rhin-Ruhr, Vienne, Zurich, Berlin-Brandebourg) ont proposé depuis 1990 une offre plus large et meilleure, attiré plus de voyageurs et réduit la part des coûts couverte par les subsides
Le VRS (Verkehrsverbund Rhein-Sieg) fonctionne via une GmbH qui exécute les tâches quotidiennes, sous le contrôle du Zweckverband de droit public. Un modèle de séparation directement applicable.
Pays-Bas : autorités des transports en commun et régions de transport
Les Pays-Bas comptent 13 autorités des transports en commun qui attribuent les concessions :
- Les provinces sont l'autorité de transport standard pour le transport régional
- Les régions de transport (Amsterdam, Rotterdam-La Haye) pour les zones métropolitaines
- Mise en concurrence obligatoire depuis la Wet Personenvervoer 2000 : les opérateurs se disputent les concessions ; seul le transport urbain à Amsterdam, Rotterdam et La Haye peut être attribué directement
- OV-chipkaart comme système de paiement intermodal national
- Résultat : taux de couverture des coûts d'environ 40 à 50 % dans les concessions régionales (vers 2010), contre environ 10 % au TEC
Suède : Skånetrafiken
- Autorité régionale des transports comme division de la Region Skåne
- Modèle donneur d'ordre/exploitant : Skånetrafiken attribue les concessions, des opérateurs privés exécutent
- Résultat : le nombre de voyageurs a augmenté plus vite que la population depuis les réformes de 2010 ; taux d'autofinancement de 54 % (2025)
- Part de marché : 27 % de tous les déplacements motorisés en Scanie (2025 ; 30 % en 2024), contre environ 13 % pour le bus, le tram et le train ensemble en Wallonie (point de départ FAST 2030, autre méthode de mesure)
- En 2024, le nombre de voyageurs a dépassé le niveau d'avant la COVID de 2019 : plus de 170 millions de voyages par an (2024-2025)
Suisse : ZVV (Zürcher Verkehrsverbund)
- Communauté de transport indépendante pour le canton de Zurich, créée en 1990
- Environ 30 entreprises de transport sous un même toit, un seul système tarifaire
- Financement par les dépenses : le ZVV paie tous les coûts des transporteurs, perçoit toutes les recettes, la différence constitue le subside
- Taux de couverture des coûts : 63,5 % (2024 ; près de deux tiers par des recettes propres, le reste par subside)
- Plus de 650 millions de voyageurs par an
- Le canton et les communes financent ensemble le tiers restant
Danemark : DOT/Movia
- DOT (Din Offentlige Transport) est la marque commune aux voyageurs de Movia, du métro et de la DSB
- Système tarifaire intégré via Rejsekort : les mêmes titres sont valables sur tous les bus et trains
- Movia appartient à 45 communes et 2 régions, dessert 2,7 millions d'habitants et sous-traite le bus, les trains locaux et le transport à la demande, sans posséder elle-même de véhicules
- Résultat : correspondances sans rupture, une seule application, une seule structure tarifaire
France : Île-de-France Mobilités (IDFM)
- AOM indépendante (Autorité Organisatrice de la Mobilité) dotée de sa propre personnalité juridique
- Régie complète : IDFM planifie, finance, contrôle et évalue tous les transports en commun de la région parisienne
- Budget propre : alimenté par une taxe spécifique sur les entreprises (versement mobilité) + une contribution régionale + les recettes des titres de transport
- Résultat : une seule régie pour tout le réseau de la région parisienne ; les voyageurs apportent environ un tiers des recettes de fonctionnement (32 %, budget 2023)
1D. Problèmes et critiques
Canopea/IEW (organisation environnementale) : critiques répétées sur le manque de transparence budgétaire de l'OTW ; le budget du TEC a été qualifié de « la grande inconnue ». Canopea avertit que la révision du contrat de service public permet au TEC de modifier des lignes ou de supprimer des services sans intervention de l'AOT, ce qui érode la séparation entre donneur d'ordre et exploitant.
Parlement wallon : questions parlementaires sur l'impact budgétaire du contrat de service (la dotation est passée de 787 millions d'euros en 2023 à 987 millions d'euros en 2024), sur le projet de tram liégeois et sur les faibles fréquences dans les zones rurales.
Contrat de service public révisé : le contrat révisé 2024-2028, signé le 10 juin 2026 et prolongé jusqu'en 2029, donne à l'OTW plus d'autonomie dans l'affectation de ses moyens et y associe des objectifs de résultats suivis chaque année, dont une couverture des coûts de 14 % d'ici 2030. Plus d'autonomie pour l'exploitant sans donneur d'ordre indépendant qui impose les résultats : cela met à nu la faiblesse structurelle du modèle actuel.
Grèves structurelles : des grèves régulières au TEC perturbent le service. Il n'existe pas de régime légal de service minimum en cas de grève comme en Italie.
Manque d'intermodalité : la vision wallonne de la mobilité FAST 2030 (2017) veut faire passer la part du bus et du tram dans le transport de personnes de 4 % à 10 % et celle du train de 9 % à 15 %, soit 25 % ensemble d'ici 2030. Pourtant, la coordination entre le TEC et la SNCB reste un point de travail : lors de la révision du contrat (2025-2026), un meilleur raccordement à l'horaire de la SNCB et le paiement par carte bancaire (à partir de 2027) figuraient encore à l'ordre du jour.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | L'AOT se situe au bon niveau (la Région), mais n'est pas une institution autonome. C'est une cellule au sein du SPW, sans pouvoir de décision propre. Les communes et les bassins de mobilité sont insuffisamment associés à la planification. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le budget du TEC est structurellement opaque. Canopea le qualifie de « la grande inconnue ». Le citoyen ne peut pas voir qui décide, combien cela coûte et ce que cela rapporte. Il n'existe pas de rapport de performance public distinct de l'AOT. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Fiscal gap extrême : la Région wallonne finance 81 % des recettes de l'OTW (2023), mais l'obligation de rendre des comptes est minimale. L'OTW reçoit près d'un milliard d'euros d'argent public par an (2024) avec un taux de couverture des coûts d'environ 10 %. Aucun incitant à l'efficience. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La fusion des 5 sociétés TEC en un seul OTW (2019) a été une amélioration. Mais le rapport SPW-AOT-OTW n'est pas clair. L'AOT se trouve au sein du SPW mais doit contrôler l'OTW, lié au SPW. Une contradiction intégrée. |
| 5 | Taille critique | ✅ | La Wallonie comme région de transport unique est une échelle logique. La fusion en un seul OTW était correcte. La taille critique n'est pas le problème. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Zéro concurrence. L'OTW est le seul « opérateur interne », sans benchmarking, sans mise en concurrence des lignes, sans incitant concurrentiel. Le règlement européen 1370/2007 autorise les opérateurs internes, mais exige alors une transparence supplémentaire. Elle fait défaut. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Le contrat de service public compte 22 indicateurs de suivi, mais sans contrôleur indépendant et sans conséquences financières si les objectifs ne sont pas atteints. Le taux de couverture des coûts d'environ 10 % est très inférieur à celui de la STIB (29,5 % en 2025) et à celui d'autorités de transport étrangères comme le ZVV (environ deux tiers). |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | La carte MOBIB fonctionne chez tous les opérateurs, mais la plupart des titres de transport restent propres à chaque opérateur. Il n'existe en Wallonie ni planificateur de voyages commun ni tarif commun à tous les opérateurs à la manière de 9292 (Pays-Bas) ou de SBB (Suisse). La réforme tarifaire du 1er février 2026 (suppression des zones) est un pas en avant, mais l'innovation numérique (MaaS, données en temps réel, open data, paiement par carte bancaire seulement à partir de 2027) est à la traîne. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle d'une cellule dépendante (AOT) au sein du service public, sans personnalité juridique propre, n'existe nulle part comme best practice. Tous les modèles qui réussissent (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Suède, Danemark) utilisent une autorité des transports indépendante dotée de sa propre gouvernance. |
Synthèse : 1 ✅, 3 ⚠️, 5 ❌
Principaux gisements de gains :
- Transparence + responsabilité (principes 2 et 3) : une autorité des transports indépendante, dotée de son propre budget, de KPI publics et de contrats de performance contraignants, peut s'attaquer fondamentalement au fiscal gap et au déficit démocratique.
- Orientation résultats + concurrence (principes 6 et 7) : introduction du benchmarking, mise en concurrence de certaines lignes et KPI contraignants assortis de sanctions. Sur le modèle néerlandais ou suédois.
- Éprouvé à l'étranger (principe 9) : le modèle actuel est uniquement mauvais. Chaque pays comparable fait autrement et mieux.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Nouveau/réformé La cellule AOT existante est transformée en une Autorité wallonne des transports indépendante et à part entière, sur le modèle germano-suisse.
3B. Proposition concrète
Qu'est-ce qui change exactement ?
De cellule à institution. L'actuelle cellule AOT au sein du SPW est transformée en une institution autonome de droit public : l'Autorité wallonne des transports (Autorité Wallonne des Transports, AWT). Personnalité juridique propre, budget propre, conseil d'administration propre.
Gouvernance. Le conseil d'administration se compose :
- de représentants des gouvernements des entités fédérées wallonnes (minorité)
- de représentants des bassins de mobilité (bassins de mobilité)
- d'experts indépendants en transport
- de représentants des usagers (voyageurs, employeurs, syndicats)
- Le directeur est nommé via un appel à candidatures ouvert par l'Organe de nomination indépendant, non politique.
Séparation donneur d'ordre/exploitant. L'AWT devient le donneur d'ordre qui :
- établit le plan de transport (lignes, fréquences, arrêts)
- répartit et contrôle le budget
- conclut des contrats de performance avec l'OTW (et éventuellement d'autres opérateurs)
- publie chaque année un rapport de performance public
- impose des sanctions en cas de non-respect (malus financier, mise en demeure)
Intégration tarifaire. L'AWT devient responsable :
- d'un seul système tarifaire intégré pour tous les moyens de transport collectif en Wallonie
- de la billettique intermodale avec la SNCB (via l'infrastructure MOBIB existante)
- de la coordination avec les autorités des transports flamande et bruxelloise pour les déplacements transfrontaliers, comme brique d'un titre de transport belge unique et de l'abonnement national de mobilité
Objectif de couverture des coûts. Passage d'environ 10 % à 30 % en 10 ans, par :
- une réforme tarifaire (prix reflétant les coûts, avec des corrections sociales)
- des gains d'efficience par le benchmarking et une mise en concurrence sélective
- une croissance du nombre de voyageurs grâce à un meilleur service
KPI contraignants. Le contrat de service public devient un véritable contrat de performance avec :
- la ponctualité (≥ 90 % à l'heure)
- le taux d'occupation
- la satisfaction des clients (mesure annuelle)
- le taux de couverture des coûts (hausse annuelle)
- l'accessibilité (équivalent WCAG pour les arrêts physiques)
- le temps de correspondance intermodale
- En cas de non-atteinte : malus financier ; en cas d'échec structurel : possibilité de mise en concurrence partielle
À quel niveau cela va-t-il ? Entité fédérée : les cinq entités fédérées wallonnes. C'est correct au regard du principe de subsidiarité. Les transports en commun régionaux sont une compétence des entités fédérées, avec une autorité des transports par entité fédérée ou ensemble dans un concordat (art. 29 et 32 de la Constitution HART). La réforme porte sur l'organisation interne, pas sur la répartition des compétences.
Quel modèle international suivons-nous ? Un hybride de :
- modèle allemand du Verkehrsverbund (institution de droit public indépendante, gouvernance démocratique)
- modèle suisse du ZVV (financement par les dépenses, taux de couverture des coûts élevé comme objectif)
- modèle néerlandais des autorités des transports en commun (contrats de performance assortis de sanctions, possibilité de mise en concurrence)
Gain d'efficience estimé :
- Hausse du taux de couverture des coûts d'environ 10 % à 30 % sur environ 830 millions d'euros de coûts d'exploitation (2023) : environ 165 millions d'euros par an de subside en moins. Sur ce montant, on estime à 50 à 80 millions d'euros par an le gain d'efficience opérationnelle ; le reste est un déplacement du subside vers les recettes propres (plus de voyageurs, tarifs), pas une économie. Le gain d'efficience par le benchmarking et la mise en concurrence est le même que dans l'audit TEC et ne compte qu'une seule fois, dans le présent audit.
- Moins le surcoût structurel d'une institution autonome (conseil d'administration propre, direction, reporting) en plus de l'actuelle cellule AOT, estimé prudemment à 5 à 10 millions d'euros par an : net 40 à 75 millions d'euros par an à vitesse de croisière
- Plus de voyageurs grâce à l'intégration tarifaire et à un meilleur service : tous les grands Verkehrsverbünde ont attiré plus de voyageurs après leur création
- Économies grâce à un contrôle plus strict des projets (éviter les scénarios liégeois)
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : modification décrétale, création de l'AWT comme institution autonome, nomination de la direction via une procédure ouverte, transfert du personnel de l'AOT
- Années 2-3 : nouveau contrat de performance avec l'OTW, avec des KPI contraignants et des sanctions, lancement du projet d'intégration tarifaire
- Années 3-5 : déploiement du système tarifaire intégré, première évaluation et corrections éventuelles, projets pilotes de mise en concurrence sélective
- Années 5-10 : opérationnalité complète, objectif de 30 % de couverture des coûts, évaluation et extension éventuelle du modèle de mise en concurrence
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Autorité wallonne des transports. Nouveau Une autorité des transports indépendante qui pilote le TEC avec de vrais contrats de performance, des tarifs intégrés et des budgets transparents. Comme cela fonctionne depuis des années en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Wallonie dépense près d'un milliard d'euros par an pour les transports en commun via le TEC (officiellement l'OTW) : 987 millions d'euros en 2024, investissements compris. Depuis 2018, il existe une « Autorité Organisatrice du Transport » (AOT) censée piloter et contrôler le TEC. Mais cette AOT n'est pas une véritable institution. C'est une petite cellule au sein du service public wallon (SPW), sans budget propre, sans gouvernance propre et sans véritable pouvoir de sanction. Le contrôleur se trouve dans la même organisation que le donneur d'ordre politique.
Ce qui ne va pas
Le résultat est prévisible. Les recettes propres ne couvrent qu'environ 10 % des coûts ; le TEC lui-même ne vise qu'à peine 14 % d'ici 2030. À la STIB bruxelloise, c'est près de 30 % (2025), au ZVV suisse 63,5 % (2024). La Région wallonne paie 81 % des recettes du TEC (2023). Le contrat compte bien des indicateurs de suivi, mais aucun contrôleur indépendant n'y attache de conséquences. Le projet de tram à Liège a été attribué en 2019 avec un budget de construction d'environ 430 millions d'euros ; la Cour des comptes estime provisoirement le coût total jusqu'en 2052 à 1,3 milliard d'euros, et le tram a roulé près de huit ans plus tard que prévu. L'organisation environnementale Canopea qualifie le budget du TEC de « grande inconnue de la législature » en raison du manque de transparence. Et la part du bus et du tram dans le transport de personnes en Wallonie était, au lancement de la vision de mobilité FAST 2030, d'environ 4 %, très loin de l'objectif wallon de 10 % d'ici 2030 (25 % avec le train).
Le cœur du problème ? Il n'y a pas d'arbitre indépendant entre le politique (qui décide) et l'exploitant (qui exécute). Sans cette séparation, il n'y a pas de véritable contrôle, pas de véritable transparence et pas de véritable incitant à mieux performer.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, les Verkehrsverbünde organisent les transports en commun pour 85 % de la population ; avec l'Autriche et la Suisse, il y en avait 71 en 2017. Ils planifient les lignes, intègrent les tarifs (un seul titre de transport pour le bus, le tram et le train), concluent des contrats de performance avec les opérateurs et publient chaque année leurs résultats. Résultat : les plus grands Verkehrsverbünde proposent depuis 1990 un meilleur transport en plus grande quantité, attirent plus de voyageurs et ont besoin de moins de subsides par euro de coût.
En Suisse, le ZVV (Zürcher Verkehrsverbund) gère les transports dans le canton de Zurich. Environ 30 entreprises de transport sous un même toit, un seul système tarifaire et un taux de couverture des coûts de 63,5 % (2024). Près de deux tiers sont donc couverts par des recettes propres, un bon tiers par des subsides. Presque l'inverse de la Wallonie.
Aux Pays-Bas, 13 autorités des transports en commun (provinces et régions de transport) attribuent des concessions pour lesquelles les opérateurs doivent se disputer. Des contrats de performance contraignants avec des amendes en cas de non-respect. Taux de couverture des coûts dans les concessions régionales : environ 40 à 50 % (vers 2010).
En Suède, Skånetrafiken pilote les transports en commun dans la région de Scanie. Résultat : un nombre de voyageurs qui croît plus vite que la population depuis 2010, plus de voyageurs qu'avant la COVID (plus de 170 millions de voyages par an), une part de marché de 27 % de tous les déplacements motorisés et un taux d'autofinancement de 54 % (2025).
Ce que HART propose
HART veut transformer l'actuelle cellule AOT en une Autorité wallonne des transports à part entière (Autorité Wallonne des Transports) : une institution indépendante dotée de sa propre personnalité juridique, de son propre budget et d'un conseil d'administration comprenant des représentants des bassins de mobilité, des experts en transport et des voyageurs.
Concrètement :
- L'Autorité des transports devient le donneur d'ordre. Le TEC (OTW) devient l'exploitant. Qui planifie et contrôle n'exécute pas lui-même.
- De vrais contrats de performance avec des KPI mesurables (ponctualité, satisfaction des clients, taux de couverture des coûts) et des sanctions financières en cas de non-respect.
- Un seul système tarifaire intégré pour tous les moyens de transport collectif en Wallonie, avec une billettique intermodale pour les correspondances vers le train.
- Un objectif de couverture des coûts : d'environ 10 % à 30 % en dix ans. Cela reste modeste par rapport à Zurich (63,5 % en 2024) ou aux Pays-Bas (40 à 50 %), mais c'est un renversement fondamental.
- Une reddition de comptes publique annuelle : chaque année, l'Autorité des transports publie un rapport avec tous les chiffres de performance, accessible à chaque citoyen.
Ce que cela rapporte
- Un meilleur service. L'expérience internationale montre que la séparation donneur d'ordre/exploitant conduit à des fréquences plus élevées, à une meilleure ponctualité et à davantage de voyageurs.
- Plus de transparence. Chaque euro d'argent public est justifié via des rapports de performance publics. Fini la « grande inconnue ».
- Moins d'argent du contribuable nécessaire. Ou mieux dépensé. Une hausse du taux de couverture des coûts de 10 % à 30 % sur environ 830 millions d'euros de coûts d'exploitation (2023) représente environ 165 millions d'euros par an de subside en moins. L'essentiel est un déplacement des subsides vers les recettes propres (plus de voyageurs, réforme tarifaire avec corrections sociales) ; on estime à 50 à 80 millions d'euros par an le véritable gain d'efficience opérationnelle, soit net 40 à 75 millions d'euros par an après le fonctionnement de l'Autorité des transports elle-même.
- Plus de voyageurs. En Allemagne, en Suisse et en Suède, des systèmes intégrés dotés d'une véritable autorité des transports ont attiré plus de voyageurs ; en Scanie, le nombre de voyageurs croît plus vite que la population.
- Fini les scénarios liégeois. Une autorité indépendante disposant d'une expertise en contrôle de projet évite les explosions de coûts sur les grands projets d'infrastructure.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Wallonie.be. Cellule AOT | https://www.wallonie.be/fr/acteurs-et-institutions/wallonie/spw-mobilite-et-infrastructures/cellule-autorite-organisatrice-du-transport | consulté en 2026 | Place de la cellule AOT dans le SPW, missions |
| 2 | SPW Mobilité. AOT | https://mobilite.wallonie.be/home/politiques-de-mobilite/transport-public/lautorite-organisatrice-du-transport.html | consulté en 2026 | AOT depuis mars 2018, missions, règlement 1370/2007, relation avec l'OTW |
| 3 | Canopea. Contrat de service public du TEC : révision ou révolution ? | https://www.canopea.be/contrat-de-service-public-du-tec-revision-ou-revolution/ | 2026-02-05 | Critique de la révision du contrat de service, couverture des coûts d'environ 10 %, titre CLASSIC 2,80 €, rôle de l'AOT |
| 4 | Canopea. Le budget du TEC, grande inconnue de la législature | https://www.canopea.be/le-budget-du-tec-grande-inconnue-de-la-legislature/ | 2024-11-12 | Budget d'exploitation 826 M€ (2023), 81 % de financement régional, 9 % de vente de titres de transport, plan d'investissement 1,586 Mds € |
| 5 | La Libre/Belga. La Wallonie veut accorder davantage d'autonomie au TEC | https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2025/12/12/la-wallonie-veut-accorder-davantage-dautonomie-au-tec-mais-lattendra-sur-ses-resultats-PEAELAGDKZBMBFTDETJED2W4BA/ | 2025-12-12 | Note d'orientation pour la révision du contrat de service : autonomie, suivi annuel, carte bancaire dès 2027, alignement sur la SNCB |
| 6 | Wallonie.be. OTW | https://www.wallonie.be/en/stakeholders-and-institutions/wallonia/autres-acteurs-publics-de-la-wallonie/operateur-de-transport-de-wallonie-otw | consulté en 2026 | Structure de l'OTW, fusion des sociétés TEC et de la SRWT |
| 7 | TEC. Contrat de service public 2024-2028 : la feuille de route du TEC est tracée (persbericht) | https://presse.groupe.letec.be/contrat-de-service-public-2024-2028--la-feuille-de-route-du-tec-est-tracee | 2024-01 | Dotation 987 M€ (2024), plus de 5.800 collaborateurs, plus de 2.700 véhicules, 832 lignes, 117 M km, 22 indicateurs de suivi |
| 8 | LETEC. Contrat de Service Public révisé et résultats 2025 validés (persbericht) | https://presse.groupe.letec.be/contrat-de-service-public-revise-et-resultats-2025-valides-letec-consolide-son-plan-de-transformation-jusque-2029 | 2026-06 | Contrat révisé signé le 10 juin 2026 et prolongé jusqu'en 2029, couverture des coûts de 10 % à 14 % d'ici 2030, 150 M de voyages et 5.818 collaborateurs (2025) |
| 9 | Wallex. Decreet van 29 maart 2018 (governance SRWT) | https://wallex.wallonie.be/sites/wallex/contents/acts/11/11087/1.html | 2018-03-29 | Création de l'OTW et de l'AOT, modification du décret du 21 décembre 1989 |
| 10 | Wallex. Besluit van de Waalse Regering van 5 juli 2018 (fusie TEC-maatschappijen) | https://wallex.wallonie.be/contents/acts/0/777.html | 2018-07-05 | Fusion des cinq sociétés TEC dans l'OTW, au 1er janvier 2019 |
| 11 | Buehler, Pucher en Dümmler. Verkehrsverbund: the evolution and spread of fully integrated regional public transport in Germany, Austria, and Switzerland (International Journal of Sustainable Transportation) | https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15568318.2018.1431821 (résumé : https://www.worldtransitresearch.info/research/7295/) | 2018 | 71 Verkehrsverbünde en DE, AT et CH (2017), 85 % de la population allemande, résultats des six plus grands |
| 12 | Elgar Online. Verkehrsverbund: regional coordination of public transport in Germany, Austria and Switzerland | https://www.elgaronline.com/edcollchap/book/9781800888784/chapter7.xml | 2023 | Structure et fonctionnement des Verkehrsverbünde |
| 13 | ZVV. About us | https://www.zvv.ch/en/about-us.html | consulté en 2026 | Structure du ZVV, environ 30 entreprises de transport, plus de 650 M de voyageurs par an |
| 14 | ZVV. Makes no profit | https://secrets.zvv.ch/makes-no-profit | consulté en 2026 | Financement par les dépenses, contribution du canton et des communes |
| 15 | Wikipedia. Zürcher Verkehrsverbund | https://en.wikipedia.org/wiki/Z%C3 %BCrcher_Verkehrsverbund | consulté en 2026 | Création en 1990 |
| 16 | OV in Nederland Wiki. OV-autoriteit | https://wiki.ovinnederland.nl/wiki/OV-autoriteit | consulté en 2026 | 13 autorités des transports en commun, système de concessions |
| 17 | Wikipedia. Public transport in the Netherlands | https://en.wikipedia.org/wiki/Public_transport_in_the_Netherlands | consulté en 2026 | Mise en concurrence des concessions de bus, sauf à Amsterdam, Rotterdam et La Haye |
| 18 | Vervoerregio Amsterdam | https://vervoerregio.nl/ | consulté en 2026 | Exemple de région de transport, 14 communes, donneur d'ordre pour le bus, le tram et le métro |
| 19 | Seamless Bay Area. Notes from Sweden | https://www.seamlessbayarea.org/blog/2025/11/2/notes-from-sweden-how-clear-separation-of-responsibilities-between-governments-enables-seamless-transit | 2025-11-02 | Modèle suédois, croissance du nombre de voyageurs plus rapide que celle de la population depuis 2010, plus de voyageurs qu'en 2019 |
| 20 | Wikipedia. Skånetrafiken | https://en.wikipedia.org/wiki/Sk%C3 %A5netrafiken | consulté en 2026 | Structure de Skånetrafiken, modèle de concession |
| 21 | Bussmagasinet. Skånetrafiken tappar marknad (op basis van de verksamhetsberättelse 2025) | https://www.bussmagasinet.se/2026/03/skanetrafiken-tappar-marknad-bussen-forlorar-och-taget-vinner/ | 2026-03 | Part de marché 27 % (2025) et 30 % (2024), 171,6 M de voyages, taux d'autofinancement 54,1 % (2025) |
| 22 | Wikipedia. Movia | https://en.wikipedia.org/wiki/Movia_(transit_agency) | consulté en 2026 | Modèle danois, DOT, intégration Rejsekort, pas de véhicules propres |
| 23 | EMTA. Copenhagen | https://www.emta.com/network/copenhagen/ | consulté en 2026 | Movia : 45 communes et 2 régions, 2,7 M d'habitants |
| 24 | France Mobilités. AOM | https://www.francemobilites.fr/outils/observatoire-politiques-locales-mobilite/aom | consulté en 2026 | Modèle français de l'AOM |
| 25 | Institut Paris Région. Financement de l'exploitation des transports collectifs en Île-de-France | https://www.institutparisregion.fr/nos-travaux/publications/financement-de-lexploitation-des-transports-collectifs-en-ile-de-france/ | 2023 | Financement d'IDFM : versement mobilité, voyageurs (32 %), pouvoirs publics |
| 26 | État de l'environnement wallon. Répartition modale du transport de personnes | https://etat.environnement.wallonie.be/contents/indicatorsheets/TRANS%204.html | consulté en 2026 | Objectifs FAST 2030 : bus et tram de 4 % à 10 %, train de 9 % à 15 % |
| 27 | Rekenhof (Cour des comptes). Tram de Liège | https://www.ccrek.be/fr/publication/tram-de-liege | 2026-07-14 | Coût total d'environ 1,3 Mds € jusqu'en 2052, manquements dans la gestion du projet, mise en service le 28 avril 2025 |
| 28 | RTBF. Le tram de Liège a été financé avec un PPP | https://www.rtbf.be/article/le-tram-de-liege-a-ete-finance-avec-un-ppp-en-quoi-consiste-ce-partenariat-public-prive-11521538 | 2025-04-28 | Budget de construction d'environ 430 M€ lors de l'attribution (2019), coût total du PPP 1,174 Mds € jusqu'en 2052 |
| 29 | Wikipedia. MOBIB | https://en.wikipedia.org/wiki/MOBIB | consulté en 2026 | MOBIB chez les quatre opérateurs, la plupart des titres de transport restent propres à chaque opérateur |
| 30 | Parlement de Wallonie. Question écrite sur l'impact budgétaire du contrat de service public de l'OTW | https://www.parlement-wallonie.be/pwpages?p=interp-questions-voir&type=28&iddoc=127969 | 2024-04-18 | Question : dotation de 787 M€ (2023) à 987 M€ (2024) ; réponse du ministre : financement validé de 960 M€ (2024), investissements de 1.586 M€ (2024-2028) |
| 31 | LETEC. Nouvelle grille tarifaire à partir du 1er février 2026 (persbericht) | https://presse.groupe.letec.be/letec-annonce-sa-nouvelle-grille-tarifaire-a-partir-du-1er-fevrier-2026 | 2025-10 | Suppression de 1.004 zones tarifaires, titre CLASSIC 2,80 € |
| 32 | MIVB. Près de 400 millions de voyages en 2025 et un taux de couverture en hausse (persbericht) | https://stib.prezly.com/pres-de-400-millions-de-voyages-en-2025-et-un-taux-de-couverture-en-hausse | 2026-05-27 | Taux de couverture des coûts de la STIB 29,5 % (2025) |
| 33 | SPW Mobilité. Contrat de Service Public OTW 2024-2028 | https://mobilite.wallonie.be/files/eDocsMobilite/bus%20tram%20metro/contrat%20gestion/Contrat%20de%20Service%20Public%20OTW%202024-2028.pdf | 2024 | Financement de base 529,2 M€ (2024, art. 50), indicateurs clés (art. 8), conséquences financières uniquement pour les kilomètres non parcourus et les grèves (art. 9, 54 et 55) |
| 34 | Wikipedia. Kostendekkingsgraad | https://nl.wikipedia.org/wiki/Kostendekkingsgraad | consulté en 2026 | Taux de couverture des coûts des concessions régionales néerlandaises, environ 40 à 55 % (2009-2012) |
| 35 | RTBF. Tram de Liège : la Cour des comptes pointe un coût de 1,3 milliard et plusieurs faiblesses | https://www.rtbf.be/article/tram-de-liege-la-cour-des-comptes-pointe-un-cout-de-1-3-milliard-et-plusieurs-faiblesses-11779483 | 2026-09-03 | Mise en service prévue en juin 2017, réalisée en avril 2025 ; 1,3 Mds € jusqu'en 2052 |
| 36 | Bahnonline.ch. ZVV-Geschäftsjahr 2024 | https://www.bahnonline.ch/77753/zvv-geschaeftsjahr-2024/ | 2025 | Taux de couverture des coûts du ZVV 63,5 % (2024) |
Métadonnées
- Ligne : Autorité wallonne des transports. Nouveau
- Section : Wallonie. Transféré de la FWB + nouveau
- Classification : 🟠 Nouveau/réformé
- Score des principes : 1 ✅ · 3 ⚠️ · 5 ❌
- Modèles de référence : Allemagne (Verkehrsverbund), Suisse (ZVV), Pays-Bas (autorités des transports en commun), Suède (Skånetrafiken)
- Gain d'efficience estimé : net ±40 à 75 M€/an : ±50 à 80 M€/an de gain d'efficience opérationnelle brut moins 5 à 10 M€/an de fonctionnement de l'autorité autonome (pour un objectif de 30 % de couverture des coûts sur environ 830 M€ de coûts d'exploitation ; le reste des environ 165 M€ est un déplacement de coût du subside vers les recettes propres, pas une économie opérationnelle ; chevauche le gain d'efficience de l'audit TEC et ne compte qu'une seule fois)
- Durée de mise en œuvre : 5 à 10 ans pour une opérationnalité complète
- Révisé : 2026-09-27 (factcheck : chiffres, sources, formulation intemporelle)