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10 milliards d'euros par an.

C'est ce que la Belgique laisse filer chaque année faute d'optimisation numérique.

Six systèmes informatiques parallèles. Quatre portails publics. Plus de cent millions d'euros dans des projets ratés. Et un citoyen qui atterrit sur un autre portail pour chaque service public.

Ce n'est pas de la malchance. C'est structurel.

Le problème

Un seul pays. Six administrations numériques.

La Belgique n'a pas une administration numérique. Elle en a six. Le niveau fédéral et chaque Région construisent leur propre plateforme informatique, leur propre connexion, leur propre portail. S'y ajoutent deux systèmes sectoriels pour la sécurité sociale et les soins de santé. Six intégrateurs de services. FSB, BCSS, eHealth, MAGDA, BCED, FIDUS, chacun avec son propre middleware, sa propre sécurité, ses propres standards. Il n'existe pas de directives TIC uniformes. Il n'existe même pas de chiffre global des dépenses informatiques de tous les pouvoirs publics belges.

Votre courrier fiscal arrive dans My eBox. Votre prime flamande, dans Mijn Burgerprofiel. À Bruxelles, il y a IRISbox. En Wallonie, Mon Espace. Un seul État, quatre guichets. Et en dessous, chacune des 565 communes achète son propre logiciel.

Fédéral
FSBSPF BOSA
My eBox · MyGov.beBoîte aux lettres et app
FAS / CSAMAuthentification
Sécurité sociale
BCSSBanque Carrefour
MySocialSecurityPortail citoyen
Réseau propre3.000 acteurs
Flandre
MAGDADigitaal Vlaanderen
BurgerprofielMijn Burgerprofiel
ACMGestion des accès
Wallonie
BCEDeWBS
Mon EspacePortail propre
Pas d'IAMVia CSAM fédéral
Bruxelles
FIDUSParadigm / ISR
IRISboxEncore un portail
IAM propreStandard propre
Soins de santé
eHealthPlateforme eHealth
MyCareNetPrestataires de soins
Recip-ePrescriptions

Ce que vous en remarquez

Votre permis sur votre GSM ne compte pas.MyGov.be affiche votre carte d'identité et votre permis de conduire, mais ils n'ont aucune valeur juridique : la carte en plastique reste obligatoire. Le Danemark a depuis des années un permis valable dans une application.
Deux applications pour une seule tâche.itsme appartient à des banques et des opérateurs télécoms et compte 8 millions d'utilisateurs. MyGov.be, l'application de l'État, a reçu 50 millions d'euros et en a atteint 630.000 en deux ans. Une carte d'identité numérique juridiquement valable ? Toujours pas.
Votre fiche de paie n'a pas sa place dans votre boîte aux lettres publique.Seuls les pouvoirs publics et les services qu'ils habilitent peuvent y déposer des documents. Si vous ne l'ouvrez pas pendant douze mois, elle est verrouillée. Et des documents peuvent en disparaître au bout d'un certain temps.
L'administration redemande ce qu'elle sait déjà.Une loi l'interdit depuis plus de dix ans. Le Conseil des ministres lui-même reconnaît que les services fédéraux n'ont fait que peu ou pas de progrès.

Du peloton de tête au milieu du classement

Dans le classement de l'ONU sur l'administration numérique, la Belgique était autrefois 16e sur 193 pays. Quatorze ans plus tard, nous sommes 56e, après être passés par la 27e et la 39e place. Pour les citoyens, la Belgique obtient 82 sur 100, sous la moyenne européenne de 85. Seules les entreprises sont bien servies : 96 contre 89.

Belgique
6
intégrateurs · 4 portails · 2 applis de connexion · aucun standard contraignant
vs.
Estonie
1
X-Road · 1 portail · tous les services en ligne · 98 % des déclarations fiscales numériques
La facture

Ce que cela coûte

La Belgique n'investit pas dans la numérisation. La Belgique investit pour jeter des ponts par-dessus sa propre complexité.

Projets ratés, plus de 120 millions d'euros perdus.

i-Police : 76 millions d'euros payés, contrat rompu, aucun système qui fonctionne. Phenix : 28 millions d'euros perdus, dossier clos après dix-neuf ans seulement. Persona : 16 millions d'euros pour un système qui fonctionne à 8 ou 10 %. JustSign : près de 4 millions d'euros pour un système de signature que personne n'utilise. Et ce ne sont que quatre exemples.

Au total, plus de 120 millions d'euros. À l'échelle internationale, seul 1 projet informatique public sur 5 réussit.

120+ M€ perdus

Addiction à la consultance.

Entre 2020 et 2022, l'autorité fédérale a dépensé 2,5 milliards d'euros en consultants, dont 2 milliards pour l'informatique. Dans un échantillon de la Cour des comptes, 78 % des contrats étaient insuffisamment motivés. Un consultant a facturé 310 heures en un seul mois. Un contrat-cadre estimé à 400.000 euros valait en réalité 10 millions d'euros selon la Cour des comptes.

2,5 Mds € · 78 % non motivés

Duplication structurelle.

Construire six fois les mêmes systèmes, les entretenir six fois, les sécuriser six fois. L'autorité fédérale compte 1.200 sites web et dépense 1 milliard d'euros par an en politique numérique. En dessous, chacune des 565 communes achète son propre logiciel. Et les coûts pour faire communiquer tous ces systèmes viennent encore s'y ajouter.

1.200 sites web · 1 Md€/an, rien qu'au fédéral

Charges administratives.

Le Bureau fédéral du Plan estime les charges administratives des entreprises et des indépendants à 6 milliards d'euros par an. Et l'État perd 5,2 milliards d'euros de TVA : 12,3 % de ce qu'il aurait dû percevoir, contre 9,5 % en moyenne en Europe.

6 Mds € de charges + 5,2 Mds € d'écart de TVA

Dépendants d'une seule entreprise.

Près de 68 % des connexions au fédéral passent par itsme, une entreprise de banques et d'opérateurs télécoms. Via la SFPIM, l'État a acheté 20 % d'itsme pour 14,5 millions d'euros. Un an plus tard, l'autorité fédérale reprochait à cette même entreprise de facturer des coûts excessifs depuis une position de monopole.

68 % des connexions fédérales via une seule entreprise privée
Le plan

Une seule administration numérique. Vingt briques.

Ne pas relier six systèmes. En construire un seul.

Rien de tout cela n'est une expérience. Chaque brique fonctionne déjà quelque part, en Belgique ou à l'étranger. Ouvrez-la pour voir comment elle fonctionne et où elle a fait ses preuves.

Qui gère quoi

La base numérique est fédérale : l'identité, l'échange de données, les standards et les systèmes que chaque administration utilise pour les mêmes tâches. Tous les pouvoirs publics construisent dessus.

QuiGère
La fédérationL'identité numérique et le portefeuille numérique, les standards, la boîte aux lettres, le registre des revenus, le coffre-fort santé, la facturation électronique et la TVA, le registre des contrats et la plateforme de vote
Le SPF BOSALe pilotage de la plateforme commune et de la mise en œuvre
Un gestionnaire indépendantLa couche d'échange, le X-Road belge, sur le modèle de la BCSS
L'entreprise publique de l'applicationL'application unique et le site web unique ; l'autorité fédérale et les entités fédérées en sont actionnaires
L'entreprise informatique communeLes systèmes centraux des communes et des entités fédérées : population et état civil, permis, service social, finances et personnel
Les concordatsLes systèmes de l'enseignement, comme la base de données des diplômes, sur les mêmes standards
Les conseils de contrôleLe test numérique de chaque loi et, via une section commune, l'examen de chaque projet informatique à partir de 5 M€
Couche 1

Les fondations

Une seule couche de données, un seul jeu de règles, un seul ensemble de systèmes. Tout le reste repose dessus.

Comment cela fonctionne

  • Une seule couche d'échange sur le modèle de la Banque Carrefour, exploitée par un gestionnaire indépendant sous la direction du SPF BOSA.
  • Chaque donnée a une seule source et un seul propriétaire.
  • Un seul jeu de standards techniques pour toutes les administrations, fixé au niveau fédéral.
Éprouvé. L'Estonie fonctionne sur X-Road depuis plus de vingt ans. Et la Belgique a déjà la base : la Banque Carrefour de la Sécurité sociale échange plus de 1,8 milliard de messages par an entre quelque 3.000 institutions.

Comment cela fonctionne

  • Le principe once only devient un droit opposable, auprès de chaque administration. Un formulaire qui demande ce que l'administration sait déjà est illégal.
  • Le conseil de contrôle examine chaque loi au préalable : des règles simples, les mêmes notions, applicables par un ordinateur.
  • Partout les mêmes notions : une seule définition du revenu, du ménage et de l'adresse.
  • L'octroi automatique est la règle, des allocations familiales aux tarifs sociaux.
Éprouvé. Au Danemark, chaque projet de loi doit être prêt pour le numérique. Résultat : une allocation unique a été versée automatiquement à 2,2 millions de personnes en 8 jours. L'Autriche verse les allocations familiales après une naissance sans aucune démarche des parents dans plus de 73 % des cas. La Belgique examine les nouvelles lois sous l'angle du genre et des PME, mais pas de leur exécution numérique.

Comment cela fonctionne

  • Une seule entreprise informatique commune à toutes les communes et entités fédérées, sur le modèle danois. Elle gère les systèmes centraux : population, état civil, permis, aide sociale, finances et personnel.
  • La participation est obligatoire. Dès qu'un système commun existe, plus personne ne construit ou n'achète le sien.
  • Une seule facture par habitant et par an, avec un gain d'efficience obligatoire.
  • Une seule équipe centrale pour la sécurité, les sauvegardes et les mises à jour.
Éprouvé. Les 98 communes danoises achètent ensemble via KOMBIT. Elles ont ainsi brisé le monopole de leur principal fournisseur : les systèmes partagés coûtent désormais 137 millions de couronnes de moins par an, soit plus de 18 millions d'euros. Et en Wallonie, 252 des 261 communes sont déjà membres d'iMio, qui développe des logiciels libres partagés.

Comment cela fonctionne

  • Chaque projet informatique à partir de 5 millions d'euros est examiné au préalable de manière indépendante, puis à nouveau en cas de dépassement de plus de 25 %. L'avis est public.
  • De petits projets modulaires plutôt que des mégacontrats.
  • Des talents informatiques en interne, en poste fixe, payés avec l'argent économisé sur les licences. Qui engage un consultant le justifie par écrit.
  • Les standards ouverts sont obligatoires, le logiciel libre est la règle. Un logiciel payé avec l'argent des contribuables est public.
  • Les données sensibles sont stockées uniquement dans un cloud européen.
  • Un assistant IA pour chaque fonctionnaire, sur une infrastructure européenne.
Éprouvé. Les Pays-Bas soumettent déjà les projets TIC à partir de 5 millions d'euros à un collège consultatif indépendant. Le Schleswig-Holstein a fait passer 80 % de ses fonctionnaires à LibreOffice et économise ainsi plus de 15 millions d'euros par an en licences.
Couche 2

Votre identité et votre application

Qui vous êtes, prouvé avec votre GSM. Cela ouvre tout : votre application, votre courrier et votre vote.

Comment cela fonctionne

  • Carte d'identité, permis de conduire, certificat d'immatriculation, attestation d'assurance et carte européenne d'assurance maladie ont valeur juridique dans l'application, selon le standard européen.
  • Vous ne partagez que le nécessaire : à la caisse « 18+ », pour un colis votre nom.
  • La police contrôle en direct. Un permis expiré est désactivé immédiatement.
  • Pas de copie du Registre national chez des entreprises privées. L'État signe, vous conservez.
Éprouvé. Le Danemark compte 2,1 millions de permis de conduire numériques, la Pologne plus de 7 millions, l'Italie 8,5 millions. La Belgique : toujours aucun permis numérique juridiquement valable.

Comment cela fonctionne

  • Une SA publique avec des objectifs exigeants. L'autorité fédérale et les entités fédérées sont actionnaires. L'Organe de nomination indépendant choisit les administrateurs ; les cabinets restent en dehors.
  • La portée existe déjà : itsme compte 8 millions d'utilisateurs, Doccle et Zoomit ensemble 4,4 millions, et Bancontact près de 18 millions de cartes.
  • Derrière itsme, Doccle et Bancontact se trouvent les quatre mêmes grandes banques. Belfius est une banque publique et la SFPIM détient 20 % d'itsme.
  • Payer en un clic via Bancontact : en magasin, en ligne et aux pouvoirs publics.
  • Une plateforme ouverte : communes, mutualités et entreprises développent des mini-applications dans l'application, avec les règles européennes de protection de la vie privée.
  • Un seul site web pour tous les pouvoirs publics, testé avec de vrais utilisateurs et accessible à tous.
  • Un assistant dans l'application explique les courriers en langage simple et vous aide à remplir les formulaires.
  • Les applications bancaires agréées peuvent afficher votre boîte aux lettres et proposer Bancontact. La concurrence maintient l'application au meilleur niveau.
  • Vos documents sont chiffrés sur votre appareil. L'entreprise est propriétaire de l'application, pas de vos données.
  • Si une nouvelle technologie devient une infrastructure critique, l'entreprise peut la reprendre.
Éprouvé. L'Italie le fait déjà : l'application publique IO de l'entreprise publique PagoPA compte 15 millions d'utilisateurs actifs et plus de 16.000 institutions raccordées. Le Royaume-Uni a réuni 312 agences sur un seul site web, GOV.UK, et fermé 685 domaines web.

Comment cela fonctionne

  • Une seule boîte aux lettres par citoyen et par entreprise. Chaque expéditeur agréé peut y déposer : pouvoirs publics, employeurs, mutualités, assureurs et fournisseurs d'énergie.
  • Un coffre-fort à vie qui vous suit quand vous changez d'application. Votre boîte aux lettres ne se verrouille jamais d'elle-même.
  • Les expéditeurs paient, les citoyens jamais.
  • Chaque administration se raccorde. Celle qui ne le fait pas est sanctionnée.
Éprouvé. Au Danemark, 4,86 millions d'habitants reçoivent leur courrier public sous forme numérique : 253,8 millions de messages par an. La Suède montre ce qui tourne mal sans accords : selon la boîte aux lettres privée Kivra, l'État n'a jamais payé pour son courrier, ce qui a coûté 170 millions de couronnes à l'entreprise.

Comment cela fonctionne

  • Voter en ligne pendant une période de vote avant le jour du scrutin.
  • Vous pouvez modifier votre vote en ligne autant de fois que vous le voulez. Seul le dernier compte, et un vote papier l'emporte toujours. Ainsi, personne ne peut faire pression sur vous.
  • Code source ouvert, audits indépendants, et vous vérifiez vous-même que votre vote est bien arrivé.
  • Les propositions et les votes citoyens du parlement citoyen numérique se font dans l'application. Qui ne peut pas utiliser le numérique vote à la maison communale.
Éprouvé. En Estonie, 51 % des voix ont été exprimées en ligne lors des élections législatives. En Finlande, le parlement doit examiner toute initiative citoyenne qui réunit 50.000 signatures ; c'est ainsi que le mariage pour tous est devenu loi. En Belgique, une pétition de 25.000 signatures ne donne droit qu'à une audition. Chez HART, la Chambre doit voter dans les six mois sur une proposition soutenue par 25.000 personnes.
Couche 3

Votre vie, réglée

L'administration règle elle-même ce qu'elle peut, et répond à temps. Le reste, vous le lancez en un clic.

Comment cela fonctionne

  • Les employeurs déclarent les salaires à chaque paiement dans un seul registre des revenus en temps réel, et non plus chaque trimestre.
  • Allocations, aides et précompte s'adaptent automatiquement. Si votre précompte s'écarte de plus de 5 %, le fisc propose lui-même une correction. Pas de grosse facture après coup.
  • La déclaration préremplie devient la norme. Si elle est correcte, vous ne faites rien.
  • Le Bureau fédéral du Plan évalue chaque programme public avec des données réelles. Ce qui marche reste. Ce qui ne marche pas s'arrête.
Éprouvé. 3,9 millions de Belges reçoivent déjà une déclaration préremplie, et 93 % l'approuvent sans modification. Le Danemark corrige automatiquement le précompte : en un an, 365.000 personnes ont ainsi échappé à un rappel d'impôt. La Finlande reçoit 56,6 millions de déclarations de salaire par an dans son registre des revenus.

Comment cela fonctionne

  • Naissance : l'hôpital la déclare. Registre national, mutualité, allocations familiales et prime de naissance suivent. Les parents communiquent le prénom et confirment en un clic.
  • Décès : une seule déclaration informe toutes les administrations. Avec l'accord des héritiers, la banque, l'assureur, le fournisseur d'énergie et l'opérateur télécom suivent aussi.
  • Déménagement, mariage, pension : même règle. Une seule déclaration, le reste suit.
Éprouvé. En Estonie, les parents reçoivent après une naissance une offre préremplie pour les allocations familiales : autrefois 12 services auprès de 7 institutions, aujourd'hui 30 secondes. Le service britannique Tell Us Once signale un décès en une fois à jusqu'à 30 services. En Belgique, les parents apportent encore eux-mêmes l'acte de naissance à la mutualité, et les héritiers doivent informer chaque banque et chaque assureur séparément.

Comment cela fonctionne

  • Vous suivez chaque demande dans l'application, comme un colis.
  • Dans les 10 jours, vous connaissez la date limite de décision. Sans autre délai légal, elle est de trois mois.
  • En retard, c'est accordé. Les exceptions figurent sur une courte liste dans la loi : environnement, santé et sécurité.
  • Chaque administration publie, service par service, combien de demandes elle traite à temps.
Éprouvé. L'Espagne le fait déjà : trois mois, et si l'administration se tait, votre demande est en règle générale accordée. En Belgique, le silence signifie souvent non : un permis d'environnement flamand sans décision après 105 ou 120 jours est réputé refusé.

Comment cela fonctionne

  • Dossier, prescriptions, vaccins, résultats de laboratoire et rendez-vous dans l'application unique.
  • Un seul coffre-fort santé pour toute la Belgique au lieu de trois régionaux. Un Bruxellois ou un Wallon voit autant qu'un Flamand.
  • Vous décidez quel prestataire de soins voit quoi, et vous voyez qui a ouvert votre dossier.
Éprouvé. Au Danemark, l'application santé MinSundhed est installée sur le GSM de 3,6 millions de personnes. L'application belge MaSanté compte 120.000 téléchargements, et les francophones n'y trouvent ni leurs vaccins ni leurs résultats.

Comment cela fonctionne

  • Ouvrir un compte bancaire : un clic. Pour une entreprise ou une ASBL aussi, les données viennent directement du Moniteur belge, de la Banque-Carrefour des Entreprises et du registre UBO.
  • Nouvel emploi : identité, adresse, diplômes et situation familiale vont directement dans le système de paie.
  • Prêt, crédit hypothécaire ou location : une attestation de revenus vérifiée au lieu d'une pile de fiches de paie.
  • Déménagement : un seul changement d'adresse, et avec votre consentement, la banque, l'assureur, le fournisseur d'énergie et l'employeur suivent.
  • Acheter une voiture : l'historique du véhicule est dans l'application.
  • Données ouvertes gratuites via une API : cartes, statistiques, données d'entreprises et de mobilité.
Éprouvé. À Singapour, Myinfo est intégré à plus de 1.000 services. Les banques y ouvrent un compte sans papier, et les entreprises font état d'un délai de traitement jusqu'à 80 % plus court. En Belgique, Belfius vous demande toujours vos deux dernières fiches de paie pour un crédit de rénovation si votre salaire arrive sur une autre banque. Le Danemark a libéré gratuitement ses données d'adresses : 62 millions d'euros de bénéfices pour 2 millions d'euros de coûts.

Comment cela fonctionne

  • Ce que l'administration possède déjà, comme le cadastre, l'attestation du sol et les renseignements urbanistiques, arrive automatiquement dans le dossier.
  • Les attestations des certificateurs agréés, comme le PEB et l'attestation amiante, y sont versées directement.
  • L'acheteur, le vendeur, la banque et le notaire travaillent dans le même dossier. Vous signez le compromis et l'acte de manière numérique.
  • L'inscription au registre se fait automatiquement, en quelques secondes.
Éprouvé. Au Danemark, 88 % des documents sont inscrits de manière entièrement automatique au registre foncier, en moins de 5 secondes. En Flandre, il peut s'écouler jusqu'à 4 mois entre le compromis et l'acte.
Couche 4

Entreprendre et argent public

Les mêmes briques simplifient la vie des entreprises et montrent où va chaque euro.

Comment cela fonctionne

  • Des statuts types pour la SRL, signés en ligne avec votre identité numérique. Le notaire reste disponible pour qui veut du sur-mesure.
  • Une seule demande règle tout : Banque-Carrefour des Entreprises, numéro de TVA, registre UBO et caisse d'assurances sociales.
  • Le plan financier est un modèle en ligne que vous remplissez vous-même.
  • Un prix fixe et bas.
Éprouvé. Au Danemark, vous créez une société en ligne pour 670 couronnes, environ 90 euros. En Estonie, cela coûte 265 euros.

Comment cela fonctionne

  • Les factures entre entreprises sont déjà obligatoirement électroniques. Désormais, les données de TVA sont transmises immédiatement au fisc.
  • La déclaration TVA est préremplie. L'entrepreneur contrôle et confirme.
  • Les factures arrivent dans la boîte aux lettres de l'entreprise et se paient en un clic.
  • Les factures manquantes ou en double sont repérées immédiatement, pas des années plus tard lors d'un contrôle.
Éprouvé. L'Italie a instauré la facturation électronique obligatoire via une seule plateforme centrale. Son écart de TVA est passé de 23,5 % à 9,2 % en cinq ans. L'écart belge est de 12,3 %. Si nous atteignons la moyenne européenne de 9,5 %, environ 1,2 milliard d'euros par an rentrent dans les caisses.

Comment cela fonctionne

  • Un seul registre consultable pour tous les contrats, factures et paiements de tous les pouvoirs publics, communes et entreprises publiques.
  • Seuls les vrais secrets d'affaires et les informations de sécurité sont masqués, et ce masquage figure lui aussi dans le registre.
  • Des marchés publics entièrement numériques, avec des données ouvertes sur les soumissionnaires et les prix.
Éprouvé. En Slovaquie, un contrat n'est valable qu'une fois publié en ligne. Le nombre moyen de soumissionnaires est passé de 1,6 à 3,7, et le registre a coûté 20.000 euros. L'Ukraine a économisé plus de 8,7 milliards de dollars avec sa plateforme ouverte de marchés publics ProZorro. Chez nous, la Cour des comptes a trouvé une estimation des coûts irréaliste dans 45 % des marchés de consultance examinés.
Couche 5

Confiance

Plus de données exigent des règles plus strictes. Elles sont inscrites dans la loi, avec un verrou sur votre identité que vous contrôlez vous-même.

Comment cela fonctionne

  • Jamais une seule mégabase de données. Les données restent réparties, pour qu'une fuite ne touche jamais tout.
  • Consentement par demande : minimal, révocable et journalisé.
  • Vous voyez en direct qui a consulté vos données, pour toutes les sources et toutes les entreprises.
  • Chaque algorithme figure dans un registre public. Un refus, une récupération ou une sanction est toujours décidé par un humain. Les critères comme la nationalité sont interdits.
  • Authentification à deux facteurs et audits indépendants partout. Sanctions lourdes en cas d'abus.
La leçon des Pays-Bas. Un modèle de risque du fisc néerlandais utilisait notamment la nationalité pour décider qui était contrôlé davantage. La réparation du scandale des allocations de garde d'enfants a d'abord été estimée à 310 millions d'euros et pourrait atteindre 14 milliards.

Comment cela fonctionne

  • Un verrou d'identité gratuit dans l'application. Tant qu'il est activé, personne n'ouvre quoi que ce soit à votre nom.
  • Vous le déverrouillez en un clic, pour une seule demande ou pour une courte période.
  • À chaque demande à votre nom, vous recevez immédiatement une notification.
  • Les entreprises n'ont jamais accès à un registre, seulement une réponse à une seule question, avec votre accord.
Éprouvé. La Finlande tient un tel verrou dans un registre public. Après des fuites de données, 33.500 nouveaux verrous ont été activés en un peu plus d'une semaine. En Belgique, le phishing a coûté 93 millions d'euros en un an, presque le double de l'année précédente.
Pour tout le monde

Le numérique est la norme, mais personne n'est laissé de côté.

Comment cela fonctionne

  • Le papier reste possible, mais qui peut utiliser le numérique et choisit le papier en paie les coûts.
  • Dispense gratuite pour qui ne peut pas : en raison d'un handicap, sans internet à la maison ou d'une barrière linguistique. À demander au guichet communal.
  • Une procuration numérique : un membre de la famille règle des affaires en votre nom, de manière visible et révocable.
  • De l'aide à chaque guichet communal et dans chaque bibliothèque.
Éprouvé. Au Danemark, le courrier numérique est obligatoire dès 15 ans. 238.479 personnes ont une dispense, et la clé numérique MitID touche 96,6 % des plus de 15 ans. En Belgique, 40 % des 16-74 ans sont vulnérables face au numérique. D'où la dispense gratuite et l'aide au guichet.
Éprouvé à l'étranger

Rien dans ce plan n'est une expérience.

Voici où en sont déjà d'autres pays.
PaysCe qui marche
EstonieTous les services publics en ligne. 51 % des voix exprimées en ligne.
Danemark2,1 millions de permis numériques. Toutes les communes achètent ensemble.
ItalieApplication publique de 15 millions d'utilisateurs. Écart de TVA de 23,5 % à 9,2 %.
SingapourMyinfo dans plus de 1.000 services.
SlovaquieAucun contrat valable sans publication.
Belgique56e au classement de l'ONU.
Les gains

10 milliards d'euros par an. Voici où ils se trouvent.

L'Estonie estime les économies de son administration numérique à environ 2 % du PIB par an. HART compte avec 1 à 2 %. Pour la Belgique, cela représente 6 à 13 milliards d'euros par an, pour un PIB d'environ 640 milliards. Les 10 milliards d'euros se situent au milieu de cette fourchette, et ce n'est pas un chiffre fantaisiste. Voici où se trouve l'argent :

  • 6 milliards d'euros par an de charges administratives pour les entreprises et les indépendants.
  • Un écart de TVA de 5,2 milliards d'euros. Si la Belgique descend à la moyenne européenne, environ 1,2 milliard revient.
  • 2,5 milliards d'euros de consultants en trois ans, dont environ 2 milliards pour l'informatique.
  • 565 communes qui achètent chacune séparément leurs logiciels et leurs licences.
  • Des marchés publics sur lesquels personne n'a de visibilité.

Ces postes se recoupent en partie, donc nous ne les additionnons pas. Ils montrent où se trouve l'argent.

Chaque année d'attente est une année où nous laissons cette valeur sur la table. Nous la récupérons non pas en économisant sur les gens, mais en cessant de brûler de l'argent dans un chaos structurel.

Sources (124)

Le problème

La facture

Fondations, identité, boîte aux lettres et application

Données, votre vie, entreprendre et confiance

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